Vingt-cinq millions de tonnes de feves pour acheter la paix
Au coeur de cet appel « excellent », une promesse : la Chine s’engagerait a acheter 20 millions de tonnes de soja americain pour la saison en cours, et 25 millions de tonnes pour la prochaine. Trump a egalement evoque des achats de petrole, de gaz et de moteurs d’avion. En echange ? Les tarifs douaniers de 10% lies au fentanyl pourraient etre leves « pendant ou peu apres » le sommet d’avril. Voila donc le deal. Des feves de soja contre un repit commercial.
Mais cette promesse merite d’etre examinee a la loupe. Trump avait deja obtenu des engagements similaires lors de son premier mandat. Pekin avait promis d’acheter pour 200 milliards de dollars de produits americains supplementaires. Le resultat ? La Chine n’a meme pas atteint 60% de cet objectif. Les promesses chinoises en matiere commerciale ont la solidite d’un chateau de cartes dans une soufflerie. Et pourtant, Trump nous ressert le meme plat, avec le meme enthousiasme, comme si on avait tous la memoire d’un poisson rouge.
Les fermiers americains du Midwest, ceux-la memes qui ont vote massivement pour Trump, sont les premieres victimes de cette guerre commerciale. On leur promet des marches en Chine. On leur livre des tarifs de represailles. Et pendant ce temps, le president leur dit que tout va « excellemment » bien.
Les terres rares : L’arme secrete dont personne ne parle
Fait revelateur : ni le communique americain, ni le communique chinois ne mentionnent les terres rares. Ce silence est assourdissant. L’annee derniere, Pekin a utilise sa domination sur ces minerais critiques pour forcer Trump a moderer ses menaces tarifaires. Le gallium, le germanium, le neodyme — ces noms que personne ne connait sont pourtant les nerfs de la guerre technologique moderne. Sans eux, pas d’iPhone. Pas de Tesla. Pas de F-35.
Selon certains analystes, ce silence pourrait indiquer que le flux de terres rares vers les Etats-Unis est actuellement « satisfaisant ». Mais satisfaisant pour qui ? Certainement pas pour la securite nationale americaine, qui reste dangereusement dependante d’un rival strategique pour ses composants les plus critiques. Cette dependance est une bombe a retardement. Et ni Trump ni Xi n’ont interet a en parler publiquement — l’un parce qu’il refuse d’admettre une vulnerabilite, l’autre parce qu’il prefere garder son atout dans sa manche.
Taiwan : La ligne rouge que tout le monde pretend respecter
Onze milliards de dollars d’armes pour une ile menacee
Pour Pekin, Taiwan reste « la question la plus importante » dans les relations sino-americaines. Le communique chinois est explicite : les Etats-Unis doivent « gerer la question des ventes d’armes a Taiwan avec prudence ». Cette formulation polie masque une menace a peine voilee. En decembre dernier, Washington a approuve des ventes d’armes a Taiwan pour un montant de 11,15 milliards de dollars — l’une des plus importantes de l’histoire. Chars, missiles, systemes de defense aerienne : tout ce qu’il faut pour transformer l’ile en forteresse.
Et pourtant, cette manne militaire suffira-t-elle a dissuader une invasion chinoise ? Les experts sont divises. La Chine a massivement investi dans ses capacites amphibies. Elle conduit regulierement des exercices militaires autour de l’ile. Ses avions de chasse violent quotidiennement l’espace aerien taiwanais. La question n’est plus de savoir si Pekin veut Taiwan. C’est de savoir quand — et si — elle osera passer a l’acte.
Les vingt-quatre millions de Taiwanais vivent avec une epee de Damocles au-dessus de la tete. Leur sort se joue dans des appels telephoniques entre deux hommes qui ne leur ont jamais demande leur avis. C’est ca, la « diplomatie » au XXIe siecle : les peuples sont des pions, jamais des joueurs.
La strategie de l’ambiguite : Une recette pour le desastre
La politique americaine envers Taiwan repose depuis des decennies sur une « ambiguite strategique ». Les Etats-Unis ne reconnaissent pas officiellement l’independance taiwanaise, mais ils s’engagent a fournir a l’ile les moyens de se defendre. Cette ligne de crete diplomatique a fonctionne pendant cinquante ans. Mais elle craque de toutes parts sous le poids des tensions actuelles.
Trump, fidele a son style, a deja laisse entendre qu’il pourrait etre pret a negocier sur Taiwan en echange d’avantages commerciaux. L’idee qu’une democratie de vingt-quatre millions de personnes puisse etre mise sur la table comme monnaie d’echange pour des achats de soja devrait glacer le sang de quiconque croit encore aux valeurs democratiques. Et pourtant, c’est exactement le calcul que Pekin espere voir se concretiser.
Iran : Le troisieme invite fantome de la conversation
Pousser Pekin a lacher Teheran
L’Iran etait egalement au menu de cet appel « excellent ». Trump a confirme avoir discute de Teheran avec Xi, dans un contexte ou Washington pousse Pekin et d’autres pays a isoler davantage la Republique islamique. La semaine precedant l’appel, Trump avait menace de frappes militaires contre l’Iran suite a la repression violente des manifestations dans le pays. Il avait meme deploye une force navale incluant des porte-avions dans la region.
Mais la Chine est le premier acheteur de petrole iranien. Et Xi Jinping n’a aucune intention de renoncer a cette source d’energie bon marche pour faire plaisir a Washington. D’autant que Pekin a ses propres griefs contre les Etats-Unis. Pourquoi aiderait-il son rival strategique a renforcer sa domination au Moyen-Orient ? La reponse est simple : il ne le fera pas. Et toute promesse en ce sens sera aussi creuse que celles sur le soja.
L’Iran, Taiwan, l’Ukraine — autant de crises interconnectees que Trump traite comme des dossiers separes. Mais Xi, lui, voit le tableau d’ensemble. Chaque concession americaine sur un front est un gain chinois sur tous les autres. C’est ca, jouer aux echecs contre quelqu’un qui joue aux dames.
Le petrole iranien : Le nerf de la guerre silencieuse
Il reste flou si Trump a directement demande a Xi de cesser d’acheter du petrole iranien, de la meme maniere qu’il a presse l’Inde de ne plus acheter de petrole russe. Mais meme si cette demande a ete formulee, les chances qu’elle soit exaucee frolent le zero. La Chine importe environ 1,5 million de barils de brut iranien par jour. C’est une bouee de sauvetage economique pour Teheran — et un levier strategique pour Pekin.
En maintenant cette relation commerciale, la Chine accomplit plusieurs objectifs simultanement. Elle securise son approvisionnement energetique. Elle maintient l’Iran a flot comme contrepoids regional aux Etats-Unis. Et elle garde une carte de negociation a jouer quand bon lui semble. Tout cela pendant que Trump s’extasie sur un appel « excellent » qui n’a vraisemblablement rien change a cette dynamique.
Ukraine : Le conflit que Pekin observe avec un sourire discret
La guerre de Poutine, le silence de Xi
L’appel Trump-Xi a egalement aborde la guerre en Ukraine. L’administration Trump cherche la cooperation de Pekin pour amener Poutine a la table des negociations. Mais voici le detail qui tue : quelques heures avant son appel avec Trump, Xi Jinping avait tenu une videoconference avec Vladimir Poutine lui-meme. Les deux dirigeants ont discute des « points chauds geopolitiques » de la region. De quoi ont-ils parle exactement ? Mystere. Mais on peut supposer que coordonner leur strategie face aux Etats-Unis figurait au menu.
Cette choreographie diplomatique est revelatrice. Xi parle a Poutine. Puis Xi parle a Trump. Il transmet a l’un ce qu’il juge utile de l’autre. Il garde pour lui ce qui doit rester secret. La Chine se positionne comme pivot dans ce triangle de pouvoir. Et pourtant, c’est Trump qui claironne avoir eu un appel « excellent ». L’ironie serait delicieuse si elle n’etait pas si dangereuse.
Pendant que Trump cherche des victoires mediatiques, Xi construit methodiquement un ordre mondial alternatif. La patience chinoise contre l’impatience americaine. La strategie de long terme contre les tweets de l’instant. Et au milieu de tout ca, des millions d’Ukrainiens qui continuent de mourir.
Le role ambigu de Pekin dans le conflit
La Chine n’a jamais condamne l’invasion russe de l’Ukraine. Elle a refuse de qualifier l’operation de « guerre ». Elle continue de fournir a la Russie un soutien economique crucial qui permet a Moscou de contourner les sanctions occidentales. Et pourtant, Trump espere que Xi va l’aider a mettre fin au conflit ? C’est comme demander au pyromane de l’aider a eteindre l’incendie.
La realite est que la guerre en Ukraine sert les interets de Pekin. Elle affaiblit la Russie, la rendant plus dependante de la Chine. Elle distrait les Etats-Unis et l’Europe, detournant leur attention de l’Indo-Pacifique. Elle demontre les limites de la puissance occidentale. Pourquoi Xi voudrait-il mettre fin a une situation qui lui profite autant ?
L'expertise parle : Ce que les analystes voient vraiment
La facade de l’harmonie, la realite de la competition
Manoj Kewalramani, analyste au Takshashila Institution en Inde, a parfaitement resume la situation : bien que l’appel indique que les deux parties souhaitent maintenir le dialogue, il ne masque pas les interets concurrents de chacun. « Implicite dans tout cela est la comprehension que la relation risque de rester difficile en raison de la competition strategique sous-jacente entre eux », a-t-il explique. Voila une analyse qui tranche avec l’optimisme beant de la communication trumpienne.
D’autres experts sont encore plus directs. La competition sino-americaine n’est pas un malentendu qu’un bon appel telephonique peut resoudre. C’est une realite structurelle du systeme international actuel. Les Etats-Unis sont la puissance dominante qui cherche a maintenir son hegemonie. La Chine est la puissance montante qui veut la supplanter. Aucun echange de soja ou de moteurs d’avion ne changera cette equation fondamentale.
Les experts voient ce que Trump refuse d’admettre : nous ne sommes pas dans une negociation commerciale classique. Nous sommes dans une lutte pour la suprematie mondiale du XXIe siecle. Et pretendre le contraire, c’est se mentir a soi-meme — ou mentir aux autres.
Le sommet d’avril : Promesse ou mirage ?
Trump et Xi devraient se rencontrer en personne en avril. Un autre sommet est prevu « vers la fin de l’annee » — potentiellement une visite de Xi aux Etats-Unis. Mais le communique chinois n’a fait aucune mention de la visite prevue de Trump a Pekin en avril. Cet oubli est-il delibere ? Est-ce un signal que Pekin garde ses options ouvertes ? Ou simplement que les deux parties n’ont pas encore finalise les details ?
Ce qui est certain, c’est que ces sommets seront l’occasion de grandes declarations et de poignees de main photographiees. Les marches boursiers reagiront. Les commentateurs analyseront chaque geste, chaque mot. Et a la fin, les problemes fondamentaux resteront les memes. Car la diplomatie de sommet, c’est le cinema de la geopolitique. Le vrai travail se fait dans l’ombre. Et ce travail-la, personne ne vous dit s’il est « excellent » ou non.
Taiwan a nouveau : La democratie comme monnaie d'echange
Quand le president de Taiwan parle de liens « solides comme le roc »
Face a la pression chinoise, le president de Taiwan a reaffirme que les liens avec les Etats-Unis etaient « solides comme le roc ». Cette declaration intervient apres que Xi a averti Trump sur les ventes d’armes. Mais les paroles rassurantes de Taipei sonnent creux quand on connait l’histoire. Les Etats-Unis ont deja abandonne des allies avant. L’Afghanistan n’est pas si loin. Et les Kurdes se souviennent encore de la trahison de 2019.
Taiwan depend entierement de la volonte americaine de la defendre. Cette volonte a toujours ete ambigue. Avec Trump, elle devient transactionnelle. Combien vaut la democratie taiwanaise ? Autant que 25 millions de tonnes de soja ? Moins ? Plus ? C’est le genre de calcul que Trump semble pret a faire. Et c’est le genre de calcul qui devrait terrifier tout democrate dans le monde.
Et pourtant, Taiwan continue de croire en la parole americaine. Comme l’Ukraine croyait au memorandum de Budapest. Comme les Kurdes croyaient aux promesses de Washington. L’histoire est un cimetiere de peuples qui ont fait confiance aux garanties americaines.
Le precedent hongkongais : Une lecon oubliee
Il y a quelques annees, Hong Kong jouissait d’un statut semi-autonome. Les promesses de « un pays, deux systemes » semblaient tenir. Puis Pekin a decide que c’etait fini. La loi sur la securite nationale a ete imposee. Les manifestants pro-democratie ont ete emprisonnes ou exiles. La presse libre a ete muselée. Et le monde a regarde. A proteste. Puis est passe a autre chose.
Taiwan observe. Taiwan apprend. Mais Taiwan sait aussi qu’elle n’a pas le choix. Isolee diplomatiquement — la plupart des pays, y compris le Canada, ne la reconnaissent pas officiellement — elle depend de la protection americaine. Et cette protection est entre les mains d’un homme qui qualifie ses appels avec Xi Jinping d’« excellents ». De quoi dormir sur ses deux oreilles, n’est-ce pas ?
L'economie mondiale : Otage des deux geants
Les tarifs douaniers comme arme de destruction economique
Les tarifs de 145% imposes par Trump sur les produits chinois l’annee derniere n’ont pas mis la Chine a genoux. Ils ont augmente les prix pour les consommateurs americains. Ils ont force les entreprises a reorganiser leurs chaines d’approvisionnement. Ils ont cree de l’incertitude sur les marches mondiaux. Mais la Chine est toujours la. Plus determinee que jamais.
Le commerce international est devenu un champ de bataille. Chaque tarif est une munition. Chaque sanction, une bombe. Et les victimes collaterales sont les travailleurs ordinaires, les consommateurs ordinaires, les entreprises ordinaires qui n’ont rien demande a personne. Pendant que Trump et Xi jouent aux maitres du monde, ce sont les gens normaux qui paient la facture.
On nous presente la guerre commerciale comme une competition entre nations. En realite, c’est une guerre contre les classes moyennes des deux pays. Les milliardaires s’enrichissent. Les geants technologiques prosperent. Et le commun des mortels voit ses prix augmenter et son pouvoir d’achat diminuer.
La dependance mutuelle comme piege
La Chine et les Etats-Unis sont economiquement interdependants. Pekin detient plus de 800 milliards de dollars de bons du Tresor americain. Les usines chinoises produisent l’essentiel des biens de consommation americains. Les technologies americaines dependent des composants fabriques en Chine. C’est un mariage force ou les deux parties se detestent mais ne peuvent pas divorcer.
Cette interdependance etait censee garantir la paix. « Le commerce adoucit les moeurs », disaient les optimistes. Ils avaient tort. Le commerce n’a pas empeche la competition strategique. Il l’a simplement rendue plus complexe. Et maintenant, chaque decision economique est un acte politique. Chaque contrat est un outil de pouvoir. Bienvenue dans le monde « excellent » de la rivalite sino-americaine.
Les sommets a venir : Theatre diplomatique ou tournant historique ?
Avril 2026 : Le rendez-vous de tous les dangers
Le sommet d’avril entre Trump et Xi est presente comme une opportunite majeure. Selon certaines sources, il pourrait deboucher sur un accord commercial — potentiellement une vente d’avions presentee comme une « victoire headline » pour Trump. En echange, les tarifs de 10% lies au fentanyl pourraient etre leves. Ca semble simple. Ca semble propre. C’est probablement trop beau pour etre vrai.
Car derriere ces negociations commerciales se cachent des enjeux bien plus profonds. Taiwan. Les terres rares. La 5G. L’intelligence artificielle. La mer de Chine meridionale. Autant de sujets ou les interets des deux pays sont fondamentalement opposes. Un accord sur le soja ne resoudra pas ces contradictions. Il les masquera. Temporairement.
Les sommets sont des spectacles. Des mises en scene pour rassurer les marches et impressionner les electeurs. La vraie politique se fait dans les coulisses. Et dans les coulisses, personne ne parle d’« excellence ».
Xi aux Etats-Unis : Une visite symbolique
Trump a annonce une possible visite de Xi Jinping aux Etats-Unis « vers la fin de l’annee ». Ce serait un evenement majeur — la premiere visite d’un dirigeant chinois sur sol americain depuis des annees. Les images seraient spectaculaires. Les declarations, grandioses. Et le contenu ? Probablement aussi vide que l’appel « excellent » du 4 fevrier.
Car les visites d’Etat sont des rituels. Elles servent a legitimer les dirigeants, pas a resoudre les problemes. Xi marchant sur le tapis rouge de la Maison-Blanche enverrait un message : la Chine est une grande puissance qui merite le respect. Trump recevant Xi enverrait un autre message : je suis le deal-maker qui peut negocier avec n’importe qui. Deux egos. Deux agendas. Un seul spectacle.
Et nous dans tout ca : Les spectateurs impuissants
Quand le monde regarde deux autocrates se partager la planete
Pendant que Trump et Xi discutent de soja et de Taiwan, le reste du monde observe. Les Europeens, coinces entre les deux geants, essaient de naviguer sans se faire ecraser. Les pays d’Asie du Sud-Est hedgent leurs paris, cultivant des relations avec les deux parties. L’Afrique et l’Amerique latine sont courtisees a coups d’investissements et de prets. Tout le monde joue son jeu. Mais ce sont toujours les memes qui fixent les regles.
Le Canada, notre pays, est particulierement vulnerable. Coince entre son principal partenaire commercial (les Etats-Unis) et un geant emergent (la Chine), il doit marcher sur des oeufs. L’affaire Meng Wanzhou a montre ce qui arrive quand Ottawa se retrouve pris entre les deux. Des Canadiens emprisonnes arbitrairement en Chine. Des pressions economiques. Et a la fin, une liberation negociee qui ressemblait furieusement a une capitulation.
Et pourtant, on continue de pretendre que le Canada est un acteur independant sur la scene internationale. Nous sommes un spectateur. Un pion. Et quand Trump et Xi se parlent, personne ne nous demande notre avis. C’est la realite du XXIe siecle. Mieux vaut l’accepter que se mentir.
L’erosion des regles internationales
Le systeme international d’apres-guerre etait fonde sur des regles. Le libre-echange. La resolution pacifique des differends. Le respect des frontieres. Ces regles n’etaient pas parfaites — les puissants les violaient regulierement — mais elles existaient. Elles offraient un cadre. Une reference. Une limite.
Aujourd’hui, ces regles sont en lambeaux. La Russie envahit l’Ukraine. La Chine militarise la mer de Chine meridionale. Les Etats-Unis imposent des tarifs au mepris de l’OMC. Chacun fait ce qu’il peut — ou ce qu’il veut. Et les appels telephoniques « excellents » entre dirigeants ne sont que le vernis sur un systeme qui s’effrite.
Conclusion : L'excellence de l'illusion
Ce que cet appel revele vraiment
Un appel « excellent ». C’est tout ce que Trump veut que vous reteniez. Un mot. Un adjectif. Une evaluation digne d’un professeur de maternelle. Mais derriere ce mot se cache une realite autrement plus complexe. Deux superpuissances en competition. Des milliards de dollars en jeu. Des millions de vies en suspens. Taiwan. L’Iran. L’Ukraine. Les terres rares. Le soja. Tout cela melanges dans un cocktail diplomatique dont personne ne connait vraiment la recette.
Xi Jinping a ete plus honnete. « Les Etats-Unis ont leurs preoccupations et la Chine a les siennes. » Voila la verite. Pas d’excellence. Pas d’harmonie. Juste deux geants qui se font face, chacun poursuivant ses propres interets, chacun pret a ecraser ce qui se trouve sur son chemin. Et entre les deux, le reste du monde qui espere ne pas finir en dommage collateral.
Quand un homme qui a menti plus de 30 000 fois documentees pendant son premier mandat vous dit qu’un appel etait « excellent », la seule question intelligente a se poser est : excellent pour qui ? Certainement pas pour vous. Certainement pas pour moi. Certainement pas pour les Taiwanais, les Ukrainiens, ou les Iraniens dont le sort se joue dans ces conversations feutrees.
La question qui reste
Et maintenant ? Les sommets viendront et passeront. Les declarations seront faites. Les accords seront signes — peut-etre. Mais la competition continuera. La tension restera. Et nous, simples citoyens, continuerons a regarder ce spectacle sans vraiment comprendre ce qui se joue en coulisses.
Une chose est certaine : ce n’est pas un appel telephonique — meme « excellent » — qui changera la trajectoire de l’histoire. Cette trajectoire est tracee par des forces bien plus profondes. Des interets economiques. Des ambitions territoriales. Des peurs existentielles. Trump peut qualifier ses conversations comme il veut. Xi peut sourire poliment. Mais au bout du compte, c’est la logique froide du pouvoir qui dicte la suite. Et cette logique n’a rien d’excellent.
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Positionnement editorial
Cette analyse adopte une posture critique envers la communication politique des deux dirigeants, avec une attention particuliere sur le decalage entre le discours et la realite. Le ton sarcastique-documente vise a decoder les elements de langage diplomatiques et a reveler les enjeux masques derriere les declarations officielles.
Le chroniqueur considere que le journalisme doit aller au-dela de la simple retransmission des communiques officiels. Quand un dirigeant connu pour ses exagerations systematiques qualifie un echange d’« excellent », il est du devoir du journaliste de questionner cette caracterisation.
Methodologie et sources
Cette analyse s’appuie sur les declarations officielles de la Maison-Blanche et du ministere chinois des Affaires etrangeres, ainsi que sur les analyses d’experts publies dans des medias internationaux reconnus. Les chiffres cites (tarifs de 145%, ventes d’armes de 11,15 milliards, achats de soja) proviennent de sources verifiees.
L’analyse compare systematiquement les communiques des deux parties pour identifier les divergences et les omissions. Cette methode comparative permet de degager une image plus complete de ce qui s’est reellement passe — ou ne s’est pas passe — lors de cet appel.
Nature de l’analyse
Il s’agit d’une analyse critique qui combine reportage factuel et commentaire editorial. Le chroniqueur assume pleinement ses interpretations et jugements, qui sont clairement distingues des faits rapportes. Les passages en italique representent les reflexions personnelles et editoriaux du chroniqueur.
Cette approche part du principe que la neutralite absolue n’existe pas en journalisme, et qu’il est plus honnete d’assumer une perspective que de pretendre a une objectivite illusoire. Le lecteur est invite a se forger sa propre opinion sur la base des faits presentes et de l’analyse proposee.
Sources
Sources primaires
Al Jazeera — Just how ‘excellent’ was Trump and Xi Jinping’s phone call, really?
Al Jazeera — Trump hails ‘excellent’ phone call with China’s Xi amid trade tensions
CNBC — China’s Xi reasserts Taiwan stance in call with Trump, while U.S. president pushes trade
Sources secondaires
Bloomberg — Trump, Xi Discuss Taiwan and Trade Ahead of Planned Summit
Euronews — Trump pushes Beijing to break from Tehran in phone call with Xi
The Hill — Trump reports ‘excellent’ call with Xi on trade, Taiwan
PBS News — Trump and Xi discuss Iran in wide-ranging call
Washington Post — What to make of Trump’s ‘excellent’ call with Xi
NBC News — Taiwan-U.S. ties are ‘rock-solid,’ its president says
ABC News — Trump claims ‘200’ tariff deals, phone call with Chinese President Xi
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