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ANALYSE : Trump prépare discrètement la chute du régime iranien, ce que vous devez savoir
Crédit: Adobe Stock

Une monnaie en chute libre

Les chiffres racontent une histoire brutale. Le rial iranien a perdu quarante pour cent de sa valeur depuis la guerre des Douze Jours en juin 2025. L’inflation atteint 42,2 pour cent en glissement annuel. Les réserves en devises étrangères sont gelées ou inaccessibles à cause des sanctions. La Banque centrale ne peut plus défendre la monnaie ni gérer les liquidités. Le système bancaire parallèle que le régime avait construit pour contourner les sanctions s’effondre lui aussi. Les fonds sont dispersés hors d’Iran, hors de portée des institutions étatiques. C’est un effondrement systémique.

Les sanctions snapback imposées par l’ONU en septembre 2025 ont porté le coup de grâce. Les avoirs iraniens à l’étranger sont gelés. Les transactions d’armement sont bloquées. Même les États enclins à commercer avec Téhéran peinent à le faire sans s’exposer aux pénalités secondaires. Et pourtant, le Guide suprême Khamenei refuse tout compromis diplomatique. Il a rejeté catégoriquement les offres américaines. Le président Pezeshkian admet ouvertement qu’il n’a aucune marge de manoeuvre sur la question des sanctions. Khamenei détient un véto qui paralyse toute politique de redressement. Sans allègement des sanctions, aucune stabilisation économique n’est possible. Et sans stabilisation, le mécontentement populaire ne peut que croître.

On peut imposer des sanctions avec une précision chirurgicale. On peut aussi les transformer en arme de destruction massive contre une économie. La frontière entre pression ciblée et asphyxie collective devient floue quand des millions de personnes ordinaires ne peuvent plus nourrir leur famille.

Le fardeau porté par les Iraniens ordinaires

Derrière les statistiques macroéconomiques, il y a des visages. Une enseignante de Téhéran dont le salaire mensuel ne couvre plus deux semaines de courses. Un ingénieur de Shiraz qui travaille trois emplois pour maintenir sa famille à flot. Des retraités dont les économies ont fondu comme neige au soleil. Les critiques de la politique de pression maximale soulignent un paradoxe cruel : les sanctions visent le régime mais frappent d’abord la classe moyenne. Ces Iraniens éduqués, cosmopolites, souvent pro-occidentaux, qui auraient pu être le moteur d’un changement pacifique. On les a paupérisés. Transformés en survivants trop occupés à joindre les deux bouts pour organiser une résistance politique.

Le budget 2026 proposé par le gouvernement Pezeshkian illustre les priorités du régime. Les dépenses de sécurité augmentent de près de 150 pour cent. Les augmentations de salaire représentent à peine deux cinquièmes du taux d’inflation. Le message est clair : maintenir l’ordre compte plus que nourrir la population. Cette allocation des ressources a déclenché la dernière vague de protestations. Et pourtant, certains analystes occidentaux persistent à croire que la pression économique mènera à un soulèvement libérateur. L’histoire enseigne autre chose : les sociétés affamées se replient souvent dans le chaos plutôt que dans la démocratie.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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