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CHRONIQUE : L’Ukraine au bord du gouffre – quand les réformes bloquées coûtent des milliards
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi les réformes bloquent-elles ?

La réponse est simple : la politique. Le Parlement ukrainien, la Rada, est divisé. Les partis se chamaillent. Les intérêts personnels priment sur l’intérêt national. Les lobbies résistent. La corruption, endémique, freine tout. Et puis, il y a la fatigue. Après deux ans de guerre, les Ukrainiens sont épuisés. Leurs dirigeants aussi. La priorité, c’est la survie, pas les réformes.

Mais c’est justement là que le piège se referme. Sans réformes, pas d’argent. Sans argent, pas de guerre. Sans guerre, pas d’Ukraine.

Prenez l’exemple de la Cour anti-corruption. Elle devait être élargie. Rien. Le bureau de sécurité économique devait avoir un nouveau chef. Rien. Les lois sur la transparence devaient être renforcées. Rien. Résultat : 300 millions d’euros de l’UE pourraient être perdus dès le premier trimestre 2026. 300 millions. Assez pour payer les salaires de 10 000 soldats pendant un an. Assez pour réparer des hôpitaux. Assez pour sauver des vies. Mais non. Rien.

Je me souviens d’une rencontre avec un médecin à Lviv. Il m’a dit : « On nous parle de réformes, de lois, de procédures. Moi, ce dont j’ai besoin, c’est de médicaments. De courant. D’eau potable. Pas de paperasse. » Il avait raison. La guerre, c’est d’abord une question de survie. Pas de bureaucratie. Mais sans ces réformes, pas d’argent. Sans argent, pas de médicaments. Le docteur de Lviv ne comprend pas pourquoi, à Kyiv, on ne comprend pas ça. Moi non plus.

L’UE et le FMI : des donateurs à bout de patience

Les Européens et les Américains ont été patients. Très patients. Ils ont débloqué des milliards. Ils ont soutenu l’Ukraine sans compter. Mais maintenant, ils en ont assez. L’UE a clairement dit : pas de réformes, pas d’argent. Le FMI a gelé ses fonds. Les États-Unis, eux aussi, commencent à serrer la vis.

Le problème ? L’Ukraine a trop promis. Elle a signé des accords. Elle a fait des annonces. Elle a juré qu’elle changerait. Mais sur le terrain, rien ne bouge. Les juges ne sont pas nommés. Les lois ne sont pas votées. Les institutions ne sont pas réformées. La confiance s’effrite.

Et puis, il y a la lassitude. Deux ans de guerre, c’est long. Les donateurs commencent à se demander : à quoi bon donner si l’Ukraine ne se réforme pas ? Pourquoi financer un pays qui ne fait pas sa part ?

Résultat : l’Ukraine risque de perdre 4 milliards d’euros en 2026 si elle ne se ressaisit pas. 4 milliards. Assez pour alimenter le pays en électricité pendant un hiver. Assez pour payer les retraites. Assez pour éviter l’effondrement. Mais non. Toujours rien.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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