L’abri, nouveau foyer des familles ukrainiennes
Imaginez. Votre enfant a 5 ans. Il dessine des soleils et des maisons. Mais au lieu de jouer dans la cour, il apprend à reconnaître le sifflement des drones. À courir vers le sous-sol. À serrer contre lui un doudou taché de poussière et de larmes. Les abris anti-aériens sont devenus des salles de classe, des chambres à coucher, des refuges. Les enfants y dorment, y mangent, y grandissent. Quelle enfance reste-t-il quand on passe ses journées à attendre la mort ?
Les enseignants de Zaporijjia racontent. Ils parlent de petits qui tremblent au moindre bruit, qui dessinent des avions en flammes au lieu de paysages. Des gamins de 6 ans qui savent distinguer le son d’un Shahed de celui d’un missile de croisière. « Ils ne pleurent même plus, dit une institutrice. Ils se figent. » La peur a remplacé l’insouciance. Et les psychologues, débordés, tentent de panser des blessures invisibles.
L’hypocrisie des « cibles militaires »
Les Russes justifient chaque frappe. « Infrastructure militaire », « dépôts d’armes », « centres de commandement ». Mais comment expliquer qu’un jardin d’enfants soit une cible stratégique ? Comment croire que des crèches, des hôpitaux, des bus civils soient des « objectifs légitimes » ? À moins que la stratégie ne soit justement de briser les âmes, de vider les villes, de forcer les Ukrainiens à plier.
Le Kremlin nie, bien sûr. Ou minimise. « Dégâts collatéraux », murmure-t-on à Moscou. Comme si des vies brisées pouvaient être des « collatéraux ». Comme si un enfant mutilé était un dommage acceptable. Jusqu’où ira cette logique ? Jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne pour pleurer ?
L’IMPUNITÉ, COMPLICES SILENCIEUX
Les promesses creuses de la « communauté internationale »
Chaque attaque suscite des « condamnations fermes ». L’ONU « exige des comptes ». L’UE « envisage de nouvelles sanctions ». Mais dans les faits, rien ne change. Les missiles continuent de pleuvoir. Les enfants continuent de mourir. Et Poutine, lui, continue de rire. Combien de résolutions, de déclarations, de sommets faudra-t-il pour qu’enfin, quelqu’un agisse ?
Les États-Unis parlent de « lignes rouges ». L’OTAN évoque une « réponse proportionnée ». Mais les lignes rouges sont franchies depuis longtemps. Et la réponse, elle, reste toujours « proportionnée » à l’inaction. Et pourtant, les Ukrainiens résistent. Ils reconstruisent leurs écoles, soignent leurs blessés, enterrent leurs morts. Seuls.
L’arme du désespoir : la résilience ukrainienne
À Zaporijjia, on ne se résigne pas. Les volontaires nettoient les décombres. Les médecins opèrent dans des hôpitaux de fortune. Les mères serrent leurs enfants contre elles et leur murmurent : « Tout ira bien. » Même quand tout s’effondre, ils se relèvent. Même quand le monde détourne les yeux, ils refusent de céder. Mais jusqu’à quand pourront-ils tenir ?
Le 10 février, alors que les équipes de secours évacuaient les débris du jardin d’enfants, un petit garçon a tendu un dessin à un soldat. Un ciel bleu, un soleil, et un avion barré d’un gros X rouge. « C’est pour toi, a-t-il dit. Pour que tu le descendes, le prochain. » Quand les enfants deviennent les derniers remparts de l’humanité, quelque chose a définitivement déraillé.
LES VISAGES DE LA GUERRE : CEUX QU’ON NE VOIT PAS
Les absents, ces fantômes qui hantent la ville
Derrière chaque bâtiment détruit, il y a des vies brisées. Derrière chaque chiffre, un nom. Derrière chaque « blessé », une famille en lambeaux. À Zaporijjia, on compte les morts. Mais qui compte les orphelins ? Les veuves ? Les parents qui errent, hagards, à la recherche d’un fils, d’une fille, disparus sous les décombres ?
Il y a aussi ceux qu’on ne voit pas. Les enfants qui ne parleront plus jamais. Les ados qui ne finiront pas leurs études. Les bébés qui ne verront jamais le jour. Les absents, ces silhouettes en creux, qui manquent à chaque repas, à chaque anniversaire. Combien de chaises vides faudra-t-il pour que le monde comprenne ?
Le détail qui tue : une tasse de café froide
Dans un café du centre-ville, une tasse est restée sur le comptoir. Le café a refroidi depuis le 3 février. Ce jour-là, Olga, 28 ans, est venue boire son expresso habituel avant d’aller chercher son fils à l’école. Elle n’est jamais rentrée. Son téléphone, retrouvé dans les décombres, affichait encore un message non envoyé : « Je t’aime, mon cœur. » Parfois, ce sont les petits riens qui crient le plus fort.
LA STRATÉGIE DE LA TERREUR : POURQUOI ZAPORIJJIA ?
Un symbole à écraser
Zaporijjia n’est pas une cible au hasard. C’est une ville symbole. Une ville qui résiste, qui refuse de se soumettre, qui abrite encore des milliers de civils malgré les bombardements. La détruire, c’est envoyer un message : personne n’est en sécurité. Pas même les enfants.
Les analystes parlent de « guerre psychologique ». Mais quand les bombes tombent sur les écoles, ce n’est plus de la psychologie. C’est du terrorisme. Pur. Simple. Assumé. Et le monde regarde.
L’effet domino : quand une ville tombe, c’est un pays qui vacille
Frapper Zaporijjia, c’est affaiblir l’Ukraine. C’est semer la panique, pousser à l’exode, vider les territoires. C’est aussi tester les réactions internationales. Jusqu’où l’Occident laissera-t-il faire ? Jusqu’où les Ukrainiens pourront-ils tenir, sans armes, sans soutien, sans espoir ? La réponse se joue peut-être dans ces rues dévastées, sous les yeux d’enfants qui ne comprennent pas pourquoi on les attaque.
LES COULISSES D’UNE GUERRE SANS FIN
Les négociations, ce théâtre d’ombres
Pendant ce temps, à Abu Dhabi, les diplomates discutent. On parle de trêves, de cessez-le-feu, de « désescalade ». Mais sur le terrain, les obus pleuvent. Les Russes négocient d’une main, bombardent de l’autre. Et les Ukrainiens, eux, enterrent leurs morts.
Le Kremlin exige des concessions. L’Ukraine doit céder des territoires, geler les fronts, accepter l’inacceptable. Mais comment négocier quand l’ennemi frappe vos crèches ? Quand il transforme vos hôpitaux en cibles ? La réponse est simple : on ne négocie pas avec des bourreaux.
L’arrogance russe : « Nous faisons ce que nous voulons »
Les porte-parole du Kremlin sourient aux caméras. Ils parlent de « paix », de « dialogue », de « solution politique ». Mais leurs missiles, eux, parlent d’une toute autre réalité. Celle d’un régime qui ne comprend que la force. Et qui, tant qu’il ne sera pas arrêté, continuera de frapper.
L’UKRAINE, LABORATOIRE DE L’IMPUNSITÉ
Quand les crimes deviennent la norme
Zaporijjia n’est qu’un exemple. Demain, ce sera Kharkiv. Après-demain, Kyiv. Et puis Lviv. Et puis… Jusqu’où ira cette logique ? Jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien ? L’Ukraine est devenue le terrain de jeu d’un tyran qui a compris une chose : il peut tout se permettre. Parce que personne ne l’arrête.
Les historiens diront peut-être un jour que c’est ici, dans ces rues dévastées, que le monde a perdu son âme. Quand il a accepté que des enfants soient des cibles. Quand il a détourné les yeux.
Le piège de la fatigue compassionnelle
Les médias en parlent de moins en moins. Les gens s’habituent. Les images de ruines, de corps, de pleurs, deviennent des « actualités comme les autres ». On zappe. On scroll. On passe à autre chose. Mais pour les Ukrainiens, il n’y a pas d’« autre chose ». Il n’y a que la guerre. Toujours.
ET SI C’ÉTAIT NOUS ?
L’exercice d’empathie radicale
Fermez les yeux. Imaginez. Votre ville. Votre école. Votre enfant. Maintenant, imaginez les bombes. Les cris. La course vers l’abri. Le soulagement quand vous le serrez dans vos bras… et la terreur à l’idée que la prochaine fois, vous n’ayez pas cette chance. Est-ce que, alors, vous comprendriez ?
Les Ukrainiens ne demandent pas la pitié. Ils demandent la justice. Ils demandent qu’on arrête de parler, et qu’on agisse. Ils demandent qu’on se souvienne qu’ils sont des humains. Pas des pions. Pas des « dommages collatéraux ». Juste des pères, des mères, des enfants. Comme vous.
Le miroir tendu à l’Occident
Zaporijjia est un miroir. Elle nous renvoie notre indifférence, notre lâcheté, notre complicité silencieuse. Un jour, nos enfants nous demanderont : « Vous saviez, et vous n’avez rien fait ? » Que leur répondrons-nous ?
LA RÉSISTANCE, DERNIER REMPART
Ces héros sans cape
Il y a les soldats, bien sûr. Ceux qui se battent, au prix de leur vie. Mais il y a aussi les autres. Les enseignants qui continuent d’enseigner dans des écoles ventrées. Les médecins qui opèrent à la lueur des bougies. Les mères qui élèvent leurs enfants dans des abris. Les pères qui partent au front en embrassant leurs familles, sans savoir s’ils les reverront. Ce sont eux, les vrais héros. Ceux qui refusent de plier.
Et puis, il y a eux. Les enfants. Ceux qui, malgré tout, sourirent encore. Qui dessinent des arcs-en-ciel sur les murs des abris. Qui chantent, même quand les sirènes hurlent. Eux, ils n’ont pas encore perdu espoir. Et nous ?
CONCLUSION : LE MONDE QUE NOUS LAISSONS À NOS ENFANTS
Le choix qui nous définit
Un jour, cette guerre se terminera. Mais quel monde restera-t-il ? Un monde où les jardins d’enfants sont des cibles ? Où les hôpitaux brûlent ? Où les tyrans règnent sans opposition ? Ou un monde où, enfin, on aura dit : « Assez » ?
L’Ukraine se bat pour nous tous. Pour nos valeurs, notre liberté, notre humanité. Si nous la laissons tomber, ce ne sera pas seulement elle qui perdra. Ce sera nous.
L’appel de Zaporijjia
Écoutez. Entendez-vous les sirènes ? Ce ne sont pas seulement celles de Zaporijjia. Ce sont celles de notre conscience. Et elles hurlent.
Nous ne pouvons pas sauver le monde. Mais nous pouvons sauver Zaporijjia. Nous pouvons exiger que ses enfants dorment en paix. Nous pouvons refuser d’accepter l’inacceptable. Nous pouvons choisir d’être humains.
Signé Maxime Marquette
ENCADRÉ DE TRANSPARENCE DU CHRONIQUEUR
Positionnement éditorial
Ce billet est un cri. Un cri contre l’indifférence, contre l’impunité, contre l’acceptation progressive de l’inacceptable. Je ne suis pas neutre. Je ne le serai jamais face à la souffrance des innocents. Mon rôle n’est pas de « balancer » les points de vue, mais de donner une voix à ceux qu’on étouffe. Ici, cette voix est celle des enfants de Zaporijjia. Et elle mérite d’être entendue.
Méthodologie et sources
Cet article s’appuie sur des témoignages de terrain (gouverneur Ivan Fedorov, enseignants, médecins), des rapports d’ONG, des analyses stratégiques (ISW, Critical Threats), et des comptes-rendus médiatiques ukrainiens et internationaux. Chaque fait a été recoupé, chaque chiffre vérifié. Les noms des victimes ont été changés pour protéger leur intimité, mais leurs histoires sont réelles.
Nature de l’analyse
Ce n’est pas un article « équilibré ». C’est un plaidoyer. Parce que face à la barbarie, la neutralité est une complicité. Mon but n’est pas d’informer froidement, mais de réveiller les consciences. Si une seule personne, après avoir lu ces lignes, se sent poussée à agir – ne serait-ce qu’en partageant cet article –, alors il aura servi à quelque chose.
SOURCES
Sources primaires
Ukrinform – Russians strike Zaporizhzhia, damaging kindergarten (10/02/2026)
Ukrainska Pravda – Russian strike on Zaporizhzhia: number injured rises to 12, including children (04/02/2026)
LIGA.net – Russians strike at Zaporizhzhia – there are dead and wounded (03/02/2026)
ISW – Russian Offensive Campaign Assessment, February 1, 2026
Sources secondaires
Critical Threats – Russian Offensive Campaign Assessment (01/02/2026)
RBC-Ukraine – Russia strikes Kyiv: Houses and kindergarten damaged (05/02/2026)
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