La version Lutnick — celle du podcast
Avant que les fichiers ne tombent, Howard Lutnick avait sa version officielle. Une histoire bien propre. Une histoire de dégoût.
En 2005, raconte-t-il dans un podcast, il visite la maison d’Epstein pour la première fois. Il entre dans le salon. Et là, au milieu de la pièce : une table de massage. Entourée de bougies.
« Une table de massage au milieu de ta maison? », aurait-il demandé à Epstein. « Tu te fais masser souvent? »
Réponse d’Epstein : « Tous les jours. »
Lutnick prétend avoir été dégoûté. Si dégoûté qu’il n’aurait plus jamais remis les pieds dans une pièce avec Jeffrey Epstein.
Jamais.
Plus jamais.
C’était en 2005.
La réalité — celle des emails
Les fichiers du département de la Justice racontent une autre histoire. Une histoire de dîners. De drinks. De voyages en yacht. De visites sur une île privée.
Little Saint James. L’île d’Epstein. Celle que les médias ont surnommée « Pedophile Island ». 72 acres de paradis tropical où des centaines d’enfants ont été violés.
Et Howard Lutnick y est allé.
Avec sa femme.
Avec ses quatre enfants.
Le 23 décembre 2012.
Je relis la date. 23 décembre 2012. Sept ans après le moment où il prétend avoir été « dégoûté ». Sept ans après le moment où il affirme n’avoir « plus jamais remis les pieds dans une pièce avec lui ». Et il emmène sa famille sur l’île. Ses enfants. Sur l’île où d’autres enfants étaient violés.
L'île : Little Saint James, décembre 2012
Le yacht « Excellence »
Les emails sont là. Noir sur blanc. Impossible de les nier. Impossible de les effacer.
Howard Lutnick écrit à Epstein. Il lui dit qu’il sera dans les Caraïbes avec un groupe. Sa femme. Ses enfants. Une autre famille. Il demande où se trouve Epstein. Il demande s’ils peuvent passer pour dîner.
Il demande l’emplacement exact pour le donner au capitaine de son bateau.
Allison Lutnick, sa femme, prend le relais. Elle écrit à Lesley Groff, l’assistante d’Epstein. Elle donne le nom de leur yacht : « Excellence ». Elle demande où ancrer le bateau.
« Nous arrivons de Caneel Bay le matin », écrit-elle. « Deux familles, chacune avec 4 enfants, âgés de 7 à 16 ans. »
Des enfants de sept ans. Sur l’île de Jeffrey Epstein.
« Nice seeing you »
Le matin du 23 décembre 2012, Allison Lutnick envoie un dernier message à la secrétaire d’Epstein.
« Nous nous dirigeons vers vous depuis St. Thomas. Où devons-nous ancrer? »
La visite a eu lieu. Le déjeuner a eu lieu. Sur Little Saint James.
Le lendemain, 24 décembre 2012, l’assistante d’Epstein envoie un message de suivi à Lutnick. De la part d’Epstein.
Objet : « please forward to howard lutnik ».
Message : « Nice seeing you. »
Ravi de te voir.
Nice seeing you. Trois mots. Courtois. Amicaux. Le genre de message qu’on envoie après un bon repas entre amis. Et pourtant, l’homme qui les envoie a violé des centaines d’enfants. Et l’homme qui les reçoit est aujourd’hui le secrétaire au Commerce des États-Unis.
Les affaires : Adfin et les millions partagés
Le contrat du 28 décembre 2012
Cinq jours après le déjeuner sur l’île. 28 décembre 2012. Howard Lutnick et Jeffrey Epstein signent un contrat d’affaires.
Pas une poignée de main. Pas une conversation informelle. Un contrat légal.
Les deux hommes acquièrent des parts dans Adfin, une entreprise de technologie publicitaire. Epstein signe pour sa société Southern Trust Company, Inc. Lutnick signe pour une LLC appelée CVAFH I.
Ils sont partenaires d’affaires. Officiellement. Légalement. Par écrit.
La correspondance concernant Adfin continue jusqu’en 2014 au moins.
2014.
Neuf ans après le moment où Lutnick prétend avoir coupé tout contact.
La propriété adjacente — l’histoire immobilière
L’enchevêtrement entre les deux hommes est encore plus profond. Plus intime. Plus troublant.
En 1988, une entité appelée SAM Conversion Corp achète le 11 East 71st Street — la propriété que Lutnick possède aujourd’hui. L’adresse utilisée par cette entité? Columbus, Ohio. La même adresse associée à Leslie Wexner, le fondateur de Limited Brands, mentor et client d’Epstein.
En 1998, le Comet Trust vend la propriété à Lutnick pour « 10 dollars et autres considérations de valeur ». La taxe de transfert immobilier s’élève à 106 400 dollars. Le prix réel estimé : 7,6 millions de dollars.
Le même jour, Lutnick prend une hypothèque de 4 millions sur la propriété.
Et pourtant, ces deux hommes n’auraient eu que des « interactions limitées ».
Interactions limitées. Partenaires d’affaires. Voisins immédiats. Visiteur de l’île. Correspondance jusqu’en 2018. Je me demande ce que signifie « limité » dans le vocabulaire de Howard Lutnick. Je me demande ce qu’il faudrait pour qu’il considère une relation comme « étendue ».
La défense : "Le plus grand maître-chanteur de l'histoire"
L’interview de Pod Force One
Quand les fichiers ont été publiés, Howard Lutnick n’a pas choisi le silence. Il a choisi l’attaque.
Dans une interview avec Miranda Devine sur le podcast « Pod Force One », Lutnick qualifie Epstein de « personne dégoûtante » dont lui et sa femme « gardaient leurs distances ».
Gardaient leurs distances. Depuis leur propriété voisine. Depuis leur yacht ancré sur son île. Depuis leur partenariat d’affaires.
Puis Lutnick avance une théorie. Une théorie spectaculaire.
« Ce type était le plus grand maître-chanteur de l’histoire », déclare-t-il. « Il a fait chanter des gens. C’est comme ça qu’il avait de l’argent. »
Il suggère que « ce qui se passait dans cette salle de massage, j’assume, était filmé ». Il allègue qu’Epstein aurait pu donner aux autorités fédérales des vidéos de ses associés recevant des massages de jeunes femmes en échange de son accord de plaidoyer controversé de 2008.
L’aveu d’ignorance
Il y a un détail. Un petit détail.
Lutnick admet qu’il n’a « aucune connaissance » de cette situation. Il ne fournit aucune preuve pour étayer ses affirmations.
Mais l’effet est calculé. Brillant, même, dans sa perversité. En transformant Epstein en maître-chanteur, Lutnick transforme tous ceux qui l’ont côtoyé en victimes.
Y compris lui-même.
Le visiteur de l’île devient la victime du maître-chanteur. Le partenaire d’affaires devient un homme « piégé ». Le voisin devient un « innocent » qui vivait à côté de l’horreur sans le savoir.
Et pourtant, la question reste. Si Epstein était un maître-chanteur, s’il filmait tout ce qui se passait dans sa maison… pourquoi emmener sa femme et ses quatre enfants sur son île? Pourquoi signer des contrats d’affaires avec lui? Pourquoi correspondre avec lui pendant des années? À moins que la vraie réponse ne soit plus simple. Plus dérangeante. Plus vraie.
Les appels à la démission : Massie et Garcia
Un républicain contre l’un des siens
Le 8 février 2026, Thomas Massie prend la parole. Républicain. Kentucky. Co-auteur de la loi qui a forcé la publication des fichiers Epstein.
Son message est direct. Sans ambiguïté.
Howard Lutnick doit démissionner.
« Just resign! », lance-t-il.
Massie n’est pas un démocrate cherchant à embarrasser l’administration Trump. C’est un conservateur. Un homme de son propre camp. Et il dit publiquement ce que d’autres pensent tout bas.
Le même jour, Robert Garcia, démocrate, membre senior de la commission de surveillance de la Chambre, demande à Lutnick de témoigner sous serment sur les révélations concernant Epstein.
Le silence de la Maison-Blanche
Donald Trump ne dit rien.
L’homme qui a lui-même été photographié des dizaines de fois avec Jeffrey Epstein. L’homme dont le club de Mar-a-Lago était un terrain de chasse pour le prédateur. L’homme dont les emails d’Epstein affirment qu’il « knew about the girls » — savait pour les filles.
Il garde son secrétaire au Commerce.
Il garde l’homme qui a visité l’île.
Il garde l’homme qui a menti.
Et là, je pense à ces autres révélations. Les fichiers ont montré que des noms de 43 victimes ont été exposés par erreur. Plus de deux douzaines étaient mineures au moment des abus. On estime que plus de 1000 filles et jeunes femmes ont été victimes d’Epstein. Mais à Washington, on discute de politique. De carrières. De démissions. Personne ne parle des enfants.
Le contexte : Trump et Epstein — 15 ans d'amitié
Mar-a-Lago, terrain de chasse
Le lien entre Donald Trump et Jeffrey Epstein n’est pas un secret. Il est documenté. Photographié. Filmé.
Les deux hommes ont passé près de 15 ans à se fréquenter. Des dîners somptueux dans le manoir d’Epstein. Des fêtes tapageuses à Mar-a-Lago. Des voyages dans les jets privés d’Epstein.
Mar-a-Lago était crucial pour les activités criminelles d’Epstein. C’est un fait établi par les tribunaux. Le club envoyait des employées du spa chez Epstein pour des services. Les employées se mettaient en garde les unes les autres : Epstein était sexuellement suggestif et s’exposait pendant les rendez-vous.
En 2000, Ghislaine Maxwell a recruté Virginia Giuffre, employée de Mar-a-Lago, pour travailler avec Epstein. Giuffre a été violée par Epstein et trafiquée sexuellement vers ses amis.
La rupture mystérieuse
À un moment, les deux hommes se sont brouillés. Les circonstances exactes restent floues. Trump a offert des versions contradictoires.
Parfois, il dit qu’Epstein a « volé » un employé de Mar-a-Lago. Parfois, il parle d’une compétition immobilière en 2004.
Une version plus précise existe. Une esthéticienne de 18 ans est revenue au club après une visite chez Epstein. Elle a signalé aux gérants qu’il l’avait pressée pour du sexe.
C’est après cela qu’Epstein aurait été banni.
Pas parce que Trump était choqué par la pédocriminalité.
Parce qu’Epstein avait touché à une employée du club.
La nuance est importante. Epstein violait des enfants depuis des années. Trump le savait — selon les propres emails d’Epstein, « Trump knew about the girls ». Mais ce n’est que quand une employée adulte s’est plainte que les portes de Mar-a-Lago se sont fermées. Les enfants, eux, n’ont jamais compté.
Les victimes : Plus de 1000 vies brisées
Little Saint James — l’île de l’horreur
72 acres. À 3 kilomètres de la côte de St. Thomas, dans les îles Vierges américaines. Little Saint James. La propriété privée de Jeffrey Epstein.
C’est là que des centaines de jeunes filles ont été trafiquées. Violées. Exploitées.
Les témoignages des survivantes sont glaçants.
Une victime de 15 ans a tenté de s’échapper en nageant. Dans l’océan. Depuis une île. À des kilomètres de tout.
Une autre raconte : « Il m’a aussi piégée dans sa chambre sur l’île, où il avait une arme attachée au montant du lit. Je ne pouvais pas partir. Le seul moyen de quitter l’île était l’hélicoptère ou le bateau. »
Piégées. Armées braquées. Aucune issue.
Le chiffre qui hante
On estime que plus de 1000 filles et jeunes femmes ont été victimes de Jeffrey Epstein.
Mille.
Mille vies brisées. Mille enfances volées. Mille corps violés.
Et quand les fichiers ont été publiés en janvier 2026, une nouvelle horreur s’est ajoutée. Des images de nu non expurgées ont été incluses par erreur. Les noms complets de 43 victimes ont été exposés. Plus de deux douzaines étaient mineures au moment des abus.
Violées une fois par Epstein. Violées à nouveau par le système qui était censé les protéger.
Je pense à Howard Lutnick sur son yacht Excellence, avec sa femme et ses quatre enfants, âgés de 7 à 16 ans, se dirigeant vers cette île. Et je me demande ce qu’il aurait pensé si ses propres filles avaient croisé le regard d’Epstein. Mais ses enfants étaient protégés. Par l’argent. Par le statut. Par les murs que les milliardaires construisent autour des leurs. Les autres enfants, eux, n’avaient personne.
Le système : Comment un prédateur prospère
L’accord de 2008 — l’impunité achetée
En 2008, Jeffrey Epstein a conclu un accord de plaidoyer qui reste l’un des plus scandaleux de l’histoire judiciaire américaine.
Malgré des dizaines de victimes identifiées. Malgré des preuves accablantes. Malgré des témoignages détaillés.
Epstein a plaidé coupable à des accusations de prostitution — pas de viol. Pas de trafic. Prostitution.
Sa peine : 18 mois. Dont il n’a purgé que 13. Avec un régime de libération de travail qui lui permettait de quitter la prison 12 heures par jour, 6 jours par semaine.
L’accord a été négocié par Alexander Acosta. Qui est devenu plus tard le secrétaire au Travail de Donald Trump.
Le réseau — l’omerta des puissants
Epstein n’était pas un loup solitaire. Il était un nœud dans un réseau. Un réseau de milliardaires. De politiciens. De célébrités. De princes.
Les fichiers de 2026 ont révélé des noms. Bill Gates. Elon Musk. Le Prince Andrew. Steve Tisch. Et bien sûr, Howard Lutnick.
Tous prétendent la même chose. « Interactions limitées. » « Je ne savais pas. » « Je suis choqué d’apprendre. »
Tous répètent le même script.
Et le système continue. L’omerta des puissants. Le silence qui protège. Les carrières qui survivent. Les victimes qu’on oublie.
En Europe, les révélations Epstein ont fait tomber des figures importantes. Aux États-Unis, le secrétaire au Commerce garde son poste. La différence est culturelle. Ou peut-être simplement monétaire. En Amérique, si vous êtes assez riche, les règles ne s’appliquent pas à vous.
Cantor Fitzgerald : L'ombre du 11 septembre
658 morts — le bouclier moral
Howard Lutnick n’est pas n’importe quel milliardaire. Il est le CEO de Cantor Fitzgerald. L’entreprise qui a perdu 658 employés dans les attaques du 11 septembre 2001. Deux tiers de son effectif. Y compris le propre frère de Lutnick, Gary.
Cette tragédie lui a donné une aura. Un statut. Une immunité morale.
Lors de son audition de confirmation au Sénat, Lutnick a pleuré en évoquant cette perte. Les sénateurs l’ont regardé avec compassion. Les caméras ont capté son émotion.
Personne n’a posé de questions sur Jeffrey Epstein.
Personne n’a mentionné Little Saint James.
Personne n’a demandé pourquoi le nom de cet homme apparaît dans 250 documents du département de la Justice.
Le paradoxe
Le 11 septembre a fait de Lutnick un survivant. Un symbole. Un homme qui a reconstruit.
Mais survivre à une tragédie ne vous absout pas de vos propres choix. Reconstruire une entreprise ne vous exonère pas de vos fréquentations.
On peut être victime d’un événement et complice d’un autre.
Les deux vérités peuvent coexister.
Je pense aux 658 familles de Cantor Fitzgerald. Aux veuves. Aux orphelins. Aux parents qui ont perdu leurs enfants ce matin de septembre. Et je me demande ce qu’ils pensent en apprenant que leur héros de la reconstruction visitait l’île d’un pédocriminel avec sa famille. Est-ce que ça change quelque chose pour eux? Est-ce que ça devrait?
La question : Qu'est-ce que "savoir" signifie?
Le voisinage — l’impossibilité de l’ignorance
9 East 71st Street et 11 East 71st Street. Mur mitoyen. Propriétés adjacentes.
Pendant des années, Howard Lutnick a vécu à quelques mètres de la maison où Jeffrey Epstein violait des enfants.
Des jeunes filles entraient par la porte d’à côté. Régulièrement. Des adolescentes. Des mineures.
Le quartier savait. Les voisins parlaient. Les rumeurs circulaient.
Et Lutnick prétend n’avoir rien su.
N’avoir rien vu.
N’avoir rien entendu.
Jusqu’en 2005, quand il a vu une table de massage — et a été tellement dégoûté qu’il a… continué à faire des affaires avec Epstein pendant neuf ans de plus.
La complicité par le silence
Il y a des choses qu’on ne peut pas ne pas savoir quand on vit à côté d’un monstre.
Il y a des allées et venues qu’on remarque.
Il y a des voix qu’on entend.
Il y a des regards qu’on croise.
Et il y a le choix qu’on fait. Le choix de fermer les yeux. Le choix de continuer à serrer la main du voisin. Le choix d’emmener sa propre famille sur son île.
Ce choix a un nom. Complicité.
Je ne sais pas ce que Howard Lutnick savait. Personne ne le sait vraiment, sauf lui. Mais je sais ce qu’il a fait. Il a visité l’île. Il a signé des contrats. Il a correspondu pendant des années. Il a vécu mur à mur avec l’horreur. Et aujourd’hui, il est secrétaire au Commerce des États-Unis. C’est ça, la vérité.
Conclusion : Le cabinet des horreurs continue
L’Amérique qu’on nous montre
L’administration Trump 2.0 devait être celle du renouveau. Du drainage du marais. De la fin des élites corrompues.
Et pourtant.
Le secrétaire au Commerce a visité l’île d’un pédocriminel.
Le président lui-même apparaît dans les emails d’Epstein — qui affirme qu’il « savait pour les filles ».
Le système qui a protégé Epstein pendant des décennies continue de protéger ceux qui l’ont côtoyé.
Rien ne change. Les noms changent. Les postes changent. Mais la protection mutuelle des puissants reste intacte.
Ce qui reste
Plus de 1000 victimes. Des vies brisées. Des enfances volées. Des traumatismes qui ne guériront jamais.
Et un homme qui a menti sur ses liens avec leur bourreau est aujourd’hui le secrétaire au Commerce des États-Unis.
C’est ça, l’Amérique de 2026.
C’est ça, la justice.
C’est ça, le pouvoir.
Je repose ma plume. Je regarde les fichiers. 3 millions de pages. 250 documents mentionnant Lutnick. Plus de 1000 victimes. Et je me demande combien d’autres secrets dorment encore dans ces pages. Combien d’autres noms. Combien d’autres mensonges. Mais surtout, je me demande si quelqu’un, quelque part, finira par payer. Pas pour un scandale politique. Pour les enfants. Pour ce qu’on leur a fait. Pour ce qu’on continue de leur faire en protégeant leurs bourreaux.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence et sources
Positionnement éditorial
Cette chronique adopte une position claire : la protection des enfants n’est pas négociable, et ceux qui ont fréquenté Jeffrey Epstein après que ses crimes étaient connus — ou auraient dû l’être — portent une responsabilité morale que leur position actuelle ne peut effacer. Le silence face à la pédocriminalité, quand on vit mur à mur avec elle, n’est pas de l’ignorance — c’est un choix.
Méthodologie et nature de l’analyse
Cette analyse repose sur les fichiers officiels du département de la Justice publiés le 30 janvier 2026, les enquêtes du New York Times, CBS News, CNN, The Hill, CNBC et autres médias ayant analysé ces documents, ainsi que les déclarations publiques de Howard Lutnick, Thomas Massie et Robert Garcia. Toutes les citations sont documentées et vérifiables. Ceci est une chronique d’opinion, pas un article d’information factuelle neutre. L’auteur prend position sur la base des faits documentés. Cette chronique ne constitue pas une accusation légale de crimes sexuels contre Howard Lutnick — les documents montrent des liens d’affaires, de voisinage et sociaux avec Epstein, non une participation à ses crimes. La chronique questionne le jugement moral et la véracité des déclarations publiques de Lutnick.
Sources primaires
Department of JusticeCBS NewsNew York TimesCNBCCNN
Sources secondaires
The HillTIMENewsweekPBS NewsThe Globe and MailABC NewsThe Daily BeastCrain’s New York BusinessWikipedia
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.