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CHRONIQUE : Poutine croit pouvoir gagner sa guerre civilisationnelle contre l’Occident — Il a peut-être raison
Crédit: Adobe Stock

L’effondrement soviétique comme traumatisme fondateur

Pour comprendre Poutine, il faut comprendre ce qu’il a vécu. Agent du KGB à Dresde en 1989, il a regardé l’empire s’effondrer en direct. Les foules qui déferlaient. Les murs qui tombaient. L’impuissance. Cette humiliation ne l’a jamais quitté.

Il a dit un jour que la chute de l’URSS était la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle. Ce n’était pas une figure de style. C’était un programme. Poutine ne considère plus l’effondrement soviétique comme un processus achevé. Il croit qu’il peut être inversé.

Un homme formé dans les caves du KGB, témoin de l’humiliation de son pays, persuadé que l’histoire lui a confié une mission de restauration. Voilà ce que l’Occident affronte. Et voilà pourquoi aucun accord de paix ne le satisfera jamais vraiment.

L’empire russe, pas l’URSS

Attention au piège. Poutine ne veut pas ressusciter l’Union soviétique. Il veut quelque chose de plus ancien, de plus profond : l’Empire russe. Cette distinction est capitale. L’URSS était une idéologie exportable. L’empire russe est une possession territoriale.

L’Ukraine, la Moldavie, les pays baltes, la Géorgie, le Kazakhstan — dans sa vision, ces territoires appartiennent à la Russie. Pas politiquement. Ontologiquement. Ils font partie du monde russe, cette notion floue qui justifie toutes les annexions, toutes les invasions, toutes les guerres de reconquête.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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