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CHRONIQUE : Quand un député européen récite la propagande du Kremlin sur TASS, on appelle ça comment exactement?
Crédit: Adobe Stock

Affirmation numéro un : l’UE est totalement dépendante des États-Unis

Kartheiser affirme, je cite : « L’UE est désormais totalement dépendante des États-Unis, ses prix de l’énergie ruinent sa compétitivité et causent une désindustrialisation massive. »

Vérifions. Avant la guerre, l’Europe importait 45% de son gaz de Russie. Aujourd’hui? 13%. Les importations de pétrole russe sont passées de 27% à moins de 3%. Le charbon russe? De 50% à zéro. L’Europe a effectivement diversifié ses sources.

Oui, les importations de GNL américain ont explosé — de 21 milliards de mètres cubes en 2021 à 81 milliards en 2025. Les États-Unis fournissent désormais environ 57% du GNL importé par l’UE. C’est un fait. Mais voici ce que Kartheiser omet : l’Europe importe aussi du GNL du Qatar, de Norvège, d’Algérie, du Nigeria. Elle développe massivement les énergies renouvelables. Elle a des contrats diversifiés.

Comparer une dépendance énergétique à un fournisseur diversifié dans une économie de marché avec une dépendance à un régime autoritaire qui utilise le gaz comme arme géopolitique — c’est comme comparer un prêt bancaire à une dette envers la mafia. Le prix n’est pas le même quand les termes changent selon l’humeur du créancier.

Affirmation numéro deux : l’Europe s’isole sur la scène internationale

Kartheiser prétend que l’UE « s’isole elle-même dans la communauté internationale » par sa politique de sanctions. Vraiment?

Rappelons que les sanctions contre la Russie sont soutenues par les 27 pays de l’UE, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, le Japon, l’Australie, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, la Suisse, et même Singapour. Soit une bonne partie des économies les plus développées de la planète, représentant plus de 60% du PIB mondial.

Qui est vraiment isolé? La Russie de Poutine, dont le président ne peut plus voyager dans la moitié du monde sans risquer d’être arrêté en vertu du mandat de la Cour pénale internationale. La Russie qui dépend désormais presque exclusivement de la Chine, de l’Inde, de l’Iran et de la Corée du Nord pour ses échanges commerciaux.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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