Skip to content
ÉDITORIAL : La Russie prépare une offensive printanière massive en Ukraine
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi le printemps 2026 ?

Le choix du printemps n’est pas un hasard. C’est une question de logistique, de météo, et de psychologie. Avec le dégel, les sols deviennent praticables pour les chars, les rivières ne sont plus des obstacles infranchissables, et les troupes peuvent avancer sans s’enliser dans la boue. Mais il y a plus que ça. Poutine sait que l’Ukraine est à bout de souffle. Deux ans de guerre ont vidé ses réserves, usé ses soldats, et brisé une partie de sa population. Les villes ukrainiennes, autrefois vibrantes, sont désormais peuplées de visages fatigués, de bâtiments en ruines, et d’une résignation qui grandit chaque jour. Et puis, il y a l’élément le plus cruel : le temps. Poutine parie que l’Occident, las de ce conflit, réduira son soutien. Il parie que les Ukrainiens, épuisés, accepteront un « compromis » — c’est-à-dire une reddition déguisée. Et il parie que, si il frappe assez fort, assez vite, l’Ukraine n’aura d’autre choix que de plier.

Les plans russes, révélés par des fuites dans les services de renseignement, prévoient une offensive en trois phases. La première : une série de frappes massives sur les infrastructures énergétiques et les lignes de ravitaillement, pour plonger le pays dans le noir et couper les approvisionnements. La deuxième : une poussée simultanée sur plusieurs fronts — Kharkiv, Donetsk, Zaporijjia — pour forcer l’armée ukrainienne à disperser ses forces. Et la troisième, la plus redoutable : un assaut concentré sur un point faible, avec pour objectif de percer le front et d’encerclement les troupes ukrainiennes. Si ce plan réussit, ce ne sera pas une simple défaite militaire pour l’Ukraine. Ce sera un effondrement.

Je repense à ce que m’a dit un soldat ukrainien l’été dernier, alors que les obus russes tombaient au loin. « On tient parce qu’on n’a pas le choix. Mais un jour, peut-être, on n’aura plus la force de tenir. » Ces mots me hantent aujourd’hui. Parce que ce « peut-être » est en train de devenir une réalité. Quand un pays se bat seul contre un géant, quand ses alliés tergiversent, quand ses soldats meurent par centaines chaque jour, il arrive un moment où la résistance devient insoutenable. Et c’est ce moment que Poutine attend. Il ne veut pas gagner par la force. Il veut gagner par l’épuisement. Par la lassitude. Par le désespoir. Et le pire, c’est que ça pourrait marcher.

Les faiblesses ukrainiennes exploitées par Moscou

L’armée ukrainienne est toujours là, toujours déterminée, mais elle est à bout. Les rapports du front parlent de bataillons réduits à 30% de leurs effectifs, de soldats qui se battent avec des armes datant des années 1970, de munitions qui manquent cruellement. Pendant ce temps, la Russie, malgré ses pertes colossales, a réussi à mobiliser une nouvelle armée de 300 000 hommes, formés à la hâte mais déterminés — ou plutôt, forcés — à avancer. Les déserteurs russes sont abattus. Les objecteurs sont envoyés en prison. Et ceux qui restent n’ont pas le choix : avancer ou mourir.

Mais le vrai problème de l’Ukraine, c’est peut-être son moral. Après deux ans de guerre, après avoir vu des villes entières réduites en cendres, après avoir enterré des milliers de leurs proches, les Ukrainiens commencent à se demander : À quoi bon ? Les sondages, bien que difficiles à réaliser en temps de guerre, montrent une baisse de confiance dans la victoire. Les gens sont fatigués. Ils veulent la paix. Même si cette paix signifie abandonner des territoires. Même si cette paix signifie vivre sous la menace constante d’une nouvelle invasion. Et Poutine le sait. Il sait que, si il frappe assez fort, l’Ukraine craquera. Pas militairement, peut-être. Mais dans ses tripes.

Sources

Sources primaires

Ukraine says Russia planning major spring offensive – Reuters, 5 février 2026

Russia’s Planned Spring Offensive in Ukraine Could Be Largest Since War Began – The New York Times, 7 février 2026

Ukraine war: Russia ‘preparing major offensive for spring’ – BBC News, 8 février 2026

Ukraine warns of major Russian spring offensive as western aid stalls – The Guardian, 6 février 2026

Sources secondaires

Russia’s Spring Offensive Could Break Ukraine – Foreign Affairs, 9 février 2026

Ukraine braces for Russia’s biggest offensive yet – The Economist, 8 février 2026

Russia plans major spring offensive in Ukraine, officials warn – The Washington Post, 7 février 2026

La Russie prépare une grande offensive au printemps en Ukraine – Le Monde, 6 février 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu