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BILLET : Zaporijjia sous les bombes – quand les jardins d’enfants deviennent des cibles
Crédit: Adobe Stock

L’abri, nouveau foyer des familles ukrainiennes

Imaginez. Votre enfant a 5 ans. Il dessine des soleils et des maisons. Mais au lieu de jouer dans la cour, il apprend à reconnaître le sifflement des drones. À courir vers le sous-sol. À serrer contre lui un doudou taché de poussière et de larmes. Les abris anti-aériens sont devenus des salles de classe, des chambres à coucher, des refuges. Les enfants y dorment, y mangent, y grandissent. Quelle enfance reste-t-il quand on passe ses journées à attendre la mort ?

Les enseignants de Zaporijjia racontent. Ils parlent de petits qui tremblent au moindre bruit, qui dessinent des avions en flammes au lieu de paysages. Des gamins de 6 ans qui savent distinguer le son d’un Shahed de celui d’un missile de croisière. « Ils ne pleurent même plus, dit une institutrice. Ils se figent. » La peur a remplacé l’insouciance. Et les psychologues, débordés, tentent de panser des blessures invisibles.

L’hypocrisie des « cibles militaires »

Les Russes justifient chaque frappe. « Infrastructure militaire », « dépôts d’armes », « centres de commandement ». Mais comment expliquer qu’un jardin d’enfants soit une cible stratégique ? Comment croire que des crèches, des hôpitaux, des bus civils soient des « objectifs légitimes » ? À moins que la stratégie ne soit justement de briser les âmes, de vider les villes, de forcer les Ukrainiens à plier.

Le Kremlin nie, bien sûr. Ou minimise. « Dégâts collatéraux », murmure-t-on à Moscou. Comme si des vies brisées pouvaient être des « collatéraux ». Comme si un enfant mutilé était un dommage acceptable. Jusqu’où ira cette logique ? Jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne pour pleurer ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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