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ANALYSE : Le pari fou de l’immunité chez les Clinton
Crédit: Adobe Stock

Le mécanisme juridique du « Queen for a Day »

Pour comprendre la portée de ce pari, il faut entrer dans les arcanes du droit fédéral américain, précisément dans une procédure surnommée « Queen for a Day ». Ce protocole permet à un suspect de négocier une immunité de poursuites, souvent partielle ou transactionnelle, en échange d’informations cruciales pour le gouvernement. Le droit pénal n’est pas toujours une quête de vérité absolue, c’est souvent un marché de dupes. Dans le cas de Bill Clinton, l’hypothèse est qu’il offrirait les détails les plus sordides de ses interactions avec le réseau Epstein, et surtout, les preuves accablantes contre Donald Trump, en échange d’une lettre d’immunité. Cette lettre garantirait que ses aveux ne puissent être utilisés contre lui, lui ni son épouse. C’est une instrumentalisation cynique de la vérité. La justice peut parfois acheter la lumière à prix d’or.

L’interprétation créative de l’article II

Ce pari s’appuie également sur une interprétation maximale de l’immunité présidentielle édictée par l’Article II de la Constitution. Les avocats de Clinton plaideraient probablement que son statut d’ancien président, combiné à sa coopération active avec l’État, crée une bulle de protection quasi infranchissable. La constitution n’est pas un rempart contre la faute, mais un paravent pour le pouvoir. C’est là que le pari devient risqué : l’interprétation de la constitution évolue, et la Cour Suprême actuelle pourrait être réticente à valider une immunité aussi large pour des actes commis en dehors de la fonction officielle. Clinton parie sur la permanence d’une jurisprudence favorable aux présidents, dans un climat juridique qui leur est de plus en plus hostile. Le vent tourne, et les vieux murs de protection semblent plus fragiles qu’avant.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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