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ÉDITORIAL : 12 000 milliards de dollars — Le prix de la trahison américaine contre l’Ukraine et le monde libre
Crédit: Adobe Stock

Un oligarque au service du Kremlin

Né en 1975 en Ukraine soviétique, Dmitriev a passé onze années aux États-Unis. Stanford. Harvard Business School. Goldman Sachs à New York. Sur le papier, un parcours américain classique. Dans les faits, un homme qui a construit son empire sur sa proximité avec Vladimir Poutine.

En 2011, il prend la tête du RDIF, ce fonds souverain russe de 10 milliards de dollars officiellement. Officieusement? Les experts le qualifient de « caisse noire de Poutine ». Un outil pour acheter des amitiés, corrompre des élites, infiltrer des économies.

En février 2022, le Trésor américain sanctionne Dmitriev. La justification officielle est accablante : « allié connu de Poutine » qui utilise le RDIF pour « lever des fonds à l’étranger, y compris aux États-Unis ».

Et pourtant. Le 30 janvier 2026, ce même homme — sanctionné, fiché, officiellement banni — est repéré aux États-Unis. En négociation directe avec l’équipe de Donald Trump. Porteur d’une proposition de 12 000 milliards de dollars. Comment est-ce possible? Soit les sanctions ne s’appliquent plus. Soit elles n’ont jamais vraiment été appliquées. Soit l’administration Trump les contourne délibérément.

Les 28 points qui vendent l’Ukraine

Ce que les services ukrainiens ont découvert dépasse la simple coopération économique. Le « paquet Dmitriev » s’inscrit dans un plan de paix en 28 points élaboré conjointement avec Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump.

Voici ce que contient ce plan point par point :

Sur les territoires : reconnaissance de la souveraineté russe sur la Crimée, le Donetsk et le Louhansk. Autrement dit, légitimation de l’annexion par la force. Récompense pour l’agresseur.

Sur l’OTAN : modification de la Constitution ukrainienne pour interdire toute adhésion. Aucune troupe de l’OTAN sur le sol ukrainien. Jamais. L’Ukraine seule face à son voisin nucléaire.

Sur l’armée : plafonnement des forces armées ukrainiennes à 600 000 personnels. Un pays de 40 millions d’habitants, limité dans sa capacité à se défendre. Désarmement imposé.

Sur les sanctions : levée totale des sanctions contre la Russie. Retour au G8. Business as usual. Comme si Boutcha n’avait jamais existé. Comme si Marioupol n’était qu’un cauchemar.

J’ai relu ces points plusieurs fois. Chacun d’entre eux représente une victoire pour Poutine. Chacun d’entre eux représente une défaite pour le droit international. Et le tout est négocié sans l’Ukraine à la table. Sans les victimes. Sans les morts.

Les 12 000 milliards : terre rare et gaz naturel

Mais le vrai moteur du deal, ce sont ces 12 000 milliards de dollars. Que contient ce « paquet économique »?

Les terres rares russes. La Russie possède d’immenses réserves de lithium, de cobalt, de nickel — tous essentiels pour les batteries électriques et les technologies vertes.

Le gaz naturel. Les discussions incluent même la réactivation du gazoduc Nord Stream — celui-là même qui a été saboté. L’ironie est monumentale.

L’énergie nucléaire. La Russie est le premier exportateur mondial de technologie nucléaire. Un levier stratégique considérable.

En échange de quoi? En échange de l’Ukraine. En échange de l’abandon d’un allié. En échange du démantèlement de l’ordre international post-1945. En échange de la mort de la parole américaine.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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