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BILLET : Goliath 2.0 et Karakurt 2.0, les drones russes qui redéfinissent la guerre urbaine
Crédit: Adobe Stock

La promesse d’une guerre « propre »

Les représentants du groupe Kalachnikov insistent sur leur utilité dans la lutte antiterroriste et les opérations de secours. Leur discours est rodé : ces drones sauvent des vies en limitant les risques pour les soldats. Mais dans les faits, leur polyvalence en fait des armes idéales pour des régimes peu soucieux des droits de l’homme. Un drone qui peut repérer un terroriste peut tout aussi bien traquer un opposant politique.

Leur intégration dans un système d’échange d’informations en temps réel permet une coordination sans précédent entre les unités au sol et les commandements. Une aubaine pour les armées, mais un cauchemar pour les civils. Imaginez un essaim de Karakurt 2.0 survolant une manifestation, identifiant les visages, transmettant les données à des snipers ou à des unités d’intervention. La technologie, ici, n’est pas neutre : elle est conçue pour dominer.

On nous vend une révolution tactique. En réalité, c’est une révolution éthique qui se joue. À quel moment avons-nous accepté que la guerre puisse se réduire à un écran et un joystick ?

L’illusion de la maîtrise

Le Goliath 2.0 est équipé de systèmes d’évitement d’obstacles et de détection de menaces. Il peut revenir à sa base en cas de perte de signal. Mais qui garantit qu’il ne se retournera pas contre ses utilisateurs ? Les drones, une fois déployés, échappent souvent à tout contrôle. Leur petite taille les rend difficiles à détecter, et leur autonomie croissante les rend imprévisibles.

Les ingénieurs russes assurent que ces engins sont « résistants aux brouillages ». Pourtant, l’histoire nous a montré que toute technologie peut être piratée, détournée, ou utilisée à des fins inattendues. Et quand un drone tombe entre de mauvaises mains, les conséquences sont dévastatrices.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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