Anatomie d’un tueur de lignes
Le 2S9 Nona-S n’est pas un simple canon. C’est un mortier automoteur amphibie capable de tirer des obus de 120 mm a une cadence de huit coups par minute. Sa portee maximale atteint 12,8 kilometres. En termes militaires, c’est un multiplicateur de force — une seule de ces machines peut neutraliser une compagnie entiere en quelques minutes.
Concu dans les annees 1980 pour les troupes aeroportees sovietiques, le Nona-S combine la mobilite d’un vehicule leger avec la puissance de feu d’un mortier lourd. Il peut etre parachute, traverse des cours d’eau a la nage, et deploie sa tourelle en quelques secondes. Pour les parachutistes russes qui l’avaient positionne a Pokrovsk, c’etait l’arme parfaite : discrete, puissante, mortelle.
Les Russes l’avaient positionne strategiquement. La maison abandonnee offrait une couverture parfaite contre les drones de reconnaissance. Le secteur ouest de Pokrovsk permettait de battre les approches vers Hryshyne. Tout etait calcule pour que cet engin devienne le pivot de leur offensive.
Et pourtant. C’est toujours ce « et pourtant » qui definit cette guerre. Les Russes planifient, positionnent, preparent — et pourtant, quelque part, un operateur ukrainien aux yeux rougis par le manque de sommeil trouve la faille.
Le plan d’assaut russe devoile
L’objectif russe etait clair : Hryshyne. Cette localite, situee a quelques kilometres de Pokrovsk, represente un verrou tactique sur l’axe d’avancee russe. Quelques jours plus tot, des soldats russes avaient reussi a penetrer les faubourgs est de la ville. Ils avaient ete repousses, mais le message etait envoye : l’assaut etait imminent.
Le Nona-S devait couvrir la prochaine vague. Ses obus auraient pulverise les positions defensives ukrainiennes, creant des breches dans lesquelles l’infanterie russe se serait engouffree. C’etait un plan classique de la doctrine russe : saturer par le feu, puis avancer sur les ruines.
La traque dans l'obscurite
Les yeux dans le ciel
Les unites de systemes sans pilote ukrainiennes operent dans l’ombre. Pas de fanfare, pas de communiques pompeux — juste un travail methodique de surveillance, d’analyse et de neutralisation. Cette nuit-la, leurs drones de reconnaissance ont quadrille le secteur prive ouest de Pokrovsk. Maison par maison. Rue par rue.
La thermique ne ment pas. Le moteur du Nona-S, meme au repos, degage de la chaleur. Les operateurs ont repere l’anomalie thermique. Ils ont zoome. Confirme. La cible etait verrouillee.
Dans cette guerre, la patience est une arme. Les Ukrainiens l’ont compris avant les autres. Pendant que les Russes s’agitent, bombardent aveuglement, gaspillent leurs munitions, les defenseurs attendent. Observent. Et quand ils frappent, c’est definitif.
L’approche finale
Les drones FPV — First Person View — sont des engins rudimentaires en apparence. Quelques centaines de dollars de composants. Un moteur, une camera, une charge explosive. Mais entre les mains d’un operateur entraine, ils deviennent des armes de precision devastatrices. C’est le David numerique contre le Goliath d’acier.
L’operateur porte des lunettes de realite virtuelle. Il voit ce que le drone voit. Il ressent presque ce que le drone ressent — les vibrations, les courants d’air, la resistance du vent. Et quand il guide son engin vers la cible, c’est avec une precision que meme les missiles les plus sophistiques peinent a atteindre. Car derriere la machine, il y a un cerveau humain. Une volonte. Une determination.
L’equipe a lance plusieurs drones. Le premier pour confirmer la position. Le second pour evaluer les defenses. Les suivants pour la frappe finale. « Ils se sont habilement faufiles dans le batiment inhabite », rapporte le communique ukrainien. Chaque mot compte. Habilement. Pas brutalement. Pas au hasard. Avec la precision d’un chirurgien qui excise une tumeur.
Plusieurs frappes, un seul resultat
Viser le point vulnerable
Le 2S9 Nona-S a ses faiblesses. Comme tout vehicule blinde, il possede des points nevralgiques : la tourelle, les reservoirs de carburant, les compartiments de munitions. Les operateurs ukrainiens ne tirent pas au hasard. Ils visent. Ils calculent. Ils executent.
« Ils ont detruit l’equipement avec plusieurs frappes, en choisissant l’endroit le plus vulnerable », precise le rapport. Ce n’est pas de la chance. C’est de la competence accumulee au fil de trois annees de guerre. C’est le fruit de milliers d’heures d’entrainement. C’est la difference entre une armee qui apprend et une armee qui s’entete.
Quand je lis ces lignes, je pense a tous ces experts occidentaux qui, en fevrier 2022, donnaient trois jours a l’Ukraine. Trois jours. Nous sommes en fevrier 2026, et ce sont les chars russes qui brulent.
L’explosion qui sauve des vies
Combien de soldats ukrainiens sont toujours en vie ce matin grace a cette frappe? Combien de familles n’auront pas a recevoir la terrible nouvelle? Combien de meres ne pleureront pas leurs fils? C’est l’equation invisible de cette guerre. Chaque piece d’artillerie detruite, c’est une equation de mort qui s’inverse.
Le Nona-S pouvait tirer huit obus par minute. En une heure de combat, ca represente 480 explosions. Sur des tranchees. Sur des positions. Sur des hommes. Cette nuit-la, ces 480 obus ne sont jamais partis.
C’est l’arithmetique de la guerre. Une arithmetique que les operateurs de drones maitrisent mieux que quiconque. Chaque cible detruite, ce n’est pas seulement du materiel en moins pour l’ennemi. C’est une equation de vie qui s’inverse. Des soldats qui rentreront chez eux. Des enfants qui reverront leur pere. Des meres qui n’auront pas a porter le deuil noir.
Pokrovsk, la ville qui refuse de mourir
Geographie d’un siege
Pokrovsk avant la guerre, c’etait 60 000 habitants. Une ville moyenne du Donbass industriel. Des usines, des ecoles, des parcs ou les enfants jouaient. Aujourd’hui, c’est une ligne de front. Les civils qui restent vivent dans les caves. Les rues sont desertes. Et pourtant, la ville tient.
Les Russes ont fait de Pokrovsk un objectif prioritaire. Sa chute ouvrirait la route vers l’ouest du Donbass. Elle couperait des axes logistiques cruciaux. Elle donnerait a Moscou une victoire mediatique dont le Kremlin a desesperement besoin.
J’ai vu des photos de Pokrovsk d’avant. Les facades colorees, les terrasses de cafe, les gens qui marchent sans se presser. Puis les photos d’apres. Les memes rues, mais vides. Les memes immeubles, mais eventrés. Et entre les deux, cette chose innommable qu’on appelle la guerre.
La defense en profondeur
Les Forces de defense ukrainiennes ont transforme Pokrovsk en forteresse. Pas avec des murs d’acier, mais avec de l’intelligence tactique. Des positions fortifiees. Des zones de tir croisees. Des reseaux de tunnels. Et surtout, cette capacite a voir l’ennemi avant qu’il ne frappe.
L’episode du Nona-S illustre cette doctrine. Les Russes pensaient avoir trouve un emplacement secret. Ils avaient tort. Rien n’echappe aux drones ukrainiens. Rien n’echappe a la vigilance de ces hommes et femmes qui savent que la moindre erreur peut couter la vie a leurs camarades.
L'echec de l'assaut sur Hryshyne
La premiere tentative repoussee
Quelques jours avant la destruction du Nona-S, les forces russes avaient tente une percee sur Hryshyne. Des soldats avaient reussi a s’infiltrer dans les faubourgs est de la localite. Pendant quelques heures, Moscou a peut-etre cru que la ville allait tomber.
Les defenseurs ukrainiens ont contre-attaque. Avec determination. Avec ferocite. Les Russes ont ete repousses. Mais tout le monde savait que ce n’etait qu’une premiere manche. L’ennemi reviendrait. Plus nombreux. Mieux arme. C’est la que le Nona-S devait entrer en jeu.
Et pourtant, il n’entrera jamais en jeu. C’est la le prodige de cette resistance ukrainienne. Face a chaque plan russe, il y a une reponse. Face a chaque menace, une parade. Le Kremlin joue aux echecs contre des gens qui refusent de perdre.
La logique de l’attrition
Cette guerre est devenue une guerre d’usure. Qui perdra le plus d’hommes? Qui manquera de munitions en premier? Qui craquera psychologiquement? Les Russes misent sur leurs reserves humaines. Ils envoient vague apres vague. Ils acceptent des pertes astronomiques pour des gains minuscules.
Les chiffres sont vertigineux. Depuis le debut de l’invasion, la Russie a perdu plus de vehicules blindes qu’elle n’en possedait officiellement en 2022. Ses pertes humaines se comptent en centaines de milliers. Et pour quoi? Pour quelques kilometres de terre brulee que meme les vainqueurs ne pourront plus habiter.
Les Ukrainiens ont compris qu’ils ne peuvent pas jouer ce jeu-la. Leur strategie est differente : infliger des pertes maximales avec des moyens minimaux. Un drone a 500 dollars qui detruit un vehicule a 2 millions. Un operateur qui neutralise une menace avant qu’elle ne se materialise. C’est l’asymetrie elevee au rang d’art.
Le 7e Corps, fer de lance de la resistance
L’elite des Forces aeroportees
Le 7e Corps de reaction rapide des Forces d’assaut aerien n’est pas une unite comme les autres. Ces soldats ont ete formes pour les missions les plus dangereuses. Infiltration. Sabotage. Actions derriere les lignes ennemies. Et depuis 2022, ils ont ajoute une specialite a leur arsenal : la guerre des drones.
Leurs operateurs sont parmi les meilleurs au monde. Ils ne se contentent pas de piloter des machines — ils pensent comme des chasseurs. Ils anticipent les mouvements ennemis. Ils identifient les patterns. Et quand ils trouvent une cible de haute valeur comme le Nona-S, ils ne la ratent pas.
Ces soldats sont les heros silencieux de cette guerre. Pas de medailles en direct a la television. Pas de discours enflammes. Juste un travail ingrat, dangereux, effectue dans l’obscurite. Et des vies sauvees par milliers.
L’innovation permanente
Les Forces ukrainiennes ont fait de l’adaptation leur marque de fabrique. Quand les Russes deploient des brouilleurs, les Ukrainiens trouvent des contre-mesures. Quand l’ennemi change de tactique, les defenseurs evoluent. C’est une course permanente ou chaque innovation peut faire la difference entre la victoire et la defaite.
Le drone FPV est l’incarnation de cette philosophie. Bon marche. Efficace. Mortel. Ce que l’Ukraine n’a pas en quantite de chars et d’avions, elle le compense par l’ingeniosite. Et cette nuit-la, a Pokrovsk, l’ingeniosite a gagne.
Ce que cette frappe revele de la guerre
L’effondrement du mythe russe
Pendant des decennies, l’armee russe a cultive son image de machine de guerre invincible. Les parades sur la Place Rouge. Les missiles hypersoniques. Les discours de Poutine sur la puissance retrouvee. Et puis est venue l’Ukraine. Et avec elle, la realite.
Une piece d’artillerie positionnee pour un assaut majeur, detruite par des drones pilotes depuis un sous-sol. Des parachutistes russes — soi-disant l’elite — incapables de proteger leur equipement. C’est l’image de cette guerre : le geant russe constamment surpris, constamment humilie par un adversaire qu’il sous-estimait.
Quand les historiens ecriront l’histoire de cette guerre, ils noteront ce paradoxe : la deuxieme armee du monde — c’est ainsi qu’on la presentait — mise en echec par un pays dont le budget militaire etait dix fois inferieur. Ce n’est pas une question de moyens. C’est une question de motivation.
La motivation fait la difference
Les soldats russes se battent parce qu’on leur ordonne de se battre. Beaucoup sont des conscrits envoyes au front avec quelques jours d’entrainement. D’autres sont des prisonniers a qui on a promis la liberte en echange de leur vie. Leur motivation? Survivre.
Les soldats ukrainiens se battent pour leur maison. Leur famille. Leur liberte. Ils savent ce qui arrivera si Pokrovsk tombe. Ils ont vu Bucha. Ils ont vu Marioupol. Ils savent que derriere chaque ligne de front, il y a des civils qui comptent sur eux. Cette difference de motivation se mesure en vehicules detruits. En assauts repousses. En villes qui tiennent encore.
L’operateur qui a guide le drone vers le Nona-S cette nuit-la — on ne connait pas son nom, on ne verra jamais son visage — il savait exactement pourquoi il etait la. Quelque part dans son esprit, il y avait peut-etre l’image de ses parents, de ses enfants, de sa ville natale. Et cette image lui donnait la concentration necessaire pour ne pas trembler. Pour ne pas rater.
L'onde de choc sur le front
Un assaut retarde, peut-etre annule
La destruction du Nona-S n’est pas qu’une victoire tactique. C’est un coup psychologique. Les commandants russes qui planifiaient l’assaut sur Hryshyne doivent maintenant recalculer. Sans appui-feu, l’operation devient beaucoup plus risquee. Les soldats russes qui devaient charger savent que quelque chose a mal tourne.
Peut-etre que l’assaut sera repousse. Peut-etre qu’il sera annule. Peut-etre que les Russes trouveront un autre Nona-S pour remplacer celui-la. Mais chaque jour gagne est un jour ou les defenseurs ukrainiens renforcent leurs positions. Chaque jour gagne est un jour ou l’aide internationale arrive.
Et pourtant, cette guerre n’est pas finie. Loin de la. Pokrovsk tient, mais la pression est immense. Chaque victoire est suivie d’une nouvelle menace. Chaque repit est ephemere. C’est la realite cruelle de ce conflit : il n’y a pas de repos pour les braves.
Le message au Kremlin
Chaque destruction de ce type envoie un message. A Moscou. A Poutine. Aux generaux russes qui regardent leurs statistiques de pertes. Le message est simple : vous ne passerez pas. Vous pouvez envoyer vos chars, vos canons, vos parachutistes. L’Ukraine trouvera un moyen de les arreter.
Ce n’est pas de l’arrogance. C’est de la determination. Depuis fevrier 2022, les Ukrainiens ont prouve qu’ils ne sont pas un peuple qui se rend. Ils se battent. Ils innovent. Ils resistent. Et chaque Nona-S detruit est une pierre de plus dans le mur qui protege leur liberte.
Le Kremlin pensait que l’Ukraine s’effondrerait en quelques jours. Que Kyiv tomberait avant le printemps 2022. Que Zelensky fuirait. Que les Occidentaux se lasseraient. Chacune de ces predictions s’est averee fausse. Et chaque nuit, dans des villes comme Pokrovsk, des soldats ukrainiens continuent de prouver a quel point le Kremlin s’est trompe.
Les lecons pour l'Occident
L’efficacite de l’aide technologique
Les drones FPV utilises cette nuit-la sont en partie le fruit de l’aide occidentale. Pas necessairement les drones eux-memes — beaucoup sont fabriques en Ukraine — mais la technologie, les composants, le savoir-faire. C’est la preuve que chaque dollar, chaque euro investi dans la defense ukrainienne produit des resultats.
Pour les contribuables occidentaux qui se demandent si leur argent est bien utilise : oui. Un canon automoteur russe vaut plusieurs millions de dollars. Il a ete detruit par des drones qui coutent une fraction de ce prix. C’est un retour sur investissement que n’importe quel economiste approuverait.
Mais au-dela des chiffres, il y a une question morale. Soutenir l’Ukraine, ce n’est pas seulement une bonne affaire strategique. C’est le bon cote de l’Histoire. C’est defendre l’idee que les frontieres ne se changent pas par la force. C’est dire au monde que l’agression ne paie pas.
L’urgence de continuer
Cette victoire a Pokrovsk ne doit pas faire oublier la realite du front. Les Ukrainiens manquent de tout. De munitions. De systemes de defense aerienne. D’avions de combat. Chaque jour, ils font des miracles avec ce qu’ils ont. Mais les miracles ont leurs limites.
L’Occident doit accelerer. Les debats parlementaires, les hesitations diplomatiques, les calculs politiciens — tout ca a un cout. Et ce cout se mesure en vies perdues. En villes detruites. En souffrance humaine. Pokrovsk tient encore. Mais pour combien de temps si l’aide n’arrive pas?
Chaque semaine de retard dans les livraisons d’armes, ce sont des batailles perdues. Ce sont des positions abandonnees. Ce sont des soldats qui meurent parce qu’ils manquaient d’un obus, d’un drone, d’un missile de defense aerienne. L’Histoire jugera severement ceux qui, en 2026, continuaient a hesiter pendant que l’Ukraine se battait pour la survie de l’ordre international.
Conclusion : La nuit ou Pokrovsk a survecu
Une victoire dans l’ombre
Cette nuit du 8 au 9 fevrier 2026, personne en Occident n’a remarque ce qui s’est passe a Pokrovsk. Pas de breaking news sur les chaines d’information. Pas de tweets viraux. Juste un communique militaire parmi des dizaines d’autres.
Et pourtant, cette nuit-la, des vies ont ete sauvees. Un assaut a ete empeche. Une ville a gagne quelques heures de repit. C’est ca, la realite de cette guerre : des milliers de petites victoires invisibles qui, mises bout a bout, font la difference entre la survie et l’aneantissement.
Je termine cet article en pensant aux operateurs de drones du 7e Corps. Quelque part dans l’obscurite, ils sont probablement deja a la recherche de leur prochaine cible. Ils ne dormiront pas cette nuit non plus. Ils ne se reposeront pas tant que leur pays sera en danger. Et demain, si un autre Nona-S apparait sur leurs ecrans, ils recommenceront. Encore. Et encore. Jusqu’a la victoire.
Ce qui reste quand les drones se taisent
Dans les ruines de Pokrovsk, le silence est retombe. Le Nona-S n’est plus qu’une carcasse calcinee. Ses servants sont morts ou en fuite. Et quelque part, dans une maison miraculeusement intacte, un civil ukrainien s’est peut-etre reveille au bruit des explosions. Il ne saura jamais qu’a quelques centaines de metres, des soldats venaient de lui sauver la vie.
C’est ca, la guerre. Des histoires que personne ne racontera jamais. Des heros qui resteront anonymes. Des sacrifices qui ne seront jamais reconnus. Mais aussi cette certitude, inebralable : l’Ukraine ne tombera pas. Pas cette nuit. Pas demain. Jamais.
Demain matin, le soleil se levera sur Pokrovsk. Sur les ruines. Sur les rues vides. Sur la carcasse calcinee du Nona-S. Et quelque part, dans une cave ou dans une tranchee, un soldat ukrainien fermera les yeux quelques instants. Pas pour dormir — le sommeil est un luxe qu’ils ne peuvent plus se permettre. Mais pour savourer, le temps d’un battement de coeur, cette victoire silencieuse. Cette nuit ou ils ont encore gagne. Cette nuit ou Pokrovsk a survecu.
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Positionnement editorial
Cette chronique est ecrite depuis une position clairement pro-ukrainienne. Je considere que l’invasion russe de l’Ukraine constitue une violation flagrante du droit international et que la defense ukrainienne est une cause juste. Ce positionnement ne compromet pas l’exactitude des faits presentes, mais il influence l’angle d’analyse et le ton employe.
Je refuse la fausse neutralite face a une guerre d’agression. Documenter les victoires defensives ukrainiennes n’est pas de la propagande — c’est reconnoitre la realite d’un peuple qui se bat pour sa survie.
Methodologie et sources
Les informations factuelles de cet article proviennent du communique officiel du 7e Corps de reaction rapide des Forces d’assaut aerien ukrainiennes, relaye par l’agence de presse Ukrinform. Les specifications techniques du 2S9 Nona-S sont issues de sources militaires publiques. Le contexte sur la situation a Pokrovsk et Hryshyne est base sur les rapports de situation des semaines precedentes.
Comme pour tout communique militaire en temps de guerre, une certaine prudence s’impose. Les affirmations ukrainiennes n’ont pas pu etre verifiees independamment. Cependant, l’Ukraine a generalement fait preuve de fiabilite dans ses communications officielles au cours de ce conflit.
Nature de l’analyse
Ce texte est une chronique, un genre journalistique qui combine information factuelle et analyse editoriale. Les passages en italique representent mes reflexions personnelles et ne pretendent pas a l’objectivite. Les passages en texte normal s’efforcent de presenter les faits tels qu’ils sont rapportes par les sources officielles.
Le but de cette chronique est double : informer sur un evenement militaire significatif et contextualiser son importance dans le cadre plus large de la guerre en Ukraine.
Sources
Sources primaires
Ukrinform : Defense Forces destroy self-propelled artillery in Pokrovsk — Communique officiel du 7e Corps de reaction rapide, publie le 9 fevrier 2026.
Forces armees ukrainiennes — Communications officielles — Source des informations sur les operations militaires ukrainiennes.
Sources secondaires
IISS Military Balance — Reference pour les specifications techniques des equipements militaires, incluant le 2S9 Nona-S.
Institute for the Study of War — Analyses quotidiennes de la situation sur le front ukrainien.
Defense News — Couverture de l’aide militaire occidentale a l’Ukraine.
Kyiv Independent — Reportages sur la situation dans les zones de combat, incluant Pokrovsk.
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.