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ANALYSE : Tentative d’assassinat d’un général russe à Moscou — Quand la guerre s’invite dans les couloirs du pouvoir
Crédit: Adobe Stock

Une série d’assassinats qui ne date pas d’hier

Depuis 2022, plusieurs généraux russes, responsables locaux et personnalités pro-Kremlin ont été la cible d’attentats, certains revendiqués par l’Ukraine. Ces assassinats, souvent perpétrés sur le territoire russe ou dans les zones occupées, visent à affaiblir la machine de guerre russe et à semer la peur au sein de l’appareil militaire. Mais l’attaque contre Alekseïev marque un tournant : c’est la première fois qu’un haut responsable du GRU, directement impliqué dans les négociations de paix, est visé.

Pour le Kremlin, cette tentative d’assassinat est une preuve supplémentaire de la volonté ukrainienne de saboter tout processus de paix. Pourtant, cette accusation soulève des questions : et si cette attaque était en réalité le signe d’une fracture interne au sein du pouvoir russe ? D’une lutte de clans ? D’une vengeance personnelle ? Les réponses ne sont pas simples, mais une chose est sûre : cet événement va laisser des traces.

Je ne peux m’empêcher de penser à ces généraux russes, ces hommes qui, depuis des années, incarnent la puissance et l’impunité du régime. Et soudain, l’un d’eux est touché, blessé, vulnérable. Ce n’est pas seulement un homme qui est visé, c’est un symbole. Un symbole de la guerre qui ne se contente plus de ravager l’Ukraine, mais qui frappe désormais au cœur même de la Russie. Et ça, c’est une toute autre dimension du conflit.

Les négociations en péril

Les pourparlers de paix entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis, déjà fragiles, pourraient bien être les premières victimes de cette tentative d’assassinat. Le Kremlin accuse Kiev de vouloir faire dérailler les discussions, mais cette accusation pourrait aussi servir de prétexte pour durcir sa position. Dans un contexte où chaque mot, chaque geste, chaque coup de feu est scruté, analysé et interprété, la marge de manœuvre pour une issue diplomatique se réduit comme peau de chagrin.

Et puis, il y a cette question lancinante : qui a vraiment intérêt à ce que ces négociations échouent ? Les factions les plus dures du régime russe ? Les groupes ukrainiens les plus radicaux ? Ou bien des acteurs externes, comme les États-Unis ou l’Union européenne, qui pourraient voir dans un échec des pourparlers une occasion de renforcer leur pression sur Moscou ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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