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BILLET : 1448 jours de guerre et la Russie compte ses morts par centaines de milliers
Crédit: Adobe Stock

Une armée qui se vide, un pays qui se tait

Le Kremlin ne publie plus de bilans. Il cache, il ment, il minimise. Mais les 168 150 morts confirmés par Mediazona, les 1,1 million de victimes estimées par l’OTAN, les 275 000 à 325 000 morts avancés par le CSIS — tous ces chiffres racontent la même histoire : celle d’une armée qui saigne à blanc. Une armée où l’on envoie au front des prisonniers en échange d’une réduction de peine, des réservistes mal équipés, des conscrits à peine sortis de l’adolescence. Une armée où les officiers meurent en première ligne, où les unités sont reconstituées avec des hommes épuisés, traumatisés, jetables.

Et pourtant, la propagande tourne à plein régime. On parle de « défense de la patrie », de « dénazification », de « protection des russophones ». On brandit des drapeaux, on chante des hymnes, on célèbre des héros. Mais dans l’ombre, les mères des soldats manifestent, les veuves pleurent, les orphelins grandissent sans père. Et le pays, lui, se referme comme une huître, étouffant sous le poids du mensonge et de la répression.

Il y a quelque chose d’obscène à voir des généraux décorés alors que leurs hommes meurent par milliers. Quelque chose de monstrueux à entendre parler de « gloire » quand les hôpitaux militaires regorgent d’amputés, de brûlés, de traumatisés crâniens.

L’Ukraine, ce pays qui refuse de mourir

Face à cette machine à broyer des vies, l’Ukraine résiste. 55 000 soldats tués, selon Zelensky. 380 000 blessés. Des villes réduites en cendres, des millions de déplacés, des enfants qui grandissent dans des abris. Et pourtant, ils tiennent. Ils tiennent parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que se rendre, ce serait accepter l’effacement, la disparition, la mort de leur nation.

Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à quel prix ? L’Occident hésite, tergiverse, compte ses obus avant de les envoyer. Les États-Unis parlent de « fatigue de l’aide », l’Europe de « priorités économiques ». Pendant ce temps, les Ukrainiens meurent, un à un, sous les bombes, dans les tranchées, dans le froid glacial d’un hiver sans fin.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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