Les mots exacts du president
Dans une interview avec Dan Bongino, Donald Trump a declare vouloir « prendre le controle du vote » dans 15 endroits pour les elections de mi-mandat de 2026. « Les Republicains devraient dire : ‘Nous voulons prendre le controle, nous devrions prendre le controle du vote dans au moins — beaucoup — 15 endroits.’ Les Republicains devraient nationaliser le vote. » Depuis le Bureau ovale, il a nomme Detroit, Philadelphie et Atlanta comme des endroits ou il ne fait pas confiance a l’administration locale des elections. « S’ils ne peuvent pas compter les votes legalement et honnetement, alors quelqu’un d’autre devrait prendre le relais. »
Quelqu’un d’autre. Qui? Le gouvernement federal. Le Departement de Justice sous controle trumpiste. Le FBI transforme en bras arme d’un agenda partisan. Ce n’est pas de la speculation. Ce sont les propres mots du president. Detroit — une ville noire. Philadelphie — une ville noire. Atlanta — une ville noire. Le pattern est visible. Ce ne sont pas des villes choisies au hasard. Ce sont des villes democratiques dans des Etats pivots. Ce sont des villes ou le vote noir fait la difference. Trump ne parle jamais de « nationaliser » les elections dans les comtes ruraux blancs du Wyoming.
Quand un president designe nommement trois villes majoritairement noires comme des endroits ou il faut « prendre le controle du vote », ce n’est pas de l’administration electorale. C’est de la suppression electorale ciblee.
L’illegalite constitutionnelle de la proposition
Les experts constitutionnels sont unanimes : le pouvoir de reguler les elections federales appartient aux Etats et au Congres. Le president n’a aucun role dans ce processus. La Constitution est explicite. Trump ne peut pas legalement « nationaliser » les elections par decret presidentiel. Il ne peut pas envoyer des agents federaux « superviser » le decompte sans autorisation des Etats. Il ne peut pas court-circuiter les secretaires d’Etat et les responsables electoraux locaux. Et pourtant, il annonce qu’il va le faire.
Les 24 gouverneurs democrates du pays ont signe une declaration commune : « Les menaces du president Trump de retirer aux Etats la capacite de conduire leurs propres elections sont une tentative anti-democratique de faire taire le peuple americain qui rejette son agenda couteux et divisif. » Cette reponse etait previsible. Ce qui l’est moins, c’est le silence assourdissant des gouverneurs republicains. A quelques exceptions pres, ils se taisent. Ils regardent ailleurs. Ils laissent faire.
Le FBI comme bras arme : le raid sur Fulton County
La saisie des bulletins de 2020
Le 28 janvier 2026, le FBI a execute un mandat de perquisition au Centre des operations electorales du comte de Fulton, en Georgie. 700 boites de documents lies a l’election de 2020 ont ete saisies. Des bulletins de vote originaux. Des images de bulletins. Les listes electorales de 2020 du comte. Six ans apres une election dont les resultats ont ete certifies, recertifies, audites et re-audites. Six ans apres que Trump lui-meme a ete inculpe en Georgie pour avoir tente de renverser ces memes resultats.
Ce raid est sans precedent dans l’histoire americaine. Jamais le gouvernement federal n’avait saisi des bulletins de vote d’une election passee sous pretexte d’enqueter sur une fraude dont l’existence n’a jamais ete prouvee. Malgre des dizaines de proces. Malgre des audits independants. Malgre le temoignage de ses propres responsables. Bill Barr, son ancien procureur general, a declare que les allegations de fraude etaient du « bullshit ». Le mot n’est pas de moi.
On assiste a quelque chose d’inouï : une administration qui utilise les forces de l’ordre federales pour valider retroactivement un mensonge que ses propres agents ont dementi.
Les implications pour 2026
Le juge Jones etablit le lien direct entre ce raid et les elections a venir. Si le FBI peut saisir des materiaux electoraux sous pretexte d’enquete sur la fraude, qu’est-ce qui l’empeche de le faire pendant le decompte des votes de 2026? La question n’est pas rhetorique. Elle est operationnelle. Imaginez la scene : novembre 2026, nuit de l’election, les resultats sont serres en Georgie. Le FBI debarque au centre de decompte d’Atlanta avec un mandat pour saisir des bulletins soupconnes d’etre frauduleux. Le decompte s’arrete. Le chaos s’installe. Qui gagne?
Le Brennan Center for Justice a qualifie cette saisie d’« escalade de l’ingerence electorale » par l’administration Trump. Le comte de Fulton a depose une plainte pour recuperer ses materiaux. Le directeur du FBI, Kash Patel — un loyaliste de Trump nomme apres la purge de Christopher Wray — a declare qu’il y avait « cause probable » pour le raid. Cause probable de quoi? De fraude? Quelle fraude? Celle que 63 tribunaux ont dit ne pas exister?
Les regrets de Trump : avoir rate le coup d'Etat de 2020
L’aveu dans le New York Times
Donald Trump a accorde une longue interview au New York Times en janvier 2026. Dans cette interview, il a declare regretter de ne pas avoir ordonne a la Garde nationale de saisir les machines a voter apres sa defaite de 2020. « J’aurais du », a-t-il dit. Il a ajoute qu’il avait pousse son procureur general Bill Barr et son avocat personnel Rudy Giuliani sur cette possibilite, mais qu’il n’avait finalement pas donne l’ordre. Pourquoi? Non pas parce que c’etait illegal. Non pas parce que c’etait anti-democratique. Parce qu’il n’etait pas sur que la Garde nationale soit « assez sophistiquee » pour comprendre comment les democrates trichent.
Relisez cette phrase. Le president des Etats-Unis — en exercice — dit qu’il regrette de ne pas avoir utilise l’armee pour saisir du materiel electoral afin de renverser une election qu’il avait perdue. Il dit que les soldats sont de « bons guerriers » mais peut-etre pas assez « sophistiques dans les methodes des democrates corrompus ». Ce n’est pas de la folie. C’est de la planification a voix haute. C’est un president qui dit au monde entier ce qu’il aurait voulu faire — et, par extension, ce qu’il pourrait faire s’il en avait l’occasion.
Un homme qui regrette publiquement de ne pas avoir fait un coup d’Etat n’est pas un homme qui a renonce a l’idee. C’est un homme qui cherche une meilleure methode.
Ce que cela signifie pour novembre
Le Bucks County Beacon pose la question qui devrait hanter tout citoyen americain : « Qu’est-ce qui l’arrete en 2026? » En 2020, Trump etait entoure de garde-fous. Bill Barr a refuse. Les generaux ont refuse. Les tribunaux ont refuse. La Cour supreme — avec trois juges nommes par Trump — a refuse. Aujourd’hui, ces garde-fous ont ete systematiquement demanteles. Le Departement de Justice est sous controle loyaliste. Le FBI a ete purge. Les centres de lutte contre l’ingerence etrangere ont ete fermes. L’appareil d’Etat a ete transforme en extension de la Maison-Blanche.
Et pourtant, Trump continue de parler comme s’il etait la victime. Comme si les elections etaient truquees contre lui. Comme si le systeme etait corrompu. Cette inversion accusatoire — accuser l’autre de ce que soi-meme on fait — est une technique de manipulation classique. Le pyromane qui crie au feu. Le voleur qui accuse sa victime. Le president qui demantele la democratie au nom de la defense de la democratie.
L'email mysterieux du FBI aux responsables electoraux
Une convocation qui glace le sang
Debut fevrier 2026, les responsables electoraux des 50 Etats ont recu un email de Kellie M. Hardiman, qui s’est presentee comme « FBI Election Executive ». Le message invitait les responsables a une conference telephonique le 25 fevrier avec des partenaires federaux incluant le FBI, le Departement de Justice, le Departement de la Securite interieure et d’autres. L’objet : « se preparer pour les elections de mi-mandat de 2026 ». Rien de plus. Aucune precision. Aucun agenda. Juste une convocation.
L’email est arrive une semaine apres le raid de Fulton County. Une semaine apres que Trump a declare vouloir « nationaliser » les elections. Les responsables electoraux ont reagi avec alarme. « Au-dela du delire », a commente un responsable. « C’est comme ca que ca commence », a ecrit un autre. La suspicion est totale. Apres tout ce que l’administration Trump a fait — les demandes de donnees personnelles des electeurs, les proces contre les Etats, le raid en Georgie — comment faire confiance a une invitation du FBI pour « preparer les elections »?
Quand les gardiens de la loi federale deviennent une source de mefiance pour les responsables electoraux locaux, c’est le tissu meme de la democratie qui se dechire.
Le sabotage de la cooperation federale-etatique
CNN rapporte que la mefiance croissante des responsables locaux envers l’administration Trump pourrait nuire a la cooperation necessaire pour contrer l’ingerence etrangere dans les elections. C’est un paradoxe cruel. L’administration pretend proteger l’integrite electorale. Mais ses actions — les raids, les proces, les demandes de donnees, les discours incendiaires — ont tellement erode la confiance que les Etats hesitent maintenant a cooperer avec le gouvernement federal meme sur des menaces legitimes.
La Russie cherche a influencer les elections americaines. La Chine aussi. L’Iran aussi. Ce sont des faits documentes par les agences de renseignement. Mais comment coordonner une defense commune quand les Etats ne font plus confiance au gouvernement federal? Quand le FBI est percu comme un outil de persecution politique plutot que comme un partenaire de securite? L’administration Trump a reussi quelque chose de remarquable : elle a rendu l’Amerique plus vulnerable a l’ingerence etrangere au nom de la lutte contre l’ingerence.
Al Schmidt : le republicain qui dit non
Le secretaire d’Etat de Pennsylvanie face a Trump
Al Schmidt est le secretaire d’Etat de Pennsylvanie. C’est un republicain. Il a ete nomme par le gouverneur democrate Josh Shapiro — un choix bipartisan delibere. En 2020, quand Schmidt etait commissaire electoral de Philadelphie, il a refuse de ceder aux pressions de Trump pour invalider des bulletins. Il a recu des menaces de mort. Sa famille a ete menacee. Il a tenu bon. Aujourd’hui, il est en premiere ligne contre les nouvelles manoeuvres de l’administration.
Quand le Departement de Justice a demande les donnees personnelles des electeurs de Pennsylvanie — y compris leurs numeros de securite sociale et de permis de conduire — Schmidt a refuse. « Une tentative preoccupante de consolider et d’outrepasser au niveau federal », a-t-il declare. Il a qualifie la demande d’« effort preoccupant pour etendre le role du gouvernement federal dans le processus electoral de notre pays ». La loi de Pennsylvanie interdit le partage de ces informations. Schmidt applique la loi.
Il existe encore des republicains qui croient que la loi s’applique a tout le monde, y compris au president. Ils sont de moins en moins nombreux, mais ils existent.
Le proces du Departement de Justice
Face au refus de Schmidt, le Departement de Justice a poursuivi la Pennsylvanie en justice. Le gouvernement federal poursuit un Etat pour avoir protege les donnees privees de ses citoyens. Pour avoir applique sa propre loi. Pour avoir refuse de cooperer avec une demande que meme Democracy Docket a qualifiee de « cours magistral d’incompetence ». Le proces est en cours. L’issue determinera en partie ce qui est permis au gouvernement federal en matiere d’acces aux donnees electorales.
Et pourtant, Schmidt reste confiant. Il croit que les tribunaux appliqueront la Constitution. Il croit que les institutions tiendront. Corbett et Jones partagent cette confiance — avec des reserves. Ils croient que les garde-fous constitutionnels fonctionneront. Mais ils reconnaissent aussi que ces garde-fous sont testes comme jamais auparavant. Et que le test n’est pas termine.
Les republicains fuient le navire : 30 demissions a la Chambre
Un exode sans precedent
Au 6 fevrier 2026, 51 membres de la Chambre des representants ont annonce qu’ils ne se representeraient pas. 30 republicains. 21 democrates. C’est un rythme record. A ce stade du cycle electoral, seules deux exceptions — les republicains en 2018 et 2020 — montrent autant de departs d’un parti. NPR note que c’est « plus de departs d’un parti a ce stade du calendrier electoral que n’importe quel autre cycle au cours des 20 dernieres annees ».
Pourquoi ces elus partent-ils? Plusieurs raisons. Le redecoupage electoral a rendu certains sieges moins surs. Certains poursuivent d’autres ambitions. Mais une raison domine : l’impopularite de Trump et de son agenda. Les sondages montrent que Trump reste impopulaire. Les democrates menent dans le « ballot generique » — la question qui demande aux electeurs quel parti ils soutiendraient sans reference a des candidats specifiques. Les elections speciales ont montre des surperformances democrates.
Les rats quittent le navire. Sauf que le navire n’est pas en train de couler — il se dirige deliberement vers l’iceberg.
Les signes avant-coureurs d’un desastre electoral
NPR enumere cinq signaux d’alarme pour les republicains en 2026. Un : le president Trump, ses politiques et ses actions sont impopulaires. Deux : le GOP continue de perdre les elections speciales. Trois : les republicains prennent leur retraite a un rythme plus rapide que les democrates. Quatre : les gens disent qu’ils preferent que les democrates controlent le Congres. Cinq : « tout cela s’additionne pour signifier des problemes pour le parti au pouvoir ».
Face a ces signaux, l’administration a le choix. Elle peut moduler son agenda. Elle peut chercher le compromis. Elle peut ecouter les electeurs. Ou elle peut perturber l’election. Nationaliser le vote. Saisir des bulletins. Intimider des responsables electoraux. Creer le chaos. Devinez quel choix semble privilegie?
La machine a desinformation : preparer le terrain du refus
Le mensonge fondateur
Tout repose sur un mensonge : l’election de 2020 a ete volee. Ce mensonge a ete refute par 63 tribunaux. Par le procureur general de Trump. Par ses propres avocats. Par les responsables electoraux republicains des Etats pivots. Par les audits independants. Par la Cour supreme. Par toutes les institutions qui comptent. Et pourtant, Trump continue de le repeter. Et des millions d’Americains continuent de le croire.
C’est sur cette fondation de sable que repose toute la strategie. Si l’election de 2020 a ete volee, alors toute mesure pour « securiser » les elections futures est justifiee. Meme si cette mesure viole la Constitution. Meme si elle bafoue les droits des Etats. Meme si elle supprime des votes. Meme si elle criminalise des responsables electoraux qui font leur travail. La fin justifie les moyens. Et la fin, c’est le pouvoir.
Le mensonge n’a pas besoin d’etre vrai pour etre efficace. Il a juste besoin d’etre repete. Et repete. Et repete. Jusqu’a ce que la realite elle-meme devienne une opinion.
Le post de Trump apres le raid de Fulton County
Apres la saisie des bulletins a Fulton County, Trump a poste sur ses reseaux sociaux des theories du complot discreditees sur l’election de 2020. ABC News rapporte qu’il a ressuscite des allegations qui ont ete systematiquement dementies. C’est le cycle : action controversee → couverture mediatique → amplification du mensonge → renforcement de la base. Le raid n’a peut-etre pas trouve de fraude. Mais il a permis a Trump de reparler de fraude. Et c’est tout ce qui compte.
La desinformation fonctionne par accumulation. Ce n’est pas un mensonge unique qui convainc. C’est la repetition constante. C’est le doute instille jour apres jour. C’est le « Et si c’etait vrai? » qui s’insinue. Quand le president des Etats-Unis dit que les elections sont truquees, une partie des citoyens finit par le croire. Meme si c’est faux. Meme si toutes les preuves disent le contraire.
Le precedent international : comment meurent les democraties
La methode Orban, la methode Erdogan
Ce que Trump tente de faire n’est pas nouveau. C’est un playbook teste. Viktor Orban en Hongrie. Recep Tayyip Erdogan en Turquie. Vladimir Poutine en Russie. Tous ont utilise les memes techniques. Delegitimer les institutions electorales. Placer des loyalistes aux postes cles. Utiliser l’appareil d’Etat contre les opposants. Creer le chaos puis se presenter comme le seul capable de retablir l’ordre. Ca marche. Ca a marche ailleurs. Ca peut marcher aux Etats-Unis.
La difference, c’est que les Etats-Unis ont des institutions plus anciennes. Plus enracinees. Le federalisme — ce systeme ou les Etats gardent des pouvoirs reels — est une protection. Trump ne peut pas facilement centraliser les elections parce que chaque Etat a son propre systeme. Ses propres lois. Ses propres responsables. C’est pourquoi des gens comme Al Schmidt, Tom Corbett et John Jones sont si importants. Ils sont les premiers remparts.
La democratie ne meurt pas d’un seul coup. Elle meurt par mille petites entailles. Chacune semble mineure. Jusqu’au jour ou le corps ne peut plus tenir.
Ce que disent les experts
Les experts en democratie sont formels : les Etats-Unis sont en zone de danger. Le Brennan Center for Justice. Democracy Docket. ProPublica. Les universitaires qui etudient les transitions autoritaires. Tous sonnent l’alarme. Pas parce qu’ils sont partisans. Parce qu’ils reconnaissent les patterns. Ils ont vu ca ailleurs. Ils savent comment ca finit.
Et pourtant, la couverture mediatique traite souvent ces avertissements comme de l’hysterie partisane. « Les deux cotes » sont presentes comme equivalents. Le faux equilibre domine. Quand un parti essaie de perturber les elections et que l’autre essaie de les defendre, presenter les deux positions comme egalement valides est une forme de complicite.
La question qui hante : et si ca marche?
Le scenario du pire
Imaginons novembre 2026. Les democrates gagnent la Chambre. Les resultats sont clairs. Mais Trump declare que l’election a ete volee. Le FBI lance des enquetes dans les comtes cles. Des bulletins sont saisis. Des responsables electoraux sont arretes. Le Departement de Justice refuse de certifier certains resultats. Le chaos s’installe. Les tribunaux sont submerges. Le temps passe. La nouvelle Chambre doit sieger en janvier 2027. Mais les resultats ne sont pas finalises.
Ce scenario n’est pas de la science-fiction. C’est une extrapolation logique des actions actuelles. Le raid de Fulton County. L’email aux responsables electoraux. Les proces contre les Etats. L’appel a nationaliser les elections. Les regrets de ne pas avoir saisi les machines. Chaque piece du puzzle est visible. Il suffit de les assembler.
Le pire n’est jamais certain. Mais il n’est jamais impossible non plus. Et ceux qui refusent de le voir venir sont toujours les premiers surpris quand il arrive.
Les contre-pouvoirs qui restent
Il reste des contre-pouvoirs. Les tribunaux — meme si la Cour supreme a ete remodele par Trump. Les Etats — surtout ceux gouvernes par des democrates ou des republicains independants. Les medias — meme si leur influence decline. La societe civile — les organisations comme Keep Our Republic. Les electeurs eux-memes — qui peuvent submerger toute tentative de manipulation par un vote massif.
Corbett et Jones croient que ces contre-pouvoirs tiendront. Ils ont peut-etre raison. Mais leur avertissement est clair : il ne faut pas considerer comme acquis ce qui doit etre defend. La democratie n’est pas un etat naturel. C’est un systeme fragile qui necessite une vigilance constante. Et cette vigilance est testee comme jamais auparavant.
Que faire face a la menace?
Les actions concretes
Voter. C’est la premiere reponse. La plus importante. Toute tentative de perturber une election est plus difficile quand la marge est ecrasante. Si les democrates gagnent par quelques milliers de voix, le chaos est possible. S’ils gagnent par des millions, il est beaucoup plus difficile a creer. Chaque vote compte. Chaque vote est une brique dans le mur qui protege la democratie.
S’informer. Verifier les sources. Refuser la desinformation. Soutenir les medias locaux qui couvrent les elections. Connaitre ses responsables electoraux. Savoir comment fonctionne le systeme. La confusion est l’alliee de ceux qui veulent perturber. La connaissance est l’arme de ceux qui veulent defendre.
La democratie n’est pas un spectacle qu’on regarde de loin. C’est un sport de contact qui exige la participation de tous.
Le role des republicains de bonne foi
Des gens comme Tom Corbett, John Jones et Al Schmidt montrent qu’il existe encore des republicains attaches aux principes democratiques. Leur voix est essentielle. Parce qu’ils parlent a des electeurs qui ne ecouteraient jamais un democrate. Parce qu’ils montrent que la defense de la democratie n’est pas une question partisane. Parce qu’ils prouvent que le conservatisme authentique — celui de la Constitution, de la separation des pouvoirs, du federalisme — est incompatible avec le trumpisme.
Ces republicains prennent des risques. Ils seront attaques. Traites de traitres. De RINO. De vendus. Certains recevront des menaces de mort. Comme Al Schmidt en a recu. Comme tant d’autres en ont recu. Mais ils tiennent bon. Et leur exemple devrait inspirer tous ceux qui, quel que soit leur parti, croient que la democratie vaut la peine d’etre defendue.
Le temps presse : neuf mois avant le jugement
Le compte a rebours est lance
Nous sommes en fevrier 2026. L’election est en novembre. Neuf mois. Neuf mois pendant lesquels l’administration va intensifier ses efforts. Neuf mois de proces, de raids, de pressions, de menaces. Neuf mois de desinformation. Neuf mois pendant lesquels chaque citoyen devra choisir : regarder passivement ou agir.
Le juge Jones a raison : l’administration va utiliser « tous les outils de la boite a outils ». Certains seront legaux. D’autres seront borderline. D’autres seront clairement illegaux. Les tribunaux trancheront — parfois trop tard. Les Etats resisteront — avec plus ou moins de succes. Le chaos est l’objectif. Dans le chaos, tout devient possible.
Neuf mois. C’est le temps qu’il reste pour decider quel pays seront les Etats-Unis en 2027. Une democratie imparfaite mais fonctionnelle? Ou autre chose?
Le choix qui nous appartient
L’histoire n’est pas ecrite d’avance. Les forces qui menacent la democratie sont puissantes. Mais elles ne sont pas invincibles. Chaque generation doit defendre ce que la precedente lui a legue. Les Americains de 2026 ne sont pas differents. Ils ont le meme choix que leurs ancetres : defendre ou abandonner.
Tom Corbett a choisi. John Jones a choisi. Al Schmidt a choisi. Ces republicains ont choisi la Constitution plutot que leur parti. La democratie plutot que le pouvoir. La verite plutot que le mensonge. Maintenant, c’est au tour de millions d’autres de choisir.
Et vous? Vous avez choisi?
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Positionnement editorial
Cette chronique adopte une position claire : la defense de la democratie et de l’integrite electorale n’est pas une question partisane. Elle s’appuie sur les temoignages de republicains — Tom Corbett, John Jones III, Al Schmidt — qui expriment des inquietudes serieuses quant aux actions de l’administration Trump. Le chroniqueur considere que le droit constitutionnel des Etats a administrer leurs elections est fondamental et merite d’etre defendu.
Cette analyse ne pretend pas a la neutralite. La neutralite face a une menace democratique documentee serait de la complicite passive. Le chroniqueur assume une position engagee en faveur des principes constitutionnels americains et contre les tentatives de les contourner.
Methodologie et sources
Cette chronique s’appuie sur des sources multiples et verifiees : Pennsylvania Capital-Star, NBC News, NPR, Votebeat, CNN, ABC News, ProPublica, Brennan Center for Justice, Democracy Docket, et d’autres medias reconnus. Les citations sont attribuees et verifiables. Les faits rapportes — le raid de Fulton County, les declarations de Trump, les demissions a la Chambre, l’email du FBI — sont documentes par plusieurs sources independantes.
Le chroniqueur a consulte des sources de differentes orientations politiques pour etablir les faits. Les interpretations et analyses sont celles du chroniqueur, informees par ces sources mais distinctes de simples reportages factuels.
Nature de l’analyse
Cette chronique est une piece d’opinion qui melange le reportage sur des faits d’actualite et l’analyse editoriale. Elle ne pretend pas etre un article de nouvelles objectif. Elle est une interpretation des evenements recents a travers le prisme d’une inquietude pour la sante democratique des Etats-Unis. Le lecteur est invite a consulter les sources primaires et a former son propre jugement.
Sources
Sources primaires
Votebeat – What Trump’s call to ‘nationalize the voting’ could mean for the 2026 elections
NBC News – Trump’s election threats shape this year’s key secretary of state races
NPR – 5 glaring warning signs for Republicans in this year’s midterm elections
ProPublica – FBI’s Search of Fulton County, Georgia, Election Center Is Unprecedented
Sources secondaires
CNN – States’ mistrust of Trump hinders fight against foreign influence
Democracy Docket – Trump DOJ’s Campaign for Voter Data is a Master Class in Incompetence
ABC News – Trump posts discredited conspiracy theories following seizure of 2020 ballots
Yahoo News – Trump Says He Regrets Not Seizing Voting Machines In 2020
The New Republic – Trump’s FBI Sends Ominous Note to Election Officials About Midterms
Newsweek – Here Are the 30 House Republicans Bailing on 2026 Midterm Reelection Bids
Alternet – Top swing state Republicans wave red flag on new Trump effort to disrupt the election
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