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CHRONIQUE : Affaire Epstein — Quand les puissants tremblent devant leurs propres secrets
Crédit: Adobe Stock

Le prince Andrew, Sarah Ferguson, et les autres

Le nom du prince Andrew revient comme un leitmotiv dans les documents. Déjà éclaboussé par le scandale en 2019, il est aujourd’hui accusé par une deuxième femme d’avoir eu des relations sexuelles avec elle alors qu’elle était mineure. Les photos, les courriels, les témoignages s’accumulent, et la pression sur la famille royale britannique devient insoutenable. Sarah Ferguson, son ex-épouse, est également citée, bien que son implication reste floue. Mais dans l’opinion publique, le doute est là : jusqu’où va la compromission des Windsor ?

Et puis, il y a les autres. Bill Clinton, Bill Gates, Elon Musk, Steve Bannon… Des noms qui, même s’ils ne sont pas directement mis en cause, apparaissent dans les documents, soulevant des questions sur leurs liens avec Epstein. Clinton et son épouse Hillary devront comparaître devant le Congrès américain en février 2026. Musk et Bannon sont mentionnés dans des échanges qui laissent planer le doute sur leur connaissance des agissements d’Epstein. Chaque nom révélé est une nouvelle fissure dans le mur du silence. Chaque document publié est une nouvelle preuve que le réseau d’Epstein était bien plus vaste qu’on ne l’imaginait.

Je me souviens de la première fois que j’ai entendu parler d’Epstein. C’était en 2019, quand son arrestation avait fait la une des journaux. À l’époque, on parlait d’un homme riche, puissant, protégé. Aujourd’hui, en lisant ces documents, je réalise à quel point ce système était tentaculaire. Et je me demande : combien de puissants ont trempé dans cette affaire ? Combien ont détourné le regard ? Combien ont profité de l’impunité d’Epstein pour assouvir leurs propres désirs ? La réponse, hélas, se trouve dans ces millions de pages. Et elle est terrifiante.

L’île de l’orgie et les sociétés offshore : les rouages d’un système criminel

Au cœur du scandale, il y a Little Saint James, surnommée « l’île de l’orgie ». Epstein y aurait organisé des fêtes où des mineures étaient exploitées. Des jeunes filles, parfois âgées de seulement 14 ou 15 ans, étaient amenées sur cette île privée sous prétexte de massages ou de stages artistiques. En réalité, elles étaient victimes de trafic sexuel, de viols, de chantages. Les documents révèlent des détails glaçants : des chambres équipées de caméras, des registres méticuleux tenant compte des « préférences » des invités, des transferts d’argent vers des comptes offshore pour financer ces activités.

Et puis, il y a les sociétés écrans. Celle de Caroline Lang, fille de Jack Lang, était basée aux îles Vierges, là où Epstein possédait un îlot. Officiellement, cette société devait « favoriser l’acquisition de jeunes artistes ». Officieusement, elle servait à blanchir de l’argent et à faciliter les déplacements de jeunes filles vers les propriétés d’Epstein. Comment une fille d’ancien ministre a-t-elle pu s’associer, même indirectement, à un tel système ? Comment a-t-elle pu ignorer la réalité des activités de son partenaire ? Les questions sont nombreuses, et les réponses, insatisfaisantes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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