L’appel à « nationaliser » les élections décrypté
Lors d’un podcast avec Dan Bongino, ancien agent du FBI devenu propagandiste d’extrême droite, Trump a été explicite. Dangereusement explicite.
Il veut que les Républicains « prennent le contrôle du vote ». Il répète ses mensonges sur les immigrants illégaux qui voteraient en masse. Il prépare le terrain pour contester tout résultat défavorable.
La Maison-Blanche, par la voix de Karoline Leavitt, a tenté de minimiser. Elle a dit que Trump parlait simplement du SAVE Act, cette loi qui exigerait une preuve de citoyenneté pour s’inscrire sur les listes électorales.
Mais Trump lui-même a doublé la mise en interview avec NBC. Il a nommé les villes. Il a désigné les cibles. Ce n’est pas une coïncidence. C’est une stratégie.
Quand un homme vous dit qui il est, croyez-le. Trump nous dit depuis des années ce qu’il compte faire. Nous avons refusé de l’entendre en 2020. 147 élus républicains ont voté contre la certification. Des milliers de personnes ont envahi le Capitole. Et nous voilà, six ans plus tard, à débattre de savoir si ses menaces sont « sérieuses ». L’aveuglement volontaire est le premier complice de la tyrannie.
Le précédent de 2020 que l’Amérique refuse de voir
Schiff l’a rappelé avec une précision implacable. Ce que Trump prépare, nous l’avons déjà vu. Nous l’avons vécu.
En août 2023, un grand jury fédéral a inculpé Trump pour quatre chefs d’accusation liés à ses tentatives de renverser les résultats de 2020. Conspiration pour frauder les États-Unis. Conspiration pour entraver une procédure officielle. Obstruction. Conspiration contre les droits civiques.
Cinquante-cinq ans de prison encourus.
Le procureur spécial Jack Smith avait documenté le complot des faux électeurs. Les pressions sur Mike Pence. Les appels à Brad Raffensperger en Géorgie — « Trouvez-moi 11 780 votes ». L’assaut du Capitole comme « point culminant » de l’opération.
Et pourtant. Trump a été réélu. Et le 20 janvier 2025, son premier acte présidentiel a été de gracier tous les insurgés du 6 janvier. Plus de mille personnes. Condamnées. Libérées.
L'avertissement de Schiff : déconstruction d'une alerte nationale
« Il fera tout pour supprimer le vote »
Les mots de Schiff à Jonathan Karl méritent d’être gravés dans le marbre de l’histoire américaine :
« Je pense qu’il a l’intention d’essayer de subvertir les élections. »
« Il fera tout ce qu’il peut pour supprimer le vote. »
« S’il perd le vote… il est prêt à prendre une sorte d’action pour renverser le résultat. »
Ce n’est pas de la spéculation. Ce n’est pas du catastrophisme. C’est un diagnostic clinique basé sur des précédents documentés, des actes judiciaires, des preuves matérielles.
Schiff a présidé le Comité du renseignement de la Chambre. Il a dirigé le premier impeachment. Il a siégé au comité d’enquête sur le 6 janvier. Cet homme a vu les documents classifiés. Il a interrogé les témoins. Il connaît les mécanismes internes de la machine à subvertir.
Adam Schiff n’est pas un prophète. Il est un archiviste. Il a documenté chaque tentative, chaque mensonge, chaque manipulation. Et maintenant, il nous montre le schéma. Le même schéma. Les mêmes acteurs. Les mêmes méthodes. Avec une différence terrifiante : cette fois, ils sont au pouvoir.
La question de la confiance : qui peut arrêter Trump?
Karl a posé la question que toute l’Amérique devrait se poser : qui peut servir de contre-pouvoir si Trump tente de contester les résultats?
La réponse de Schiff est glaçante de lucidité :
« Je ne fais pas confiance aux Républicains du Congrès. »
147 d’entre eux ont voté contre la certification de 2020. Après l’assaut du Capitole. Après les morts. Après que la démocratie américaine a failli s’effondrer en direct à la télévision.
Alors qui? Les tribunaux? La Cour suprême compte désormais six juges conservateurs, dont trois nommés par Trump. Cette même Cour qui a accordé à Trump une immunité présidentielle quasi-totale pour ses « actes officiels ».
« La meilleure protection que nous ayons, » conclut Schiff, « c’est de mobiliser la plus grande participation électorale de l’histoire des États-Unis pour submerger le vote… pour qu’il n’y ait aucun moyen de tricher. »
Le SAVE Act et le Make Elections Great Again Act : les armes législatives de la suppression
Voter ID : le cheval de Troie de la disenfranchisement
Les Républicains ne se contentent pas de rhétorique. Ils légifèrent.
Le SAVE Act exigerait une preuve de citoyenneté — passeport, certificat de naissance, certificat de naturalisation — pour s’inscrire sur les listes électorales fédérales.
Ça semble raisonnable? C’est conçu pour.
Mais voici la réalité : 21 millions d’Américains n’ont pas de passeport. Des millions n’ont pas accès facilement à leur acte de naissance. Les plus touchés? Les personnes âgées. Les pauvres. Les minorités. Les résidents des zones rurales.
Schiff l’a dit clairement : « Le Voter ID tel qu’ils le proposent disenfranchise les gens. »
L’arnaque est vieille comme Jim Crow. On invente un problème — la fraude électorale massive — qui n’existe pas. Puis on propose une « solution » qui, par un hasard extraordinaire, empêche de voter exactement les gens qui voteraient contre vous. Les sondages montrent que 0,0003% des votes sont frauduleux. Mais les lois qu’ils proposent empêcheraient des millions de citoyens légitimes de s’exprimer.
Le « Make Elections Great Again Act » : la liste de voeux autoritaire
Plus radical encore, le MEGA Act — oui, ils l’ont appelé comme ça — codifierait tous les désirs de Trump en matière électorale.
Identification obligatoire nationale. Restrictions sur le vote par correspondance. Purges des listes électorales. Contrôle fédéral accru.
La Constitution — cette vieille relique — pose problème. La clause électorale confie aux États la responsabilité d’organiser les élections. Le Congrès peut réguler. Mais le président? Aucun pouvoir constitutionnel.
Et pourtant. Quand a-t-on vu Trump se soucier de la Constitution?
Detroit, Philadelphie, Atlanta : les vraies cibles de la "nationalisation"
Trois villes, un point commun troublant
Regardons la carte. Detroit, Michigan — 78% de population noire. Philadelphie, Pennsylvanie — 42% de population noire. Atlanta, Géorgie — 51% de population noire.
Trois villes swing dans trois États swing. Trois villes qui ont donné la victoire à Biden en 2020. Trois villes où Trump a contesté les résultats. Trois villes où il veut maintenant que le gouvernement fédéral « prenne le contrôle ».
Le sous-texte n’est même plus subtextuel. Il est écrit en néon.
Trump ne veut pas « sécuriser » les élections. Il veut contrôler le vote là où il perd. Dans les communautés noires. Dans les bastions démocrates.
On peut débattre de procédures électorales. On peut discuter de sécurité du vote. Mais quand un président pointe du doigt trois villes majoritairement noires et dit vouloir y « prendre le contrôle » du vote, ce n’est plus de la politique. C’est de la suppression électorale ciblée. C’est du Jim Crow en costume cravate. C’est la démocratie qui meurt sous nos yeux pendant que les éditorialistes débattent de « nuances ».
Le mensonge fondateur : la fraude des immigrants
Trump répète inlassablement que des « millions d’immigrants illégaux » votent dans les élections américaines.
C’est un mensonge. Documenté. Réfuté. Démenti par chaque étude sérieuse.
Le Brennan Center for Justice a analysé des millions de votes. Le taux de fraude? 0,00004% à 0,0025%. Statistiquement inexistant.
En 2016, Trump a créé une « Commission sur l’intégrité électorale » pour prouver la fraude massive. Elle a été dissoute après avoir trouvé… rien.
Mais le mensonge n’a pas besoin d’être vrai pour être efficace. Il a besoin d’être répété. Et Trump le répète. Chaque jour. Sur chaque plateforme. Jusqu’à ce que ses partisans croient — sincèrement, viscéralement — que les élections sont volées.
Le comité du 6 janvier : l'histoire que l'Amérique a choisi d'oublier
Les preuves qui auraient dû tout changer
En 2022, le comité d’enquête sur le 6 janvier a tenu dix audiences publiques. Historiques. Accablantes.
Des témoins républicains ont témoigné. Des membres de l’administration Trump. Des officiels électoraux conservateurs. Tous ont dit la même chose : Trump savait qu’il avait perdu. Et il a quand même tenté de renverser l’élection.
Bill Barr, son propre procureur général, a qualifié les allégations de fraude de « bullshit » — en direct.
Cassidy Hutchinson, assistante du chef de cabinet, a raconté comment Trump voulait marcher sur le Capitole avec les émeutiers.
Le comité a référé Trump au Département de la Justice pour quatre chefs d’accusation. Obstruction. Conspiration. Assistance à l’insurrection.
J’ai regardé chaque minute de ces audiences. J’ai lu les 845 pages du rapport final. Ce n’était pas de la politique partisane. C’était de l’histoire. De la documentation. De la preuve. Et l’Amérique a regardé, s’est indignée pendant quelques semaines, puis est passée à autre chose. Comme si un coup d’État raté était un simple incident de parcours.
La grâce massive : l’impunité comme message
Le 20 janvier 2025, quelques heures après son investiture, Trump a signé un décret accordant une « grâce pleine, complète et inconditionnelle » à tous les condamnés du 6 janvier.
Plus de mille personnes. Des gens qui avaient battu des policiers. Brisé des fenêtres. Scandé « Pendez Mike Pence ». Recherché Nancy Pelosi avec des serre-câbles.
Graciés. Libérés. Célébrés comme des « patriotes ».
Le message est cristallin : attaquez le Capitole pour Trump, et il vous protégera. L’impunité est garantie. La prochaine fois, il y aura plus de volontaires.
Les Républicains du Congrès : complices ou otages?
Les 147 qui ont refusé de certifier
Revenons aux chiffres. Le 6 janvier 2021, après que la poussière du Capitole était retombée, après les morts, après l’évacuation d’urgence, le Congrès a repris ses travaux.
147 élus républicains ont voté contre la certification des résultats de 2020.
Huit sénateurs. 139 représentants.
Ils savaient. Ils avaient vu les preuves. Ils avaient entendu les témoignages. Ils avaient reçu les décisions de justice — plus de soixante — rejetant chaque allégation de fraude.
Et ils ont voté contre la démocratie.
On parle souvent de « polarisation ». De « divisions ». Comme si les deux camps étaient également responsables. Mais un seul camp a tenté de renverser une élection. Un seul camp a envoyé une foule au Capitole. Un seul camp refuse encore aujourd’hui d’admettre la légitimité de 2020. La symétrie est un mensonge confortable. La vérité est asymétrique.
Pourquoi Schiff ne leur fait pas confiance
Schiff a été direct : il ne fait pas confiance aux Républicains du Congrès pour servir de contre-pouvoir.
Et pourquoi le ferait-il?
Kevin McCarthy a condamné Trump le 6 janvier, puis est allé le visiter à Mar-a-Lago deux semaines plus tard.
Mitch McConnell a dit que Trump était « moralement responsable » de l’insurrection, puis a voté contre sa condamnation lors de l’impeachment.
Lindsey Graham a dit « c’est fini, j’en ai assez » le soir du 6 janvier. Il est depuis devenu l’un des plus fervents défenseurs de Trump.
Le Parti républicain n’est plus un parti politique. C’est un culte de la personnalité avec une infrastructure législative.
La Cour suprême : le dernier rempart fissuré
L’immunité présidentielle : le cadeau empoisonné
En juillet 2024, la Cour suprême a rendu une décision historique. Trump v. United States.
Le verdict? Le président bénéficie d’une immunité absolue pour ses « actes officiels ». Et d’une immunité présomptive pour ses « actes à la frontière » de ses fonctions.
Les juges conservateurs — six contre trois — ont créé un bouclier juridique qui n’existait nulle part dans la Constitution. Ils l’ont inventé. Pour Trump.
La juge Sonia Sotomayor, dans sa dissidence, a été prophétique : « Le président est désormais un roi au-dessus des lois. »
Les Pères fondateurs ont fui la monarchie britannique. Ils ont créé un système de checks and balances pour empêcher la tyrannie. Et deux cent cinquante ans plus tard, six juges non élus ont rendu au président les pouvoirs d’un monarque. L’ironie serait délicieuse si elle n’était pas tragique.
Une Cour façonnée par Trump
Neil Gorsuch. Brett Kavanaugh. Amy Coney Barrett.
Trois juges nommés par Trump. Trois juges à vie. Trois juges qui ont voté pour son immunité.
La Cour suprême est censée être le gardien de la Constitution. Mais quand le gardien a été choisi par celui qu’il est censé surveiller, que reste-t-il?
Schiff le sait. Les tribunaux ne sauveront pas la démocratie. La Constitution non plus. Seul le peuple peut le faire.
La solution de Schiff : submerger le vote
« La plus grande participation de l’histoire »
Face à cette machine à subvertir, Schiff propose une seule défense : le nombre.
« La meilleure protection que nous ayons est de mobiliser la plus grande participation électorale de l’histoire des États-Unis pour submerger le vote… pour qu’il n’y ait aucun moyen de tricher. »
C’est une stratégie de tsunami démocratique. Si la vague est assez haute, aucune manipulation ne peut la contenir.
En 2020, 155 millions d’Américains ont voté — un record historique. 66,8% des électeurs éligibles. Et pourtant, Trump a quand même tenté de renverser le résultat.
En 2026, il faudra plus. Beaucoup plus.
C’est le paradoxe américain de 2026. Pour sauver la démocratie, il faut que la démocratie fonctionne parfaitement. Il faut que chaque citoyen vote. Que chaque vote soit compté. Que la marge soit si écrasante qu’aucun mensonge ne puisse la nier. C’est beaucoup demander à un système que l’autre camp travaille activement à saboter.
Les obstacles sur le chemin
Mais voter en 2026 ne sera pas aussi simple qu’avant.
Depuis 2020, 21 États ont adopté des lois restrictives sur le vote. Réduction des heures d’ouverture. Fermeture de bureaux de vote dans les quartiers minoritaires. Restrictions sur le vote par correspondance. Purges agressives des listes électorales.
La Géorgie a même rendu illégal de donner de l’eau aux gens qui font la queue pour voter.
De l’eau.
Dans un État où les files d’attente dans les quartiers noirs peuvent durer huit heures.
Le test de novembre 2026 : ce qui est vraiment en jeu
La Chambre et le Sénat dans la balance
Les élections de mi-mandat de 2026 ne sont pas des élections ordinaires.
Si les Démocrates perdent la Chambre, Trump aura carte blanche législative. Aucun oversight. Aucune enquête. Aucun contre-pouvoir.
Si les Démocrates perdent le Sénat, Trump pourra nommer qui il veut aux tribunaux, aux agences, à la Cour suprême.
Et pourtant. Ce qui est encore plus dangereux, c’est ce que Trump fera s’il perd.
Schiff l’a dit clairement : Trump ne reconnaîtra pas une défaite. Il contestera. Il mentira. Il appellera ses partisans à l’action.
En 2020, Trump a perdu et a tenté un coup d’État. En 2026, il sera au pouvoir. Il contrôlera le Département de Justice. Il contrôlera le FBI. Il contrôlera l’armée. Si les Républicains perdent des sièges au Congrès, que fera-t-il avec ces pouvoirs? C’est la question que l’Amérique refuse de se poser. C’est la question que Schiff force tout le monde à entendre.
L’avertissement final
Schiff a conclu son intervention par un avertissement qui devrait hanter chaque Américain :
« Nous ne pouvons pas ignorer ce qu’ils nous disent qu’ils vont faire, parce que maintes et maintes fois, nous avons vu qu’ils sont prêts à aller à des extrémités extraordinaires et illégales. »
C’est la leçon de 2016. La leçon de 2020. La leçon de 2021. La leçon de 2024.
Croyez-les quand ils vous disent ce qu’ils comptent faire.
Conclusion : L'histoire jugera ceux qui ont fermé les yeux
Adam Schiff n’est pas un alarmiste. C’est un témoin. Un archiviste de la descente autoritaire.
Il a vu les preuves. Il a documenté les crimes. Il a averti, encore et encore, pendant que les médias traitaient chaque scandale comme un « rebondissement » de plus dans la saga Trump.
Et maintenant, à neuf mois d’une élection cruciale, il lance un dernier cri d’alerte.
Trump va essayer de subvertir les élections.
Ce n’est pas une hypothèse. C’est un diagnostic.
La seule question qui reste : l’Amérique écoutera-t-elle cette fois?
J’écris ces lignes avec une colère froide. Pas contre Trump — sa nature est connue depuis longtemps. Contre nous. Contre les journalistes qui traitent chaque menace comme une « polémique ». Contre les citoyens qui pensent que « ça n’arrivera pas ici ». Contre les politiciens qui calculent au lieu de se battre. Nous savons ce qui vient. Nous avons vu les répétitions générales. La seule chose que l’histoire ne pardonnera pas, c’est d’avoir su et de n’avoir rien fait.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Cette chronique adopte une position explicitement pro-démocratie et critique de l’administration Trump. L’auteur considère que les tentatives documentées de renverser les élections de 2020, les inculpations fédérales, les grâces accordées aux insurgés du 6 janvier, et les appels récents à « nationaliser » le vote constituent une menace existentielle pour la démocratie américaine. Cette analyse n’est pas neutre — la neutralité face aux tentatives de subversion électorale est considérée ici comme une forme de complicité.
Méthodologie et sources
Les citations de Schiff proviennent de son interview du 8 février 2026 sur ABC This Week. Les informations sur les inculpations de Trump sont tirées des actes d’accusation fédéraux de 2023. Les données sur les restrictions de vote proviennent du Brennan Center for Justice. Les chiffres sur la participation électorale sont issus du Census Bureau. Les informations sur le SAVE Act et le MEGA Act proviennent des analyses de CNN, NBC, et PBS.
Nature de l’analyse
Cette chronique combine reportage factuel, analyse politique, et commentaire éditorial. Les passages en italique représentent les réflexions personnelles de l’auteur. Les faits rapportés sont vérifiables et sourcés. L’interprétation de ces faits reflète la perspective éditoriale de l’auteur.
Sources
Sources primaires
ABC News — « Democratic Sen. Schiff says Trump intends to ‘subvert’ 2026 midterm elections » (8 février 2026)
ABC News — « ‘This Week’ Transcript 2-8-26: Sen. Adam Schiff & Rep. Mike Lawler » (8 février 2026)
NBC News — « Trump says Republicans should ‘nationalize’ elections » (février 2026)
CNN — « Trump wants Republicans to ‘nationalize’ US elections. The Constitution might get in the way » (3 février 2026)
Sources secondaires
The Washington Post — « Trump says he wants to ‘nationalize the voting,’ a power granted to states » (2 février 2026)
PBS Washington Week — « What Trump’s call to ‘nationalize’ elections means for the midterms » (février 2026)
NPR — « What does it mean when the president calls to ‘nationalize the voting’? » (7 février 2026)
CBS News — « Trump suggests Republicans should nationalize voting. Here’s what to know. » (février 2026)
Washington Post — « Trump charged in probe of Jan. 6, efforts to overturn 2020 election » (1er août 2023)
Brennan Center for Justice — Études sur les restrictions de vote et la fraude électorale
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