Le déploiement militaire massif
Depuis fin janvier 2026, les États-Unis ont déployé ce que Trump appelle lui-même une « flotte massive » au Moyen-Orient. Le Carrier Strike Group 3, formé autour de l’USS Abraham Lincoln, a navigué depuis la mer de Chine méridionale jusqu’au golfe Persique. Un voyage de plusieurs milliers de kilomètres. Un déploiement qui ne laisse aucun doute sur les intentions américaines.
La composition de cette armada donne le vertige :
L’USS Abraham Lincoln lui-même — un mastodonte de 333 mètres de long, propulsé par deux réacteurs nucléaires, capable de projeter la puissance aérienne américaine n’importe où dans un rayon de 1 000 kilomètres. À son bord, plus de 60 aéronefs : des F-35C, des F/A-18 Super Hornet, des hélicoptères, des avions de surveillance.
Au moins trois destroyers lance-missiles : l’USS Frank E. Petersen Jr., l’USS Spruance et l’USS Michael Murphy. Chacun équipé de systèmes Aegis et de centaines de missiles capables de frapper des cibles à travers tout l’Iran. Des missiles de croisière Tomahawk. Des missiles antiaériens SM-2 et SM-6.
Trois navires de combat littoraux supplémentaires. Et l’ensemble du dispositif a amené environ 5 700 soldats américains supplémentaires dans la région. C’est une force d’invasion. Une armée flottante.
Le drone abattu
Le 3 février, quelques jours avant la visite de Witkoff et Kushner sur le porte-avions, un F-35C de l’US Marine Corps a abattu un drone iranien Shahed-139. L’appareil s’était approché de l’USS Abraham Lincoln « de manière agressive », selon le CENTCOM, « sans intention claire ».
Le drone a été détruit à environ 800 kilomètres au sud de l’Iran, en mer d’Arabie. Aucun blessé américain. Aucun dommage matériel. Mais le message était limpide : les deux camps jouent avec le feu. Et les étincelles commencent à voler.
Et pourtant, les négociations ont continué. Comme si de rien n’était. Comme si un incident qui aurait pu déclencher une guerre n’était qu’une péripétie mineure.
On ne déploie pas une telle force pour une visite de courtoisie. On ne masse pas autant de puissance de feu pour impressionner les photographes. Cette armada est un ultimatum flottant. Un message que même un sourd pourrait entendre. Négociez — ou subissez les conséquences.
Les négociations d'Oman : Un théâtre en trois actes
Les acteurs en présence
Le 6 février, à Mascate, capitale du sultanat d’Oman, des délégations américaine et iranienne se sont rencontrées pour des pourparlers indirects. Le terme est important. Indirects. Ils ne se sont pas parlé en face. Ils ont communiqué par intermédiaire.
Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Albusaidi, a servi de médiateur. Toute la journée, il a fait la navette entre les deux délégations, transmettant « vues, considérations et approches ». Un diplomate faisant les cent pas entre deux ennemis qui refusent de se regarder dans les yeux.
Côté américain : Steve Witkoff, l’émissaire spécial de Trump. Jared Kushner, le gendre du président. Et — fait remarquable — l’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM (Commandement central des États-Unis), en uniforme de cérémonie.
Un amiral quatre étoiles. En uniforme. À une table de négociation diplomatique. La symbolique est écrasante.
La présence de l’amiral Cooper n’était pas accidentelle. Selon un analyste de la Brookings Institution, elle visait à « signaler la détermination et à intimider ». Voilà donc où nous en sommes : on envoie des généraux aux négociations de paix pour rappeler qu’on peut faire la guerre.
Ce qui s’est dit — et ce qui ne s’est pas dit
Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, les discussions n’ont porté que sur le volet nucléaire. C’est ce qu’exige Téhéran. Point final. Rien d’autre.
Mais Washington veut plus. Beaucoup plus. L’administration Trump exige que soient aussi abordés :
— Le soutien de l’Iran à divers groupes armés : Hezbollah au Liban, Hamas dans les territoires palestiniens, Houthis au Yémen.
— Le programme de missiles balistiques iranien.
Sur ce dernier point, Araghchi a été catégorique : « Non négociable. » Il s’agit d’une « question de défense ». Le régime ne cèdera pas. Les missiles restent hors de la table.
Et pourtant, les deux camps ont qualifié les discussions de « bon départ ». Trump a parlé de « très bonnes discussions ». Une nouvelle session est prévue « bientôt ». Le spectacle diplomatique continue.
L'Iran sous pression : Entre répression et négociation
Les manifestations de janvier 2026
Pour comprendre pourquoi Trump a massé une armada aux portes de l’Iran, il faut remonter quelques semaines en arrière. À la fin décembre 2025, des manifestations de masse ont éclaté dans plusieurs villes iraniennes.
Le déclencheur : l’inflation galopante, la hausse des prix alimentaires, la dépréciation du rial. Mais très vite, les revendications économiques se sont transformées en demandes politiques. Les manifestants réclamaient la fin du régime. La chute des mollahs. La liberté.
Le 8 janvier, Reza Pahlavi, le prince héritier d’Iran en exil, a appelé la population à scander des slogans à 20 h. Le lendemain, des millions de personnes étaient dans les rues, dans les 31 provinces du pays. Un soulèvement populaire d’une ampleur inédite.
La répression sanglante
La réponse du régime a été brutale. Prévisible. Impitoyable.
À partir du 8 janvier, le gouvernement iranien a coupé Internet et les services téléphoniques sur l’ensemble du territoire national. Le pays s’est retrouvé plongé dans le noir numérique. Isolé. Invisible.
Selon Amnesty International, les autorités ont « déchaîné une répression à l’arme lourde ». Les estimations du nombre de morts varient :
— 3 500 à 6 000 morts selon diverses ONG.
— 30 000 morts selon des propos d’employés du ministère de la Santé iranien rapportés par le Time.
Trente mille morts. En quelques semaines. C’est le massacre le plus meurtrier de l’histoire moderne de l’Iran. Plus que toutes les autres manifestations combinées depuis des décennies. Un bain de sang. Une tuerie de masse.
Des dizaines de milliers de personnes ont été arbitrairement détenues, dont des enfants. Le régime a ensuite ciblé les médecins et le personnel médical qui avaient soigné les blessés, en utilisant les systèmes de vidéosurveillance des hôpitaux pour les identifier. Soigner un manifestant est devenu un crime.
Des millions. Dans un pays où manifester peut vous coûter la vie. Où les familles des manifestants tués reçoivent des factures pour les balles utilisées. Des millions de personnes ont quand même choisi de sortir. C’est le courage à l’état pur. C’est l’espoir qui refuse de mourir. Et c’est cet espoir que le régime a noyé dans le sang.
Trump et l'Iran : L'art du deal à la pointe du fusil
La doctrine de la « soumission stratégique »
Que veut réellement Donald Trump? Selon les analystes de Chatham House, l’objectif de l’administration n’est pas le changement de régime au sens classique. C’est ce qu’ils appellent la « soumission stratégique ».
L’idée : forcer le régime iranien à accepter des contraintes permanentes sur son programme nucléaire, un rôle régional réduit, et la réalité que les États-Unis sont prêts à escalader brutalement si leurs lignes rouges sont franchies.
Trump lui-même alterne entre la menace et l’offre. Le matin, il tweete des avertissements sur une armada capable de lancer une attaque « bien pire » que l’opération Midnight Hammer. L’après-midi, il dit préférer « conclure un accord » plutôt que de faire la guerre. Le chaos comme stratégie. L’imprévisibilité comme arme.
Les sanctions comme arme économique
Le jour même de la première session de négociations à Oman, les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions pétrolières à l’Iran. Le timing n’était pas fortuit. C’était un message. Un rappel. Une pression supplémentaire.
L’économie iranienne est déjà à genoux. L’inflation est galopante. Le rial s’effondre. Les prix alimentaires explosent. C’est précisément ce qui a déclenché les manifestations de janvier.
Trump le sait. Il exploite cette vulnérabilité. Les sanctions sont une autre forme de pression, plus lente mais tout aussi mortelle que les missiles. Une guerre économique qui affame la population pour contraindre le régime.
C’est la méthode Trump. Créer le chaos. Maximiser l’incertitude. Faire croire à votre adversaire que vous êtes peut-être assez fou pour tout faire sauter. Et ensuite, proposer une sortie de crise. Une sortie qui, bien sûr, sert vos intérêts. La diplomatie comme poker. Le monde comme casino.
Les acteurs clés : Qui négocie pour qui?
Steve Witkoff — L’ami promoteur immobilier
Steve Witkoff n’est pas un diplomate de carrière. C’est un promoteur immobilier new-yorkais, un ami de longue date de Donald Trump. Il a fait fortune dans l’immobilier de luxe à Manhattan. Des tours de verre. Des appartements à millions.
C’est lui que Trump a choisi comme émissaire spécial pour l’Iran. Pas un ancien ambassadeur. Pas un expert en non-prolifération. Pas un spécialiste du Moyen-Orient. Un promoteur immobilier.
Selon certaines sources, les Iraniens seraient frustrés par Witkoff après les négociations de l’année dernière. Des observateurs espèrent que la présence de nouveaux interlocuteurs pourrait rendre les discussions plus productives.
Jared Kushner — Le gendre multifonction
Jared Kushner, le mari d’Ivanka Trump, est devenu une sorte de couteau suisse diplomatique de l’administration. C’est lui qui a négocié les Accords d’Abraham lors du premier mandat de Trump, normalisant les relations entre Israël et plusieurs pays arabes.
Aujourd’hui, il est à nouveau au cœur de l’action au Moyen-Orient. Sur le pont de l’USS Abraham Lincoln, il a observé des opérations de vol en direct et rencontré le pilote qui avait abattu le drone iranien quelques jours plus tôt. Un négociateur qui célèbre les victoires militaires.
L’amiral Brad Cooper — Le premier marin au CENTCOM
L’amiral Brad Cooper est le commandant du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), responsable des opérations militaires américaines au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Afrique de l’Est.
Il est le premier amiral de la Navy à occuper ce poste depuis William J. Fallon en 2008. Sa présence aux négociations d’Oman — en uniforme — était un message en soi. La diplomatie et la guerre ne font qu’un.
C’est lui qui a invité Witkoff et Kushner à visiter l’USS Abraham Lincoln. Officiellement, pour « exprimer la gratitude envers les militaires américains de la région ». En réalité, pour montrer à l’Iran ce qui l’attend si les négociations échouent.
Quand on envoie un promoteur immobilier négocier un accord nucléaire, on comprend que pour Trump, tout est un « deal ». Tout est transactionnel. Les vies humaines, la stabilité régionale, le risque de guerre — ce ne sont que des cartes à jouer sur une table de poker géante.
La position iranienne : Défiance calculée
Abbas Araghchi — Le diplomate sous pression
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, navigue dans des eaux dangereuses. D’un côté, il fait face à une pression militaire américaine sans précédent. De l’autre, il doit composer avec les lignes dures du régime à Téhéran.
Après les pourparlers d’Oman, Araghchi a déclaré que l’Iran adopterait une « approche utilisant la diplomatie pour sécuriser les intérêts nationaux » tout en maintenant une « pleine capacité à défendre la souveraineté ».
Traduction : nous voulons négocier, mais nous ne nous coucherons pas. Nous ne capitulerons pas. Nous ne serons pas humiliés.
Il a qualifié les discussions d’un « bon départ » et d’une « atmosphère très positive ». Mais il a aussi averti que son pays viserait les bases américaines dans la région en cas d’attaque. La menace contre la menace.
Les lignes rouges iraniennes
L’Iran a clairement défini ce qui est négociable et ce qui ne l’est pas :
Négociable : le programme nucléaire, dans une certaine mesure. Araghchi s’est dit prêt à un accord qui « rassure » Washington.
Non négociable : le programme de missiles balistiques. C’est une « question de défense ». Point final.
Non négociable : le soutien aux proxies régionaux. Le Hezbollah, le Hamas, les Houthis — ce sont des cartes que l’Iran refuse de mettre sur la table.
Araghchi a aussi maintenu que la pression militaire américaine « n’effraie pas » Téhéran. Bravade? Peut-être. Mais c’est le discours que le régime doit tenir pour maintenir sa crédibilité interne.
C’est le paradoxe iranien. Téhéran veut sortir de son isolement économique. Le régime a besoin de la levée des sanctions pour survivre. Mais il ne peut pas paraître faible face à son propre peuple — un peuple qui vient de descendre par millions dans les rues pour réclamer sa chute.
Netanyahu dans l'équation : Le troisième joueur
Une rencontre avancée
Initialement, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devait rencontrer Donald Trump à la Maison-Blanche le 18 février. Il a demandé à avancer la visite d’une semaine. Elle aura lieu ce mercredi.
Pourquoi cette urgence? Les négociations avec l’Iran. Netanyahu veut s’assurer que les intérêts israéliens sont pris en compte dans tout accord potentiel. Il veut être dans la pièce. Il veut influencer la décision.
Le bureau du Premier ministre a déclaré que « le Premier ministre croit que toutes les négociations doivent inclure la limitation des missiles balistiques et la fin du soutien à l’axe iranien » — c’est-à-dire le Hezbollah, le Hamas et les autres groupes soutenus par Téhéran.
L’incertitude israélienne
Selon des rapports, Netanyahu n’est pas certain de la décision finale de Trump concernant l’Iran. Le président américain n’a pas encore autorisé d’action militaire, selon des sources officielles. Il n’a pas non plus choisi parmi les options présentées par le Pentagone.
Trump reste « ouvert à une solution diplomatique ». Mais il maintient aussi toutes les options sur la table — y compris les options militaires. L’ambiguïté comme tactique.
Pour Israël, cette incertitude est à la fois une opportunité et un risque. Une opportunité d’influencer la décision de Trump. Un risque si cette décision va dans une direction qui ne sert pas les intérêts israéliens.
Netanyahu a ses propres intérêts dans cette affaire. Un accord qui laisserait l’Iran avec ses missiles et ses proxies intacts serait, pour Israël, un échec stratégique majeur. Mais un conflit militaire américano-iranien pourrait également déstabiliser toute la région — y compris Israël. L’équation n’a pas de solution simple.
L'analyse : Qu'est-ce qui se joue vraiment?
La doctrine Donroe
Certains analystes parlent d’une « doctrine Donroe » — un jeu de mots sur la doctrine Monroe. L’idée centrale : « La force écrasante crée l’espace pour la diplomatie; la faiblesse invite l’escalade. »
C’est la philosophie qui sous-tend toute l’approche de Trump au Moyen-Orient. Amasser une puissance militaire terrifiante. Faire comprendre à l’adversaire qu’on est prêt à l’utiliser. Et ensuite — seulement ensuite — tendre la main pour négocier.
Le problème, c’est que cette approche fonctionne mieux dans les films que dans la réalité géopolitique. Elle suppose que l’adversaire est rationnel, qu’il calculera correctement les risques, qu’il choisira la sortie diplomatique plutôt que l’escalade. Une hypothèse dangereuse.
Les risques d’escalade
Le drone iranien abattu le 3 février est un avertissement. Les deux camps sont dans une posture où un seul incident — une erreur de calcul, une mauvaise communication, un commandant trop zélé — pourrait déclencher une spirale incontrôlable.
L’Iran a averti qu’il frapperait les bases américaines dans la région en cas d’attaque. Les États-Unis ont des troupes en Irak, en Syrie, au Koweït, au Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis, à Oman, en Arabie saoudite…
Une guerre avec l’Iran ne serait pas une opération chirurgicale. Ce serait un embrasement régional. Des missiles sur Israël. Des attaques sur les installations pétrolières du Golfe. Une fermeture du détroit d’Ormuz. Une crise énergétique mondiale.
Nous sommes à un moment de bascule. Pas encore la guerre, mais plus tout à fait la paix. Un entre-deux dangereux où la moindre étincelle peut tout embraser. Et au milieu de tout ça, des émissaires qui visitent des porte-avions en parlant de paix.
Et maintenant? : Les scénarios possibles et les questions sans réponse
Scénario 1 : L’accord limité
C’est le scénario optimiste. Les deux camps trouvent un terrain d’entente sur le nucléaire. L’Iran accepte des contraintes supplémentaires sur son programme d’enrichissement. Les États-Unis lèvent certaines sanctions. Les questions des missiles et des proxies sont repoussées à des négociations ultérieures.
Ce scénario est possible. Mais il laisse les problèmes fondamentaux non résolus. Il ne fait que repousser la confrontation. C’est une solution temporaire. Un pansement sur une plaie ouverte.
Scénario 2 : L’impasse prolongée
Les négociations continuent. Et continuent. Et continuent. Aucun accord n’est conclu. La pression militaire reste en place. Les sanctions restent en place. L’Iran survit, affaibli mais toujours défiant.
C’est le scénario le plus probable à court terme. Les deux camps ont intérêt à maintenir l’apparence de progrès sans faire de concessions substantielles. Le statu quo comme stratégie. L’attente comme tactique.
Ce que nous ne savons pas
Que s’est-il vraiment dit à Mascate? Les comptes rendus officiels sont vagues. « Vues, considérations et approches » ont été échangées. Mais quelles vues? Quelles considérations? Quelles approches?
Quelle est la véritable position de Trump? Veut-il un accord? Ou cherche-t-il un prétexte pour frapper? Ses déclarations publiques sont contradictoires. Ses intentions réelles, opaques. Son imprévisibilité, calculée.
Et surtout : le régime iranien peut-il survivre à un accord? Après avoir massacré des dizaines de milliers de manifestants, peut-il se permettre de paraître céder aux pressions américaines sans perdre toute légitimité?
Nous savons qu’une armada américaine est positionnée en mer d’Arabie. Nous savons que des négociations ont lieu. Nous savons que les deux camps jouent un jeu dangereux. Nous savons aussi que 30 000 Iraniens sont peut-être morts en janvier 2026, massacrés par leur propre gouvernement. Et que ce gouvernement est maintenant à la table des négociations, traité comme un interlocuteur légitime. L’histoire jugera.
Conclusion : La diplomatie des cuirassés
Steve Witkoff et Jared Kushner sont montés sur le pont de l’USS Abraham Lincoln. Ils ont observé les F-35 décoller et atterrir. Ils ont rencontré le pilote qui avait abattu le drone iranien. Ils ont posé pour des photos avec des marins américains. Et quelque part à Téhéran, des familles pleurent encore leurs morts. Des prisonniers croupissent encore dans les geôles du régime. Des médecins sont encore traqués pour avoir soigné des manifestants blessés. C’est ça, la diplomatie de 2026. Des négociations sur des porte-avions. Des accords négociés entre un régime qui massacre son peuple et une administration qui menace de le bombarder. La paix par la force. La force sans la paix. À quel moment avons-nous accepté que c’était normal?
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Cette analyse examine la visite des émissaires de Trump sur l’USS Abraham Lincoln dans le contexte des négociations américano-iraniennes. Elle questionne l’approche de « paix par la force » et ses implications pour la stabilité régionale, tout en rappelant le contexte de la répression sanglante en Iran.
Méthodologie et sources
Les informations proviennent de sources multiples : agences de presse (AFP, Reuters), médias internationaux (CNN, France 24, Le Figaro, Al Jazeera), déclarations officielles (CENTCOM, département d’État, ministère iranien des Affaires étrangères), et analyses d’experts (Chatham House, Brookings Institution).
Nature de l’analyse
Il s’agit d’une analyse géopolitique qui examine les dynamiques de pouvoir, les stratégies diplomatiques et militaires, et les risques d’escalade dans la confrontation américano-iranienne. L’article ne prend pas parti pour une solution militaire ou diplomatique, mais interroge les présupposés de l’approche actuelle.
Sources
Sources primaires
France 24 – Iran : Téhéran prêt à un accord sur le nucléaire qui « rassure » les États-Unis
CNN – Kushner, Witkoff visit USS Abraham Lincoln carrier amid tension with Iran
Zone Militaire – Un F-35C de l’US Marine Corps a abattu un drone iranien
Sources secondaires
Times of Israel – Netanyahu to meet Trump in Washington on Wednesday
Chatham House – Trump’s objective is to force Iran into strategic submission
Amnesty International – Iran: Les autorités déchaînent une répression à l’arme lourde
France Info – La répression des manifestants aurait fait plus de 30 000 morts
Al Jazeera – Iran says missiles off the table in talks with the US
Axios – Netanyahu to hold urgent meeting with Trump amid Iran negotiations
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