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BILLET : Trump et Epstein — Quand la folie conspirationniste rencontre l’impunité des puissants
Crédit: Adobe Stock

L’email qui tombe à pic

Cet email, envoyé en février 2023, refait surface en février 2026. Pourquoi maintenant ? Parce que les « Epstein Files » sont enfin rendus publics. Parce que l’Amérique, à quelques mois des élections, a besoin de drames. De scandales. De théories qui font vendre du papier et des clics.

Et celle-ci est parfaite. Elle a tout : un frère en deuil, un président controversé, une mort mystérieuse, et cette phrase qui fait frissonner : « Il allait nommer des noms. » Des noms. Ceux qu’on imagine tous. Ceux qu’on ne verra jamais.

Le problème ? Aucune preuve. Juste un email. Un homme en colère. Une rumeur de plus dans l’océan de rumeurs qui entourent Epstein depuis des années. Pourtant, cet email, on en parle. Parce que dans l’Amérique de 2026, la vérité n’a plus besoin d’être vraie. Elle a juste besoin d’être croyable.

Je me souviens d’une discussion avec un ami, il y a quelques années. Il me disait : « Un jour, plus personne ne croira rien. Pas même les faits. » Je lui avais ri au nez. Aujourd’hui, je me demande s’il n’avait pas raison. Parce que dans cette histoire, ce qui compte, ce n’est pas la vérité. C’est ce qu’on choisit d’y croire. Et ça, c’est bien plus terrifiant.

Le FBI et l’art de ne rien faire

Le FBI, lui, a une réponse toute prête. Dans un communiqué lapidaire, le Département de la Justice rappelle que les documents rendus publics « peuvent contenir des allégations fausses ou sensationnalistes ». Sous-entendu : circulez, il n’y a rien à voir.

Pourtant, Mark Epstein insiste. Il parle d’un rapport d’autopsie qui prouverait le meurtre. Il parle de « faits » qui sortiront en février 2026. Février 2026, c’est aujourd’hui. Et toujours rien. Juste des promesses. Des sous-entendus. Des théories.

Parce que dans cette affaire, comme dans tant d’autres, les puissants ont toujours un coup d’avance. Ils savent que les preuves, si elles existent, ne sortiront jamais. Ils savent que les médias s’empareront de l’email, puis passeront à autre chose. Ils savent que le public, lui, retient surtout les gros titres. Pas les démentis.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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