L’Afrique, nouveau champ de bataille
République démocratique du Congo. Ce nom devrait hanter chaque décideur occidental. 70% du cobalt mondial vient de ce pays meurtri, fracturé, où les milices et les multinationales se disputent les gisements pendant que des enfants creusent à mains nues. Et pourtant, pendant des années, l’Occident a laissé la Chine s’installer, acheter, corrompre, contrôler.
Trump change la donne. Des accords bilatéraux sont signés en catimini. Des investissements massifs sont promis. Des pressions diplomatiques s’exercent sur les gouvernements locaux. L’Amérique revient en force, mais elle arrive après la bataille. Les infrastructures chinoises sont déjà là. Les routes, les ports, les chemins de fer. La Chine ne construit pas des routes. Elle construit des chaînes.
Je regarde ces images de mines africaines et je me demande: pour qui roule vraiment cette transition énergétique? Les voitures électriques de nos banlieues riches tournent grâce au sang d’un continent qu’on a pillé pendant des siècles. On a juste changé le nom du crime. Avant, c’était la colonisation. Maintenant, c’est le « partenariat stratégique ».
L’Amérique latine dans la ligne de mire
Le « triangle du lithium »: Argentine, Bolivie, Chili. Plus de 60% des réserves mondiales de ce métal blanc que tout le monde s’arrache. Sans lithium, pas de batteries. Sans batteries, pas de révolution électrique. Simple. Brutal. Implacable.
L’administration Trump a déployé une offensive sans précédent dans la région. Accords commerciaux préférentiels avec l’Argentine. Pression sur le gouvernement chilien pour accélérer les permis d’exploitation. Isolation diplomatique de la Bolivie, jugée trop proche de Pékin. Le bâton et la carotte. La méthode n’a pas changé depuis un siècle.
Le cas australien : l'allié indispensable
Un partenariat en acier
L’Australie est devenue la pièce maîtresse de la stratégie américaine. Premier producteur mondial de lithium, elle possède aussi d’immenses réserves de terres rares, de nickel et de cobalt. Et surtout, c’est une démocratie alliée. Dans ce jeu où la confiance est une denrée rare, Canberra représente une valeur sûre.
Les accords AUKUS, signés en 2021, dépassaient déjà le cadre militaire des sous-marins nucléaires. Ils ont ouvert la voie à une intégration profonde des chaînes d’approvisionnement. Trump a accéléré cette dynamique. Des joint-ventures entre entreprises américaines et australiennes se multiplient. Des garanties d’achat à long terme sont signées. L’Australie devient le coffre-fort minéral de l’Amérique.
Il y a une ironie cruelle dans tout ça. L’Australie, ravagée par les incendies, frappée par des sécheresses historiques, symbole vivant du dérèglement climatique, devient le fournisseur principal des métaux qui doivent sauver la planète. On extrait, on pollue, on détruit les écosystèmes pour fabriquer des voitures « vertes ». Le serpent se mord la queue.
La course aux terres rares
Lynas Corporation, le géant australien des terres rares, illustre parfaitement cette nouvelle alliance. L’entreprise a reçu des millions de dollars de financement du Département de la Défense américain pour construire une usine de traitement au Texas. Le message est clair: l’Amérique veut rapatrier le raffinage sur son sol. Elle ne veut plus dépendre de la Chine pour transformer ses propres ressources.
Et pourtant, le chemin est long. Construire une raffinerie prend des années. Former les ingénieurs, des décennies. La Chine a pris quarante ans d’avance. Quarante ans de recherche, d’investissement, de construction méthodique d’un monopole. Trump peut signer tous les accords qu’il veut. Le temps ne se rattrape pas par décret.
L'Europe spectatrice
Le réveil tardif de Bruxelles
Pendant que Washington et Pékin se livrent une guerre de position sur chaque gisement de la planète, l’Europe regarde. Elle analyse. Elle produit des rapports. Elle organise des sommets. Elle ne fait rien.
Le Critical Raw Materials Act européen, adopté en 2024, fixe des objectifs ambitieux: 10% d’extraction, 40% de transformation, 15% de recyclage des métaux critiques sur le sol européen d’ici 2030. Des chiffres magnifiques sur le papier. Mais où sont les mines? Où sont les usines? Où est l’argent?
L’Europe est devenue cette grande dame qui commente les batailles depuis son salon. Elle a des opinions sur tout, des principes admirables, des valeurs qu’elle brandit comme des étendards. Mais quand il s’agit de se salir les mains, de creuser la terre, d’affronter la réalité brutale de la géopolitique des ressources, elle préfère sous-traiter. À la Chine. Aux États-Unis. À n’importe qui d’autre.
La dépendance qui tue
98% des terres rares utilisées en Europe viennent de Chine. 98%. Ce chiffre devrait faire trembler chaque dirigeant européen. Il ne le fait pas. On continue de construire des usines de batteries, de planifier des millions de véhicules électriques, de rêver d’autonomie stratégique. Avec des matériaux qu’on ne contrôle pas.
Trump regarde cette faiblesse européenne avec un mélange de mépris et d’opportunisme. Un allié faible est un allié dépendant. Un allié dépendant est un allié docile. L’Amérique n’a aucun intérêt à voir l’Europe devenir autonome. Elle a intérêt à la voir acheter américain.
Le Groenland : l'obsession arctique
Une île, des trésors
Quand Trump avait évoqué l’idée d’acheter le Groenland en 2019, le monde avait ri. Une blague de milliardaire excentrique. Personne ne rit plus aujourd’hui. Sous les glaces fondantes de cette île gigantesque dorment des réserves colossales de terres rares, d’uranium, de zinc, de fer.
Le réchauffement climatique, cette catastrophe annoncée, devient paradoxalement un atout géopolitique. Plus la glace fond, plus les gisements deviennent accessibles. Plus ils deviennent accessibles, plus ils attisent les convoitises. Et le Groenland, territoire danois autonome, se retrouve au centre d’un jeu qui le dépasse.
Il y a quelque chose d’obscène dans cette équation. Le dérèglement climatique que nous avons causé ouvre l’accès à des ressources qui vont accélérer notre course folle vers plus de consommation, plus de production, plus de destruction. On ne résout pas le problème. On le déplace. On le repousse. On le nie.
La pression américaine
Copenhague résiste. Le Danemark refuse de vendre. Mais les pressions s’intensifient. Des accords militaires renforcés. Des investissements américains dans les infrastructures groenlandaises. Des visites diplomatiques répétées. Trump ne veut pas acheter le Groenland. Il veut le contrôler sans l’acheter.
La base de Thulé, présence américaine permanente au nord de l’île, devient le symbole de cette stratégie. L’Amérique est déjà là. Elle y restera. Et elle s’assurera que ni la Chine, ni la Russie, ni personne d’autre ne vienne la concurrencer sur ce territoire stratégique.
L'Indonésie : le géant convoité
Le nickel, nerf de la guerre
L’Indonésie possède les plus grandes réserves de nickel au monde. Sans nickel, pas de batteries performantes. Sans batteries performantes, pas de véhicules électriques compétitifs. L’équation est simple. L’enjeu est colossal.
Jakarta a joué finement. Interdiction d’exporter le minerai brut depuis 2020. Obligation de transformer sur place. La stratégie a fonctionné. Les investisseurs affluent. Les usines de traitement se multiplient. L’Indonésie ne veut plus être un simple fournisseur de matières premières. Elle veut sa part du gâteau industriel.
Pour une fois, un pays du Sud global refuse le rôle qu’on lui assigne depuis des siècles. L’Indonésie dit non à l’extraction pure. Elle exige la transformation, la valeur ajoutée, les emplois qualifiés. C’est un précédent dangereux pour les puissances occidentales. Et si d’autres pays suivaient?
Le dilemme américain
Trump se retrouve face à un choix cornélien. Accepter les conditions indonésiennes et investir massivement dans des usines locales, au risque de renforcer un pays qui reste proche de la Chine. Ou boycotter, et laisser Pékin rafler la mise. Il n’y a pas de bonne solution. Il n’y a que des compromis.
Les négociations s’éternisent. Des accords partiels sont signés. Des tensions éclatent sur les normes environnementales, les droits des travailleurs, les conditions fiscales. L’Indonésie tient bon. Elle sait que le temps joue pour elle. Chaque mois qui passe rapproche la demande mondiale de nickel d’un pic que l’offre ne pourra pas satisfaire.
Le recyclage : la fausse bonne idée
L’illusion de l’économie circulaire
Face à la rareté des ressources, certains brandissent le recyclage comme une solution miracle. Récupérer les métaux des batteries usagées, des téléphones abandonnés, des appareils obsolètes. Boucler la boucle. L’idée est séduisante. Elle est aussi largement illusoire.
Aujourd’hui, moins de 1% du lithium mondial est recyclé. Moins de 5% des terres rares. Les technologies existent, mais elles coûtent cher. Trop cher pour concurrencer l’extraction minière. Et surtout, la demande explose à un rythme tel que même un recyclage parfait ne suffirait pas à la combler.
Le recyclage, c’est le bon élève qui fait ses devoirs pendant que la maison brûle. C’est nécessaire, c’est vertueux, c’est insuffisant. On ne résoudra pas la crise des métaux critiques en fouillant dans nos poubelles. On la résoudra en creusant de nouvelles mines, en négociant de nouveaux accords, en acceptant que la transition énergétique a un coût. Un coût que personne ne veut vraiment regarder en face.
La réalité des chiffres
D’ici 2030, la demande mondiale de lithium devrait être multipliée par cinq. Celle de cobalt par trois. Celle de terres rares par quatre. Ces projections ne sont pas des hypothèses. Elles sont inscrites dans les plans industriels de chaque constructeur automobile, de chaque fabricant de batteries, de chaque géant technologique.
Le recyclage pourra, au mieux, couvrir 10 à 15% de cette demande d’ici la fin de la décennie. Le reste devra venir de nouvelles mines. De nouvelles extractions. De nouveaux impacts environnementaux. La transition énergétique n’est pas propre. Elle est moins sale. C’est une nuance que beaucoup préfèrent ignorer.
Les alliances du désespoir
Quand la géopolitique prime sur les valeurs
Trump signe des accords avec des régimes que l’Amérique critiquait hier encore. L’Ouzbékistan, riche en uranium. Le Kazakhstan, producteur de terres rares. Le Myanmar, malgré la junte militaire, pour ses gisements de lithium. Les valeurs démocratiques s’effacent devant les impératifs stratégiques.
C’est le paradoxe de cette course aux métaux. Pour construire un avenir « vert » et « durable », l’Occident doit s’allier à des régimes qui bafouent les droits humains, exploitent leurs populations, détruisent leurs environnements. La fin justifie les moyens. Ou plutôt, la fin oblige à fermer les yeux sur les moyens.
On dénonce la Chine pour son traitement des Ouïghours, puis on signe des accords avec des pays qui utilisent le travail forcé dans leurs mines. On sanctionne la Russie pour l’Ukraine, puis on négocie avec des dictateurs africains pour sécuriser notre cobalt. L’hypocrisie n’est plus même cachée. Elle est assumée, normalisée, institutionnalisée.
Le prix de la dépendance inversée
Trump prétend réduire la dépendance américaine envers la Chine. Il la remplace par d’autres dépendances. Envers l’Australie. Envers le Canada. Envers l’Argentine. Le problème n’est pas résolu. Il est déplacé.
Et que se passera-t-il si l’un de ces partenaires change de gouvernement? Si une révolution éclate? Si un accord commercial plus avantageux avec Pékin leur est proposé? Les chaînes d’approvisionnement restent fragiles. Elles passent simplement par d’autres maillons. Des maillons peut-être moins fiables que ceux qu’elles remplacent.
L'innovation : le pari risqué
Les alternatives technologiques
Face à la rareté des ressources, certains misent sur l’innovation. Batteries sans cobalt. Aimants sans terres rares. Technologies alternatives qui rendraient obsolètes les monopoles actuels. Le rêve américain dans toute sa splendeur.
Des milliards de dollars sont investis dans la recherche. Le MIT, Stanford, les laboratoires nationaux travaillent d’arrache-pied. Des startups prometteuses annoncent des percées révolutionnaires. Mais les annonces ne sont pas des produits. Les prototypes ne sont pas des usines. Et le temps presse.
J’ai vu tellement de ces promesses technologiques. Des batteries qui allaient tout changer. Des matériaux miracles. Des révolutions annoncées qui ne sont jamais venues. L’innovation peut résoudre certains problèmes. Elle ne peut pas en résoudre tous. Et surtout, elle ne peut pas les résoudre dans les délais que la crise climatique nous impose.
La course contre le temps
Même si une technologie révolutionnaire émergeait demain, il faudrait des années pour la faire passer du laboratoire à l’usine. Des années pour construire les chaînes de production. Des années pour former les travailleurs. Des années pour remplacer les infrastructures existantes.
Le monde n’a pas des années. Les objectifs climatiques de 2030 approchent à grands pas. Les usines de batteries se construisent aujourd’hui avec les technologies d’aujourd’hui. Qui utilisent les matériaux d’aujourd’hui. L’innovation est un horizon. Les métaux critiques sont une réalité immédiate.
Le Canada : l'allié négligé
Des richesses sous-exploitées
Le Canada possède des réserves considérables de lithium, de cobalt, de nickel, de terres rares. Un voisin démocratique, stable, prévisible. Le partenaire idéal pour sécuriser les approvisionnements américains. Et pourtant, les relations entre Washington et Ottawa n’ont jamais été aussi tendues.
Trump a imposé des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium canadiens. Il a menacé l’accord de libre-échange nord-américain. Il a traité le Canada comme un rival commercial plutôt qu’un allié stratégique. Le résultat? Ottawa regarde de plus en plus vers d’autres partenaires.
Il y a quelque chose de profondément autodestructeur dans la politique trumpienne. D’un côté, on veut sécuriser les approvisionnements. De l’autre, on insulte et on pénalise les alliés les mieux placés pour les fournir. C’est comme si on cherchait à se faire des ennemis parmi ses amis. Peut-être que c’est le but. Peut-être que Trump préfère des vassaux à des partenaires.
Le potentiel gaspillé
Le Québec possède à lui seul des gisements de lithium qui pourraient alimenter des millions de batteries. La Saskatchewan regorge de potasse et d’uranium. Les Territoires du Nord-Ouest recèlent des terres rares encore inexploitées. Un trésor à portée de main.
Mais exploiter ces ressources demande des investissements massifs, une main-d’oeuvre qualifiée, des infrastructures de transport dans des régions reculées. Et surtout, une volonté politique. Celle d’accepter que l’extraction minière, même pour la transition énergétique, a des impacts. Des impacts que les populations locales, souvent autochtones, ne veulent plus subir sans contrepartie.
L'Afrique du Sud : le joker oublié
Le platine et le manganèse
L’Afrique du Sud détient 80% des réserves mondiales de platine et de manganèse. Deux métaux indispensables pour les piles à combustible, les batteries et l’acier. Un pays démocratique, anglophone, avec des institutions qui fonctionnent. Sur le papier, le partenaire idéal.
Dans les faits, Pretoria joue un jeu ambigu. Membre des BRICS, proche de la Russie et de la Chine, l’Afrique du Sud refuse de choisir son camp. Elle vend à qui paie. Et la Chine paie bien. Trump tente de ramener le pays dans l’orbite américaine, mais les leviers sont limités. L’Afrique du Sud n’est pas un petit pays qu’on peut intimider.
Le monde multipolaire, c’est ça. Des puissances moyennes qui refusent de s’aligner. Qui jouent les grandes puissances les unes contre les autres. Qui maximisent leurs intérêts sans se soucier des blocs idéologiques. Trump peut brandir ses menaces. L’Afrique du Sud haussera les épaules et continuera de vendre son platine au plus offrant.
Les enjeux sociaux
L’industrie minière sud-africaine emploie des centaines de milliers de travailleurs. Des travailleurs qui descendent chaque jour dans des mines parmi les plus profondes du monde. Des conditions de travail souvent dangereuses. Des salaires souvent misérables. Des syndicats qui luttent pour des droits fondamentaux.
Marikana. Ce nom reste gravé dans la mémoire collective. 2012. 34 mineurs abattus par la police lors d’une grève. Le massacre le plus meurtrier depuis la fin de l’apartheid. Derrière les statistiques sur les métaux critiques, il y a des hommes et des femmes qui meurent pour que nos voitures électriques puissent rouler. On préfère ne pas le savoir.
Conclusion : La guerre qui ne dit pas son nom
Un nouvel ordre mondial
Donald Trump ne crée pas cette compétition pour les métaux critiques. Il l’accélère. Il la rend visible. Il lui donne un visage, une méthode, une brutalité assumée. Là où d’autres auraient négocié dans l’ombre, il brandit ses accords comme des trophées. Là où d’autres auraient maintenu l’illusion de la coopération internationale, il affiche la guerre économique au grand jour.
Cette guerre ne fait que commencer. D’ici 2050, la demande de métaux critiques pourrait être multipliée par dix. Les gisements connus ne suffiront pas. Les technologies de recyclage ne combleront pas le déficit. Il faudra découvrir de nouvelles réserves, dans des fonds marins inexplorés, sur des territoires contestés, peut-être même dans l’espace.
Nous entrons dans une ère nouvelle. Une ère où les guerres ne se feront plus pour le pétrole, mais pour le lithium. Où les alliances se noueront autour des gisements de cobalt plutôt que des bases militaires. Où la puissance d’une nation se mesurera à son accès aux métaux rares plutôt qu’à son arsenal nucléaire. Trump a compris ce basculement. Il se positionne. Pendant ce temps, d’autres continuent de regarder le monde d’hier.
Ce que l’avenir nous réserve
Les générations futures jugeront cette période avec sévérité. Elles verront des nations prétendument engagées pour le climat se battre pour des ressources qui détruisent des écosystèmes. Elles verront des démocraties s’allier à des dictatures pour sécuriser leurs batteries. Elles verront l’hypocrisie élevée au rang de doctrine géopolitique.
Mais peut-être comprendront-elles aussi que nous n’avions pas le choix. Que la transition énergétique, aussi imparfaite soit-elle, valait mieux que l’immobilisme. Que se salir les mains pour réduire les émissions de carbone était préférable à garder les mains propres pendant que la planète brûlait.
Trump joue ce jeu avec les armes qu’il connaît: l’intimidation, la transaction, le rapport de force. Ce n’est pas beau à voir. C’est peut-être nécessaire. L’histoire tranchera.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Cette analyse adopte une perspective critique sur la stratégie américaine d’accès aux métaux critiques, tout en reconnaissant les impératifs géopolitiques réels qui la motivent. L’auteur considère que la transition énergétique est nécessaire mais que ses modalités actuelles perpétuent des logiques d’exploitation héritées de la période coloniale. La neutralité sur ces sujets n’est ni possible ni souhaitable: les enjeux environnementaux et humains exigent une prise de position claire.
Méthodologie et sources
Cette chronique s’appuie sur les données publiques de l’Agence internationale de l’énergie, du US Geological Survey, des rapports de la Commission européenne sur les matières premières critiques, ainsi que sur les analyses d’experts en géopolitique des ressources. Les informations sur les négociations diplomatiques proviennent de sources journalistiques internationales recoupées. Certaines projections restent sujettes à débat au sein de la communauté scientifique et économique.
Nature de l’analyse
Il s’agit d’une analyse d’opinion qui mêle faits vérifiables et interprétations personnelles. Les jugements portés sur les motivations et les stratégies des différents acteurs reflètent l’analyse du chroniqueur et non des certitudes établies. Le lecteur est invité à confronter cette perspective à d’autres sources pour former sa propre opinion.
Sources
Sources primaires
Agence internationale de l’énergie (AIE) – « The Role of Critical Minerals in Clean Energy Transitions » (2024)
US Geological Survey (USGS) – Mineral Commodity Summaries 2026
Commission européenne – Critical Raw Materials Act (2024)
Département de l’Énergie des États-Unis – « National Blueprint for Lithium Batteries 2025-2030 »
Gouvernement australien – Critical Minerals Strategy (2025)
Sources secondaires
Le Figaro – « Comment Donald Trump sécurise l’accès de l’Amérique aux métaux critiques partout dans le monde » (8 février 2026)
Financial Times – Analyses sur la géopolitique des métaux critiques
Reuters – Couverture des accords miniers internationaux
The Economist – Dossiers sur la transition énergétique et ses défis
Foreign Affairs – Articles sur la compétition sino-américaine pour les ressources
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.