Skip to content
ANALYSE : Lavrov enterre l’espoir d’un rapprochement avec Trump et expose la mascarade diplomatique mondiale
Crédit: Adobe Stock

La guerre économique derrière le rideau de fumée

Le ministre russe a été cinglant sur la question des mesures punitives. L’administration Trump, selon lui, ne conteste pas les lois adoptées sous Biden pour punir la Russie. Elle les applique. Elle les renforce. Elle en ajoute de nouvelles. Les sanctions contre Rosneft et Lukoil sont tombées quelques semaines après ce que Poutine avait décrit comme une très bonne rencontre avec Trump. Le message est limpide: les poignées de main pour les caméras, les coups de couteau dans le dos pour la réalité. Lavrov ne mâche pas ses mots. Les États-Unis mènent une guerre contre les pétroliers en haute mer, en violation de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

La saisie du Marinera illustre cette nouvelle doctrine. Le 7 janvier 2026, la marine américaine et les garde-côtes ont intercepté ce pétrolier russe dans l’Atlantique Nord, après des semaines de filature par le patrouilleur USCG Munro. Le Secrétaire à la Défense John Healey a justifié l’opération en invoquant un axe russo-iranien d’évasion des sanctions qui finance le terrorisme et alimente les conflits du Moyen-Orient à l’Ukraine. Londres a autorisé l’utilisation de ses bases pour cette mission. La coordination occidentale est totale. Moscou est encerclé économiquement. Et Lavrov crie à l’injustice.

Il y a dans cette séquence toute l’absurdité de notre époque. Un criminel de guerre accuse ses adversaires de ne pas respecter les règles. Et ses adversaires, effectivement, tordent le droit international quand ça les arrange. Les deux ont raison sur l’autre. Les deux ont tort sur eux-mêmes. Et pendant ce temps, les Ukrainiens meurent dans les tranchées du Donbass, sans que personne ne leur demande leur avis sur cette grande partie d’échecs jouée par-dessus leurs têtes.

BRICS: le plan B qui devient plan A

Lavrov ne s’est pas contenté de critiquer. Il a dessiné une alternative. Face au blocus occidental, la Russie se tourne vers les BRICS. Le PIB combiné de ce bloc dépasse désormais celui du G7 en parité de pouvoir d’achat. Moscou cherche des voies protégées pour développer ses projets financiers, économiques et logistiques avec ses partenaires émergents. L’Inde, la Chine, le Brésil, l’Afrique du Sud et les nouveaux membres représentent un marché colossal. Un espace où le dollar n’est plus roi. Un monde où les sanctions américaines perdent leur mordant.

Mais Washington ne l’entend pas de cette oreille. Lavrov accuse les États-Unis de vouloir contrôler les relations militaro-techniques de la Russie avec l’Inde et d’autres membres des BRICS. Le Secrétaire au Commerce Howard Lutnick a ouvertement exprimé son irritation face aux achats d’armes russes par New Delhi. La coopération russo-indienne est perçue comme une menace pour les intérêts américains. Washington veut dominer les routes énergétiques mondiales desservant les grandes économies de plusieurs continents. La Russie tente de s’extraire de cette emprise. L’affrontement est total. Et il ne fait que commencer.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu