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ÉDITORIAL : L’arsenal déchaîné une faute impardonnable
Crédit: Adobe Stock

Des décennies de prudence réduites à néant

Pour comprendre la gravité de l’instant, il faut remonter le fil d’une histoire qui semblait avoir été écrite avec du sang et de l’encre indélébile. Le traité New START, signé en 2010, n’était pas parfait, loin de là. Mais c’était le dernier pont. Le dernier fil téléphonique rouge qui fonctionnait encore entre deux géants qui ne cessent de se craindre et de se détester. Il plafonnait le nombre d’ogives nucléaires déployées. Il permettait des inspections sur le terrain, ces moments où un soldat russe regardait un missile américain dans les yeux, et inversement, vérifiant que le monstre était bien en cage. Cette transparence était notre assurance-vie.

Avec l’expiration de ce traité, nous sommes revenus à l’ère d’avant. À l’ère de l’incertitude totale. On ne sait plus combien de têtes nucléaires pointent vers nos villes. On ne sait plus où elles sont stationnées, ni dans quel état de préparation elles se trouvent. L’architecture de la dissuasion, cet équilibre de la terreur qui a maintenu une relative paix depuis Hiroshima, est en train de se fissurer de toute part. C’est comme si on retirait les feux de signalisation sur une autoroute en espérant que les conducteurs restent prudents. C’est une folie. Une folie calculée, certes, mais une folie quand même.

On ne détruit pas un système de sécurité sans s’attendre à ce que l’accident arrive.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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