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ÉDITORIAL : 1 246 330 soldats russes tombés en Ukraine, le prix de la folie d’un seul homme
Crédit: Adobe Stock

Chair à canon : le cynisme du Kremlin

Il y a un terme que les observateurs militaires utilisent de plus en plus : chair à canon. Un terme qui glace le sang. Un terme qui résume parfaitement la doctrine Poutine : jeter des vagues d’hommes contre les défenses ukrainiennes, sans égard pour les pertes, sans considération pour la vie humaine.

Ces 1 246 330 soldats ne sont pas tous des professionnels aguerris. Beaucoup sont des conscrits, arrachés à leurs villages, à leurs familles, à leurs études. Des hommes de 18 ans envoyés au hachoir de Bakhmut. Des pères de famille de 45 ans mobilisés lors des vagues de conscription forcée. Des prisonniers à qui on a promis la liberté en échange de quelques mois au front, et qui n’ont jamais dépassé quelques semaines.

Quand un régime envoie ses propres citoyens à l’abattoir pour satisfaire les délires impérialistes d’un dictateur, qui sont les vrais responsables? Les soldats qui obéissent aux ordres sous peine de prison, ou le système qui les broie sans remords?

Les mères russes : le deuil interdit

Dans les villages de Russie profonde, de Sibérie aux confins du Caucase, les mères russes pleurent en silence. Car pleurer trop fort, c’est critiquer. Critiquer, c’est trahir. Et trahir, sous le régime Poutine, c’est disparaître.

Ces femmes ont perdu leurs fils dans une guerre qu’on leur présente comme une opération militaire spéciale. Une guerre qui n’existe pas officiellement. Des cercueils qui arrivent de nuit, enterrés à la hâte, sans cérémonies, sans honneurs. Le Kremlin ne veut pas que le peuple voie l’ampleur du désastre.

Et pourtant, 1 246 330 familles savent. 1 246 330 foyers ont reçu la nouvelle. 1 246 330 histoires se sont brutalement arrêtées. Mais le silence officiel persiste. Car admettre l’échec, c’est signer l’arrêt de mort du régime.

Sources

Sources primaires

État-major général des Forces armées ukrainiennes — The Kyiv Independent — 8 février 2026

Sources secondaires

Analyses de l’Institute for the Study of War sur les pertes russes

Rapports de Mediazona et BBC Russia sur les soldats russes morts identifiés

Documentation de l’ONU et d’Amnesty International sur les crimes de guerre en Ukraine

Archives du mémorandum de Budapest (1994) concernant les garanties de sécurité à l’Ukraine

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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