Les chiffres qui font mal a Trump
Pourquoi Trump parle-t-il soudainement de « nationaliser » les elections? La reponse se trouve dans les sondages. Selon le Pew Research Center, son taux d’approbation est tombe a 37% — une chute de 3 points depuis l’automne. Plus grave encore: chez les independants, groupe electoral decisif, son soutien ne depasse plus 29% selon CNN.
Les elections speciales de 2025 ont ete une debacle republicaine. Les democrates Abigail Spanberger en Virginie et Mikie Sherrill au New Jersey ont remporte les postes de gouverneurs par des marges superieures aux previsions. Les democrates ont obtenu une supermajorité a l’Assemblee generale du New Jersey. En Georgie, etat-cle, ils ont retourne deux sieges a la Commission des services publics.
Les Republicains perdent. Et quand ils perdent, ils ne remettent pas en question leurs politiques. Ils remettent en question les regles du jeu. C’est la seule constante dans l’histoire recente de ce parti: si tu ne peux pas gagner, change les regles.
L’ombre du 6 janvier qui refuse de se dissiper
N’oublions jamais le 6 janvier 2021. Ce jour-la, une foule incitee par Trump a envahi le Capitole pour empecher la certification de l’election presidentielle remportee par Joe Biden. Cinq personnes sont mortes. Plus de 150 policiers ont ete blesses. Le Cline Center de l’Universite de l’Illinois a qualifie cet evenement de « tentative de coup d’Etat autogere » — le seul dans l’histoire des Etats-Unis dirige contre le gouvernement federal.
Trump a ete mis en accusation pour « incitation a l’insurrection » par la Chambre des representants. Il a ete acquitte par le Senat. Et le 20 janvier 2025, premier jour de son second mandat, il a accorde des graces presidentelles a pres de 1600 personnes condamnees ou en attente de jugement pour leur participation a l’attaque. Parmi eux: Stewart Rhodes, leader des Oath Keepers, et Enrique Tarrio, ancien chef des Proud Boys, qui purgeait une peine de 22 ans.
Plus de 600 emeutiers avaient ete condamnes pour agression sur des agents de l’ordre. 170 avaient utilise des armes mortelles. Et pourtant. Tous pardonnes.
Nationaliser les elections : que signifie vraiment cette expression?
Les mots et leur poids constitutionnel
La Constitution americaine, dans son Article I, Section 4, est explicite: « Les heures, lieux et modalites de tenue des elections pour les senateurs et representants seront prescrits dans chaque Etat par sa legislature. » Les elections americaines sont, par conception, decentralisees. Chaque Etat gere ses propres procedures. Cette architecture n’est pas un accident — c’est une garantie contre la tyrannie.
Quand Trump parle de « nationaliser » les elections, il parle de concentrer le pouvoir electoral au niveau federal — sous son controle. C’est l’antithese de ce que les Peres fondateurs ont voulu.
L’ironie supreme: le parti qui hurle « droits des Etats! » pour bloquer les lois federales sur l’avortement ou les armes a feu veut soudainement que Washington controle les elections. Leurs « principes » changent au gre de leurs interets. Toujours.
La clarification de la Maison-Blanche qui n’en est pas une
Face au tolle, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a tente de clarifier: Trump parlait en fait du SAVE Act, une loi republicaine qui exigerait une preuve de citoyennete pour s’inscrire sur les listes electorales. Probleme: le SAVE Act n’a rien a voir avec la « nationalisation » des elections. Il ne change pas qui compte les votes. Il ne modifie pas les procedures des Etats. C’est un ecran de fumee.
Comme l’a note CNN: les propos de Trump « ameneraient le role du gouvernement federal a un niveau jamais vu dans ce pays » — un niveau qui « usurpe les pouvoirs que la Constitution accorde aux Etats. »
Le SAVE Act : protection ou suppression des electeurs?
Ce que la loi propose vraiment
Le Safeguard American Voter Eligibility Act, dit SAVE Act, modifierait la loi de 1993 sur l’inscription des electeurs. Il exigerait que les citoyens fournissent une preuve documentaire de citoyennete — passeport, certificat de naissance, etc. — pour s’inscrire sur les listes electorales federales, et une piece d’identite avec photo prouvant la citoyennete pour voter.
Les Republicains affirment que c’est necessaire pour empecher les non-citoyens de voter. Mais voici les faits: la citoyennete est deja une condition pour voter. Les tentatives de vote par des non-citoyens sont systematiquement detectees et poursuivies. Et selon le Campaign Legal Center, il n’existe aucune preuve que ces tentatives aient jamais influence le resultat d’une election.
Resoudre un probleme qui n’existe pas en creant un probleme qui touchera des millions de personnes. Voila la definition meme d’une politique conçue non pas pour proteger, mais pour exclure.
Les 21 millions d’Americains menaces
Selon le Brennan Center for Justice, environ 21 millions d’Americains pourraient etre prives de leur droit de vote si le SAVE Act etait adopte. Pourquoi? Parce que la moitie des Americains n’ont pas de passeport. Des millions n’ont pas acces facilement a leur certificat de naissance. Les personnes agees, les minorites, les personnes a faible revenu seraient les plus touchees.
L’experience du Kansas est revelatrice. Apres avoir adopte une exigence similaire, 31 000 citoyens eligibles — soit 12% de tous les demandeurs — ont ete empeches de s’inscrire pour voter. Pas des non-citoyens. Des Americains.
Jeffries a ete direct sur CNN: « Ce que les Republicains essaient de faire, c’est de s’engager dans une suppression electorale flagrante.«
Le gerrymandering orchestré depuis la Maison-Blanche
Le redecoupage electoral comme arme politique
Pendant que l’attention se concentre sur le SAVE Act, une autre offensive est en cours. En juillet 2025, Trump a ordonne au gouverneur republicain du Texas, Greg Abbott, de redecouper les circonscriptions de l’Etat — en plein milieu de la decennie, ce qui est extremement rare. L’objectif: creer cinq nouvelles circonscriptions favorables aux Republicains.
Le Texas a obei. Le Missouri et la Caroline du Nord ont suivi. Ces trois gerrymandering pourraient rapporter aux Republicains jusqu’a sept sieges au Congres — cinq au Texas, un dans chaque autre Etat.
Le Center for American Progress a qualifie cette manoeuvre de tentative deliberee de « truquer les elections au profit du parti au pouvoir. »
Quand tu ne peux pas convaincre les electeurs, tu redesines les circonscriptions pour que les electeurs n’aient plus d’importance. C’est du vol electoral avec des crayons au lieu des fusils.
La course aux contre-manoeuvres
Les Democrates ne restent pas les bras croises. La Californie a adopte son propre redecoupage. Le Maryland et la Virginie preparent des contre-mesures. La Floride republicaine devrait s’y mettre ce printemps.
Le resultat? Une course aux armements electoraux ou chaque camp redesine les cartes pour maximiser ses sieges. Les electeurs? Des pions sur un echiquier qu’ils n’ont jamais choisi.
Le Big Lie qui refuse de mourir
Les 62 defaites en cour que Trump n’a jamais mentionnees
Trump continue d’affirmer que l’election de 2020 lui a ete volee. Mais voici ce que les tribunaux — y compris des juges nommes par Trump lui-meme — ont trouve: 62 poursuites ont conteste les resultats. 61 ont echoue. Aucune preuve de fraude generalisee n’a ete etablie.
Son propre procureur general, William Barr, a declare publiquement qu’il n’existait aucune preuve pour soutenir les allegations de Trump. Le Cybersecurity and Infrastructure Security Agency, sous son administration, a qualifie l’election de 2020 de « la plus securisee de l’histoire americaine. »
Et pourtant. Selon le Citizens for Responsibility and Ethics in Washington, Trump a repete des mensonges sur l’election « volee » plus de 500 fois sur Truth Social. Il a reference cette election « truquee » 526 fois sur une periode de 456 jours.
Repetez un mensonge assez souvent, et il devient verite dans l’esprit de ceux qui veulent y croire. Goebbels le savait. Trump aussi.
Les charges criminelles suspendues
Trump a ete inculpe de quatre crimes federaux lies au 6 janvier et au « Big Lie » par le Department of Justice. L’affaire est actuellement suspendue pendant que la Cour supreme determine s’il beneficie d’une immunite legale pour ses actes en tant que president.
Un president peut-il etre poursuivi pour avoir tente de renverser une election? La question est devant la plus haute cour du pays. Le fait qu’elle se pose est, en soi, un verdict.
La strategie de Jeffries : bloquer, denoncer, mobiliser
Les trois fronts de la resistance democrate
Premier front: le SAVE Act. Jeffries a clairement indique que les Democrates s’opposeraient a cette loi, qu’il qualifie de « suppression electorale pure et simple. » Sur CNN, il a rappele que les elections devraient rester sous le controle des Etats — ironiquement, l’argument traditionnel des Republicains.
Deuxieme front: la Garde nationale. Jeffries a revele que les Democrates avaient bloque une tentative de Trump de « federaliser la Garde nationale« , ce qu’il decrit comme une possible preparation pour « deployer des troupes dans les villes americaines et intimider les gens pour qu’ils ne votent pas. »
Troisieme front: la mobilisation electorale. Avec une avance de 5,3 points dans les sondages pour les candidats democrates a la Chambre en 2026, Jeffries mise sur un raz-de-maree bleu pour reprendre le controle.
La democratie n’est pas un acquis. C’est un choix quotidien. Et en ce moment, ce choix se fait entre ceux qui veulent que tout le monde vote et ceux qui veulent choisir qui peut voter.
Le defi de l’argumentaire
Jeffries a ete presse par Dana Bash sur CNN au sujet de l’opposition democrate aux exigences d’identification des electeurs. Le soutien public aux lois d’identification est eleve — environ 80% des Americains y sont favorables. Pourquoi les Democrates s’y opposent-ils?
La reponse de Jeffries: la difference entre une piece d’identite et une preuve de citoyennete. Exiger un passeport ou un certificat de naissance est une barriere que des millions d’Americains ne peuvent pas franchir. Ce n’est pas de la protection — c’est de l’exclusion deguisee.
La Constitution comme dernier rempart
L’Elections Clause face au test ultime
L’Article I, Section 4 de la Constitution accorde au Congres le pouvoir de « modifier ou remplacer » les reglements electoraux des Etats. Ce pouvoir existe depuis 1787. Mais il n’a ete utilise que rarement — en 1842 pour exiger des elections par district, en 1870 pour faire respecter le Quinzieme Amendement contre la discrimination raciale.
Les Peres fondateurs ont inclus ce pouvoir comme une « assurance » contre la possibilite qu’un Etat refuse d’organiser des elections federales. Pas comme un outil pour qu’un president centralise le controle des elections sous son autorite.
Si Trump tente d’utiliser ce mecanisme pour « nationaliser » les elections, des batailles juridiques monumentales s’ensuivront. La question: les tribunaux — y compris une Cour supreme ou siegent trois juges nommes par Trump — protegeront-ils la Constitution ou le president qui les a nommes?
Une Constitution n’est que du papier si ceux charges de la defendre choisissent de fermer les yeux. Nous sommes au point ou les mots ecrits en 1787 seront soit notre salut, soit notre souvenir.
Le precedent dangereux
Si un president peut ordonner le redecoupage electoral des Etats, exiger des preuves de citoyennete qui excluent des millions d’electeurs, et parler ouvertement de « prendre le controle » du vote sans consequences, ou est la limite?
Les experts constitutionnels sont unanimes: les propos de Trump vont « au-dela de tout ce que le gouvernement federal a jamais tente » en matiere electorale. Pas parce que c’est illegal en soi, mais parce que cela detruit l’equilibre sur lequel repose la democratie americaine.
Les midterms de 2026 : enjeux et scenarios
Ce qui est en jeu
En novembre 2026, les Americains voteront pour renouveler l’ensemble de la Chambre des representants et un tiers du Senat. Les Democrates ont une chance reelle de reprendre la Chambre. L’histoire est de leur cote: depuis 1934, le parti du president a perdu des sieges lors des midterms dans 90% des cas.
Mais cette fois, le president joue selon d’autres regles. Gerrymandering force. Lois de suppression des electeurs. Rhétorique de delegitimation. Et maintenant, des appels ouverts a « prendre le controle » du vote.
Le calcul republicain
Les Republicains le savent: leur base demographique retrecit. Leur agenda est impopulaire sur de nombreux enjeux. Leur president est sous les 40% d’approbation. Ils ne peuvent pas gagner en convainquant plus d’electeurs. Alors ils doivent reduire le nombre d’electeurs.
C’est la logique froide qui sous-tend le SAVE Act, le gerrymandering, les purges des listes electorales. Pas la protection de l’integrite electorale. La preservation du pouvoir a tout prix.
Quand un parti ne peut plus gagner democratiquement, il a deux choix: changer ses positions ou changer les regles de la democratie. Les Republicains ont fait leur choix. Et pourtant, des millions d’Americains continuent de croire qu’il s’agit d’un parti « conservateur » normal.
La memoire courte de l'Amerique
Ce qu’on a oublie du 6 janvier
La Fraternal Order of Police — le plus grand syndicat policier du pays, qui a soutenu Trump lors des trois dernieres elections — a condamne les graces accordees aux emeutiers du 6 janvier. L’International Association of Chiefs of Police egalement. Leur declaration commune: ces graces « envoient un message dangereux » que les consequences pour avoir attaque les forces de l’ordre « ne sont pas severes. »
Parmi les personnes graciees, des individus avec des condamnations anterieures pour viol, homicide involontaire, violence conjugale, trafic de drogue. Trump les a tous pardonnes. Pas parce qu’ils etaient innocents. Parce qu’ils etaient loyaux.
La normalisation de l’impensable
Il y a cinq ans, l’idee qu’un president americain parle de « nationaliser le vote » aurait ete inimaginable. Aujourd’hui, c’est un titre de journal parmi d’autres. La fenetre d’Overton — ce qui est considere comme acceptable dans le debat public — s’est deplacee vers l’abime.
Chaque transgression non punie rend la suivante plus facile. Chaque ligne franchie sans consequences efface la ligne. Et maintenant, nous en sommes a discuter serieusement si le president peut « prendre le controle » des elections comme s’il s’agissait d’une simple question de politique.
Ce que l'histoire retiendra
Le moment de verite
Dans les annees a venir, on se souviendra de cette periode comme d’un tournant. Soit comme le moment ou la democratie americaine a resiste et s’est renforcee. Soit comme le moment ou elle a bascule vers autre chose — quelque chose que les livres d’histoire decriront avec des mots que nous n’osons pas encore prononcer.
Hakeem Jeffries l’a dit clairement: « Nous n’allons pas laisser cela arriver. » Mais les mots ne suffisent pas. Les intentions ne suffisent pas. Ce qui compte, c’est ce que les citoyens ordinaires feront quand on leur demandera de choisir.
L’histoire n’est pas ecrite par ceux qui regardent. Elle est ecrite par ceux qui agissent. Et en ce moment, le stylo est entre les mains de chaque Americain qui peut encore voter — tant qu’il le peut encore.
La question qui reste
Trump a dit ce qu’il voulait faire. Il veut « prendre le controle. » Il veut « nationaliser. » Il veut que son parti decide qui peut voter et comment les votes sont comptes. Il l’a dit publiquement, sans honte, sans hesitation.
La question n’est plus de savoir ce que Trump veut. La question est de savoir si l’Amerique le laissera faire.
Conclusion : Quand la democratie devient un choix
J’ecris ces lignes avec un sentiment etrange — celui de documenter quelque chose qui pourrait, un jour, sembler incroyable. « Comment ont-ils pu laisser faire? » demanderont les generations futures. La reponse sera simple: parce que trop de gens ont cru que c’etait impossible jusqu’a ce que ce soit arrive.
La democratie americaine n’est pas morte. Pas encore. Mais elle est sur une table d’operation, et les chirurgiens se disputent pour savoir s’il faut la sauver ou la debrancher. Hakeem Jeffries promet de se battre. Trump promet de « prendre le controle. » Et quelque part entre ces deux promesses, 330 millions d’Americains devront decider dans quel pays ils veulent vivre.
Ce n’est pas une hyperbole. Ce n’est pas de l’alarmisme. C’est la description sobre de ce qui se passe sous nos yeux. Un president parle de nationaliser les elections. Son parti redessine les cartes electorales. Ses allies proposent des lois qui excluraient des millions d’electeurs. Et ses partisans applaudissent.
Maintenant, vous savez. La question: qu’est-ce que vous allez en faire?
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Positionnement editorial
Cet article part d’une premisse assumee: la democratie a de la valeur, et les tentatives de la subvertir meritent d’etre denoncees. Cette position n’est pas partisane au sens traditionnel — elle est pro-democratique. Les declarations de Trump sur la « nationalisation » des elections sont analysees pour ce qu’elles sont: une menace directe au systeme electoral decentralise qui forme le socle de la republique americaine.
L’objectivite journalistique ne signifie pas traiter toutes les positions comme moralement equivalentes. Quand un camp defend le droit de vote et l’autre propose de le restreindre, la neutralite devient complicite.
Methodologie et sources
Cet article s’appuie sur des sources primaires (declarations directes de Trump et Jeffries, textes de loi, Constitution) et des sources secondaires (analyses d’experts constitutionnels, donnees de sondages, rapports d’organisations non partisanes). Les informations sur les graces du 6 janvier proviennent de documents officiels de la Maison-Blanche et de rapports du Department of Justice.
Les affirmations factuelles sont verifiables. Les analyses et opinions sont clairement identifiees comme telles, notamment dans les passages en italique.
Nature de l’analyse
Il s’agit d’une analyse critique situee dans la tradition du journalisme d’opinion informe. L’objectif n’est pas de presenter « les deux cotes » d’un debat sur la valeur de la democratie — il n’y a pas deux cotes legitimes a ce debat. L’objectif est de documenter, contextualiser et interpeller face a des developpements qui menacent les fondements memes du systeme politique americain.
Sources
Sources primaires
- Newsweek — « Hakeem Jeffries warns Donald Trump intends to ‘steal’ elections » (9 fevrier 2026)
- CNN State of the Union — Entrevue de Dana Bash avec Hakeem Jeffries (8-9 fevrier 2026)
- The White House — « Granting Pardons and Commutation of Sentences for Certain Offenses Relating to the Events at or Near the United States Capitol on January 6, 2021 » (20 janvier 2025)
- Constitution des Etats-Unis — Article I, Section 4 (Elections Clause)
- Congress.gov — H.R.22 – 119th Congress: SAVE Act
Sources secondaires
- Pew Research Center — « Confidence in Trump Dips, and Fewer Now Say They Support His Policies and Plans » (29 janvier 2026)
- Brennan Center for Justice — Analyse de l’impact du SAVE Act sur l’inscription des electeurs
- Campaign Legal Center — « What You Need to Know About the SAVE Act »
- Center for American Progress — « Trump Ordered Texas To Gerrymander 5 New Republican-Leaning Congressional Districts »
- Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (CREW) — Analyse des graces du 6 janvier et des declarations de Trump sur Truth Social
- NPR — « Trump gave pardons to hundreds of violent Jan. 6 rioters. Here’s what they did »
- CNN — « Trump’s call to ‘nationalize’ elections has Republicans and Democrats scrambling »
- Brookings Institution — « As President Trump loses support, Republican prospects in the 2026 midterms grow darker »
- The Hill — « Trump approval among independent voters hits new low »
- Democracy Docket — « Live Redistricting Tracker: All the Republican Gerrymanders »
- Cline Center, University of Illinois — Classification du 6 janvier comme « tentative de coup d’Etat autogere »
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