Ce que contient vraiment le paquet d’armes
Les 11,1 milliards de dollars annonces en decembre incarnent une doctrine de defense. Les lanceurs HIMARS sont des systemes de roquettes a haute mobilite capables de frapper des cibles a plus de 300 kilometres. Ils permettraient a Taiwan de cibler des navires de debarquement chinois bien avant qu’ils n’atteignent les cotes. Les missiles ATACMS etendent cette portee a pres de 500 kilometres. Les missiles antichar Javelin, devenus celebres lors de la guerre en Ukraine, permettent a de petites unites d’infanterie de detruire des blindes lourds.
Et pourtant, malgre l’ampleur de ce paquet, Pekin sait que ce n’est qu’un debut. Les discussions sur les systemes Patriot representent une escalade supplementaire. Ces batteries de defense aerienne sont capables d’intercepter des missiles balistiques. La Force des fusees de l’APL dispose de centaines de missiles capables d’atteindre l’ile en quelques minutes. Sans systemes d’interception modernes, Taiwan serait vulnerable a une premiere frappe devastatrice.
Chaque missile Javelin livre a Taiwan est un message. Chaque batterie Patriot est une declaration. Washington dit a Pekin : nous n’abandonnerons pas cette ile. Mais Pekin repond : nous non plus. Et entre ces deux volontes, 23 millions de personnes attendent de savoir quel sera leur destin.
La strategie du herisson
Les experts militaires appellent cela la strategie du herisson. L’idee est simple : rendre Taiwan si difficile a avaler que la Chine y reflechira a deux fois. Une ile herissee de missiles antinavires, de drones kamikazes, de batteries antiaeriennes ne serait pas une proie facile. Elle serait un cauchemar logistique. Une invasion amphibie est l’une des operations militaires les plus complexes qui soit. Traverser les 180 kilometres du detroit sous le feu de missiles HIMARS serait extremement couteux.
Taiwan a annonce son intention de porter ses depenses de defense a 3,3 % de son PIB en 2026, soit environ 31 milliards de dollars. Mais ce plan se heurte a l’opposition du Kuomintang (KMT), le parti d’opposition qui controle actuellement le parlement taiwanais. Le president Lai Ching-te a declare le 5 fevrier que les relations entre Taiwan et les Etats-Unis etaient « solides comme le roc ».
L'exercice Justice Mission 2025 : la repetition generale
Quand la Chine simule l’invasion
Les 29 et 30 decembre 2025, la Chine a mene son exercice militaire le plus ambitieux jamais realise autour de Taiwan. Baptise « Justice Mission 2025 », cette demonstration de force a mobilise la Marine de l’Armee populaire de liberation, l’Armee de l’air, la Force des fusees. L’objectif etait explicite : simuler un blocus maritime complet de Taiwan. Les forces chinoises ont repete l’etablissement du controle aerien et naval, le ciblage des ports strategiques.
Ce qui distingue cet exercice des precedents, c’est son niveau d’escalade. Le 30 decembre, l’armee chinoise a tire 27 roquettes depuis la province du Fujian. Dix d’entre elles ont atterri directement a l’interieur de la zone contigue de 24 milles nautiques. Cette zone tampon n’avait jamais ete violee de cette maniere. Ce franchissement constitue un precedent dangereux. Il augmente les risques de calcul errone.
Quand une armee simule l’invasion de son voisin avec autant de precision, ce n’est plus un exercice. C’est un avertissement. Et quand les missiles tombent dans la zone contigue, ce n’est plus de la dissuasion. C’est de la preparation.
Le detroit comme champ de bataille psychologique
Le detroit de Taiwan est devenu le theatre d’une guerre des nerfs permanente. Presque quotidiennement, des avions militaires chinois penetrent la zone d’identification de defense aerienne de Taiwan. Des navires de guerre patrouillent a proximite des eaux territoriales. Cette pression constante a un objectif : epuiser psychologiquement les Taiwanais. Chaque incursion force Taiwan a faire decoller ses avions, a activer ses radars. C’est une guerre d’attrition avant meme le premier coup de feu.
Les analystes du Departement d’Etat americain ont condamne l’exercice Justice Mission 2025. Mais les condamnations verbales ne changent pas la realite sur le terrain. La normalisation progressive de l’activite militaire chinoise represente un changement subtil mais consequent. Chaque exercice repousse les limites. Chaque incursion etablit un nouveau precedent.
Trump face a un dilemme impossible
Le prix d’une visite a Pekin
Donald Trump se trouve dans une position qu’aucun president americain n’a connue depuis des decennies. D’un cote, il y a la promesse d’une visite d’Etat en Chine. Une telle visite offrirait une plateforme mediatique considerable. Elle permettrait de negocier sur le commerce, les tarifs douaniers, et potentiellement des sujets comme l’Iran ou la Russie. Trump a toujours privilegie les relations personnelles avec les dirigeants etrangers.
De l’autre cote, il y a Taiwan. Une democratie de 23 millions de personnes. Si Washington cede aux pressions chinoises et reduit les ventes d’armes, le message envoye au monde serait devastateur. Il signifierait que les Etats-Unis peuvent etre intimides. Que le chantage fonctionne. Les allies americains en Asie — le Japon, la Coree du Sud, les Philippines — observent cette situation avec une attention extreme.
Trump aime les deals. Il aime negocier. Mais certaines choses ne sont pas negotiables. La liberte de 23 millions de personnes ne devrait pas etre un jeton sur la table d’un sommet. Et pourtant, c’est exactement ce que Xi Jinping propose.
La reponse du Departement d’Etat
Face aux pressions chinoises, le Departement d’Etat americain a publie une declaration le 9 fevrier 2026. Le message etait clair : les Etats-Unis restent engages envers Taiwan malgre les pressions. La politique americaine de ventes d’armes defensives a Taiwan, etablie par le Taiwan Relations Act de 1979, n’a pas change. Cette declaration constitue un rejet direct de l’ultimatum chinois.
Parallelement, des sources au sein de l’administration ont indique que la vente de systemes Patriot etait toujours a l’etude. Les responsables americains estiment que la defense aerienne de Taiwan necessite un renforcement urgent. Et pourtant. La question demeure : Trump annulera-t-il ou modifiera-t-il les plans de vente pour preserver sa visite en Chine ?
Taiwan : une democratie sous pression
Le president Lai face aux defis
Le president taiwanais Lai Ching-te navigue entre deux tempetes. A l’exterieur, la Chine intensifie sa pression militaire et diplomatique. A l’interieur, son propre parlement, controle par l’opposition KMT, bloque ses plans de renforcement de la defense. Le KMT considere que les depenses de defense proposees sont excessives. Cette division interne taiwanaise est observee avec attention a Pekin.
Cette division reflette une fracture profonde de la societe taiwanaise. Une partie de la population maintient des liens etroits avec la Chine continentale. Une autre partie, majoritairement plus jeune, s’identifie comme taiwanaise avant tout. Les sondages montrent que moins de 10 % des Taiwanais souhaitent une reunification immediate avec la Chine. Mais ils montrent aussi qu’une majorite prefere maintenir le statu quo.
Taiwan est coincee entre deux impossibilites. Se soumettre a Pekin serait trahir des decennies de construction democratique. Declarer l’independance formelle declencherait une guerre. Alors Taiwan fait ce que font les survivants : elle persiste. Elle arme. Elle attend.
La question de l’identite
Ce que Pekin ne comprend pas — ou refuse de comprendre — c’est que Taiwan n’est plus la « province rebelle » que les communistes imaginaient recuperer. L’ile a developpe sa propre identite nationale. Ses propres institutions. Sa propre memoire collective. Les jeunes Taiwanais ont grandi dans une societe ou la liberte d’expression, le pluralisme politique et les droits de l’homme sont des acquis.
L’experience de Hong Kong — ou les promesses de « un pays, deux systemes » ont ete systematiquement violees — n’a fait que renforcer la mefiance des Taiwanais. Ils ont vu les arrestations, la censure, l’ecrasement de la dissidence. Et ils ont decide : jamais ici.
La Chine : entre patience strategique et impatience nationaliste
Le calendrier de Xi Jinping
Xi Jinping a fait de la « reunification » de Taiwan avec la Chine continentale un objectif personnel. Il a declare que cette question ne pouvait pas etre transmise indefiniment aux generations futures. Les analystes estiment que Xi envisage une fenetre d’action d’ici 2027, date a laquelle l’Armee populaire de liberation devrait avoir atteint ses objectifs de modernisation.
La pression nationaliste a l’interieur de la Chine pousse dans une direction aggressive. L’education patriotique a forme une generation de jeunes Chinois pour qui Taiwan est un territoire sacre. Cette ferveur nationaliste est une arme a double tranchant pour Xi. Elle lui fournit une legitimite populaire. Mais elle le contraint aussi. S’il est percu comme faible sur Taiwan, sa position au sein du Parti pourrait etre fragilisee.
Xi Jinping a cree un monstre nationaliste. Il l’a nourri pendant des annees. Maintenant, ce monstre exige d’etre rassasie. Et son appetit, c’est Taiwan. Le probleme, c’est que 23 millions de personnes refusent de servir de repas.
Les sanctions symboliques
Face a la vente d’armes de decembre 2025, la Chine a repondu par des « representations solennelles » et des sanctions ciblees contre des entreprises de defense americaines. Ces mesures sont largement symboliques. Les entreprises visees — comme Lockheed Martin, Raytheon et Boeing Defense — ne font de toute facon pas d’affaires en Chine continentale. Les sanctions servent principalement a consommation interne.
Mais Pekin dispose d’autres leviers. La Chine controle une part importante des terres rares necessaires a l’industrie technologique. Elle peut intensifier ses operations militaires autour de Taiwan jusqu’a un point ou le risque d’incident devient intenable. Plutot que d’annuler le sommet, Pekin pourrait choisir de limiter son ambition. Un agenda plus restreint. Des positions de negociation plus dures. Le message serait clair sans etre explicite.
Le fantome de l'Ukraine
Les lecons du conflit europeen
L’ombre de l’Ukraine plane sur le detroit de Taiwan. La guerre declenchee par la Russie en fevrier 2022 a demontre plusieurs verites inconfortables. Les garanties de securite peuvent etre des promesses vides. Le Memorandum de Budapest de 1994 s’est avere sans valeur. Mais la resistance d’un peuple determine peut defier les pronostics. L’Ukraine tient toujours.
Taiwan observe attentivement. Les Taiwanais ont vu comment les armes occidentales ont permis a l’Ukraine de repousser l’envahisseur russe. Ils ont aussi vu les limites de l’aide internationale. Pas de zone d’exclusion aerienne. Pas de troupes sur le terrain. Si Taiwan etait envahie, recevrait-elle le meme niveau de soutien ? Ces questions hantent les strateges de Taipei.
L’Ukraine a appris que les promesses des grandes puissances sont ecrites sur du sable. Taiwan n’a pas besoin qu’on lui fasse la lecon. La difference, c’est qu’aujourd’hui, elle s’arme. Et pourtant, les armes seules n’ont jamais garanti la survie. Il faut aussi la volonte. Et la solidarite du monde.
Le parallele imparfait
Comparer Taiwan a l’Ukraine presente des limites importantes. Geographiquement, Taiwan est une ile. Toute invasion necessiterait une operation amphibie massive. Economiquement, Taiwan est le coeur de l’industrie mondiale des semi-conducteurs. La societe TSMC produit plus de 90 % des puces les plus avancees de la planete. Une guerre qui detruirait ces installations provoquerait une crise economique mondiale.
Cette dependance — parfois appelee le « bouclier de silicium » — offre une certaine protection a l’ile. Les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Europe ont tous besoin des semi-conducteurs taiwanais. Mais cette protection n’est pas absolue. Pekin pourrait calculer que les gains strategiques de la reunification depassent les couts economiques.
La diplomatie du chantage
Un precedent dangereux
Ce que Xi Jinping tente avec cette menace sur la visite de Trump etablit un precedent inquietant. Si les Etats-Unis cedent, ils auront demontre que le chantage diplomatique fonctionne. D’autres acteurs en prendront note. La Russie, la Coree du Nord, l’Iran : tous apprendront qu’on peut faire plier Washington en menacant de boycotter des rencontres de haut niveau.
Le Financial Times, qui a revele cette menace chinoise, cite des sources indiquant que Pekin a ete « extremement direct » dans ses communications. Ce niveau de franchise est inhabituel dans les relations sino-americaines. Il suggere que la Chine est serieuse. Qu’elle est prete a payer le prix diplomatique d’une annulation.
Le chantage ne fonctionne que si la cible valorise ce qu’on menace de lui retirer. Xi Jinping parie que Trump valorise davantage sa visite en Chine que sa promesse envers Taiwan. C’est un pari risque. Mais Xi n’a pas atteint le sommet du Parti communiste chinois en etant timide.
Les options americaines
Face a ce dilemme, l’administration Trump dispose de plusieurs options. La premiere serait de maintenir le cap : poursuivre les ventes d’armes et accepter que la visite soit degradee. La deuxieme serait de temporiser : retarder l’annonce des nouvelles ventes jusqu’apres le sommet. La troisieme serait de doubler la mise : annoncer les ventes de Patriot immediatement.
Aucune option n’est sans risque. Aucune n’est parfaite. Et c’est precisement ce qui rend cette situation si dangereuse. Le monde observe. Taiwan attend. Et le destin de 23 millions de personnes pese dans la balance.
Les 23 millions qui regardent
Le quotidien sous la menace
Lin Wei-chen a 32 ans. Elle travaille dans une entreprise technologique a Taipei. Chaque matin, elle consulte son telephone pour verifier les alertes. Pas la meteo. Les incursions aeriennes chinoises. C’est devenu routine. Hier, 15 avions militaires chinois ont penetre la zone d’identification de defense aerienne taiwanaise. Pour Lin et des millions d’autres Taiwanais, vivre sous la menace d’invasion est devenu normal. Ce qui ne signifie pas que c’est acceptable.
Les ecoles taiwanaises organisent des exercices de defense civile plus realistes. Les enfants apprennent ou se trouvent les abris. Les entreprises elaborent des plans de continuite en cas de blocus. Cette preparation collective temoigne a la fois de la resilience taiwanaise et de la gravite de la menace. On ne se prepare pas a une eventualite qu’on juge improbable.
23 millions de personnes. Ce n’est pas un chiffre. Ce sont des visages. Des familles. Des reves. Des enfants qui veulent devenir medecins, ingenieurs, artistes. Et tous, absolument tous, se demandent si le monde les laissera tomber quand la tempete arrivera.
La volonte de resistance
Les sondages montrent que la majorite des Taiwanais seraient prets a defendre leur ile en cas d’invasion. Les Taiwanais savent qu’une guerre avec la Chine serait devastatrice. Mais ils savent aussi ce que signifierait une capitulation. La fin de leur democratie. La fin de leurs libertes. Face a ce choix, beaucoup preferent le risque de la resistance.
Cette volonte collective est le veritable atout de Taiwan. Les armes peuvent etre detruites. Mais la determination d’un peuple ne se brise pas facilement. L’Ukraine l’a demontre. Le Vietnam l’avait demontre avant. Xi Jinping devrait mediter ces lecons d’histoire avant d’ordonner une invasion.
Le detroit de Taiwan en 2026 : ce qui se joue vraiment
Ce qui a change et ce qui reste
En quelques semaines, le paysage strategique autour de Taiwan s’est considerablement durci. Les ventes d’armes americaines de 11 milliards de dollars, suivies de discussions sur 20 milliards supplementaires, ont modifie l’equilibre militaire. Les exercices chinois de decembre ont demontre une capacite et une volonte d’escalade. La menace explicite sur la visite de Trump a revele que Pekin est pret a utiliser tous les leviers disponibles.
Ce qui n’a pas change, c’est la determination de Taiwan a rester libre. Xi Jinping peut menacer. Il peut mener des exercices militaires intimidants. Mais il ne peut pas changer la realite fondamentale : 23 millions de Taiwanais ne veulent pas de la Chine. Cette volonte populaire est le facteur que tous les calculs strategiques semblent sous-estimer.
Et pourtant. Malgre les menaces, malgre les exercices, malgre les ultimatums, Taiwan est toujours la. Debout. Armee. Determinee. Ce n’est pas de l’heroisme aveugle. C’est la simple conviction que certaines choses — la liberte, la democratie, la dignite — valent la peine d’etre defendues. Meme face a un geant.
La question qui reste
Le monde observe ce bras de fer entre Washington et Pekin avec un melange de fascination et d’inquietude. Ce qui se decidera dans les prochaines semaines aura des repercussions pour des decennies. Si les Etats-Unis cedent, l’ordre international en sortira affaibli. Si la Chine pousse trop loin, elle risque de declencher exactement le conflit qu’elle pretend vouloir eviter.
Et au milieu de tout cela, Taiwan continue de vivre, de travailler, d’esperer. Ce qui est certain, c’est que le detroit de Taiwan restera l’un des endroits les plus dangereux de la planete. Un lieu ou la paix et la guerre sont separees par moins de 180 kilometres d’eau — et par les decisions de quelques hommes qui tiennent entre leurs mains le destin de millions. A Taipei, les enfants vont a l’ecole. Les entreprises ouvrent leurs portes. Parce que c’est ce que font les peuples libres. Ils vivent. Meme sous la menace. Surtout sous la menace.
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Positionnement editorial
Cette chronique adopte une perspective analytique-lucide face a la crise dans le detroit de Taiwan. Elle part du principe que la democratie et l’autodetermination des peuples sont des valeurs universelles qui meritent d’etre defendues. Taiwan est une democratie de 23 millions de personnes qui n’a jamais ete gouvernee par la Republique populaire de Chine.
Cette analyse ne pretend pas a la neutralite sur les questions de liberte et de tyrannie. Le regime de Xi Jinping a demontre a Hong Kong ce qu’il entend par « un pays, deux systemes ». Les Taiwanais ont raison de refuser cette perspective.
Methodologie et sources
Cette chronique s’appuie sur des sources journalistiques internationales de reference, notamment le Financial Times, Bloomberg, NBC News, CNBC, le Washington Times, CBS News, le South China Morning Post et le Taipei Times. Les informations sur les ventes d’armes proviennent des annonces officielles du Departement d’Etat americain.
Les citations de Xi Jinping proviennent des comptes rendus de la television d’Etat chinoise CCTV. L’analyse strategique s’appuie sur les travaux de War on the Rocks, du Global Taiwan Institute et de l’American Enterprise Institute.
Nature de l’analyse
Cette chronique constitue un travail d’opinion et d’analyse base sur des faits verifies. Elle interprete les evenements recents a travers un prisme specifique qui valorise la democratie, les droits de l’homme et le droit des peuples a disposer d’eux-memes. D’autres perspectives existent et meritent d’etre entendues.
Les projections concernant les intentions de la Chine et les decisions futures de l’administration Trump sont speculatives et basees sur l’analyse des tendances observables. L’avenir reste incertain.
Sources
Sources primaires
Financial Times – China warns US arms sales to Taiwan could threaten Trump visit
NBC News – Taiwan-U.S. ties are rock-solid, its president says, after Xi warns Trump on arms sales
Bloomberg – US Weighing New Taiwan Arms Sale Before Trump-Xi Summit
Washington Times – Xi demands prudence on U.S. arms sales to Taiwan in phone call with Trump
CNBC – China Xi reasserts Taiwan stance in call with Trump
Sources secondaires
South China Morning Post – Record Taiwan arms deal casts shadow over Trump 2026 Beijing visit
Taipei Times – US committed to Taiwan despite pressure over arms sales
War on the Rocks – Deterrence Won’t Fail in the Taiwan Strait It Will Be Bypassed
U.S. Department of State – Response to China Military Exercise Near Taiwan
Global Taiwan Institute – The PLA Justice Mission 2025 Exercise Around Taiwan
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