37 assauts sur un seul secteur
La direction de Pokrovsk a ete la plus touchee. 37 assauts en 24 heures. C’est plus d’un assaut toutes les 40 minutes. Les forces russes ont jete leurs hommes contre les lignes ukrainiennes a Pokrovsk, Udachne et Rodynske. Trois noms sur une carte. Trois points de resistance qui refusent de tomber.
Les defenseurs ont tenu. Ils tiennent toujours. Le bilan : plus de 80 pertes ennemies – tues et blesses – et 42 drones detruits. Le prix de cette journee ? On ne le connait pas encore pour le cote ukrainien. On le saura peut-etre jamais. Parce que les pertes ukrainiennes, elles, restent confidentielles. Secret militaire. Mais les familles, elles, savent.
Imaginons un instant ce que ca represente. 37 assauts. Ca veut dire 37 fois ou des hommes ont vu des blindes russes approcher de leurs positions. 37 fois ou ils ont du calculer : est-ce qu’on tient ? Est-ce qu’on replie ? 37 fois ou la decision entre la vie et la mort s’est jouee en quelques secondes. Et 37 fois, ils ont choisi de rester.
Pokrovsk. Retenez ce nom. C’est la que se joue, peut-etre, le sort de cette guerre. Chaque metre de terre y est defendu avec le sang. Chaque tranchee y est une forteresse. Chaque soldat y est un rempart. Ces hommes ne se battent pas pour des medailles. Ils se battent pour que leurs enfants puissent grandir en Ukraine. Pas dans une province russe.
Le calcul macabre
Faisons le calcul. 37 assauts. 80 pertes ennemies. Ca fait environ 2 soldats russes elimines par assaut. C’est une estimation basse. Tres basse. La realite est probablement pire.
Mais le Kremlin s’en fiche. Poutine s’en fiche. Ces hommes – souvent des conscrits, souvent des prisonniers, souvent des pauvres des regions peripheriques – ne sont que de la chair a canon. Des ressources a bruler. Du materiel humain jetable.
La carte de la douleur : tous les fronts en feu
Kostiantynivka : 26 attaques repoussees
Au secteur de Kostiantynivka, 26 attaques ont ete repoussees. Les villages d’Ivanopillia, Berestok et Pleshchiivka ont ete les cibles. Des noms que personne en Occident ne connait. Des villages qui n’existeraient peut-etre plus sur la carte sans la resistance acharnee de leurs defenseurs.
Et pourtant, ces hommes continuent. Sans couverture mediatique. Sans fanfare. Juste le bruit des explosions et le sifflement des balles. Leurs exploits ne feront pas la une des journaux. Leurs sacrifices resteront anonymes. Mais chaque metre qu’ils defendent est un metre de liberte preservee.
Ces villages, avant la guerre, c’etait quoi ? Des fermes. Des ecoles. Des eglises orthodoxes aux domes dores. Des grands-meres qui vendaient des tournesols au bord de la route. Des enfants qui jouaient au football dans des terrains poussiereux. Aujourd’hui ? Des crateres. Des ruines. Des fantomes.
Je me demande parfois ce qu’on dirait si c’etait Montreal. Toronto. Paris. On trouverait surement les mots pour s’indigner. Pour agir. Mais Ivanopillia ? Berestok ? Ce sont des syllabes etrangeres. Des abstractions. Des points sur une carte qu’on ne regardera jamais. Et c’est peut-etre ca, le vrai scandale. Pas seulement que ces villages brulent. Mais qu’ils brulent dans l’indifference.
Lyman, Huliaipole, Kupyansk : la pression partout
Le secteur de Lyman : 18 attaques arretees. Huliaipole : 15 attaques bloquees. Kupyansk : 12 tentatives d’assaut vers Petropavlivka et Pishchane. Des combats toujours en cours au moment du rapport. Des hommes qui tirent encore pendant que j’ecris ces lignes.
Lyman. Cette ville a ete liberee en octobre 2022. Une victoire emblematique de la contre-offensive ukrainienne. Les Russes l’avaient tenue pendant des mois. Ils voulaient en faire une base arriere. Les Ukrainiens l’ont reprise. Et depuis, ils la defendent. Metre par metre. Maison par maison.
Kupyansk. Une ville coupee en deux par une riviere. D’un cote, les Ukrainiens. De l’autre, les Russes. Et entre les deux, un pont detruit. Les habitants qui restent vivent dans des caves. Ils sortent pour chercher de l’eau. Parfois, ils ne rentrent pas.
Les forces ukrainiennes sont etirees sur des centaines de kilometres. Chaque secteur reclame des renforts. Chaque position necessite des munitions. Et pourtant, malgre la fatigue, malgre les pertes, malgre l’usure, ils tiennent. Parce qu’ils savent ce qui arrive aux villes qui tombent. Ils ont vu Bucha. Ils ont vu Izioum. Ils ont vu les fosses communes.
Le sud Slobozhanskyi : l'aviation russe entre dans la danse
15 assauts avec appui aerien
Dans le secteur sud Slobozhanskyi, pres de Vovchansk et Starytsia, les Russes ont lance 15 assauts. Mais cette fois, avec un element supplementaire : un appui aerien massif. Des bombes planantes guidees ont ete larguees sur les positions defensives.
Ces bombes FAB – des monstres de 500 a 3 000 kilos – transforment tout en cratere. Les tranchees deviennent des tombes. Les abris deviennent des cercueils. Et les defenseurs ? Ils regardent le ciel et esperent que la bombe tombera a cote.
Il y a quelque chose d’obscene dans cette guerre. D’un cote, une armee qui bombarde depuis le ciel en toute impunite. De l’autre, des hommes dans des trous qui n’ont que leur courage et quelques missiles sol-air. Et l’Occident qui regarde. Qui compte. Qui « condamne fermement ». Puis retourne a ses affaires.
Orikhiv et Kramatorsk : l’usure par les bombes
Les directions d’Orikhiv et de Kramatorsk ont connu une intensite moindre. Mais « moindre » ne veut pas dire « calme ». Les bombardements continuent. Les bombes aeriennes guidees pleuvent. Les civils restent terres dans leurs sous-sols. Orikhiv, dans la region de Zaporizhzhia, est bombardee presque quotidiennement depuis des mois. La ville est a moitie vide. Ceux qui restent sont les plus pauvres, les plus ages, les plus tetus.
Kramatorsk – cette ville martyre – a deja ete frappee tant de fois qu’on ne compte plus. Souviens-toi de la gare. Avril 2022. 60 morts. Des refugies qui attendaient un train vers la securite. Des families entieres fauchees sur le quai. Une inscription sur le missile russe : « Pour les enfants ». L’ironie la plus cruelle de cette guerre. La preuve la plus accablante de l’intention genocidaire.
Aujourd’hui encore, Kramatorsk resiste. Ses restaurants ouvrent entre deux alertes. Ses ecoles continuent en ligne. Ses hopitaux operent dans les sous-sols. C’est ca, la resilience ukrainienne. Pas des slogans. Pas des posters. Des gens ordinaires qui refusent de laisser la guerre leur voler leur humanite.
La situation : "tendue" selon l'etat-major
Les mots choisis avec soin
L’etat-major general ukrainien decrit la situation comme « tendue« . Dans le langage militaire, c’est un euphemisme. Ca veut dire : on est au bord. Ca veut dire : chaque heure compte. Ca veut dire : on a besoin de tout, maintenant.
Les forces ukrainiennes « retiennent une offensive intense« . Elles font face a des « bombardements massifs et des frappes aeriennes » sur toute la ligne de contact. Le front s’etire sur plus de 1 000 kilometres. Et pourtant, il tient.
Quand un general dit « tendu », ca veut dire que des hommes meurent en ce moment meme. Que des lignes craquent. Que des renforts n’arrivent pas a temps. Les mots officiels cachent toujours la realite crue. Mais le sang, lui, ne ment pas.
Le miracle quotidien
Comment font-ils ? C’est la question que tout le monde devrait se poser. Avec des effectifs inferieurs. Avec des munitions comptees. Avec une aviation russe qui domine le ciel. Avec des alliees qui deliberent pendant qu’ils meurent. Avec un ennemi qui peut se permettre de perdre dix hommes pour chaque Ukrainien tue, parce que Poutine se fiche de ses propres soldats.
La reponse est simple : ils n’ont pas le choix. Derriere eux, il y a Kyiv. Il y a Lviv. Il y a 40 millions de civils. Il y a leur famille. Il y a leur terre. Ils se battent parce que reculer, c’est disparaitre.
Les generaux occidentaux, dans leurs bureaux climatises, font des calculs. Des « ratios de pertes« . Des « analyses cout-benefice« . Ils disent que l’Ukraine ne peut pas gagner. Qu’il faudra negocier. Qu’on ne peut pas battre la Russie conventionnellement. Ces generaux n’ont jamais du choisir entre leur patrie et leur vie. Les Ukrainiens, eux, ont choisi. Chaque jour, ils choisissent.
Les pertes russes : le cout de l'agression
80+ en une journee, sur un seul secteur
Rien que sur le secteur de Pokrovsk, les Russes ont perdu plus de 80 hommes – tues et blesses confondus. En une journee. Sur un seul axe. Multipliez ca par tous les secteurs. Multipliez ca par tous les jours. Depuis bientot quatre ans.
Les estimations les plus conservatrices parlent de plus de 400 000 pertes russes depuis le debut de l’invasion. 400 000. C’est la population de Nice. C’est plus que toutes les pertes americaines pendant la Seconde Guerre mondiale.
On devrait s’arreter sur ce chiffre. 400 000 hommes. Ce sont des fils. Des peres. Des freres. Envoyes mourir pour le delire imperial d’un seul homme. Et les meres russes pleurent en silence, parce que pleurer en public, c’est de la « trahison ».
42 drones detruits : la defense qui fonctionne
Les defenseurs ont abattu 42 drones kamikazes dans le seul secteur de Pokrovsk. C’est 42 explosions evitees. 42 vies potentiellement sauvees. 42 batiments qui restent debout. 42 familles qui ne seront pas reveillees cette nuit par le bruit d’une explosion dans leur salon.
Mais pour chaque drone abattu, combien en passent ? Les systemes de defense aerienne ukrainiens sont sollicites au maximum. Les missiles Patriot coutent 4 millions de dollars l’unite. Les drones iraniens Shahed que la Russie utilise coutent 20 000 dollars. C’est une guerre d’asymetrie economique. Et l’Ukraine la perd chaque jour un peu plus.
L’Iran fournit les drones. La Coree du Nord fournit les obus. La Chine fournit les composants. La Russie n’est pas seule. Elle a un axe d’autocrates qui la soutient. Face a ca, l’Ukraine a des promesses. Des deliberations. Des inquietudes exprimees. La disproportion est obscene.
L'equation impossible : tenir sans les moyens de tenir
Des munitions qui s’epuisent
L’artillerie ukrainienne tire en moyenne 5 000 obus par jour. L’artillerie russe ? 50 000 a 60 000. Le rapport est de 1 a 10. Parfois 1 a 12. Comment gagner une guerre d’artillerie avec dix fois moins de munitions ?
Les promesses occidentales arrivent. Lentement. Tres lentement. Le million d’obus europeen promis ? A peine la moitie a ete livre. Les F-16 ? Une poignee, avec des restrictions d’utilisation. Les ATACMS longue portee ? Au compte-gouttes.
Je repense au Memorandum de Budapest. 1994. L’Ukraine rend ses armes nucleaires – le troisieme arsenal mondial. En echange ? Des « garanties de securite » des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Russie. Trente ans plus tard, la Russie envahit. Et les « garants » envoient des casques. Des couvertures. Des « pensees et prieres ».
La fatigue des hommes
Certains soldats ukrainiens sont sur le front depuis le premier jour. Fevrier 2022. Ca fait bientot quatre ans. Sans rotation adequate. Sans repos suffisant. Sans releve. Quatre ans dans des tranchees. Quatre ans a dormir dans la boue. Quatre ans a voir mourir ses camarades.
La mobilisation est un sujet douloureux en Ukraine. Les hommes manquent. Les jeunes fuient le pays. Les plus ages sont deja au front. Et ceux qui y sont ? Ils sont epuises. Uses. Au bout du rouleau. Mais ils n’ont pas le luxe de craquer. Parce que s’ils craquent, la ligne craque. Et si la ligne craque, tout s’effondre.
Les psychologues militaires parlent d’une epidemie silencieuse. Le burnout du combattant. L’epuisement moral. Le stress chronique qui ronge l’ame. Ces hommes tiennent par la volonte pure. Par le refus d’abandonner. Par la loyaute envers leurs freres d’armes. Mais la volonte a des limites. Et ces limites sont testees chaque jour.
Les civils sous les bombes : l'autre front
40 missiles, 1 600 drones : la terreur quotidienne
Pendant que les soldats se battent, les civils subissent. 40 missiles en une journee. Ce ne sont pas des missiles de precision visant des objectifs militaires. Ce sont des missiles de terreur visant des villes. Des infrastructures. Des vies ordinaires.
Et les 1 600 drones ? Ils sont programmes pour exploser n’importe ou. Sur une maternite. Sur une ecole. Sur un immeuble residentiel. Le but n’est pas militaire. Le but est de briser le moral. De terroriser. De punir les civils pour la resistance de leur armee.
Il y a un nom pour ca en droit international : crime de guerre. Il y a un tribunal pour ca : la Cour penale internationale. Il y a un mandat d’arret contre Poutine. Et il y a aussi cette realite : il dort tranquille dans son palais pendant que des enfants ukrainiens dorment dans des caves.
L’hiver comme arme
Nous sommes en fevrier. L’hiver ukrainien est rude. Les temperatures descendent regulierement sous les -10 degres. Et que vise la Russie en priorite ? Les centrales electriques. Les reseaux de chauffage. Les infrastructures energetiques. C’est une strategie deliberee. Documentee. Assumee.
Le calcul est simple : si on ne peut pas vaincre l’armee, on gelera les civils. Si on ne peut pas prendre les villes, on les plongera dans le noir. C’est une guerre contre les gens. Une guerre contre l’existence meme d’une nation. Les conventions de Geneve interdisent de cibler les infrastructures civiles. La Russie s’en fiche. Elle les bombarde methodiquement. Et le monde regarde.
Imaginez. Vous etes une mere ukrainienne. Il fait -15 dehors. Pas d’electricite. Pas de chauffage. Vos enfants dorment en manteau sous trois couvertures. Vous cuisinez sur un rechaud de camping. Vous priez pour que les reparateurs arrivent a rallumer le courant avant que les tuyaux ne gelent. Et demain, ils bombarderont encore. Et vous recommencerez.
Le silence de l'Occident : complice ou impuissant ?
Les reunions, les communiques, les « preoccupations »
Pendant ces 241 combats, que faisaient nos gouvernements ? Ils « suivaient la situation« . Ils « exprimaient leur preoccupation« . Ils « condamnaient fermement« . Des mots. Toujours des mots. Rien que des mots.
L’aide militaire arrive. C’est vrai. Mais elle arrive trop tard. Trop peu. Avec trop de restrictions. Chaque systeme d’arme livre est accompagne d’une liste d’interdictions. « Ne frappez pas le territoire russe. » « N’utilisez pas ca pour ca. » Comme si on donnait un fusil a quelqu’un en lui interdisant de viser l’agresseur.
Il y a une obscenite dans notre position. On aide assez pour que l’Ukraine ne perde pas. Mais pas assez pour qu’elle gagne. On la maintient dans un etat de guerre perpetuelle. On la saigne a petit feu. Et on appelle ca du « soutien ».
La peur de l’escalade
L’excuse eternelle : « on ne veut pas d’escalade« . On a peur de Poutine. On a peur de ses menaces nucleaires. On a peur de ses rodomontades. Alors on laisse l’Ukraine mourir a petit feu, parce que ca, au moins, ca n’est pas une « escalade ». C’est confortable. C’est lache. Et c’est faux.
Mais qui escalade, en realite ? Qui a envahi ? Qui bombarde des civils ? Qui utilise des missiles iraniens et nord-coreens ? Qui mobilise des centaines de milliers d’hommes pour une guerre d’agression ? L’agresseur escalade. La victime se defend. Et l’Occident regarde.
On nous dit : « il ne faut pas humilier Poutine« . Pourquoi ? Depuis quand l’agresseur a-t-il droit a des menagements ? Depuis quand la victime doit-elle se soucier de l’ego de son bourreau ? C’est du syndrome de Stockholm a l’echelle geopolitique. On negocie avec le couteau sous la gorge. Et on appelle ca de la « diplomatie« .
Et pourtant, malgre tout ca, les Ukrainiens continuent. Ils ne nous demandent pas de nous battre a leur place. Ils demandent juste les armes pour se battre eux-memes. Et meme ca, on le leur donne au compte-gouttes. Avec des conditions. Avec des restrictions. Avec des delais. Comme si leur survie etait un detail administratif.
Ce que les chiffres ne disent pas
Les visages derriere les statistiques
241 engagements. Chaque engagement, ce sont des hommes. Des noms. Des histoires. Le soldat Oleksandr qui avait un cafe avant la guerre. Le caporal Dmytro qui enseignait les mathematiques. Le sergent Yurii qui revait de voir la mer.
Ils ne sont pas des chiffres. Ils ne sont pas des « pertes acceptables ». Ils sont des etres humains qui ont pose leur vie en travers de la barbarie. Et chaque jour, certains d’entre eux ne rentrent pas.
Je pense souvent a ces families qui attendent. A ces telephones qui ne sonnent pas. A ces portes qui s’ouvrent sur des officiers en uniforme. « Madame, votre fils… » Les mots qui brisent. Les silences qui tuent. Chaque statistique cache une tragedie.
Les traumatismes invisibles
Ceux qui survivent reviennent changes. Le TSPT – trouble de stress post-traumatique – touchera des centaines de milliers de veterans. Les amputations. Les traumatismes craniens. Les blessures qu’on ne voit pas mais qui detruisent. Les cauchemars qui ne cessent jamais. Les flashbacks au moindre bruit fort. Les couples qui se defont. Les hommes qui n’arrivent plus a etre peres.
L’Ukraine de demain sera un pays de survivants. D’hommes et de femmes marques a vie. D’enfants qui ont grandi dans les caves. De veuves et d’orphelins. C’est ca aussi, le cout de la guerre. Et ce cout-la, personne ne le paiera vraiment. Les programmes de rehabilitation couteront des milliards. Les protheses. Les therapies. Les centres de readaptation. Qui paiera ? L’Ukraine devastee ? L’Europe culpabilisee ? Personne ne veut repondre.
Et puis il y a les enfants. Une generation entiere qui aura grandi dans la guerre. Qui aura appris a reconnaitre le son d’un missile avant de savoir lire. Qui aura couru vers les abris au lieu de courir dans les parcs. Ces enfants porteront les cicatrices de cette guerre toute leur vie. Meme si l’Ukraine gagne. Meme si la paix revient. Le traumatisme, lui, restera.
Conclusion : Ils tiennent. Et nous ?
241 combats. C’etait hier. Aujourd’hui, ce sera pareil. Demain aussi. Et apres-demain. Jusqu’a quand ? Personne ne le sait. Mais une chose est sure : les soldats ukrainiens ne posent pas la question. Ils se battent. Ils tiennent. Ils resistent. Parce que c’est tout ce qu’il leur reste. Parce que derriere eux, il y a tout ce qu’ils aiment. Parce que devant eux, il y a tout ce qu’ils refusent. Et nous, de notre cote confortable de l’histoire, nous les regardons. Nous les admirons parfois. Nous les oublions souvent. Nous continuons nos vies pendant qu’ils perdent les leurs. Alors la prochaine fois que vous verrez un chiffre – « 241 combats » – arretez-vous. Juste une seconde. Et demandez-vous : qu’est-ce que je ferais, moi, si c’etait ma terre ?
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Positionnement editorial
Cette chronique s’inscrit dans une perspective pro-ukrainienne assumee. L’auteur considere l’invasion russe de l’Ukraine comme une guerre d’agression illegale selon le droit international. Cette position n’est pas une opinion : c’est la position de l’Assemblee generale des Nations Unies, de la Cour internationale de justice et de la majorite des nations democratiques.
Le soutien a la defense ukrainienne n’est pas un parti pris partisan. C’est un imperatif moral face a une tentative de destruction d’un Etat souverain. La neutralite face a l’agression n’est pas de l’objectivite – c’est de la complicite passive.
Methodologie et sources
Les informations contenues dans cet article proviennent du rapport quotidien de l’etat-major general des Forces armees ukrainiennes, publie le 7 fevrier 2026 et reporte par l’Ukrainian National News (UNN). Les donnees sur les pertes russes et les engagements de combat sont celles officiellement communiquees par les autorites ukrainiennes.
Il est important de noter que les chiffres de pertes dans tout conflit sont difficiles a verifier independamment. Les estimations ukrainiennes peuvent etre sujettes a caution, tout comme les negations russes. L’auteur s’efforce de presenter les donnees disponibles tout en rappelant cette limitation.
Nature de l’analyse
Cette chronique est une analyse editoriale, pas un reportage factuel neutre. Elle combine des faits documentes avec une interpretation assumee des evenements. L’auteur exprime des opinions et des jugements de valeur clairement identifies par le ton et le style du texte.
Le lecteur est invite a consulter plusieurs sources et a former son propre jugement sur la situation en Ukraine.
Sources
Sources primaires
Rapport de l’etat-major ukrainien (7 fevrier 2026) : Ukrainian National News – Over 240 combat engagements occurred at the front during the day
Etat-major general des Forces armees ukrainiennes : Page Facebook officielle
Sources secondaires
Institute for the Study of War (ISW) : Analyses quotidiennes du front ukrainien
UK Ministry of Defence Intelligence Updates : Mises a jour renseignement britanniques
Oryx (pertes documentees) : Documentation photographique des pertes russes
DeepState Map : Carte interactive du front
Liveuamap : Suivi en temps reel des evenements
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.