Erfan Soltani, symbole d’une génération sacrifiée
Erfan Soltani a 26 ans. Il est devenu, malgré lui, le visage d’une révolte. Les défenseurs des droits humains l’ont érigé en symbole. Les autorités iraniennes voulaient le pendre. Pour propagande contre le système. Pour atteinte à la sécurité nationale. Un crime, en Iran, c’est parfois juste ouvrir la bouche.
Il est sorti de prison. Sous caution. Mais il sait qu’il peut y retourner à tout moment. Alors, comme des milliers d’autres, il regarde vers l’Ouest. Vers Trump. Pas par amour. Par désespoir. Parce que quand on vous a tout pris, même l’ennemi devient un allié.
Je me demande ce que ça fait, d’avoir 26 ans et de savoir que ton pays te hait assez pour vouloir te tuer. Je me demande comment on peut encore espérer, quand chaque matin est une nouvelle menace. Et puis je me dis : c’est ça, le désespoir. Ce n’est pas l’absence d’espoir. C’est l’espoir n’importe où, n’importe comment, même si ça signifie regarder vers celui qu’on a toujours détesté.
La répression, machine à broyer les rêves
Les chiffres sont là. 42 000 arrestations. 6 842 morts. Peut-être 17 000. Les autorités iraniennes parlent de 2 986 morts, dont une majorité de forces de sécurité. Ils mentent. Comme ils mentent quand ils disent que les manifestants sont des terroristes. Comme ils mentent quand ils accusent les États-Unis et Israël d’orchester la révolte.
La vérité, c’est que les Iraniens n’en peuvent plus. Le coût de la vie a explosé. Les salaires ne suivent pas. Les sanctions étouffent l’économie. Et le régime, au lieu de réformes, répond par la violence. Alors, quand Trump parle d’accord, même les plus anti-américains écoutent. Parce qu’un accord, même avec le diable, c’est mieux que rien.
Section 3 : Trump, entre menace et promesse
La diplomatie du bâton et de la carotte
Trump joue sur deux tableaux. D’un côté, il tend la main : « J’espère qu’on va trouver un accord. » De l’autre, il serre le poing : « Si on n’a pas d’accord, de mauvaises choses se produiront. » Il ne précise pas quoi. Il n’a pas besoin de le faire. Tout le monde sait ce que « de mauvaises choses » veut dire.
Les Iraniens savent que Trump peut frapper. Ils savent aussi qu’il peut négocier. En 2018, il avait quitté l’accord nucléaire signé par Obama. En 2020, il avait fait assassiner le général Soleimani. Mais en 2026, il parle d’accord. Pourquoi ? Parce que l’Iran est à genoux. Parce que Khamenei a peur. Parce que, pour la première fois, le régime iranien sent que le vent peut tourner.
Il y a quelque chose de terrifiant à voir un pays entier se tourner vers un homme qu’il a toujours haï, simplement parce qu’il n’a plus le choix. C’est comme regarder quelqu’un se noyer et tendre la main vers un requin, en espérant qu’il le ramène à la surface. Trump le sait. Il joue avec ça. Il joue avec leur désespoir. Et c’est ça, la tragédie : quand on n’a plus rien, on est prêt à tout. Même à serrer la main de l’ennemi.
Khamenei, entre menaces et négociation
Ali Khamenei alterne les menaces et les appels au dialogue. Un jour, il parle de guerre régionale. Le lendemain, il envoie des signaux à Washington. Pourquoi ? Parce qu’il sait que son régime est fragile. Parce qu’il sait que les Iraniens n’ont plus peur de lui. Parce qu’il sait que, si Trump frappe, il ne tiendra pas.
Alors, il négocie. Par intermédiaires. Il dit vouloir restaurer la confiance. Il parle d’un accord nucléaire juste et équitable. Mais il sait que Trump ne lâchera rien sur les missiles balistiques, sur le soutien aux groupes armés, sur la répression. Alors, il joue la montre. Il espère que Trump, lui aussi, a quelque chose à perdre.
Section 4 : L’Europe, grande absente
L’Union européenne, complice par silence
L’Europe a classé les Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste. Une première. Une décision historique. Et puis ? Rien. Pas de sanctions supplémentaires. Pas de pression réelle. Juste des mots.
Pendant ce temps, le Parlement iranien déclare les armées européennes comme groupes terroristes. Les députés hurlent : « Mort à l’Amérique ! Mort à Israël ! Honte à l’Europe ! » Ils ont raison sur un point : l’Europe a honni sa propre lâcheté.
Il y a des moments où le silence est une trahison. Quand des milliers de personnes meurent sous les balles, et que le monde détourne les yeux, ce n’est pas de la neutralité. C’est de la complicité. L’Europe le sait. Elle choisit de ne pas le savoir. Parce que c’est plus facile. Parce que ça ne dérange pas ses intérêts. Parce que, au fond, elle se moque bien des Iraniens. Tant qu’ils ne viennent pas frapper à sa porte.
Les États-Unis, seul recours ?
Les Iraniens n’ont plus personne vers qui se tourner. Pas l’Europe. Pas l’ONU. Pas leurs propres dirigeants. Alors, ils regardent vers les États-Unis. Même ceux qui ont grandi en haïssant l’Amérique. Même ceux qui ont manifesté contre l’impérialisme américain. Parce que, quand on vous tire dessus, quand on vous arrête, quand on vous tue, l’ennemi de votre ennemi devient un allié.
Trump le sait. Il utilise cette faiblesse. Il joue avec leur peur. Il leur tend une main, tout en gardant l’autre sur la gâchette. Et les Iraniens, désespérés, la prennent. Parce qu’ils n’ont plus le choix.
Section 5 : Le prix de l’espoir
Ce qu’ils sont prêts à sacrifier
Les Iraniens savent ce que Trump représente. Ils savent qu’il est imprévisible. Qu’il peut trahir. Qu’il peut frapper. Mais ils n’ont plus rien à perdre. Alors, ils espèrent. Ils espèrent qu’un accord mettra fin aux sanctions. Qu’il fera baisser le coût de la vie. Qu’il leur permettra de respirer.
Ils savent aussi que cet espoir a un prix. Que Trump ne leur offrira rien sans rien. Qu’il exigera des concessions. Qu’il voudra contrôler leur programme nucléaire. Qu’il voudra limiter leur influence régionale. Mais, après des années de répression, après des milliers de morts, après des dizaines de milliers d’arrestations, ils sont prêts à payer ce prix.
Il y a des choses qu’on ne devrait jamais avoir à choisir. Entre la dignité et la survie. Entre la liberté et la sécurité. Entre ses principes et sa vie. Les Iraniens, aujourd’hui, n’ont plus le choix. Ils doivent choisir. Et c’est ça, la vraie tragédie : quand on vous pousse dans un coin si étroit que même l’ennemi devient une bouée de sauvetage, c’est que vous avez déjà tout perdu.
Et si Trump les abandonnait ?
Et si, au final, Trump ne faisait rien ? S’il se contentait de menacer, sans jamais agir ? S’il utilisait leur désespoir pour négocier, puis les abandonnait ? Les Iraniens le savent. Ils savent qu’il peut les trahir. Mais ils n’ont plus personne d’autre.
Alors, ils attendent. Ils écoutent ses discours. Ils regardent ses navires. Ils espèrent un accord. Ils espèrent une issue. Ils espèrent, simplement, que demain sera moins pire qu’aujourd’hui.
Section 6 : Le rôle des médias et des ONG
Les ONG, dernières voix des sans-voix
Sans les ONG, personne ne saurait. Sans Human Rights Activists News Agency (HRANA), les 6 842 morts ne seraient que des chiffres. Sans eux, Erfan Soltani ne serait qu’un nom de plus sur une liste. Sans eux, la répression serait un secret.
Mais les ONG ne peuvent pas tout. Elles documentent. Elles dénoncent. Elles comptent les morts. Elles ne peuvent pas arrêter les balles. Elles ne peuvent pas libérer les prisonniers. Elles ne peuvent pas nourrir les affamés. Alors, elles crient. Elles espèrent qu’un jour, quelqu’un écoutera.
Parfois, je me demande à quoi ça sert, de compter les morts. À quoi ça sert, de répéter les chiffres, de crier les noms, de montrer les visages. Est-ce que ça change quelque chose ? Est-ce que ça sauve une vie ? Est-ce que ça arrête une balle ? Non. Mais peut-être que, quelque part, quelqu’un lit. Quelqu’un écoute. Quelqu’un se souvient. Et peut-être que, un jour, ça suffira.
Les médias, entre censure et indifférence
En Iran, les médias sont muselés. Ceux qui osent parler sont arrêtés. Ceux qui osent filmer sont battus. Alors, le monde regarde ailleurs. Parce que c’est plus simple. Parce que ça ne le concerne pas. Parce que, tant que le pétrole coule, le reste n’a pas d’importance.
Mais parfois, une information passe. Un nom. Un visage. Une histoire. Et pendant un instant, le monde regarde. Pendant un instant, il écoute. Pendant un instant, il se souvient. Puis il retourne à ses affaires.
Section 7 : Le rôle des États-Unis : sauveur ou bourreau ?
Trump, entre calcul et opportunisme
Trump n’est pas un sauveur. Il est un stratège. Il voit une faiblesse, et il l’exploite. Il voit un désespoir, et il s’en sert. Il n’a pas soudainement développé une compassion pour les Iraniens. Il voit une opportunité.
Mais pour les Iraniens, peu importe. Ils n’ont plus le luxe de choisir. Ils prennent ce qu’on leur offre. Même si c’est dangereux. Même si c’est incertain. Même si c’est Trump.
Il y a des moments où la politique n’est plus une question de morale. Où ce n’est plus une question de bien ou de mal. Où c’est juste une question de survie. Les Iraniens le savent. Ils ont appris, à leurs dépens, que parfois, le moindre mal est encore un mal. Mais c’est le seul choix qui leur reste.
Les risques d’un accord avec Trump
Un accord avec Trump pourrait sauver l’Iran. Il pourrait aussi le détruire. Trump n’est pas connu pour sa clémence. Il est connu pour sa brutalité. Pour son imprévisibilité. Pour sa capacité à renverser la table quand ça l’arrange.
Les Iraniens le savent. Mais ils n’ont plus le choix. Alors, ils espèrent. Ils espèrent qu’un accord mettra fin aux sanctions. Qu’il leur permettra de manger. De vivre. De respirer. Même si le prix est haut. Même si le risque est grand. Même si Trump pourrait, demain, leur tourner le dos.
Section 8 : Le rôle de la communauté internationale
L’ONU, spectatrice impuissante
L’ONU condamne. Elle dénonce. Elle appelle au calme. Mais elle ne agit pas. Parce qu’elle ne peut pas. Parce que la Chine et la Russie bloquent toute résolution. Parce que, au fond, personne ne veut vraiment s’impliquer.
Alors, les Iraniens sont seuls. Ils savent qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Et sur, peut-être, un homme qu’ils ont toujours méprisé : Donald Trump.
Il y a des moments où le monde montre son vrai visage. Où il révèle sa lâcheté, son indifférence, son égoïsme. L’Iran, aujourd’hui, est l’un de ces moments. Et nous, nous regardons. Nous lisons les articles. Nous secouons la tête. Nous passons à autre chose. Comme si ça ne nous concernait pas. Comme si, un jour, ça ne pouvait pas nous arriver.
Les pays voisins, entre peur et opportunisme
Les pays du Golfe observent. Ils calculent. Ils savent qu’une guerre régionale les détruirait. Alors, ils négocient. Ils servent d’intermédiaires entre Washington et Téhéran. Ils espèrent éviter le pire.
Mais ils ne feront rien pour les Iraniens. Parce que, au fond, ils s’en moquent. Parce que, pour eux, l’Iran n’est qu’un pion sur l’échiquier régional. Un pion qu’on peut sacrifier si nécessaire.
Section 9 : L’avenir de l’Iran : entre révolte et résignation
La révolte, une flamme qui ne s’éteint pas
Les Iraniens ont manifesté. Ils ont crié. Ils ont lutté. Ils ont sangloté. Ils ont perdu. Mais ils n’ont pas abandonné. Parce que, quand on n’a plus rien, la seule chose qui reste, c’est la colère. Et la colère, ça ne meurt pas.
Alors, ils attendent. Ils attendent un signe. Un espoir. Une issue. Même si cette issue s’appelle Donald Trump.
Je me demande parfois ce que ça fait, de se battre quand on sait qu’on va probablement perdre. De crier quand on sait que personne n’écoute. D’espérer quand on sait que l’espoir est peut-être vain. Et puis je me dis : c’est ça, la dignité. C’est continuer, même quand tout semble perdu. C’est refuser de plier, même quand le monde entier vous dit de vous coucher.
La résignation, un luxe qu’ils n’ont plus
Les Iraniens n’ont plus le droit d’être résignés. Parce que la résignation, c’est une forme de mort. Alors, ils luttent. Ils luttent pour Erfan Soltani. Pour les 6 842 morts. Pour les 42 000 prisonniers. Pour eux-mêmes.
Et si, au bout du compte, Trump les trahit ? Si les États-Unis les abandonnent ? Si le monde continue de se taire ? Ils continueront. Parce qu’ils n’ont plus le choix. Parce que, quand on vous a tout pris, la seule chose qui reste, c’est la lutte.
Conclusion : L’Iran, entre l’enclume et le marteau
Le choix impossible
Les Iraniens sont coincés. D’un côté, un régime qui les tue. De l’autre, un ennemi qui pourrait les sauver. Entre les deux, il n’y a pas de bon choix. Il n’y a que des moindres maux.
Alors, ils regardent vers Trump. Pas par amour. Pas par conviction. Par désespoir. Parce que, quand on vous a tout enlevé, même l’ennemi devient un recours.
Je ne sais pas ce qui va arriver. Personne ne le sait. Peut-être que Trump signera un accord. Peut-être qu’il frappera. Peut-être qu’il les abandonnera. Mais une chose est sûre : les Iraniens, eux, ne peuvent plus reculer. Ils ont déjà tout perdu. Alors, ils avancent. Même dans le noir. Même sans certitude. Même sans espoir. Parce que, parfois, avancer sans espoir, c’est la seule forme de courage qui reste.
Et nous, que faisons-nous ?
Nous, nous lisons. Nous écoutons. Nous secouons la tête. Puis nous passons à autre chose. Parce que c’est plus facile. Parce que ça ne nous concerne pas. Parce que, au fond, nous savons que nous ne ferons rien.
Mais peut-être que, cette fois, nous devrions nous souvenir. Peut-être que, cette fois, nous devrions regarder. Peut-être que, cette fois, nous devrions nous demander : et si c’était nous ?
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (AFP, Reuters, AP).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (Le Monde, The Guardian, Foreign Affairs).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Le Point – « Iran : « Beaucoup voient en Trump leur sauveur, non par conviction, mais par désespoir » » – 2026-02-01
AFP – « Après une mise en garde de Khamenei, Trump dit espérer un accord avec l’Iran » – 2026-02-01
AFP – « Sans accord avec l’Iran, de ‘mauvaises choses’ à l’horizon selon Trump » – 2026-02-02
AFP – « Trump juge que Khamenei ‘devrait se faire beaucoup de soucis' » – 2026-02-04
Sources secondaires
Le Monde – « En Iran, la répression s’accroît alors que les manifestations se poursuivent » – 2026-02-01
The Guardian – « Iran protests: death toll rises as regime cracks down on dissent » – 2026-02-01
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