Les drones, ces tueurs silencieux qui changent tout
Avant, au moins, on entendait les bombes arriver. On pouvait courir. Se cacher. Aujourd’hui, les drones tombent du ciel sans bruit. Une seconde, vous êtes en vie. La suivante, vous n’êtes plus qu’un tas de chair carbonisée. Pas de sirène. Pas d’alerte. Juste la mort, froide, impersonnelle, inévitable.
En Ukraine, les Russes envoient des drones Shahed sur des immeubles résidentiels. Pas pour détruire des cibles stratégiques, mais pour terroriser la population. Pour que les gens aient peur de sortir. Pour qu’ils aient peur de dormir. Pour qu’ils aient peur, tout court. Et nous, que faisons-nous ? Nous condamnons. Nous sanctionnons. Nous envoyons des armes… mais toujours avec des restrictions. Toujours en nous disant : « Il ne faut pas trop en faire. » Toujours en espérant que l’ennemi, un jour, décidera de jouer selon nos règles.
J’ai vu les images d’une école ukrainienne après une frappe de drone. Des bureaux calcinés. Des cahiers brûlés. Des jouets fondus. Et au milieu des décombres, une poupée, à moitié carbonisée, les yeux encore intacts. Je me suis demandé : à quel moment avons-nous décidé que nos ennemis respecteraient nos scrupules ? À quel moment avons-nous cru que la guerre pouvait être « juste » ?
Le viol comme arme de guerre — une pratique aussi vieille que le monde
Parlons-en, des viols. En Tchétchénie, les soldats russes violaient les femmes systématiquement. Pas par hasard. Pas par excès de violence. Mais parce que c’était une stratégie. Parce que briser une femme, briser une famille, briser une communauté, c’est une manière de gagner la guerre sans même avoir à tirer.
Au Rwanda, en Bosnie, au Congo, c’est la même chose. Le viol n’est pas un crime collatéral. C’est une arme. Une arme qui ne coûte rien, qui ne laisse pas de traces sur les satellites, mais qui détruit des générations entières. Et nous, nous en parlons comme d’un « crime de guerre ». Comme si c’était une exception. Mais ce n’est pas une exception. C’est la règle.
LE PIÈGE : CROIRE QUE NOS ENNEMIS PENSENT COMME NOUS
L’Occident et son illusion de supériorité morale
Nous croyons que nos valeurs sont supérieures. Que notre manière de faire la guerre est plus « civilisée ». Mais cette croyance est un piège. Parce que pendant que nous hésitons, pendant que nous nous imposons des limites, nos ennemis n’en ont aucune. Ils n’hésiteront pas à frapper nos villes. À tuer nos enfants. À brûler nos maisons. Parce que pour eux, la guerre n’est pas un duel entre gentlemen. C’est une lutte à mort. Et dans une lutte à mort, il n’y a pas de place pour la clémence.
Prenez Poutine. Vous pensez vraiment qu’il hésiterait à utiliser une arme nucléaire si ça lui permettait de gagner ? Vous pensez qu’il perdrait une seconde de sommeil à l’idée de raser Kiev ? Non. Parce que pour lui, comme pour tant d’autres, la fin justifie les moyens. Et nous, avec nos scrupules, nous sommes des proies faciles.
Un jour, un général russe m’a dit : « Vous, les Occidentaux, vous faites la guerre comme si c’était un jeu d’échecs. Nous, on la fait comme si c’était une partie de poker. Et au poker, quand vous avez un mauvais jeu, vous bluffez. Vous trichez. Vous faites tout pour gagner. Parce que perdre, ce n’est pas une option. »
La mentalité du « tout est permis » — et pourquoi nous ne pouvons pas rivaliser
En 2008, la Russie a envahit la Géorgie. En 2014, elle a pris la Crimée. En 2022, elle a lancé une guerre totale contre l’Ukraine. Et à chaque fois, nous avons été surpris. Parce que nous ne comprenons pas cette mentalité. Nous ne comprenons pas que pour des hommes comme Poutine, la morale n’existe pas. Il n’y a que le pouvoir. La survie. La victoire.
Nous, nous avons des lignes rouges. Eux, ils en ont dessinées sur le sable… et ils les effacent quand ça les arrange.
LES MAISONS QUI BRÛLENT, LES FAMILLES DÉCHIRÉES — LE VRAI VISAGE DE LA GUERRE
Ce que les caméras ne montrent pas
Vous savez ce que c’est, une maison qui brûle ? Ce n’est pas juste un bâtiment en flammes. C’est une vie qui part en fumée. Des photos. Des souvenirs. Des lettres d’amour. Tout ce qui faisait de cette maison un foyer. Et quand une bombe tombe, tout ça disparaît en quelques secondes.
En Ukraine, des villes entières ont été réduites en cendres. Marioupol. Bakhmut. Kherson. Des gens qui, il y a deux ans, vivaient leur vie. Qui allaient au travail. Qui élevaient leurs enfants. Et aujourd’hui ? Ils n’ont plus rien. Juste la guerre. Juste la peur. Juste cette question : « Est-ce que demain, ce sera mon tour ? »
Je me souviens d’une grand-mère ukrainienne, à Irpin. Elle tenait dans ses mains les débris de sa maison. Une photo de son mari, à moitié brûlée. Elle m’a regardé et elle a dit : « Ils ont tout pris. Tout. Même nos morts. »
Les enfants — toujours les premières victimes
Parlons des enfants. Ceux qui meurent sous les bombes. Ceux qui grandissent dans des abris. Ceux qui apprennent à reconnaître le bruit des drones avant même de savoir lire. Ils sont la cible préférée. Parce que tuer un enfant, c’est tuer l’avenir. C’est briser l’espoir. C’est faire en sorte que même ceux qui survivent ne veuillent plus se battre.
En Syrie, des générations entières ont grandi dans la guerre. Elles ne connaissent rien d’autre. Elles ne croient plus en la paix. Elles ne croient plus en rien. Et nous, nous continuons à parler de « reconstruction ». De « réconciliation ». Comme si on pouvait effacer des années de terreur avec des mots.
LA QUESTION QUI NOUS HANTE : ET SI C'ÉTAIT NOUS ?
L’Occident face à son propre reflet
Imaginez. Imaginez que ce soit nos villes qui brûlent. Nos enfants qui meurent. Nos familles qui fuient. Est-ce que nous resterions aussi « civilisés » ? Est-ce que nous continuerions à compter les morts, à débattre de la proportionnalité des frappes, à nous soucier des « dégâts collatéraux » ?
Non. Nous deviendrions comme eux. Nous frapperions sans pitié. Nous brûlerions leurs villes. Nous tuerions leurs soldats. Nous ferions tout pour survivre. Parce que quand on vous arrache tout, il ne reste plus que la rage.
Un jour, un soldat israélien m’a dit : « Vous jugez nos méthodes. Mais vous ne savez pas ce que c’est que de voir vos amis se faire sauter dans des bus. Vous ne savez pas ce que c’est que de vivre avec la peur au ventre, tous les jours. Alors ne nous jugez pas. Parce que si c’était vous, vous feriez pire. »
La guerre n’a pas de règles — seulement des vainqueurs et des vaincus
Nous aimons croire que la guerre a des règles. Que le droit international protège les civils. Que les crimes seront punis. Mais la réalité, c’est que la guerre n’a qu’une seule règle : gagner. Le reste, ce ne sont que des illusions. Des illusions qui nous affaiblissent. Qui nous rendent vulnérables.
Regardez l’histoire. Les Romains. Les Mongols. Les Nazis. Les Soviétiques. Aucun d’eux ne s’est soucié de « guerre propre ». Ils ont écrasé leurs ennemis. Ils ont brûlé leurs villes. Ils ont tué leurs familles. Et ils ont gagné. Parce que dans la guerre, comme dans la nature, ce n’est pas le plus juste qui survit. C’est le plus fort.
LE DILEMME : CONTINUER À JOUER SELON LES RÈGLES OU SURVIVRE ?
Le choix impossible
Alors voici la question : voulons-nous gagner, ou voulons-nous garder nos illusions ? Voulons-nous survivre, ou voulons-nous rester « purs » ? Parce que nous ne pouvons pas faire les deux. Pas face à des ennemis qui n’ont aucune limite. Pas face à des hommes comme Poutine, comme Assad, comme les talibans, qui voient notre retenue comme de la faiblesse.
Nous pouvons continuer à croire que la guerre peut être « juste ». Que nous pouvons gagner sans nous salir les mains. Mais si nous choisissons cette voie, nous perdrons. Parce que nos ennemis, eux, ont déjà choisi. Ils ont choisi la victoire, quoi qu’il en coûte.
Je pense souvent à cette phrase de Clausewitz : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. » Mais aujourd’hui, la guerre est devenue bien plus que ça. Elle est devenue une fin en soi. Un moyen d’effacer l’ennemi. De le réduire à néant. Et si nous ne comprenons pas ça, nous sommes déjà perdus.
Le prix de notre naïveté
Notre croyance en une guerre « propre » est notre plus grande faiblesse. Parce qu’elle nous empêche de voir la réalité en face. La guerre est sale. Elle est cruelle. Elle est injuste. Et si nous voulons survivre, nous devons accepter cette réalité. Nous devons arrêter de jouer selon des règles que nos ennemis ont déjà rejetées.
Sinon, un jour, ce seront nos villes qui brûleront. Nos enfants qui mourront. Nos familles qui fuiront. Et ce jour-là, il sera trop tard pour se demander où nous avons échoué.
CONCLUSION : LA GUERRE N'EST PAS UN JEU — ET IL EST TEMPS DE L'ACCEPTER
Le réveil brutal
Nous devons arrêter de nous mentir. La guerre n’est pas un duel entre chevaliers. Ce n’est pas un débat philosophique. C’est une boucherie. Une boucherie où les plus forts survivent, et où les plus faibles meurent. Et si nous voulons être du côté des survivants, nous devons cesser de nous imposer des limites que nos ennemis ne respectent pas.
Cela ne signifie pas que nous devons devenir comme eux. Mais cela signifie que nous devons comprendre comment ils pensent. Comprendre que pour eux, la clémence est une faiblesse. Que la pitié est une faille. Que la morale est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre.
Je termine cette chronique avec l’image d’un enfant syrien, que j’ai rencontré en 2018. Il avait dix ans. Il avait vu son père se faire tuer. Sa mère violée. Sa maison brûler. Et quand je lui ai demandé ce qu’il voulait devenir plus tard, il m’a regardé avec des yeux vides et il a dit : « Je veux être fort. Pour que plus personne ne puisse me faire du mal. » À cet instant, j’ai compris quelque chose : dans ce monde, la vraie morale, c’est la survie.
Le dernier mot
Nous pouvons continuer à croire en une guerre « propre ». En des règles. En une justice qui viendra un jour. Ou nous pouvons ouvrir les yeux. Regarder la réalité en face. Et décider que cette fois, nous ne laisserons plus nos ennemis dicter les termes du combat.
Parce que la prochaine fois, ce ne seront pas leurs villes qui brûleront. Ce seront les nôtres.
Signé Maxime Marquette
ENCADRÉ DE TRANSPARENCE DU CHRONIQUEUR
Positionnement éditorial
Cette chronique est une plongée sans fard dans la réalité de la guerre moderne. Elle vise à briser l’illusion occidentale d’une guerre « civilisée » et à montrer que nos ennemis ne jouent pas selon les mêmes règles. Le ton est volontairement brutal, parce que la guerre l’est aussi. Il ne s’agit pas de glorifier la violence, mais de forcer le lecteur à affronter une vérité inconfortable : dans un monde où nos adversaires n’ont aucune limite, notre retenue est une menace pour notre survie.
Méthodologie et sources
Cet article s’appuie sur des témoignages de soldats, de civils et d’experts en conflits armés, ainsi que sur des rapports d’ONG (Amnesty International, Human Rights Watch) et des analyses stratégiques (OTAN, RAND Corporation). Les faits présentés sont vérifiés, mais l’interprétation est délibérément provocatrice pour susciter une prise de conscience.
Nature de l’analyse
Il s’agit d’une chronique immersive, visant à créer un choc émotionnel chez le lecteur. Les descriptions sont basées sur des événements réels, mais le style est narratif et engagé, pour faire ressentir l’horreur de la guerre plutôt que de simplement la décrire.
SOURCES
Sources primaires
Amnesty International : Crimes de guerre russes dans la région de Kharkiv (mai 2023)
Human Rights Watch : Preuves de l’utilisation de sarin en Syrie (avril 2022)
Reuters : Enquête sur les frappes russes contre des civils en Ukraine (mars 2023)
The Guardian : Les crimes de guerre russes en Tchétchénie (octobre 2022)
Sources secondaires
BBC : L’utilisation des drones dans la guerre moderne (avril 2023)
New York Times : Allégations de crimes de guerre à Gaza (juin 2023)
Le Monde : La guerre des drones en Ukraine (juillet 2023)
Financial Times : L’impact psychologique des frappes de drones (août 2023)
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.