L’illusion de la force
Il y a cette idee, profondement ancree dans l’imaginaire trumpiste, que les tarifs punissent les autres pays. Que c’est eux qui paient. Que l’Amerique encaisse l’argent comme un casino encaisse les mises des perdants.
Faux. Completement faux. Les economistes le repetent depuis des annees. Les tarifs sont payes par les consommateurs americains. Par les entreprises americaines. Par les travailleurs americains. Chaque centime de ces 25% sortira de la poche de ceux que Trump pretend defendre.
C’est le tour de magie ultime : convaincre les victimes qu’elles sont les beneficiaires.
La mecanique de l’appauvrissement
Comment ca fonctionne? Simple. Une entreprise americaine importe un produit de Chine. Elle paie maintenant 25% de plus. Elle a deux choix : absorber le cout et reduire ses profits, ou repercuter le cout sur le client final.
Devinez ce qu’elle choisit. Toujours. Sans exception.
Le televiseur que vous vouliez? Plus cher. Les medicaments que vous devez prendre? Plus chers. Les pieces automobiles pour votre vieille bagnole? Plus cheres. Les jouets pour Noel? Vous commencez a comprendre.
Et Peter Schiff le dit sans detour : « Si Trump met sa menace a execution, la crise d’accessibilite va empirer. »
L'Iran : le pretexte parfait
Une logique tordue
Pourquoi l’Iran? Parce que c’est l’ennemi commode. Le grand mechant du Moyen-Orient que tout le monde peut detester sans trop reflechir. Trump brandit la menace iranienne comme un epouvantail pour justifier une politique qui n’a rien a voir avec la securite nationale.
Pensez-y. Si le but est vraiment de punir l’Iran, pourquoi imposer des tarifs sur des produits qui n’ont aucun lien avec Teheran? Pourquoi faire payer les Americains pour une politique etrangere qui echoue depuis des decennies?
Parce que la logique n’a jamais ete le point fort de cette administration. Le spectacle, oui. La logique, non.
La Chine au centre de tout
La Chine fait des affaires avec l’Iran. C’est un fait. Mais la Chine fait aussi des affaires avec tout le monde. Y compris les Etats-Unis. Les chaines d’approvisionnement mondiales sont tellement imbriquees qu’il est pratiquement impossible de trouver un produit qui n’a pas, a un moment ou un autre, touche le sol chinois.
Trump le sait. Il sait que sa menace englobe virtuellement l’economie mondiale entiere. C’est le point. C’est l’objectif. Creer un levier de negociation en prenant l’economie americaine en otage.
Et pourtant, les marches continuent comme si de rien n’etait. Les investisseurs parient que Trump va reculer. Qu’il va « chicken out » comme il l’a fait par le passe. Peut-etre. Mais s’il ne le fait pas?
Les predictions des experts : un concert d'alarmes
Morgan Stanley tire la sonnette
Morgan Stanley n’est pas exactement un repaire de gauchistes alarmistes. C’est une des plus grandes banques d’investissement au monde. Et elle predit que l’economie americaine pourrait s’effondrer sous le poids des tarifs de Trump.
S’effondrer. Le mot est fort. Deliberement fort. Parce que la situation l’exige.
Les analystes de J.P. Morgan sont arrives a des conclusions similaires. Les tarifs vont augmenter les prix, reduire le pouvoir d’achat, freiner la consommation, et potentiellement precipiter une recession.
Mais bien sur, les experts ne savent rien. Trump, lui, a « le meilleur cerveau » et comprend l’economie mieux que personne. C’est lui-meme qui le dit.
Goldman Sachs et l’inflation galopante
L’economiste politique en chef de Goldman Sachs est categoritique : les electeurs americains sont furieux a propos d’une chose par-dessus tout — le cout de la vie. L’accessibilite. La capacite de joindre les deux bouts.
Et les tarifs de Trump vont directement aggraver ce probleme. 1% d’inflation supplementaire. Sur une economie deja sous pression. Sur des familles deja etranglees.
Fortune rapporte que cette politique met Trump directement en collision avec la preoccupation numero un des electeurs. C’est de l’auto-sabotage politique a l’etat pur.
La crise d'accessibilite : deja insupportable
Le quotidien des Americains ordinaires
Avant meme que ces nouveaux tarifs n’entrent en vigueur, des millions d’Americains peinent a payer leur loyer. Leur hypotheque. Leur epicerie. Leurs soins de sante.
Une mere celibataire a Detroit regarde les prix au supermarche et fait des choix impossibles. Lait ou medicaments? Chauffage ou nourriture? Ces choix existent. Maintenant. Aujourd’hui. Avant les 25%.
1 300 dollars de plus par an. Pour elle, c’est un mois de loyer. C’est la difference entre garder la tete hors de l’eau et couler.
Trump ne connait pas son nom. Ne connait pas son visage. Ne sait pas qu’elle existe. Mais sa politique va determiner si elle peut nourrir ses enfants.
Les chiffres qui tuent
L’inflation a deja devore les economies de la classe moyenne. Les taux d’interet ont rendu l’accession a la propriete impossible pour une generation entiere. Les salaires stagnent pendant que les profits des grandes entreprises explosent.
Et maintenant, Trump veut ajouter 25% sur tout.
Tax Foundation a calcule l’impact. CNN Business a sonne l’alarme. Les economistes de tous bords politiques sont unanimes. Cette politique est une catastrophe en devenir.
Et pourtant, elle avance. Parce que Trump ne lit pas les rapports. Ne consulte pas les experts. Ne se soucie pas des consequences.
Le jeu de poker le plus dangereux
Bluff ou realite?
La grande question que tout le monde se pose : Trump va-t-il vraiment le faire? Ou est-ce un bluff monumental, une tactique de negociation, un coup de com’ de plus?
CNN rappelle qu’il a deja recule par le passe. Que ses menaces les plus tonitruantes se sont souvent degonflees comme des ballons. Les marches semblent parier la-dessus. Les investisseurs gardent leur calme.
Mais le decret du 6 fevrier est signe. C’est du papier officiel. De l’encre presidentielle. Ce n’est plus un tweet qu’on peut effacer.
Et si, cette fois, il ne bluffait pas?
Les consequences d’un pari perdu
Si Trump met sa menace a execution, les chaines d’approvisionnement mondiales vont etre perturbees. Les entreprises vont devoir repenser leurs strategies. Les emplois vont etre menaces.
Le Belfer Center de Harvard a analyse pourquoi les tarifs de 2025 n’ont pas fait s’effondrer l’economie. La reponse : Trump a recule. Il a menace, puis tempere. Menace, puis negocie. Un schema previsible qui a permis aux marches de s’adapter.
Mais cette fois, les enjeux sont plus eleves. La rhetorique est plus extreme. Et l’ego de Trump est en jeu. Reculer maintenant serait admettre que ses critiques avaient raison.
Les perdants : toujours les memes
La classe ouvriere sacrifiee
Trump s’est fait elire en promettant de defendre les travailleurs americains. Les ouvriers des usines. Les mecaniciens du Midwest. Les families qui peinent a joindre les deux bouts.
Ce sont precisement ces gens qui vont payer le prix le plus eleve. Ils n’ont pas les economies pour absorber l’augmentation des prix. Ils n’ont pas les investissements qui pourraient compenser les pertes. Ils n’ont rien d’autre que leur salaire, qui n’augmentera pas.
1 300 dollars par an. Pour un milliardaire comme Trump, c’est un pourboire. Pour un travailleur au salaire minimum, c’est des semaines de travail.
L’ironie serait delicieuse si elle n’etait pas aussi cruelle. Les plus fervents partisans de Trump seront ses premieres victimes.
Les petites entreprises etouffees
Les grandes corporations peuvent s’adapter. Delocaliser. Negocier des exemptions. Faire du lobbying a Washington. Les petites entreprises n’ont pas ce luxe.
Le restaurateur qui importe ses ingredients. Le detaillant qui vend des produits fabriques a l’etranger. L’artisan qui depend de composants importes. Ils vont tous voir leurs couts exploser et leurs marges fondre.
Combien vont devoir fermer? Combien d’emplois seront perdus? Combien de reves seront brises?
La politique etrangere par les tarifs
Une strategie qui echoue
Les tarifs comme outil de politique etrangere, ca ne fonctionne pas. L’histoire le prouve. Les economistes le demontrent. Meme les allies des Etats-Unis le disent en prive (et parfois en public).
L’Iran ne va pas soudainement changer de comportement parce que les Americains paient plus cher leurs televiseurs. La Chine ne va pas abandonner ses partenariats strategiques parce que Walmart augmente ses prix.
C’est une logique absurde. Mais c’est la logique de Trump.
Punir ses propres citoyens pour influencer des gouvernements etrangers qui s’en fichent. C’est ca, la grande strategie.
L’isolement americain
Le reste du monde regarde. Et le reste du monde prend des notes. Les allies traditionnels des Etats-Unis — l’Europe, le Japon, le Canada — se demandent s’ils peuvent encore compter sur Washington.
Chaque tarif impose, chaque menace lancee, chaque accord rompu pousse le monde a chercher des alternatives. Des partenariats qui n’incluent pas les Etats-Unis. Des chaines d’approvisionnement qui contournent l’Amerique.
A long terme, c’est la position dominante des Etats-Unis dans l’economie mondiale qui est en jeu.
Les voix de la raison, ignorees
Un consensus economique balaye
Le Century Foundation a publie une analyse devastatrice : les economistes sont d’accord — Trump a tort sur les tarifs. Ce n’est pas une question d’ideologie politique. C’est une question de faits economiques de base.
Les tarifs reduisent le commerce. Reduisent l’efficacite. Augmentent les prix. Detruisent des emplois. C’est Economie 101. Premier cours. Premiere semaine.
Mais Trump n’a pas besoin de cours. Il a son instinct. Et son instinct lui dit que les tarifs sont « genials » et que l’Amerique va « gagner gros ».
L’instinct d’un homme qui a fait faillite six fois. Contre le consensus de prix Nobel et de decennies de recherche economique. Devinez qui a raison.
Peter Schiff : le prophete ignore
Peter Schiff a averti. Il a explique. Il a detaille les mecanismes par lesquels cette politique va nuire aux Americains ordinaires. Il a ete clair, precis, factuel.
Et il sera ignore. Comme tous les autres. Parce que dans l’univers de Trump, les experts sont l’ennemi. Le savoir est suspect. Seul compte ce que Trump croit vrai.
« La crise d’accessibilite va empirer. » Ce n’est pas une opinion. C’est une prediction basee sur des donnees. Et elle va se realiser si rien ne change.
L'avenir qui se dessine
Scenario optimiste : le recul
Dans le meilleur des cas, Trump recule. Comme il l’a fait avant. Il declare victoire, pretend avoir obtenu des concessions, et les tarifs ne sont jamais vraiment appliques.
Les marches soupirent de soulagement. Les prix restent stables. La crise est evitee. Jusqu’a la prochaine menace.
C’est le scenario sur lequel parient les investisseurs. C’est le schema qu’ils ont observe a maintes reprises.
Mais parier sur la rationalite de Trump, c’est comme parier sur le soleil a Seattle. Ca peut arriver. Mais ce n’est pas une strategie fiable.
Scenario pessimiste : l’effondrement
Dans le pire des cas, Trump persiste. Les tarifs de 25% entrent en vigueur. L’inflation explose. Les chaines d’approvisionnement se fracturent. Les entreprises licencient. La recession frappe.
Morgan Stanley parle d’effondrement. C’est un mot qu’on n’utilise pas a la legere sur Wall Street. S’ils le disent, c’est qu’ils le pensent.
Et les Americains ordinaires? Ils ramassent les morceaux. Comme toujours. Pendant que Trump blame les Democrates, la Chine, l’Iran, les medias, et tous ceux qui ne sont pas lui.
Conclusion : L'economie en otage
Peter Schiff a parle. Les experts ont averti. Les donnees sont la. Les chiffres ne mentent pas : 1 300 dollars de plus par famille, 1% d’inflation supplementaire, des chaines d’approvisionnement en peril, et une crise d’accessibilite qui va empirer. Tout ca pour punir l’Iran? Non. Tout ca pour nourrir l’ego d’un homme qui croit que les guerres commerciales se gagnent a coups de bravades. Les Americains vont payer. Litteralement. Et quand ils se reveilleront avec des prix encore plus eleves et des salaires encore plus insuffisants, on leur dira que c’est la faute de quelqu’un d’autre. C’est toujours la faute de quelqu’un d’autre. Jamais celle de l’homme qui signe les decrets. Jamais celle de l’homme qui fait les menaces. Jamais celle de l’homme qui met l’economie en otage pour satisfaire son besoin de paraitre fort. La question n’est plus de savoir si la crise va s’aggraver. La question est de savoir combien de familles seront ecrasees avant que quelqu’un ait le courage de dire : stop.
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Positionnement editorial
Cette analyse adopte une perspective critique envers la politique tarifaire de l’administration Trump. Elle s’appuie sur les avertissements d’economistes reconnus, les donnees des grandes institutions financieres, et le consensus academique sur les effets des tarifs. Le ton est deliberement engage car la neutralite face a des politiques qui menacent le bien-etre economique de millions de personnes n’est pas de l’objectivite — c’est de l’indifference.
Methodologie et sources
Les informations presentees proviennent de sources primaires verifiables : declarations de Peter Schiff, analyses de Goldman Sachs, Morgan Stanley, J.P. Morgan, Tax Foundation, et rapports du Belfer Center de Harvard. Les chiffres cites (1 300 dollars par menage, 1% d’inflation, 25% de tarifs) sont directement tires de ces sources. Aucune donnee n’a ete inventee ou exageree.
Nature de l’analyse
Ceci est une chronique d’opinion qui analyse les implications potentielles de la politique tarifaire de Trump. Elle ne pretend pas predire l’avenir avec certitude, mais s’appuie sur les meilleures analyses disponibles pour evaluer les risques. Le lecteur est invite a consulter les sources citees et a se forger sa propre opinion.
Sources
Sources primaires
- Peter Schiff, economiste en chef — declarations sur les tarifs et la crise d’accessibilite
- Decret presidentiel du 6 fevrier 2026 — formalisation des tarifs de 25%
- Truth Social — publication de Trump sur les menaces tarifaires
- Raw Story — article original sur les predictions de l’economiste en chef
Sources secondaires
- Tax Foundation — analyse de l’impact economique des tarifs Trump
- J.P. Morgan Global Research — evaluation de l’impact des tarifs americains
- CNN Business — analyse des tarifs et de leurs effets sur les prix en 2026
- Fortune — economiste politique en chef de Goldman Sachs sur l’accessibilite
- The Century Foundation — consensus economique sur les erreurs de Trump
- Belfer Center, Harvard — analyse de pourquoi les tarifs n’ont pas fait s’effondrer l’economie en 2025
- Market Realist — economiste en chef avertit que la crise va empirer
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.