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ÉDITORIAL : Quand l’Ukraine frappe au cœur de la Russie, la guerre change de visage
Crédit: Adobe Stock

L’énergie, nouvelle arme de dissuasion

Depuis le début de la guerre, l’Ukraine a subi des attaques massives sur ses infrastructures énergétiques. Les Russes ont méthodiquement ciblé les centrales électriques, les barrages, les réseaux de gaz, plongeant des millions de personnes dans le noir et le froid pendant des semaines. Des hôpitaux ont dû fonctionner avec des générateurs. Des écoles ont fermé. Des vies ont été perdues, non pas à cause des obus, mais à cause du froid, de l’absence de soins, de l’impossibilité de se chauffer.

Alors quand l’Ukraine décide de riposter en visant les infrastructures énergétiques russes, ce n’est pas un acte de vengeance. C’est une stratégie. Une stratégie qui dit : « Si vous nous privez de ce qui nous maintient en vie, nous ferons de même. » Et ça marche. Parce que rien ne déstabilise une population plus sûrement que la peur de geler chez soi, la peur de manquer de lumière, la peur de ne plus pouvoir cuisiner, se laver, vivre normalement. La guerre, soudain, n’est plus une affaire de soldats et de fronts. Elle devient une affaire de survie quotidienne.

Je me souviens d’un reportage que j’avais lu en 2023, sur une grand-mère ukrainienne qui, en plein hiver, devait choisir entre allumer un feu pour se réchauffer ou économiser son bois pour les jours suivants. Elle avait dit : « On ne meurt pas seulement des bombes. On meurt aussi du froid, de la faim, de l’oubli. » Aujourd’hui, ce sont des Russes qui vivent ça. Et je ne peux m’empêcher de penser : est-ce que ça les fera réfléchir ? Est-ce que ça leur fera comprendre ce qu’ils ont infligé à l’Ukraine pendant des années ? Ou est-ce qu’ils vont simplement haïr encore plus, parce que maintenant, eux aussi souffrent ?

Neptune : l’arme qui a changé la donne

Les missiles Neptune sont devenus, en moins de quatre ans, l’un des symboles de la résistance ukrainienne. Conçus à l’origine pour frapper les navires en mer Noire, ils ont été adaptés pour toucher des cibles terrestres, avec une précision chirurgicale. Leur portée — jusqu’à 300 kilomètres — leur permet d’atteindre deep inside le territoire russe, là où les défenses aériennes sont moins denses, là où les civils se sentent en sécurité. Ou du moins, le croyaient.

Leur utilisation à Bryansk n’est pas un hasard. C’est un message. Un message adressé directement à Moscou : « Nous pouvons vous atteindre. N’importe où. N’importe quand. » Et ce message, les Russes l’ont reçu cinq sur cinq. Parce que quand les lumières s’éteignent, quand les radiateurs refroidissent, quand les réfrigérateurs dégelent, la guerre n’est plus une abstraction. Elle devient une réalité qui vous glace le sang.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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