Skip to content
BILLET : Quand le pape envoie des génératrices parce que les bombes ont volé la lumière
Crédit: Adobe Stock

Ce que transportent vraiment ces camions

Une génératrice, en temps normal, c’est un objet banal. On en achète dans les quincailleries, on les sort quand une tempête de verglas coupe le courant, on les range au garage en se disant qu’on ne s’en servira peut-être jamais plus. En Ukraine, en février 2026, une génératrice, c’est la différence entre un abri chauffé où des familles peuvent manger un repas chaud et un sous-sol glacial où les enfants apprennent à lire à la lueur de bougies.

Le cardinal Konrad Krajewski, à la tête du Dicastère pour le Service de la Charité, a décrit l’opération avec une humilité qui frappe. Des antibiotiques. Des anti-inflammatoires. Des suppléments. Et cette mélatonine, encore, qui revient comme un leitmotiv déchirant. Les gens ne dorment plus, répète le Vatican. La peur, le stress, les sirènes qui déchirent la nuit — tout conspire à voler aux Ukrainiens ces quelques heures de repos où le corps se répare et l’esprit trouve un semblant de paix.

La mélatonine. C’est peut-être le détail le plus brutal de toute cette histoire. On peut reconstruire une centrale. On peut remplacer un transformateur. Mais comment répare-t-on des millions de nuits volées ?

La charité comme réponse au missile

Il y a quelque chose de presque absurde — et pourtant de profondément beau — dans ce contraste. D’un côté, des missiles hypersoniques Kinzhal, des drones Shahed par centaines, une machine de guerre calibrée pour détruire méthodiquement tout ce qui maintient un pays en vie. De l’autre, trois camions. Des boîtes de médicaments. Un convoi parti d’une basilique romaine, coordonné par des paroisses ukrainiennes qui deviennent, faute de mieux, des centres de distribution humanitaire.

Et pourtant. Ces trois camions accomplissent quelque chose qu’aucun sommet diplomatique n’a réussi à faire depuis des mois : ils arrivent. Ils livrent. Les génératrices fonctionnent. Les gens se réchauffent. C’est concret, immédiat, réel. Pendant que les négociations trilatérales à Abu Dhabi s’enlisent dans des discussions sur les frontières et les cessez-le-feu, un camion du Vatican décharge des anti-inflammatoires dans une cour d’église de Fastiv.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu