L’appel de Zelensky et la réponse mondiale
27 février 2022. Trois jours après l’invasion russe. Le président ukrainien apparaît devant les caméras. Son message est simple : « Si vous avez une expérience de combat et que vous voulez rejoindre la défense de l’Ukraine, de l’Europe et du monde — venez. »
La réponse dépasse toutes les attentes. Le 3 mars, Zelensky annonce que 16 000 volontaires étrangers ont tenté de rejoindre la Légion. Le 7 mars, le ministre des Affaires étrangères Dmytro Kuleba parle de plus de 20 000 candidatures provenant de 52 pays.
Ces chiffres, il faut les contextualiser. Ce sont des demandes, des contacts avec les ambassades. Pas tous des combattants sur le terrain. Les chercheurs spécialisés le soulignent : entre l’intention et le fusil, il y a un océan de vérifications, d’entraînement, de réalité logistique.
Mais l’élan était là. Authentique. Massif. Des anciens de la Légion étrangère française, des vétérans américains d’Afghanistan et d’Irak, des Britanniques des forces spéciales. Et aussi des idéalistes sans expérience, poussés par l’indignation face à l’agression russe. Tous unis par une conviction : l’Ukraine ne devait pas tomber.
La structure initiale : quatre bataillons, une mission
La Légion internationale pour la défense territoriale de l’Ukraine s’est structurée autour de quatre bataillons : trois unités de combat, une unité d’entraînement. Elle était rattachée aux Forces terrestres ukrainiennes, distincte de la Légion du renseignement militaire (GUR) qui continue d’exister.
Les Canadiens, particulièrement nombreux, ont même formé une brigade canadienne-ukrainienne séparée pour éviter les problèmes de langue et de logistique. Les Géorgiens, forts de leur propre expérience face à l’agression russe en 2008, ont apporté une expertise précieuse.
Bakhmut. Kharkiv. Kherson. Soledar. Les légionnaires ont combattu sur les fronts les plus durs. 109 volontaires sont morts, selon les chiffres officiels. Trois Français. Onze Américains. Des dizaines d’autres nationalités. Maria Zaitseva, une Bélarusse dont la photo lors des manifestations de 2020 avait fait le tour du monde, est tombée près de Bakhmut le 17 janvier 2025. Elle avait 24 ans. Un jour après son anniversaire.
Les batailles : du mythe à la réalité des tranchées
Kharkiv, Bakhmut, Avdiivka : les légionnaires au feu
La contre-offensive de Kharkiv en septembre 2022 reste l’un des moments les plus emblématiques de la guerre. Les forces ukrainiennes reprennent des milliers de kilomètres carrés en quelques jours. La 1re Légion internationale y participe, aux côtés des unités ukrainiennes régulières.
Puis vient Bakhmut. L’enfer. La bataille la plus longue et la plus sanglante depuis le début de l’invasion. Les légionnaires décrivent des combats acharnés pour défendre les flancs de la ville et sécuriser les routes d’approvisionnement. « L’une des batailles les plus éprouvantes depuis le début de la guerre », selon un porte-parole de la Légion.
Et pourtant, derrière l’héroïsme, des fissures apparaissent. Les volontaires professionnels, anciens militaires de carrière, commencent à partir. Ils invoquent des problèmes de gestion, des dysfonctionnements administratifs, des promesses non tenues concernant les contrats officiels.
Un sniper français, vétéran de la Légion étrangère et de l’Afghanistan, m’a confié : « Toutes nos opérations précédentes, comparées à l’Ukraine, ce n’est rien. L’intensité est sans commune mesure. » Il était venu parce qu’un collègue ukrainien de la Légion avait perdu sa famille deux jours après le début de l’invasion. La solidarité entre soldats ne connaît pas de frontières. Mais elle se heurte parfois à la bureaucratie.
Les zones d’ombre : scandales et dysfonctionnements
Une enquête du Kyiv Independent publiée en 2023 a révélé des problèmes systémiques au sein de la Légion. Missions suicides ordonnées par certains commandants. Harcèlement sexuel de médecins féminines. Menaces à l’arme à feu contre des légionnaires. Vol d’équipement acheté par les volontaires eux-mêmes ou reçu de donateurs.
En collaboration avec Bellingcat, les journalistes ont identifié un commandant utilisant une fausse identité. Son passé criminel incluait des vols à main armée, des violences sexuelles, de la possession illégale d’armes. Il était en liberté conditionnelle quand il a rejoint la Légion, profitant du chaos de la loi martiale.
Abus d’alcool et de drogues. Individus aux antécédents controversés maintenus dans les rangs. Une fête dans une maison sécurisée a même abouti au meurtre d’un soldat.
Les commandants mis en cause n’ont pas été suspendus. Ils ont été transférés vers d’autres unités. Le problème a été déplacé, pas résolu. Et pourtant, malgré ces scandales, de nombreux légionnaires soulignent que l’armée conventionnelle ukrainienne offre souvent de meilleures conditions de service.
La dissolution : les raisons officielles et les questions qui restent
Restructuration ou abandon?
L’état-major ukrainien présente la dissolution comme une modernisation nécessaire. Les régiments d’assaut sont l’avenir. Les drones changent la nature de la guerre. Les unités étrangères doivent s’intégrer dans une structure plus cohérente.
Oleksandr Syrsky, commandant en chef des forces armées ukrainiennes, a souligné l’importance d’augmenter la composante non pilotée des forces d’assaut. La guerre de 2026 n’est plus celle de 2022. Les tactiques évoluent. Les structures doivent suivre.
Mais pourquoi en catimini? Pourquoi cette annonce discrète en plein mois de décembre, sans cérémonie, sans reconnaissance publique du sacrifice de ces volontaires?
Il y a quelque chose de profondément ingrat dans cette dissolution silencieuse. Ces hommes et ces femmes sont venus mourir pour un pays qui n’était pas le leur. Certains ont laissé leur vie dans les tranchées de Bakhmut. D’autres porteront les cicatrices physiques et psychologiques jusqu’à leur dernier souffle. Ils méritaient mieux qu’un document administratif daté du 31 décembre.
Le témoignage des volontaires : « Tout le monde est sous le choc »
Andriy Spivka, commandant adjoint du 2e bataillon de la Légion internationale, n’a pas mâché ses mots. « Les équipes, les équipages, ont été brisés. Les gens sont placés de manière absolument aléatoire dans des postes vacants du régiment d’assaut. »
Les légionnaires décrivent un chaos organisationnel. Peu de directives officielles sur leur affectation future. Des rumeurs inquiétantes sur les régiments d’assaut : pertes élevées, commandement brutal, concentration de recrues issues des prisons ukrainiennes.
Selon les témoignages recueillis par le Kyiv Independent, seulement 10 à 20% des volontaires étrangers de chaque bataillon auraient accepté de rejoindre les formations d’assaut. Les autres? Dans les limbes administratifs. Certains envisagent de rentrer chez eux.
« La réputation douteuse des régiments d’assaut », confie un membre de la 2e Légion. Les volontaires étrangers hésitent à rejoindre des unités perçues comme des broyeuses à viande.
Ce qui reste : la Légion du GUR continue
L’exception du renseignement militaire
Une précision cruciale : la dissolution ne concerne que les quatre bataillons de la Légion internationale des Forces terrestres. La Légion internationale du renseignement militaire (GUR) continue d’exister. Elle reste pleinement opérationnelle.
Cette unité, subordonnée à la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense, fonctionne de manière distincte depuis sa création. Ses combattants étrangers participent à des opérations spéciales, souvent derrière les lignes ennemies.
En octobre 2024, la Légion du GUR était impliquée dans des opérations lors de l’offensive de Kharkiv. Son site officiel continue d’afficher des mises à jour en février 2026. Le recrutement se poursuit.
Cette distinction est essentielle. L’Ukraine n’abandonne pas ses volontaires étrangers. Elle réorganise. Elle professionnalise. La Légion du GUR reste la voie pour ceux qui veulent servir dans une unité internationale reconnue. Mais les bataillons de combat classiques, eux, ont vécu.
Le 475e régiment d’assaut : nouvelle maison ou purgatoire?
Les 1re et 3e Légions ont été fusionnées dans le 475e régiment d’assaut. La 2e Légion a été dispersée, ses membres également absorbés par ce régiment. Environ un millier de soldats concernés.
Les régiments d’assaut ukrainiens ont une réputation ambivalente. Certains sont d’une efficacité redoutable. D’autres souffrent de problèmes de commandement, de pertes disproportionnées, d’une discipline variable.
Pour les volontaires étrangers, habitués à une certaine autonomie culturelle au sein de la Légion, l’intégration dans une structure majoritairement ukrainienne pose des défis. La barrière linguistique. Les différences de culture militaire. L’absence de camarades de longue date.
Le contexte : une guerre qui entre dans sa quatrième année
Février 2026 : la situation sur le front
Presque quatre ans après le début de l’invasion. La ligne de front reste largement stable. Les deux camps mènent des attaques opportunistes pour grignoter du terrain, mais les gains restent limités.
Les conditions météorologiques extrêmes ralentissent le tempo des opérations. L’infrastructure énergétique ukrainienne demeure la cible prioritaire des forces russes. Zelensky a critiqué les performances de la défense aérienne face aux frappes massives.
Les analystes du Critical Threats Project estiment que la Russie espère lancer une offensive sur Slovyansk en mai ou juin 2026, après avoir sécurisé Lyman. L’Ukraine répond par des contre-attaques dans la direction de Kupyansk.
Dans ce contexte, la dissolution de la Légion prend un sens différent. L’Ukraine ne peut plus se permettre des unités « à part ». Chaque soldat compte. Chaque structure doit s’intégrer dans une chaîne de commandement unifiée. La romantisation des brigades internationales cède la place au pragmatisme de la survie.
L’aide occidentale : entre promesses et réalités
Les HIMARS. Les Patriot. Les F-16. Les Leopard. L’Ukraine a reçu un arsenal impressionnant de ses alliés occidentaux. Mais les volontaires étrangers, eux, sont venus avec leurs propres moyens. Souvent sans soutien officiel de leurs gouvernements.
Certains ont acheté leur équipement personnel. D’autres ont reçu des dons de sympathisants. Beaucoup ont découvert sur place que les promesses de contrats officiels tardaient à se concrétiser.
Et pourtant, ils sont restés. Mois après mois. Bataille après bataille. Parce que la cause leur semblait juste. Parce que l’Ukraine résistait à un agresseur qui piétinait le droit international.
Les lecons : ce que la Légion nous apprend
La solidarité internationale a des limites institutionnelles
L’élan de février 2022 était authentique. Des milliers de personnes ont voulu aider. Mais transformer cette bonne volonté en force militaire efficace s’est révélé plus complexe que prévu.
Les différences de formation. Les barrières linguistiques. Les attentes divergentes. Les anciens militaires professionnels attendaient une structure organisée. Les idéalistes sans expérience se heurtaient à la brutalité de la guerre moderne.
L’Ukraine a dû improviser. Créer une unité internationale en pleine invasion. Gérer des volontaires aux profils radicalement différents. Certains étaient des atouts précieux. D’autres, des boulets logistiques. Quelques-uns, des dangers potentiels.
La Légion internationale restera dans l’histoire comme une expérience unique. Imparfaite, certes. Marquée par des scandales, oui. Mais aussi par des actes d’héroïsme extraordinaires. Des étrangers sont morts pour l’Ukraine. Ça, personne ne peut le leur enlever.
La professionnalisation était inévitable
Une armée moderne ne peut pas fonctionner avec des structures parallèles indéfiniment. La Légion avait sa place dans les premiers mois de la guerre, quand chaque fusil comptait et que l’improvisation était la norme.
Quatre ans plus tard, les forces armées ukrainiennes sont devenues l’une des armées les plus expérimentées au monde. Elles ont intégré des technologies de pointe. Elles ont développé des doctrines innovantes. Elles n’ont plus besoin de bataillons « à part ».
La dissolution de la Légion n’est pas un abandon des volontaires étrangers. C’est une reconnaissance implicite que l’Ukraine a mûri militairement. Les combattants étrangers restent les bienvenus — mais dans les structures régulières, pas dans des unités séparées.
Les absents du récit : ceux qui ne reviendront pas
Les morts qu’on oublie trop vite
Steven Keith Munroe, Américain, tué lors de la contre-offensive de Kharkiv en 2022. Maria Zaitseva, Bélarusse, tombée près de Bakhmut en janvier 2025. 109 volontaires officiellement décédés. Combien d’autres non comptabilisés?
Certains sont partis sans laisser de traces administratives. D’autres sont morts dans des circonstances que personne n’a documentées. La guerre est un broyeur d’identités autant que de corps.
Les familles, restées dans leurs pays d’origine, ont parfois appris la mort de leurs proches par des messages sur les réseaux sociaux. Sans reconnaissance officielle. Sans cérémonie. Sans médaille.
« Wali », le sniper canadien surnommé « le plus mortel du Canada » après ses déploiements en Syrie, Afghanistan et Irak, est rentré au Québec après deux mois en Ukraine. Il a compris que cette guerre était différente. Que l’héroïsme des films ne survit pas aux tranchées de Bakhmut. Ceux qui sont restés plus longtemps ont payé le prix de leur courage.
Les blessés invisibles : le traumatisme au-delà des frontières
Combien de volontaires sont rentrés chez eux avec un syndrome de stress post-traumatique? Combien luttent contre des cauchemars récurrents, des accès de colère inexpliqués, une incapacité à reprendre une vie normale? Combien se sont suicidés depuis leur retour, dans le silence et l’indifférence?
Leurs gouvernements d’origine ne leur offrent souvent aucun soutien. Ils n’étaient pas des soldats officiels. Ils n’ont pas droit aux programmes de réinsertion des anciens combattants. Ils sont rentrés en héros pour certains, en inconnus pour d’autres.
La désillusion des volontaires français, documentée par la presse, témoigne de ce décalage. « Il faut aussi savoir rester assis à sa place », confiait l’un d’eux. L’idéalisme se heurte à la réalité. La réalité laisse des cicatrices.
L'avenir : que reste-t-il de l'esprit de la Légion?
Le 157e centre d’entraînement : transmettre l’expérience
Le 4e bataillon de la Légion devient le 157e centre d’entraînement international. C’est peut-être la décision la plus sage de cette restructuration.
Les volontaires étrangers qui ont survécu possèdent une expérience inestimable. Ils ont combattu aux côtés des Ukrainiens. Ils connaissent les tactiques russes. Ils ont appris à survivre dans l’un des conflits les plus intenses depuis la Seconde Guerre mondiale.
Cette expertise ne doit pas être perdue. Le centre d’entraînement permettra de la transmettre aux nouvelles recrues, ukrainiennes comme étrangères. L’héritage de la Légion survivra sous une autre forme.
C’est peut-être la meilleure façon d’honorer ceux qui sont tombés. Pas par des cérémonies vides, mais par la transmission de ce qu’ils ont appris. Chaque soldat mieux formé grâce à leur expérience est un hommage vivant à leur sacrifice.
La Légion du GUR : l’alternative pour les volontaires déterminés
Pour ceux qui veulent encore servir l’Ukraine dans une unité internationale, la Légion du renseignement militaire reste ouverte. Les exigences sont élevées. La sélection, rigoureuse. Les missions, dangereuses.
Mais c’est désormais la seule structure au sein des forces armées ukrainiennes qui conserve un statut international officiel. Les volontaires du monde entier, provenant de plus de 50 pays, continuent d’y servir.
Le site officiel de recrutement reste actif. Les opérations se poursuivent. L’esprit de la Légion originelle, celui de février 2022, trouve peut-être là son prolongement le plus authentique.
Le prix du silence : une dissolution sans hommage
L’ingratitude institutionnelle
Pas de cérémonie. Pas de discours officiel. Pas de médailles distribuées devant les caméras. La Légion internationale s’est éteinte comme elle avait vécu ses derniers mois : dans l’indifférence administrative.
Les volontaires français qui sont rentrés parlent d’une expérience transformatrice. Ils ont vu des choses que leurs compatriotes ne peuvent pas imaginer. Ils ont côtoyé la mort quotidienne. Ils ont appris ce que signifie vraiment le mot solidarité.
Et pourtant, en France comme ailleurs, ils sont souvent accueillis par l’incompréhension. « Pourquoi es-tu allé là-bas? » La question revient sans cesse. Comme si défendre une démocratie attaquée était un choix incompréhensible.
Le silence de Kiev sur la dissolution de la Légion n’est pas une trahison. C’est une fatigue. Après quatre ans de guerre, l’Ukraine n’a plus l’énergie pour les symboles. Elle survit. Jour après jour. Frappe après frappe. Les cérémonies attendront. Mais les volontaires qui ont tout donné méritaient au moins un merci public.
Conclusion : La fin d'un chapitre, pas de l'histoire
Ce que l’Ukraine doit aux volontaires étrangers
Ils sont venus quand le monde hésitait. Quand les livraisons d’armes tardaient. Quand personne ne savait si Kiev tiendrait plus de quelques jours. Ils ont pris les armes aux côtés des Ukrainiens, sans garantie de contrat, parfois sans équipement adéquat.
L’Ukraine leur doit une reconnaissance qu’elle n’a pas encore pleinement exprimée. La dissolution en catimini de la Légion, sans cérémonie, sans hommage public, laisse un goût amer.
Ces hommes et ces femmes ont écrit une page de l’histoire ukrainienne avec leur sang. 109 d’entre eux l’ont signée de leur vie. Ils méritent mieux qu’un document administratif daté du 31 décembre.
Mais peut-être que la vraie reconnaissance viendra plus tard. Quand la guerre sera finie. Quand l’Ukraine aura le temps de se souvenir. Quand les noms des légionnaires tombés seront gravés sur des monuments, aux côtés de ceux des héros ukrainiens. Car ils étaient des héros. Imparfaits, humains, parfois égarés — mais des héros quand même.
La solidarité internationale survivra-t-elle à la restructuration?
La question reste ouverte. Les volontaires qui refusent de rejoindre les régiments d’assaut rentreront-ils chez eux? D’autres viendront-ils prendre leur place? L’élan de 2022 peut-il se maintenir en 2026, alors que la guerre s’enlise et que l’attention mondiale s’érode?
L’Ukraine a encore besoin de soutien. Militaire. Économique. Moral. Les volontaires étrangers en sont l’une des expressions les plus concrètes. Leur présence rappelle que ce conflit n’est pas une guerre lointaine, mais une bataille pour des valeurs universelles.
La Légion internationale est morte. Mais l’esprit qui l’a fait naître — cette conviction que la liberté mérite qu’on se batte pour elle, même quand ce n’est pas notre pays — cet esprit-là ne meurt pas.
Maintenant, vous savez. La question : qu’est-ce que vous allez en faire?
Signé Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Positionnement editorial
Cette chronique adopte une posture pro-ukrainienne assumée. L’invasion russe de l’Ukraine constitue une violation flagrante du droit international et une agression impérialiste contre un État souverain. Cette position n’empêche pas une analyse critique des dysfonctionnements au sein de la Légion internationale ou des décisions de l’état-major ukrainien.
Le chroniqueur considère que la neutralité face à une guerre d’agression n’est pas de l’objectivité journalistique mais une forme d’aveuglement moral. Cela dit, le soutien à la cause ukrainienne n’implique pas l’acceptation inconditionnelle de toutes les décisions de Kiev.
Methodologie et sources
Cette analyse repose sur des sources ouvertes : enquêtes du Kyiv Independent, rapports de MilitaryLand.net, analyses du Critical Threats Project, témoignages publiés de volontaires, communiqués officiels de l’état-major ukrainien, articles de presse internationale.
Aucun contact direct avec des volontaires actuellement en service n’a été établi pour cette chronique. Les citations proviennent d’interviews publiées par d’autres médias. Les chiffres concernant les effectifs et les pertes sont ceux officiellement disponibles et peuvent être incomplets.
Nature de l’analyse
Cette chronique mêle faits documentés et interprétation éditoriale. Les passages en italique représentent les réflexions personnelles du chroniqueur. Les affirmations factuelles sont sourcées ou présentées comme des estimations lorsque les données précises ne sont pas disponibles.
L’objectif est d’offrir une compréhension nuancée d’un événement largement ignoré par les médias francophones, tout en rendant hommage aux volontaires qui ont risqué et parfois donné leur vie pour la défense de l’Ukraine.
Sources
Sources primaires
Kyiv Independent — Exclusive: Ukraine’s foreign legion to be effectively dismantled
MilitaryLand.net — A Chapter Closes: Ukrainian International Legion Dissolves
MilitaryLand.net — International Legion Has Been Disbanded
Sources secondaires
Wikipedia — International Legion (Ukraine)
Wikipedia — 2nd International Legion (Ukraine)
Wikipedia — International Legion of the Defence Intelligence of Ukraine
Ukrainska Pravda — « We risk losing foreign fighters »: the 2nd International Legion speaks out
Critical Threats — Russian Offensive Campaign Assessment, February 1, 2026
Visit Ukraine — International Legions Are Being Liquidated in Ukraine
Harvard International Review — Ukraine’s International Legion and a History of Foreign Fighters
RUSI — Why Foreign Volunteers Enlist in the Ukrainian International Legion
UAWire — Ukraine to disband international legions and reassign fighters to assault units
France Info — Guerre en Ukraine : aux côtés des combattants français dans la Légion internationale
Le JDD — La désillusion des volontaires français en Ukraine
Euronews — Ernesto, un Français de la légion étrangère parti combattre en Ukraine
Defence Intelligence of Ukraine — Site officiel
International Legion of the Defence Intelligence of Ukraine — Recrutement
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