Palm Beach, annees 90 : le paradis des predateurs
En 1992, NBC filme une fete a Mar-a-Lago. Sur les images, Donald Trump et Jeffrey Epstein, entoures de cheerleaders NFL. Trump murmure quelque chose a l’oreille d’Epstein. Ils rient. Ils sont complices. Ils sont amis.
Quinze ans. Quinze ans de fetes, de vols en jet prive, de soirees entre « amis qui aiment les belles femmes ». Et aujourd’hui, Trump pretend a peine l’avoir connu. La memoire selective est le dernier refuge des laches.
Les registres de vol qui accusent
Les flight logs sont formels. Donald Trump apparait sur au moins huit vols a bord du jet prive d’Epstein entre 1993 et 1996. Sur l’un de ces vols, en 1993, ils etaient seuls tous les deux. Deux hommes. Un avion prive. Et une amitie que Trump qualifiait lui-meme de « terrific ».
En 2002, Trump declare au New York Magazine : « I’ve known Jeff for fifteen years. Terrific guy. He’s a lot of fun to be with. It is even said that he likes beautiful women as much as I do, and many of them are on the younger side. »
Sur le cote plus jeune. Ces mots sont la. Imprimes. Documentes. Incontestables.
Le 10 aout 2019 : la mort la plus pratique de l'histoire americaine
6h30 du matin : le corps froid
Le 10 aout 2019, les gardiens du Metropolitan Correctional Center de New York decouvrent Jeffrey Epstein inerte dans sa cellule. Pendu, disent-ils. Suicide, conclut le medecin legiste de New York. Et pourtant, tout dans cette mort pue la mise en scene.
Un homme qui allait « name names ». Un homme qui avait du « dirt » sur les plus puissants. Un homme qui meurt exactement au moment ou il devient dangereux. Le hasard est parfois d’une precision chirurgicale.
Les defaillances qui hurlent
L’Inspecteur General Michael Horowitz a documente les defaillances : les gardiens qui devaient verifier Epstein toutes les 30 minutes ne l’ont jamais fait. Ils ont falsifie les registres. Les cameras de surveillance du quartier d’isolement? Elles n’enregistraient plus depuis fin juillet 2019. Le systeme de sauvegarde? « Erreurs techniques ». Le compagnon de cellule qu’Epstein aurait du avoir? Transfère la veille.
Un gardien travaillait son cinquieme jour consecutif d’heures supplementaires. L’autre effectuait un double quart de travail. Tous les deux ont ete inculpes pour falsification de documents. Et pourtant, personne ne pose la question qui brule : qui a organise tout ca?
Mark Epstein parle : "Jeffrey avait du dirt sur Trump"
L’interview qui glace le sang
Sur BBC Newsnight, Mark Epstein lache une bombe : « In the 2016 election, we were talking about the election and Jeffrey told me that if he said what he knew about the candidates, they would have to cancel the election. »
Annuler l’election. Ce n’est pas une accusation vague. C’est une revelation sur ce que Jeffrey Epstein savait. Sur ce qu’il pouvait dire. Sur ce qui l’a peut-etre tue.
Un homme qui peut faire annuler une election presidentielle avec ce qu’il sait. Un homme qui meurt mysterieusement avant de pouvoir parler. Et on nous demande de croire au suicide? La credulite a ses limites.
Le frere qui refuse de se taire
Mark Epstein affirme avoir d’abord cru au suicide. Puis deux pathologistes lui ont dit que ca pouvait etre un meurtre. Des resultats d’autopsie supplementaires vont sortir, promet-il. Des preuves. Des faits. Mais en attendant, le FBI classe l’email comme « false ». Sans enquete. Sans verification. Sans le moindre coup de fil.
La seule reponse officielle? Le Departement de la Justice qui declare : « Les accusations sont infondees et fausses et si elles avaient une once de credibilite, elles auraient certainement deja ete utilisees contre le President Trump. »
3 millions de pages : Trump mentionne plus de 1000 fois
Le deluge documentaire
Le 30 janvier 2026, le DOJ publie 3 millions de pages, 2000 videos, 180 000 images. Une recherche du nom « Donald Trump » sur le site du Departement de la Justice renvoie plus de 1800 resultats. Mille huit cents. Et ce ne sont pas des mentions banales.
On nous dit que Trump a « a peine connu » Epstein. Et pourtant, son nom apparait 1800 fois dans les dossiers du FBI. Soit Trump ment, soit le FBI ment. Dans les deux cas, quelqu’un nous prend pour des idiots.
Les accusations non verifiees qui s’accumulent
Les documents contiennent une liste d’allegations d’agressions sexuelles non verifiees contre Trump, compilees par des agents du FBI. Il y a aussi des notes du FBI sur une femme qui a accuse Trump de l’avoir violee a l’age de 13 ans. Et un temoignage d’une victime d’Epstein affirmant que Ghislaine Maxwell l’avait un jour « presentee » a Trump lors d’une fete.
La plaignante anonyme, « Jane Doe », avait depose plainte en 2016. Elle devait tenir une conference de presse le 2 novembre 2016. Elle a annule au dernier moment apres avoir recu des menaces. La plainte a ete retiree quatre jours avant l’election presidentielle.
La plainte Jane Doe : le dossier enterre
Avril 2016 : une accusation de viol sur mineure
Une femme utilisant le pseudonyme « Katie Johnson » depose plainte en Californie. Elle accuse Donald Trump et Jeffrey Epstein de l’avoir violee a plusieurs reprises lors de fetes chez Epstein a Manhattan en 1994. Elle avait 13 ans.
La plainte est rejetee le mois suivant pour vice de procedure. Elle est redeposee en juin a New York. Puis a nouveau en septembre. A chaque fois, les allegations sont les memes : quatre fetes, des viols, une enfant de 13 ans.
Une fillette de 13 ans. Des fetes chez un pedocriminel condamne. Et deux hommes qui se connaissent depuis 15 ans. Mais non, non, il ne s’est rien passe. Circulez, il n’y a rien a voir.
Novembre 2016 : la plaignante terrorisee
Le 2 novembre 2016, Lisa Bloom, l’avocate de Jane Doe, organise une conference de presse. La plaignante doit parler publiquement pour la premiere fois. Elle ne vient pas. « Elle a recu des menaces multiples », explique Bloom. Deux jours plus tard, la plainte est retiree.
L’avocat de Trump, Alan Garten, nie les allegations. Epstein refuse de commenter. Et l’affaire meurt. Comme toutes les affaires qui touchent aux puissants. Comme toutes les verites qui derangent.
Epstein sur Trump : "Pas une seule cellule decente"
Les emails prives qui revelent tout
Le 8 fevrier 2017, Jeffrey Epstein ecrit a l’ancien Secretaire au Tresor Lawrence Summers : « I have met some very bad people, none as bad as Trump. Not one decent cell in his body. So yes, dangerous. »
L’annee suivante, il ecrit a nouveau : « Trump — borderline insane. »
Pas une seule cellule decente. Dangereux. A la limite de la folie. Ce ne sont pas les mots d’un ennemi politique. Ce sont les mots d’un homme qui connaissait Trump. Qui l’avait frequente pendant quinze ans. Qui savait.
Quand un pedocriminel condamne dit de vous que vous n’avez pas une seule cellule decente dans le corps, ca devrait faire reflechir. Mais dans l’Amerique de 2026, meme les jugements des monstres ne comptent plus.
La brouille de 2004 : la version officielle
Trump pretend avoir rompu avec Epstein vers 2004. Pourquoi? Parce qu’Epstein aurait « vole » des jeunes femmes qui travaillaient au spa de Mar-a-Lago. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Steven Cheung, affirme que Trump a « mis Epstein a la porte » pour avoir ete « un sale type ».
Mais pensez-y une seconde. Trump savait qu’Epstein « aimait les femmes sur le cote plus jeune ». Il le dit lui-meme en 2002. Il continue a le frequenter deux ans de plus. Et on nous demande de croire qu’il a soudainement eu un eclair de conscience morale?
L'opinion publique : 3 Americains sur 4 ne croient pas au suicide
Les sondages qui condamnent
Un sondage Rasmussen realise apres la mort d’Epstein en aout 2019 revele que seuls 29% des Americains croient au suicide. 42% pensent qu’il a ete assassine. Un sondage Business Insider de novembre 2019 montre que ceux qui croient au meurtre sont trois fois plus nombreux que ceux qui croient au suicide.
Trois Americains sur quatre refusent d’avaler la version officielle. Et pourtant, aucune enquete serieuse n’a jamais ete menee. La democratie americaine fonctionne a l’envers : les citoyens doutent, le gouvernement dort.
Les theories du complot legitimees
Le rapport de l’Inspecteur General confirme ce que tout le monde savait : les protocoles ont ete violes. Les cameras ne fonctionnaient pas. Les gardiens ont menti. La prison a echoue a assigner un compagnon de cellule. Toutes les « coincidences » necessaires pour permettre un meurtre etaient reunies.
L’Inspecteur General Michael Horowitz blame « de nombreuses et serieuses defaillances » constituant « une faute professionnelle et un manquement au devoir ». Epstein n’a pas ete surveille de 22h40 le 9 aout jusqu’a 6h30 le 10 aout. Huit heures. Le temps de faire n’importe quoi.
Le FBI : l'institution qui regarde ailleurs
Un signalement classe « false » sans enquete
Mark Epstein envoie son email au FBI le 22 fevrier 2023. Il accuse le President des Etats-Unis d’avoir autorise un meurtre. Il laisse ses coordonnees. Il dit : « N’hesitez pas a me contacter. »
Resultat? Rien. Pas un appel. Pas une visite. Pas une question. Le FBI classe le signalement comme « faux » sans la moindre verification. Comme si accuser un president de meurtre etait une plaisanterie de mauvais gout qu’on balaie sous le tapis.
Imaginez si quelqu’un avait accuse Obama d’avoir ordonne un meurtre dans un email au FBI. Les enqueteurs seraient arrives avant meme que l’email ne soit envoye. Mais Trump? Classement sans suite. Le deux poids deux mesures est devenu sport national.
La reponse officielle qui insulte l’intelligence
Le DOJ affirme : « Certains documents contiennent des affirmations fausses et sensationnalistes contre le President Trump soumises au FBI juste avant l’election de 2020. » L’email de Mark Epstein date de 2023, pas de 2020. Mais pourquoi laisser les faits interferer avec une bonne defense?
Le DOJ ajoute : « Si ces affirmations avaient une once de credibilite, elles auraient certainement deja ete utilisees contre le President Trump. » Traduction : si c’etait vrai, on l’aurait su. Logique circulaire parfaite. On n’enquete pas, donc il n’y a rien a trouver. Il n’y a rien a trouver, donc pas besoin d’enqueter.
Le portrait d'un systeme en faillite
Quand le pouvoir protege le pouvoir
Les documents Epstein revelent des connexions avec Bill Clinton, Elon Musk, Howard Lutnick, et des dizaines d’autres figures puissantes. Aucun d’entre eux n’a ete inculpe. Aucun d’entre eux n’a ete serieusement enquete. Les documents contiennent des allegations, des temoignages, des preuves circumstancielles. Et pourtant, le systeme judiciaire americain regarde ailleurs.
Les documents sont la. Les temoignages sont la. Les connexions sont documentees. Mais le systeme refuse de voir. Parce que voir impliquerait d’agir. Et agir impliquerait de toucher aux intouchables.
Les victimes oubliees
Au milieu de ces 3 millions de pages, il y a des noms qu’on oublie trop facilement. Les victimes. Les jeunes filles qui ont ete abusees, trafiquees, detruites. Elles ont temoigne. Elles ont parle. Elles ont montre du doigt leurs agresseurs. Et le systeme leur a repondu par le silence.
Une victime d’Epstein a declare au FBI que Ghislaine Maxwell l’avait « presentee » a Trump lors d’une fete. Son temoignage est dans les dossiers. Documente. Officiel. Et personne n’a juge bon d’y donner suite.
La question qui brule : pourquoi maintenant?
Le timing de la publication
Les Epstein Files sont publies en janvier 2026, apres que le Congres a vote l’Epstein Files Transparency Act en novembre 2025. Trump avait initialement resiste a la publication. Pourquoi? Que craignait-il de voir apparaitre?
Le DOJ affirme avoir respecte ses « obligations legales ». Mais des centaines de pages restent caviardees. Des noms sont effaces. Des passages entiers sont noircis. Que cache-t-on encore?
On nous donne 3 millions de pages et on nous dit que c’est la transparence. Mais combien de pages manquent? Combien de noms sont caches? Combien de verites restent enfouies sous les caviardages? La transparence a demi-mot n’est pas de la transparence. C’est du maquillage.
L’absence de consequences
Les documents sont publics. Les accusations sont documentees. Les connexions sont etablies. Et pourtant, rien ne change. Trump reste president. Les enquetes restent closes. Les victimes restent sans justice.
Le DOJ precise qu’« aucune preuve directe » ne lie Trump a du trafic sexuel ou des abus. Mais l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence. Surtout quand personne ne cherche. Surtout quand le systeme est concu pour ne rien trouver.
Conclusion : Le silence est une complicite
Ce que nous savons, ce que nous ignorons
Nous savons que Trump et Epstein etaient amis pendant 15 ans. Nous savons que Trump a vole sur le jet prive d’Epstein au moins huit fois. Nous savons que Trump a dit qu’Epstein « aimait les femmes sur le cote plus jeune ». Nous savons qu’Epstein avait du « dirt » sur Trump. Nous savons qu’Epstein est mort dans des circonstances suspectes. Nous savons que le frere d’Epstein accuse Trump d’avoir autorise le meurtre. Et nous savons que le FBI n’a jamais enquete.
Ce que nous ne savons pas, c’est la verite. Parce que personne ne veut la trouver.
Un frere accuse. Le FBI ignore. Le DOJ minimise. Les medias oublient. Et le president dort tranquille. C’est ca, l’Amerique de 2026. Un pays ou les accusations de meurtre contre le chef de l’Etat ne valent meme pas un coup de telephone.
La question finale
Jeffrey Epstein savait des choses. Des choses qui pouvaient « annuler une election ». Des choses sur des gens tres puissants. Des choses sur Trump. Et il est mort avant de pouvoir parler.
La question n’est pas de savoir si Trump a ordonne le meurtre. La question est : pourquoi personne ne pose la question?
Mark Epstein a fait son devoir de citoyen. Il a signale ce qu’il croyait etre un crime. Il a laisse ses coordonnees. Il a demande qu’on l’appelle.
Personne n’a jamais rappele.
Et c’est peut-etre ca, le vrai scandale.
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Positionnement editorial
Cette chronique adopte un ton accusateur et inquisiteur. Elle ne pretend pas a la neutralite. Face aux accusations de meurtre contre un president, face au silence institutionnel, face a l’absence d’enquete, la neutralite serait de la complicite. Les faits presentes sont documentes et verifiables. Les questions posees sont legitimes. Les conclusions sont celles du lecteur.
Methodologie et sources
Cette chronique s’appuie sur les documents officiels du DOJ publies le 30 janvier 2026, les rapports de l’Inspecteur General, les interviews de Mark Epstein a BBC Newsnight et d’autres medias, les archives du New York Magazine de 2002, les registres de vol rendus publics lors des proces, et les plaintes judiciaires deposees en 2016. Aucune information non verifiable n’a ete presentee comme fait.
Nature de l’analyse
Cette chronique est une analyse editoriale qui pose des questions sur les defaillances institutionnelles et le traitement differentiel des accusations contre les puissants. Elle ne constitue pas une accusation directe de culpabilite. Elle appelle a une enquete serieuse sur des allegations graves qui ont ete ignorees par les autorites competentes.
Sources
Sources primaires
- Department of Justice — Publication des Epstein Files, 30 janvier 2026
- FBI National Threat Operations Center — Email de Mark Epstein, 22 fevrier 2023
- DOJ Office of Inspector General — Rapport sur la detention d’Epstein au MCC New York
- New York Magazine — Interview de Donald Trump, 28 octobre 2002
- Flight Logs — Registres de vol du jet prive d’Epstein (1993-1996)
- U.S. District Court, Southern District of New York — Plainte Jane Doe v. Trump & Epstein, 2016
Sources secondaires
- The Independent — « Trump accused of role in Epstein’s death in explosive email sent to FBI »
- CNN — « What 3 million new documents tell us about Trump’s ties to Jeffrey Epstein »
- BBC Newsnight — Interview de Mark Epstein
- Newsweek — « Jeffrey Epstein had ‘dirt’ on Donald Trump, Hillary Clinton, brother says »
- PBS NewsHour — « The facts and timeline of Trump and Epstein’s falling out »
- CBS News — « Investigation of Jeffrey Epstein jail video reveals new discrepancies »
- NPR — « DOJ releases tranche of Epstein files »
- Al Jazeera — « US Department of Justice releases 3 million new Epstein files »
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