Les drones de la mort
Onze drones Shahed. Aussi appelés Geran-2 par la propagande russe qui tente de cacher l’origine iranienne de ces engins de mort. Chacun de ces drones coûte environ 20 000 dollars. Une misère pour semer la terreur. Une aubaine pour un régime qui a fait de la destruction des civils ukrainiens sa stratégie assumée.
Ces drones ne sont pas des armes de précision. Ce sont des instruments de terreur psychologique. Leur bruit caractéristique, ce bourdonnement sinistre qui leur vaut le surnom de « mobylettes », hante les nuits ukrainiennes. Quand il s’arrête, soit le drone a été abattu, soit il vient de frapper.
Imaginez-vous, un instant, dans votre lit. Il est 3h du matin. Vous entendez ce bruit. Ce vrombissement qui approche. Vous ne savez pas s’il passera au-dessus de votre maison ou s’il l’écrasera. Vous n’avez que quelques secondes pour décider : rester immobile ou courir vers un abri qui n’existe peut-être pas. Les Ukrainiens vivent ça chaque nuit. Depuis quatre ans.
La précision de la barbarie
Les bombes aériennes guidées, elles, sont d’une autre nature. Plus meurtrières. Plus précises. Deux d’entre elles ont été larguées cette nuit-là sur la région de Kharkiv. Ces bombes, souvent des FAB-500 ou FAB-1500, pèsent entre 500 et 1500 kilogrammes. Équipées de kits de guidage UMPK, elles peuvent être larguées depuis l’espace aérien russe, sans que l’avion porteur ne s’expose à la défense antiaérienne ukrainienne.
Résultat : une impunité totale pour les pilotes russes. Une mort certaine pour quiconque se trouve dans le rayon d’impact. Et des infrastructures pulvérisées — maisons, écoles, hôpitaux, lignes électriques — sans possibilité de défense.
Kharkiv, ville martyre : quatre ans de résistance
La deuxième ville d’Ukraine sous le feu
Kharkiv. 1,4 million d’habitants avant la guerre. Deuxième ville d’Ukraine. À seulement 40 kilomètres de la frontière russe. Depuis février 2022, cette proximité géographique est devenue une malédiction.
Les Russes n’ont jamais réussi à prendre Kharkiv. La ville a résisté. Ses habitants sont restés. Ses forces de défense ont repoussé chaque assaut. Mais ce que les chars n’ont pas pu accomplir, les bombes tentent de le faire. Chaque jour. Chaque nuit.
Et pourtant, la ville tient. Les cafés rouvrent entre deux alertes. Les écoles fonctionnent dans les sous-sols. Le métro est devenu un refuge permanent pour des milliers de personnes. La vie continue, obstinée, courageuse, au milieu des ruines.
Kharkiv refuse de mourir. C’est peut-être ce qui enrage le plus le Kremlin. Quatre ans de bombardements n’ont pas brisé cette ville. Quatre ans de terreur n’ont pas fait fuir ses habitants. Ils reconstruisent le jour ce que les bombes détruisent la nuit. C’est la résistance dans sa forme la plus pure, la plus viscérale.
Les chiffres de l’horreur
Selon les données de l’administration militaire régionale, dirigée par Oleh Syniehubov, la région de Kharkiv subit en moyenne plusieurs dizaines d’attaques par jour. Drones, missiles, bombes guidées, artillerie — tout l’arsenal de destruction russe converge vers cette région frontalière.
Le 6 février, un homme de 38 ans blessé à Dubivka. Le 8 février, dix maisons détruites à Yaremivka. Les infrastructures ferroviaires de Barvinkove touchées. Les lignes électriques de Mandrychyne sectionnées. Un bâtiment résidentiel endommagé à Chuhuiv.
Ce ne sont pas des « dommages collatéraux ». C’est une stratégie délibérée. Frapper les civils. Détruire les infrastructures. Rendre la vie impossible. Forcer la population à fuir. Vider l’Ukraine de ses habitants pour pouvoir la prétendre vide.
Les visages derrière les statistiques
Ceux qui restent
À Lozova, le point d’évacuation a accueilli 31 personnes ce jour-là. Trente et une personnes qui ont décidé que c’en était assez. Que la limite avait été franchie. Que partir valait mieux que mourir.
Mais pour chaque personne qui part, combien restent ? Par choix ou par impossibilité de fuir. Les personnes âgées qui ne peuvent pas abandonner la maison où elles ont vécu toute leur vie. Les familles qui n’ont nulle part où aller. Les gens qui refusent de céder à la terreur.
Et pourtant, ils sont abandonnés. Dans la communauté de Kupiansk, plus de mille résidents sont sans moyen de communication. Pas de téléphone. Pas d’internet. Coupés du monde pendant que les bombes tombent. Isolés dans leur propre pays.
Mille personnes sans nouvelles de leurs proches. Mille personnes qui ne peuvent pas appeler à l’aide. Mille personnes dont le monde ignore jusqu’à l’existence. Ce n’est pas un accident. C’est le résultat direct des frappes russes sur les infrastructures de communication. Couper les gens du monde avant de les tuer. La méthode est aussi vieille que la guerre elle-même.
Les blessures invisibles
L’homme de 38 ans blessé à Dubivka survivra peut-être. Ses blessures physiques guériront. Mais les traumatismes ? Les cauchemars ? La terreur de chaque bruit soudain ? Ces blessures-là ne se voient pas sur les photos. Elles ne font pas les gros titres. Mais elles détruisent des vies aussi sûrement que les bombes.
Les enfants de Kharkiv grandissent avec le bruit des sirènes comme bande-son de leur enfance. Ils apprennent à courir vers les abris avant d’apprendre à lire. Ils dessinent des tanks et des explosions là où d’autres enfants dessinent des maisons et des soleils.
Une génération entière est en train d’être traumatisée. Et le monde regarde, impuissant — ou pire, indifférent.
La stratégie russe : détruire ce qu'on ne peut pas conquérir
L’échec militaire transformé en terreur
La Russie a échoué à prendre Kharkiv. Elle a échoué à prendre Kyiv. Elle a échoué à conquérir l’Ukraine en trois jours comme le prédisaient ses généraux. Alors elle a changé de stratégie.
Si on ne peut pas conquérir un territoire, on peut le rendre inhabitable. Si on ne peut pas vaincre une armée, on peut terroriser sa population. Si on ne peut pas gagner la guerre, on peut la rendre si douloureuse que l’adversaire finira par supplier pour la paix.
C’est la logique derrière chaque drone Shahed lancé sur un village endormi. C’est la logique derrière chaque bombe guidée larguée sur une maison familiale. C’est la logique de la barbarie, et elle est délibérée.
Il n’y a pas d’« accident » dans ces bombardements. Pas d’« erreur de ciblage ». Les drones sont programmés. Les bombes sont guidées. Chaque frappe sur un village civil est un choix conscient, délibéré, assumé. C’est un crime de guerre. Et chaque jour où ce crime reste impuni, c’est notre humanité collective qui s’étiole.
Les infrastructures comme cibles
Les lignes électriques de Mandrychyne coupées. Les infrastructures ferroviaires de Barvinkove touchées. Ce n’est pas un hasard. L’hiver ukrainien est brutal. Les températures descendent à -20°C. Sans électricité, pas de chauffage. Sans trains, pas de ravitaillement. Sans communication, pas de coordination des secours.
La Russie utilise le froid comme arme. Elle tente de geler l’Ukraine dans sa propre maison. De transformer chaque hiver en combat pour la survie. De forcer les civils à choisir entre rester et mourir de froid ou partir et tout abandonner.
Et pourtant, les Ukrainiens restent. Ils réparent les lignes. Ils rétablissent le courant. Ils s’adaptent. Parce que partir signifierait donner raison à ceux qui les bombardent.
Le silence assourdissant de l'Occident
Les mots qui ne suffisent plus
Combien de fois avons-nous lu ces mots ? « Profonde préoccupation. » « Condamnation ferme. » « Appel à la désescalade. » Des mots. Toujours des mots. Que des mots.
Pendant que les diplomates rédigent des communiqués, les bombes tombent. Pendant que les gouvernements « évaluent la situation », les maisons brûlent. Pendant que le monde « surveille avec attention », les civils meurent.
Et pourtant, l’aide militaire arrive au compte-gouttes. Les systèmes de défense antiaérienne promis sont retardés. Les avions de chasse font l’objet de débats interminables. Chaque jour de retard coûte des vies. Chaque hésitation est payée en sang ukrainien.
On nous dit que livrer des armes risque d’« escalader » le conflit. Comme si le conflit n’était pas déjà au maximum de l’escalade. Comme si bombarder des civils chaque nuit pendant quatre ans n’était pas une escalade. L’escalade, c’est ce que la Russie fait chaque jour. Notre « prudence » n’est pas de la sagesse. C’est de la lâcheté déguisée.
Le deux poids, deux mesures
Imaginez un instant que ce soient des villes européennes qui subissent ces bombardements. Imaginez que Paris, Berlin ou Londres soient frappées chaque nuit par des drones. Quelle serait la réponse internationale ? Instantanée. Massive. Sans équivoque.
Mais ce sont des villages ukrainiens. Dubivka. Yaremivka. Mandrychyne. Des noms que personne ne sait prononcer. Des endroits que personne ne sait situer sur une carte. Des vies qui comptent moins, apparemment, que des vies occidentales.
C’est le deux poids, deux mesures dans sa forme la plus brutale. Et chaque jour où il perdure, c’est le droit international qui s’effondre un peu plus.
Les héros silencieux
Ceux qui sauvent
Pendant que le monde détourne le regard, il y a ceux qui agissent. Les équipes de secours ukrainiennes qui se précipitent sur les décombres encore fumants. Les volontaires qui distribuent nourriture et médicaments. Les médecins qui opèrent à la lumière des bougies quand l’électricité manque.
Le point d’évacuation de Lozova ne fonctionne pas tout seul. Des hommes et des femmes, souvent bénévoles, accueillent les 31 personnes qui arrivent ce jour-là. Ils leur offrent un abri, un repas chaud, un réconfort que les bombes ont rendu nécessaire.
Ces héros n’ont pas de médailles. Ils n’ont pas de reconnaissance internationale. Ils font ce qu’ils font parce que c’est nécessaire. Parce que personne d’autre ne le fera.
Il y a une beauté terrible dans cette résilience ukrainienne. Une dignité qui force l’admiration. Mais cette admiration ne devrait pas nous servir d’excuse. Ce n’est pas parce que les Ukrainiens sont forts qu’ils devraient porter ce fardeau seuls. Leur courage ne nous exonère pas de notre responsabilité.
Les réparateurs de l’impossible
Chaque fois qu’une ligne électrique est coupée, des équipes se mobilisent pour la réparer. Chaque fois qu’une infrastructure est touchée, des ouvriers la reconstruisent. Souvent sous les bombardements. Souvent au péril de leur vie.
À Mandrychyne, les lignes électriques endommagées cette nuit seront probablement réparées dans les 48 heures. Non pas parce que c’est facile, mais parce que c’est vital. Sans électricité, pas de chauffage. Sans chauffage, les gens meurent de froid. C’est aussi simple — et aussi brutal — que ça.
Ces travailleurs de l’ombre sont les véritables héros de cette guerre. Ils maintiennent le pays en vie, littéralement, pendant que les bombes s’acharnent à le détruire.
La mémoire contre l'oubli
Sept villages, un même destin
Dubivka. Mandrychyne. Barvinkove. Yaremivka. Chuhuiv. Et deux autres dont les noms n’ont même pas été retenus par les dépêches d’agences. Sept localités. Sept points sur une carte. Sept communautés dont la vie vient d’être bouleversée.
Dans quelques jours, personne ne se souviendra de cette nuit. Les médias passeront à autre chose. Les réseaux sociaux auront d’autres indignations. Et les habitants de ces sept villages continueront de vivre — ou de survivre — dans l’oubli général.
Mais chaque bombe laisse une trace. Chaque maison détruite est une cicatrice. Chaque blessé porte en lui l’empreinte de cette violence. La mémoire existe, même quand le monde refuse de la voir.
Je refuse l’oubli. Je refuse que ces sept villages ne soient qu’une ligne dans un rapport militaire. Je refuse que cet homme de 38 ans blessé à Dubivka ne soit qu’une statistique. Chaque victime a un nom, une histoire, des rêves. Et chaque bombe qui tombe est un crime qui devra, un jour, être jugé.
L’Histoire nous regarde
Dans cinquante ans, quand les historiens se pencheront sur cette époque, que retiendront-ils ? La bravoure ukrainienne ? La barbarie russe ? Ou notre passivité collective ?
Nous avons dit « plus jamais » après la Seconde Guerre mondiale. Nous l’avons répété après le Rwanda. Après la Bosnie. Après Srebrenica. Après chaque génocide que nous avons laissé se produire en détournant le regard.
Et nous voilà, en 2026, regardant l’Ukraine se faire bombarder quotidiennement tout en « exprimant notre préoccupation ». L’Histoire jugera. Et le verdict risque d’être sévère.
L'urgence de l'action
Ce qui est nécessaire
L’Ukraine a besoin de systèmes de défense antiaérienne. Pas demain. Maintenant. Chaque Patriot, chaque NASAMS, chaque IRIS-T supplémentaire peut sauver des vies. Peut intercepter ces drones Shahed avant qu’ils n’atteignent leur cible. Peut abattre ces bombes guidées avant qu’elles ne détruisent des maisons.
L’Ukraine a besoin d’avions de chasse. Pour contester l’espace aérien que la Russie utilise en toute impunité. Pour empêcher les bombardiers de larguer leurs charges meurtrières sans opposition.
L’Ukraine a besoin de munitions. De pièces de rechange. De soutien logistique. Pas des promesses qui se concrétisent dans six mois. Des livraisons qui arrivent maintenant, pendant qu’il est encore temps.
Chaque jour de retard se paie en vies humaines. Ce n’est pas une métaphore. Ce n’est pas de la rhétorique. C’est la réalité brutale. Pendant que nous débattons, ils meurent.
Ce qui est en jeu
Ce n’est pas seulement l’Ukraine qui est en jeu. C’est l’ordre international tout entier. Si un pays peut envahir son voisin, bombarder ses civils pendant quatre ans, et s’en tirer avec des « sanctions » et des « préoccupations », alors plus rien n’a de sens.
Si la Russie gagne cette guerre — ou obtient une « paix » qui récompense son agression — le message sera clair : la force prime sur le droit. L’agression paie. Les frontières ne sont que des lignes qu’on peut effacer par la violence.
Chaque pays qui a des voisins plus puissants devrait être terrifié par cette perspective. Car si l’Ukraine tombe, qui sera le prochain ?
Le devoir de témoigner
Ne pas détourner le regard
Ce matin, pendant que vous lisez ces lignes, les habitants de Kharkiv se demandent si la prochaine nuit sera calme ou meurtrière. Ils se demandent si leur maison sera encore debout demain. Ils se demandent combien de temps encore ils pourront tenir.
La moindre des choses que nous puissions faire, c’est de ne pas détourner le regard. De ne pas laisser ces sept villages disparaître dans l’oubli médiatique. De continuer à nommer ce qui se passe : une agression. Une invasion. Des crimes de guerre.
Les mots ont un pouvoir. Celui de maintenir l’attention. Celui de refuser la normalisation. Celui de rappeler que ce qui est anormal ne doit jamais être accepté comme normal.
Je continuerai à écrire sur l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra. Non pas parce que j’y suis obligé, mais parce que le silence serait complice. Parce que chaque article est un refus de l’oubli. Parce que témoigner est le minimum que je puisse faire depuis mon bureau confortable, loin des bombes.
L’appel à la responsabilité
Vous qui lisez ces lignes, que pouvez-vous faire ? Parler. Partager. Refuser l’indifférence. Contacter vos élus. Exiger des comptes. Demander pourquoi l’aide promise n’arrive pas. Pourquoi les systèmes de défense restent dans des entrepôts européens plutôt que de protéger les civils ukrainiens.
La démocratie repose sur la pression citoyenne. Les gouvernements bougent quand leurs électeurs exigent qu’ils bougent. Le silence permet l’inaction. La voix force la responsabilité.
Ce n’est pas grand-chose. Mais c’est quelque chose. Et quelque chose vaut infiniment mieux que rien.
Conclusion : La nuit n'est pas encore finie
Ce que cette nuit nous dit
Cette nuit du 8 février 2026, comme tant d’autres nuits avant elle, nous dit quelque chose de fondamental sur notre époque. Elle nous dit que la barbarie existe encore. Qu’elle est délibérée. Qu’elle est impunie.
Elle nous dit aussi que la résistance existe. Que des hommes et des femmes, à Kharkiv et ailleurs, refusent de plier. Qu’ils continuent de vivre, de travailler, de reconstruire, malgré tout.
Elle nous dit enfin que le monde a un choix. Continuer à regarder, impuissant et indifférent. Ou agir, enfin, pour mettre fin à cette horreur.
La question qui reste
Demain, il y aura d’autres bombardements. D’autres villages touchés. D’autres vies brisées. La question n’est pas de savoir si cela arrivera, mais combien de temps nous accepterons que cela continue.
Les habitants de Dubivka, Mandrychyne, Barvinkove, Yaremivka et Chuhuiv n’ont pas choisi cette guerre. Ils ne l’ont pas provoquée. Ils en sont les victimes innocentes. Et leur seul crime est d’exister là où un dictateur a décidé qu’ils n’avaient pas le droit d’exister.
Cette nuit, sept villages ont été bombardés. Le monde l’apprend, l’oublie, passe à autre chose. Mais pour ceux qui vivent là-bas, rien ne passe. La terreur reste. Les ruines restent. La peur reste.
Je termine cet article comme je l’ai commencé : en pensant à cet homme de 38 ans blessé à Dubivka. Je ne connais pas son nom. Je ne saurai probablement jamais ce qui lui est arrivé. Mais je sais qu’il existe. Je sais qu’il souffre. Et je sais que quelque part, dans un bureau du Kremlin, quelqu’un a décidé que sa souffrance était un prix acceptable à payer. Cette banalité du mal, cette indifférence bureaucratique à la douleur humaine, c’est ce qui me révolte le plus. Et c’est ce qui me pousse à continuer d’écrire, encore et encore, jusqu’à ce que le monde cesse de détourner le regard.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Cette chronique adopte une position résolument pro-ukrainienne. Non pas par partialité aveugle, mais par conviction morale : dans un conflit où un pays en envahit un autre et bombarde délibérément ses civils, la neutralité n’existe pas. Elle serait une forme de complicité tacite avec l’agresseur.
Je considère l’invasion russe de l’Ukraine comme une violation flagrante du droit international, des accords de Budapest de 1994, et des principes fondamentaux de la souveraineté des États. Les bombardements quotidiens de civils constituent des crimes de guerre au sens du Statut de Rome et du droit international humanitaire.
Méthodologie et sources
Les informations factuelles de cet article proviennent de l’agence de presse Ukrinform, citant les déclarations officielles d’Oleh Syniehubov, chef de l’administration militaire régionale de Kharkiv, publiées sur Telegram le 8 février 2026.
Les détails techniques sur les armes utilisées (drones Shahed/Geran-2, bombes aériennes guidées FAB avec kits UMPK) sont issus de la littérature militaire ouverte et des rapports d’organisations de suivi des conflits.
Les analyses et commentaires éditoriaux reflètent mon opinion personnelle, formée par un suivi quotidien du conflit depuis son début en février 2022.
Nature de l’analyse
Ce texte est une chronique, un genre journalistique qui assume une subjectivité et un engagement. Il ne prétend pas à la neutralité factice du « on d’un côté, de l’autre » qui met sur le même plan l’agresseur et l’agressé.
Les passages en italique représentent mes réflexions personnelles et mes appels au lecteur. Ils sont clairement distingués des passages informatifs.
Aucune rémunération ni aucun avantage n’a été reçu d’une quelconque partie au conflit pour la rédaction de cet article.
Sources
Sources primaires
Ukrinform – Russian army attacks seven settlements in Kharkiv region with UAVs and guided aerial bombs – Article original, 8 février 2026
Telegram officiel d’Oleh Syniehubov – Chef de l’administration militaire régionale de Kharkiv
Sources secondaires
International Institute for Strategic Studies (IISS) – Données techniques sur les armements
Institute for the Study of War – Analyses de la situation militaire en Ukraine
Cour pénale internationale – Cadre juridique des crimes de guerre
Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme – Mission de surveillance en Ukraine – Rapports sur les violations du droit international humanitaire
OSCE – Mission spéciale de surveillance en Ukraine – Documentation des attaques contre les civils
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.