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CHRONIQUE : La guerre n’est pas un jeu — et nous sommes les seuls à croire le contraire
Crédit: Adobe Stock

Les drones, ces tueurs silencieux qui changent tout

Avant, au moins, on entendait les bombes arriver. On pouvait courir. Se cacher. Aujourd’hui, les drones tombent du ciel sans bruit. Une seconde, vous êtes en vie. La suivante, vous n’êtes plus qu’un tas de chair carbonisée. Pas de sirène. Pas d’alerte. Juste la mort, froide, impersonnelle, inévitable.

En Ukraine, les Russes envoient des drones Shahed sur des immeubles résidentiels. Pas pour détruire des cibles stratégiques, mais pour terroriser la population. Pour que les gens aient peur de sortir. Pour qu’ils aient peur de dormir. Pour qu’ils aient peur, tout court. Et nous, que faisons-nous ? Nous condamnons. Nous sanctionnons. Nous envoyons des armes… mais toujours avec des restrictions. Toujours en nous disant : « Il ne faut pas trop en faire. » Toujours en espérant que l’ennemi, un jour, décidera de jouer selon nos règles.

J’ai vu les images d’une école ukrainienne après une frappe de drone. Des bureaux calcinés. Des cahiers brûlés. Des jouets fondus. Et au milieu des décombres, une poupée, à moitié carbonisée, les yeux encore intacts. Je me suis demandé : à quel moment avons-nous décidé que nos ennemis respecteraient nos scrupules ? À quel moment avons-nous cru que la guerre pouvait être « juste » ?

Le viol comme arme de guerre — une pratique aussi vieille que le monde

Parlons-en, des viols. En Tchétchénie, les soldats russes violaient les femmes systématiquement. Pas par hasard. Pas par excès de violence. Mais parce que c’était une stratégie. Parce que briser une femme, briser une famille, briser une communauté, c’est une manière de gagner la guerre sans même avoir à tirer.

Au Rwanda, en Bosnie, au Congo, c’est la même chose. Le viol n’est pas un crime collatéral. C’est une arme. Une arme qui ne coûte rien, qui ne laisse pas de traces sur les satellites, mais qui détruit des générations entières. Et nous, nous en parlons comme d’un « crime de guerre ». Comme si c’était une exception. Mais ce n’est pas une exception. C’est la règle.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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