Un document FBI marqué SECRET
Au coeur des fichiers libérés se trouve un rapport du FBI de 2017, estampillé SECRET. Dans ce document, une source confidentielle affirme que Jeffrey Epstein était le gestionnaire de fortune de Vladimir Poutine.
L’allégation est explosive. Elle suggère que le prédateur sexuel le plus célèbre de la planète aurait géré les actifs cachés du maître du Kremlin. Ces fortunes fantômes dont on estime la valeur entre 40 et 200 milliards de dollars.
Un pédophile comme banquier occulte du tsar moderne. L’histoire serait risible si elle n’était pas aussi terrifiante. Qui d’autre avait accès à Epstein? Qui d’autre était compromis?
Le formulaire FD-1023
Il faut préciser : cette allégation provient d’un formulaire FD-1023, un document standard utilisé par le FBI pour consigner les informations de sources humaines confidentielles. Ce ne sont pas des conclusions vérifiées. Ce sont des pistes d’enquête.
Mais la question demeure : pourquoi le FBI enquêtait-il sur les liens entre Epstein et les actifs de Poutine? Que savaient-ils que nous ignorons encore?
Et pourtant, cette piste semble avoir été enterrée. Epstein est mort le 10 août 2019 dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de Manhattan. Suicide, selon la version officielle. Une version que de nombreux experts contestent encore aujourd’hui.
Vitaly Churkin : la porte d'entrée vers le pouvoir russe
Un ambassadeur sous influence
Vitaly Churkin était un personnage central de la diplomatie russe. Ambassadeur aux Nations Unies pendant plus d’une décennie, il était le visage de Moscou sur la scène internationale. L’homme qui défendait les bombardements en Syrie, qui bloquait les résolutions sur l’Ukraine.
Les documents Epstein révèlent qu’il rencontrait régulièrement Epstein à New York. Plus troublant encore : Epstein avait proposé d’aider le fils de Churkin, Maxim, à obtenir un emploi dans une firme de gestion de fortune à Manhattan.
Le prédateur sexuel comme parrain de carrière pour le fils de l’ambassadeur russe. Les faveurs s’échangent, les dettes s’accumulent, et le kompromat — le matériel de chantage — grandit. C’est ainsi que fonctionne le système.
L’homme qui « comprenait Trump »
Dans leurs échanges de 2016, au coeur de la campagne présidentielle américaine, Epstein se vantait d’avoir éclairé Churkin sur le fonctionnement de Donald Trump. « Il a compris Trump après nos conversations », écrit-il.
Que révélait Epstein à l’ambassadeur russe sur le futur président des États-Unis? Quelles informations privilégiées partageait-il? Quels secrets divulguait-il?
Churkin est mort subitement le 20 février 2017, un jour avant son 65e anniversaire, dans son bureau du consulat russe à New York. Crise cardiaque, a-t-on dit. Aucune autopsie indépendante n’a été autorisée.
Thorbjorn Jagland : le relais européen
Le secrétaire général du Conseil de l’Europe
Après la mort de Churkin, Epstein a cherché de nouvelles portes d’entrée vers Poutine. Il les a trouvées en la personne de Thorbjorn Jagland, l’ancien Premier ministre norvégien devenu secrétaire général du Conseil de l’Europe.
Le 24 juin 2018, Epstein écrit à Jagland : « Je pense que vous pourriez suggérer à Poutine que Lavrov peut obtenir des informations en me parlant. »
La réponse de Jagland est tout aussi troublante : il confirme qu’il va rencontrer l’assistant de Lavrov le lundi suivant et suggérer cette connexion.
Un ancien Premier ministre européen servant d’entremetteur entre un prédateur sexuel américain et le ministre des Affaires étrangères russe. C’est le niveau de corruption systémique que ces documents révèlent.
Le messager de Sochi
Ce n’était pas un incident isolé. En mai 2013, Epstein écrivait que Jagland allait rencontrer Poutine à Sochi. Quelques jours plus tard, Jagland informait Epstein qu’il prévoyait de transmettre un message à Poutine en son nom.
Quel message? De la part de qui exactement? Pour quels intérêts?
La police norvégienne a ouvert une enquête sur Jagland. L’unité Okokrim, spécialisée dans la criminalité financière, examine si l’ancien Premier ministre a reçu des cadeaux, des prêts et des avantages de voyage de la part d’Epstein pendant qu’il occupait des fonctions officielles.
Et pourtant, Jagland nie tout acte répréhensible. Il dit n’avoir jamais su ce qu’était vraiment Epstein. L’excuse des puissants face à l’ami devenu encombrant.
Sergei Belyakov : l'homme du FSB
Un diplômé de l’Académie du FSB
Parmi les noms russes qui émergent des fichiers Epstein, celui de Sergei Belyakov est particulièrement troublant. Cet ancien vice-ministre de l’Économie russe a un détail dans son CV que personne ne peut ignorer : il est diplômé de l’Académie du FSB de Moscou en 1999.
Dans un email de 2015, Epstein le décrit comme « mon très bon ami ».
L’ami très proche du prédateur sexuel le plus puissant du monde est un diplômé des services secrets russes. Et on nous demande de croire que tout ceci n’était que coïncidence?
Le facilitateur
Belyakov n’était pas un simple contact. Selon les documents, il a aidé Epstein à obtenir des visas pour visiter la Russie. Il lui a fourni un dossier sur une femme russe qu’Epstein accusait de tenter de faire chanter « un groupe d’hommes d’affaires puissants« .
Plus révélateur encore : Belyakov rendait compte à Epstein de son travail pour le gouvernement russe.
Un ancien du FSB, intégré au gouvernement russe, rapportant à un financier américain accusé de trafic sexuel. Les lignes entre espionnage, criminalité et pouvoir s’effacent complètement.
Masha Drokova : de Nashi à la Silicon Valley
La commissaire du mouvement pro-Poutine
Un autre nom ressort des documents avec une force particulière : Masha Drokova. Ancienne commissaire du mouvement de jeunesse pro-Poutine Nashi, elle s’est ensuite réinventée en capitaliste de la Silicon Valley.
Les documents révèlent qu’elle représentait Epstein comme cliente et qu’elle a intégré des capitaux russes dans le secteur technologique américain à travers les mêmes réseaux.
Du mouvement de jeunesse nationaliste russe aux start-ups de San Francisco, en passant par le carnet d’adresses d’un prédateur sexuel. La trajectoire de Drokova illustre parfaitement comment le Kremlin infiltre les institutions occidentales.
L’infrastructure financière
Les documents révèlent une infrastructure financière complexe passant par des banques sanctionnées. Un contact formé par le FSB aidait Epstein à contourner les sanctions. Un recrutement systématique de femmes d’Europe de l’Est alimentait le réseau.
Et des canaux de communication directs vers Vladimir Poutine passaient par des officiels européens compromis.
C’est une opération d’influence à échelle industrielle. Avec Epstein comme point nodal.
Le réseau Trump-Epstein : les nouvelles révélations
1 800 mentions de Donald Trump
Une recherche dans les fichiers du Département de la Justice pour « Donald Trump » génère plus de 1 800 résultats. Les deux hommes se connaissaient depuis la fin des années 1980. Ils étaient voisins à Palm Beach, en Floride.
En 2002, Trump déclarait au magazine New York : « Je connais Jeff depuis 15 ans. Un type formidable. Il aime s’amuser. On dit même qu’il aime les belles femmes autant que moi, et beaucoup d’entre elles sont plutôt jeunes. »
Les mots résonnent aujourd’hui avec une laideur particulière. « Plutôt jeunes. » Le président des États-Unis décrivant ainsi l’appétit de son ami pour les femmes. Combien de victimes ces mots auraient-ils pu épargner s’ils avaient été pris au sérieux?
Mar-a-Lago et la rupture
Selon les documents, la relation s’est détériorée autour de 2003-2004. Une esthéticienne de 18 ans travaillant au spa de Mar-a-Lago serait revenue d’une visite chez Epstein et aurait signalé qu’il l’avait pressée pour des faveurs sexuelles.
Un manager aurait faxé les allégations à Trump et l’aurait exhorté à bannir Epstein. Trump l’aurait fait.
Et pourtant, la question demeure : pendant combien d’années les deux hommes avaient-ils socialisé? Combien de fêtes? Combien de vols sur le jet privé d’Epstein? Les logs de vol confirment que Trump a volé plusieurs fois sur l’appareil d’Epstein dans les années 1990.
L'administration Trump : les connexions qui dérangent
Howard Lutnick — les mensonges exposés
Les fichiers Epstein ont provoqué une onde de choc dans l’administration Trump actuelle. Howard Lutnick, le Secrétaire au Commerce, est au centre de la tempête.
Lutnick avait affirmé n’avoir eu aucune interaction avec Epstein après 2005. Les documents prouvent le contraire.
En 2011, ils prenaient des verres ensemble. En 2012, Lutnick planifiait une visite sur l’île privée d’Epstein. Les deux hommes ont investi ensemble dans la société AdFin Solutions. Et maintenant, il dirige le commerce américain.
Les appels à la démission
Le représentant républicain Thomas Massie, du Kentucky — l’homme même qui a poussé pour la libération des fichiers Epstein au Congrès — a appelé Lutnick à démissionner.
« Il est maintenant clair que le Secrétaire au Commerce Howard Lutnick a menti sur sa relation avec Epstein », a déclaré Massie. « Il a dit n’avoir eu aucune interaction avec Epstein après 2005. Or ils étaient en affaires ensemble. »
Le Département du Commerce a répondu que Lutnick avait eu « des interactions limitées avec M. Epstein en présence de son épouse » et n’avait « jamais été accusé d’actes répréhensibles ».
Et pourtant, la confiance est brisée. Comment diriger le commerce d’une nation quand on a menti sur ses liens avec un trafiquant sexuel?
Alex Acosta — le procureur devenu Secrétaire du Travail
Les fichiers remettent en lumière l’un des scandales les plus honteux de la justice américaine. En 2007-2008, alors que 30 victimes avaient déjà été identifiées, le procureur fédéral Alex Acosta a négocié un accord de non-poursuite avec Epstein.
Au lieu de poursuites fédérales pour trafic sexuel, Epstein a plaidé coupable à des accusations de prostitution au niveau de l’État. Il a purgé 13 mois de prison, avec la possibilité de sortir six jours par semaine pour « travailler ».
30 victimes. 13 mois. Libération quotidienne. C’est ça, la justice pour les puissants en Amérique. Et l’homme qui a négocié cet accord? Donald Trump l’a nommé Secrétaire du Travail en 2017.
Le témoignage de six heures
En août 2025, le Comité de surveillance de la Chambre a assigné Acosta à comparaître. Il a témoigné pendant six heures.
Un examen du Département de la Justice en 2020 avait conclu qu’Acosta avait fait preuve de « mauvais jugement » mais n’avait pas commis de faute professionnelle.
Acosta a démissionné du cabinet Trump en juillet 2019, après l’arrestation d’Epstein sur de nouvelles accusations de trafic sexuel.
La mort d'Epstein : les questions qui persistent
Le suicide contesté
Jeffrey Epstein est mort le 10 août 2019 dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de Manhattan. La version officielle : suicide par pendaison.
Mais les fichiers de 2026 révèlent des détails troublants. Un enquêteur note que sa dernière communication « ne ressemble pas à une note de suicide ».
Les caméras de surveillance étaient « défaillantes ». Les gardes dormaient. Les protocoles de surveillance suicide n’ont pas été respectés. Et l’homme qui possédait potentiellement le plus de kompromat sur les puissants de ce monde meurt seul dans sa cellule, juste avant de pouvoir témoigner.
Les blessures inconsistantes
Le médecin légiste Michael Baden, engagé par le frère d’Epstein, a examiné les photos d’autopsie. Sa conclusion, publiée en octobre 2019 : les blessures au cou d’Epstein étaient « beaucoup plus consistantes avec un étranglement homicide » qu’avec un suicide.
Les nouveaux documents révèlent des questions sur l’activité près de la cellule d’Epstein tard dans la nuit de sa mort. Des figures non mentionnées dans les rapports officiels. Des déclarations des autorités — y compris de l’ancien procureur général Bill Barr — affirmant que personne n’était entré dans l’aile d’Epstein cette nuit-là, contredites par les nouveaux logs.
Et pourtant, l’enquête est close. Suicide. Affaire classée.
Les victimes oubliées
L’échec de la protection
Dans le torrent de révélations sur les puissants, on oublie trop souvent les vraies victimes. Les femmes, souvent mineures, exploitées et abusées pendant des années.
Les fichiers de 2026 révèlent un échec catastrophique de protection. De nombreux noms de victimes n’ont pas été correctement caviardés. La victime Anouska de Georgiou, qui avait témoigné contre Ghislaine Maxwell, a découvert que son permis de conduire faisait partie des documents exposés.
« Un mépris profond pour la sécurité, la protection et le bien-être des victimes », a-t-elle accusé. Et elle a raison. Une fois de plus, le système protège les puissants et expose les vulnérables.
Le recrutement systématique
Les documents confirment ce que beaucoup soupçonnaient : un recrutement systématique de femmes d’Europe de l’Est. Des filières passant par la Russie, la Biélorussie, l’Ukraine.
Le réseau de kompromat fonctionnait dans les deux sens. Les Russes fournissaient des femmes. Epstein fournissait les cibles compromises. Les deux parties accumulaient du matériel de chantage sur les puissants du monde occidental.
Le Kremlin et la désinformation
La campagne contre Macron
Les fichiers Epstein ont aussi révélé une campagne de désinformation orchestrée par des acteurs liés à la Russie. L’objectif : incriminer faussement Emmanuel Macron dans les scandales Epstein.
Des documents fabriqués, des allégations sans fondement, diffusés stratégiquement pour déstabiliser le président français.
C’est la guerre de l’information à l’ère numérique. Les fichiers Epstein deviennent une arme. Pas pour révéler la vérité, mais pour la distordre au service des intérêts du Kremlin.
Le démenti qui n’en est pas un
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, balaie les allégations d’un rire. « Je suis tenté de faire beaucoup de blagues sur cette théorie », a-t-il déclaré.
Le Kremlin affirme n’avoir jamais reçu de demande d’Epstein pour rencontrer Poutine.
Mais les emails sont là. Les tentatives de contact via Churkin, via Jagland, via Belyakov. Le réseau est documenté.
Et pourtant, la question centrale reste sans réponse : Epstein a-t-il finalement rencontré Poutine? Les fichiers ne contiennent aucune preuve qu’une telle rencontre ait eu lieu. Mais l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence.
Conclusion : L'araignée au centre de la toile
Ce que les fichiers révèlent vraiment
Les 3,5 millions de pages du dossier Epstein peignent le portrait d’un homme qui n’était pas seulement un prédateur sexuel. Il était un opérateur d’influence à échelle planétaire.
Des connexions russes aux plus hauts niveaux : ambassadeurs, ministres, diplômés du FSB. Des tentatives répétées de rencontrer Vladimir Poutine. Un positionnement délibéré comme intermédiaire capable d’expliquer Trump aux Russes.
Jeffrey Epstein est mort avant de pouvoir révéler ce qu’il savait. Mais les fichiers parlent pour lui. Et ce qu’ils disent est accablant : le prédateur était au centre d’une toile liant le pouvoir américain, le crime organisé et les services de renseignement russes.
Les questions qui restent
Qui a vraiment ordonné la libération de ces fichiers maintenant?
Pourquoi certains noms restent-ils lourdement caviardés tandis que d’autres sont exposés?
Et surtout : combien de ceux qui apparaissent dans ces documents occupent-ils encore des positions de pouvoir aujourd’hui?
Les réponses à ces questions définissent le type de société dans laquelle nous vivons. Une société où la vérité finit par émerger. Ou une société où les puissants restent intouchables, même après la mort de leur protecteur.
Maintenant, vous savez. La question : qu’est-ce que vous allez en faire?
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence et sources
Positionnement éditorial
Cette chronique adopte une posture de dénonciation documentée face aux révélations des fichiers Epstein. L’auteur considère que les liens entre le pouvoir politique, les réseaux d’influence étrangers et la criminalité sexuelle constituent une menace pour les démocraties. La neutralité face à la corruption systémique n’est pas de l’objectivité — c’est de la complaisance.
Méthodologie
Cette analyse s’appuie exclusivement sur des sources primaires (documents officiels du Département de la Justice américain) et des sources secondaires de référence (Washington Post, CNN, PBS, Kyiv Independent, The Moscow Times). Toutes les allégations présentées comme telles sont clairement identifiées. Les faits vérifiés sont distingués des pistes d’enquête.
Nature de l’analyse
Il ne s’agit pas d’un article d’investigation original mais d’une synthèse critique des informations publiées par des médias reconnus. L’auteur n’a pas eu accès directement aux 3,5 millions de pages du dossier Epstein. Les interprétations et mises en perspective sont celles du chroniqueur.
Sources primaires
Département de la Justice des États-Unis — Libération des fichiers Epstein, 30 janvier 2026 : Communiqué officiel du DOJ
Sources secondaires
Washington Post — « Epstein built ties to Russians and sought to meet Putin, files show » : Lire l’article
CNN Politics — « Epstein tried to cozy up to Russian officials, including Putin, documents show » : Lire l’article
Kyiv Independent — « Was Jeffrey Epstein a Russian asset? Inside his extensive ties to Putin’s inner circle » : Lire l’article
Meduza — « Who are the Russians named in the latest Epstein files? Vladimir Putin, for one » : Lire l’article
The Moscow Times — « What the Epstein Files Tell Us — And Don’t Tell Us — About His Ties to Russia » : Lire l’article
Euromaidan Press — « Honeytrap empire: Epstein files reveal deep ties to Belarusian and Russian individuals » : Lire l’article
Kyiv Post — « Epstein Labeled ‘Wealth Manager’ for Putin in FBI Documents » : Lire l’article
CNBC — « Epstein files: Trump, Howard Lutnick, Steve Tisch among prominent names » : Lire l’article
PBS News — « Epstein files reveal close ties to Trump’s influential inner circle » : Lire l’article
Al Jazeera — « Epstein files set off Norwegian political storm: What we know » : Lire l’article
CBS News — « Who entered Epstein’s jail tier the night of his death? » : Lire l’article
NPR — « Powerful people, random redactions: 4 things to know about the latest Epstein files » : Lire l’article
Euronews — « Russian actors behind smear campaign to frame Macron in the Epstein files » : Lire l’article
The Daily Beast — « Epstein’s Top Secret Relationship With Trained Russian Spy Revealed » : Lire l’article
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.