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BILLET : La trahison se négocie en dollars, pas en vies
Crédit: Adobe Stock

Douze mille milliards contre des vies

Douze mille milliards de dollars. C’est un chiffre si astronomique qu’il en devient abstrait. Alors, essayons de le rendre concret. Douze mille milliards, c’est assez pour reconstruire l’Ukraine dix fois. C’est assez pour effacer la dette de tous les pays africains. C’est assez pour éradiquer la faim dans le monde pendant des décennies. C’est assez pour financer la transition énergétique mondiale. C’est assez pour sauver des millions de vies.

Mais non. Douze mille milliards, c’est le prix pour que les États-Unis regardent ailleurs. Pour qu’ils ferment les yeux sur les crimes de guerre russes. Pour qu’ils acceptent que l’Ukraine soit sacrifiée sur l’autel des intérêts économiques. Pour qu’ils laissent Poutine croire qu’il peut acheter l’impunité.

Et pendant ce temps, à Kharkiv, à Druzhkivka, à Kostiantynivka, les Ukrainiens continuent de mourir. Pas pour douze mille milliards. Pas pour des contrats économiques. Pas pour des intérêts géopolitiques. Ils meurent pour leur pays. Pour leur liberté. Pour leur droit à exister. Et personne, ni à Washington ni à Moscou, ne semble s’en soucier.

Je pense à ces soldats ukrainiens, ces jeunes de 20 ans, qui s’entraînent dans la neige, qui apprennent à tirer, à soigner, à survivre, alors qu’ils devraient être à l’université, au travail, en famille. Je pense à ces mères qui envoient leurs fils au front, en sachant qu’ils pourraient ne jamais revenir. Je pense à ces pères qui creusent des tranchées, qui réparent des routes, qui tentent de maintenir un semblant de vie normale dans un pays en guerre. Et je me dis : douze mille milliards de dollars, c’est le prix de leur sacrifice. Douze mille milliards, c’est le prix pour que le monde ferme les yeux sur leur courage. Douze mille milliards, c’est le prix de la trahison.

Le délai de juin : une condamnation à mort différée

Les États-Unis ont donné à l’Ukraine et à la Russie un délai jusqu’en juin pour trouver un accord de paix. Un délai. Comme si la guerre était un projet qu’on pouvait reporter. Comme si les morts pouvaient attendre. Comme si les blessés pouvaient patienter. Comme si les familles pouvaient vivre dans le froid et l’obscurité en attendant que les grands de ce monde décident de leur sort.

Un délai jusqu’en juin. Quatre mois. Quatre mois pendant lesquels les Russes continueront à bombarder les centrales électriques ukrainiennes. Quatre mois pendant lesquels les Ukrainiens continueront à mourir. Quatre mois pendant lesquels Poutine continuera à croire qu’il peut gagner cette guerre. Quatre mois pendant lesquels les États-Unis continueront à négocier avec la Russie, comme si les deux pays étaient sur un pied d’égalité, comme si la Russie n’avait pas envahi un pays souverain, comme si la Russie n’avait pas commis des crimes de guerre, comme si la Russie n’avait pas réduit des villes entières en cendres.

Quatre mois. C’est long, quand on a froid. C’est long, quand on a faim. C’est long, quand on a peur. C’est long, quand on attend des armes qui n’arrivent pas. C’est long, quand on voit ses proches mourir. Quatre mois, c’est une éternité.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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