Israël, Epstein, et le silence assourdissant
Les documents révèlent aussi des liens troublants entre Epstein et l’État israélien. Dans un échange, Epstein plaisante sur le fait qu’il ne travaille pas pour le Mossad, mais les questions persistent. Barak, lui, a lobbied Vladimir Poutine pour faire émigrer « un million de Russes » en Israël, afin de « diluer la présence palestinienne ». Un million de vies, utilisées comme pions dans un jeu géopolitique sordide. Et Epstein, lui, conseillait à Barak de regarder du côté de Palantir, une entreprise liée à la surveillance de masse.
Pourtant, quand Benjamin Netanyahu est interrogé sur ces liens, il se contente de dire qu’Epstein « ne travaillait pas pour Israël ». Comme si c’était la seule question qui comptait. Comme si le vrai scandale n’était pas l’impunité, mais la nationalité du monstre.
Je repense à Virginia Giuffre, victime d’Epstein, qui dans ses mémoires évoque un « ancien Premier ministre » parmi ses agresseurs. Un seul nom correspond dans les documents : Ehud Barak. Et pourtant, personne ne pose la question. Personne ne crie au scandale. On préfère parler de Blair, de Clinton, de Trump. Comme si certains crimes, quand ils sont commis par des « alliés », méritaient moins d’attention.
L’hypocrisie des « grands hommes »
Barak n’est pas un cas isolé. Les documents Epstein mentionnent aussi Noam Chomsky, qui a conseillé Epstein sur sa stratégie médiatique après ses accusations de trafic sexuel. Sergey Brin, cofondateur de Google, a dîné chez Epstein. Bill Clinton, Donald Trump, le prince Andrew… Tous ont croisé sa route. Tous ont fermé les yeux.
Mais Barak, lui, a fait plus : il a logé chez Epstein. Il a discuté affaires avec lui. Il a ri avec lui. Et quand on lui demande des comptes, il répond par des dénégations vagues, des « je n’ai rien vu ». Comme si l’ignorance était une excuse. Comme si, en tant qu’homme d’État, il n’avait pas le devoir de savoir. De voir. D’agir.
Section 3 : Le système de l’impunité
Pourquoi Barak s’en sortira (encore)
Barak sait une chose : les puissants protègent les puissants. Israël a besoin de ses réseaux. Les États-Unis ont besoin de ses contacts. Et les médias, eux, préfèrent parler d’autres scandales. Alors on enterre l’affaire. On parle de Blair, de Clinton, de Trump. On oublie Barak.
Pourtant, les faits sont là : il a fréquenté un pédocriminel. Il a logé chez lui. Il a discuté avec lui comme avec un égal. Et aujourd’hui, il marche dans les couloirs du pouvoir comme si de rien n’était. Parce que le monde est ainsi fait : certains hommes sont trop importants pour tomber.
Je me souviens d’une phrase de Hannah Arendt : « Le mal banal ». Ce n’est pas la monstruosité d’Epstein qui me glace. C’est la normalité avec laquelle Barak, Chomsky, Brin, Clinton, Trump, ont tourné les pages. Comme si tout ça n’était qu’un mauvais rêve. Comme si, au fond, ces vies brisées ne comptaient pas. Et c’est ça, le vrai scandale : l’indifférence des puissants.
Et nous, on fait quoi ?
On pourrait se dire que ça ne nous concerne pas. Que Barak, Epstein, Blair, ce sont des histoires de riches, de puissants, de gens loin de nous. Mais c’est une erreur. Parce que chaque fois qu’un Barak s’en sort, chaque fois qu’un Epstein meurt en prison dans des circonstances troubles, chaque fois qu’un Chomsky ferme les yeux, c’est notre humanité qui prend un coup. C’est notre capacité à croire en la justice qui s’effrite.
Alors oui, on peut détourner le regard. On peut se dire que c’est trop compliqué, trop loin, trop gros. Mais le jour où on accepte que des hommes comme Barak puissent faire ce qu’ils veulent sans conséquences, on accepte aussi que demain, ce soit nous les victimes. Ou nos enfants.
Conclusion : Le prix du silence
Ce que l’affaire Barak-Epstein nous dit de nous
Cette histoire, ce n’est pas juste celle d’un ancien Premier ministre et d’un pédocriminel. C’est l’histoire d’un système. Un système où l’argent achète le silence, où le pouvoir protège les coupables, où la justice est une option, pas une obligation. Un système où des hommes comme Barak peuvent rire avec des monstres comme Epstein, puis rentrer chez eux comme si de rien n’était.
Et le plus terrifiant, c’est que ce système, on le nourrit. Chaque fois qu’on détourne le regard. Chaque fois qu’on se tait. Chaque fois qu’on préfère l’indifférence à l’indignation.
Je ne sais pas ce qui me révolte le plus : l’arrogance de Barak, la lâcheté des médias, ou notre propre résignation. Peut-être est-ce ça, le vrai crime : notre capacité à nous habituer à l’inacceptable. À accepter que certains soient au-dessus des lois. À croire que, parce que c’est compliqué, parce que c’est loin, parce que c’est trop gros, on n’a pas le droit de crier. Mais si on ne crie pas, qui le fera ?
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News, Xinhua News Agency).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Al Jazeera – Epstein, Israel’s Barak discussed ‘gigantic’ consultancy sums paid to Blair – 4 février 2026
Haaretz – Ex-Israel PM Ehud Barak Regularly Stayed in Jeffrey Epstein’s New York Apartment, Emails Show – 7 février 2026
CBS News – Massive trove of Epstein files released by DOJ, including 3 million documents and photos – 8 février 2026
Sources secondaires
Mondoweiss – Newly released Epstein files reveal further ties to Israel – 6 février 2026
Anadolu Agency – Israel’s Netanyahu attacks former premier Ehud Barak, says ‘Epstein did not work for Israel’ – 6 février 2026
Zeteo – Why Is the Media Not Touching Jeffrey Epstein’s Clear Connection to Israel? – 5 février 2026
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