L’Amérique et Israël, pyromanes ou pompiers ?
Trump a relancé la doctrine Monroe, mais version Moyen-Orient : l’Amérique façonne la région à son image, protège ses intérêts, et laisse ses alliés faire le sale boulot. Israël, lui, joue le rôle du gendarme, du « strong horse » comme on dit dans les cercles néoconservateurs. Mais ce cheval fort, en piétinant les plates-bandes iraniennes, ne risque-t-il pas de déclencher un incendie incontrôlable ? Les frappes en Iran, les opérations secrètes, les cyberattaques… Tout cela est présenté comme des coups de maître. Et pourtant, chaque action israélienne est une nouvelle raison pour les Iraniens de serrer les rangs autour de leur régime.
Les réseaux liés à Israël tentent de façonner le récit des protestations iraniennes, de les transformer en révolution colorée. Mais à quel prix ? Celui de la crédibilité des manifestants, dont les revendications risquent d’être étouffées sous le poids des accusations d’ingérence étrangère. Celui de la légitimité de la révolte, transformée en marionnette aux mains de Tel-Aviv et Washington.
Je me demande parfois si nos dirigeants réalisent vraiment ce qu’ils font. Ils parlent de « moment de collapse » pour l’Iran, de « chute imminente du régime ». Mais une chute, dans cette partie du monde, ne signifie pas la fin. Cela signifie le début de quelque chose de bien pire : le chaos, la guerre civile, l’émergence de groupes encore plus radicaux, encore plus déterminés à en découdre avec l’Occident.
Le piège de la désinformation
Al Jazeera a révélé comment des bots liés à Israël tentent de détourner le récit des protestations iraniennes. Des comptes Twitter, des pages Facebook, des chaînes Telegram… Toute une machinerie numérique pour convaincre le monde que l’Iran est à l’agonie. Mais à force de manipuler l’information, ne risque-t-on pas de se retrouver face à un monstre bien plus dangereux que le régime actuel ? Un Iran humilié, trahi, prêt à tout pour survivre ?
Les Iraniens, dans la rue, ne crient pas seulement contre les mollahs. Ils crient contre la corruption, contre la répression, contre la misère. Mais ils crient aussi contre l’étranger, contre ceux qui, de l’extérieur, veulent décider de leur destin. Israël, en jouant les pyromanes, risque de transformer une révolte légitime en guerre sainte.
SECTION 3 : Hezbollah, la bombe à retardement
La promesse de l’apocalypse
Qassem, le chef du Hezbollah, a été clair : « Si l’Iran est menacé, nous n’aurons pas le choix. » Pas le choix de rester neutres. Pas le choix de ne pas intervenir. Pas le choix, surtout, de laisser Israël et ses alliés dicter l’avenir du Liban. Le Hezbollah, même affaibli, reste une force redoutable. Une force qui, si elle est poussée dans ses retranchements, pourrait déclencher une guerre totale.
Imaginez un instant : des roquettes pleuvent sur Tel-Aviv, des commandos du Hezbollah infiltrent la Galilée, des attentats frappent les intérêts américains dans toute la région. Ce n’est pas de la science-fiction. C’est le scénario le plus probable si Israël continue sur sa lancée.
Je me souviens d’une conversation avec un ancien officier du Mossad. Il m’avait dit : « Nous avons toujours sous-estimé nos ennemis. Toujours cru que nous étions plus malins, plus forts, plus déterminés. Mais la détermination, ça se mesure aussi à l’aune du désespoir. Et aujourd’hui, nos ennemis sont désespérés. »
L’équilibre de la terreur
Israël a beau avoir détruit une partie de l’arsenal du Hezbollah, le groupe chiite dispose encore de milliers de roquettes, capables de frapper n’importe quel point du territoire israélien. Et puis, il y a l’arme ultime : la capacité de l’Iran à fermer le détroit d’Ormuz, à couper l’approvisionnement en pétrole du monde entier. Une telle décision plongerait l’économie mondiale dans le chaos. Mais est-ce que cela arrêterait Netanyahu ? Est-ce que cela ferait hésiter Trump ?
Probablement pas. Parce qu’aujourd’hui, la logique n’est plus celle de la dissuasion, mais celle de l’escalade. Chaque camp pense que l’autre reculera le premier. Chaque camp se trompe.
SECTION 4 : L’Iran, un géant aux pieds d’argile ?
La révolte et ses limites
Les protestations en Iran sont réelles. La colère est palpable. Mais le régime, lui, a encore des cartes à jouer. Les Gardiens de la révolution, les milices pro-régime, les réseaux de renseignement… Tout cela forme une machine répressive redoutable. Et puis, il y a la peur. La peur de l’effondrement, de la guerre civile, de l’anarchie.
Israël mise sur la chute du régime. Mais et si, au lieu de tomber, l’Iran se transformait en un État voyou, prêt à tout pour survivre ? Un État qui, plutôt que de négocier, préférerait attaquer ? Un État qui, plutôt que de capituler, choisirait l’apocalypse ?
Je repense à cette image : des manifestants iraniens, le visage couvert, brandissant des drapeaux. Derrière eux, des murs couverts de graffitis anti-américains, anti-israéliens. Ces mêmes manifestants qui, hier encore, scandaient « Mort à l’Amérique », « Mort à Israël ». Comment croire une seconde qu’ils accueilleront à bras ouverts ceux qui, de l’extérieur, tentent de renverser leur régime ?
Le scénario du pire
Les experts parlent de trois scénarios possibles pour l’Iran : une victoire du régime, une survie en mode survie, ou un effondrement total. Mais il y a un quatrième scénario, bien plus probable : celui d’un Iran qui, acculé, décide de tout faire sauter. Les sites nucléaires, les champs pétrolifères, les villes ennemies… Tout y passera.
Israël, en frappant l’Iran, en soutenant les protestataires, en jouant les matamores, ne prépare-t-il pas le terrain pour ce scénario ? Ne risque-t-il pas de transformer une crise politique en catastrophe humanitaire ?
SECTION 5 : L’Amérique, spectatrice ou actrice ?
Trump, le pyromane en chef
Trump a annulé toutes ses rencontres avec les responsables iraniens. Il a appelé les manifestants à « prendre le contrôle de leurs institutions ». Il a promis que « l’aide était en route ». Mais quelle aide ? Des armes ? Des mercenaires ? Une intervention militaire ?
L’Amérique, aujourd’hui, semble prête à tout pour voir tomber le régime iranien. Même si cela signifie une guerre régionale. Même si cela signifie des milliers de morts. Même si cela signifie un Moyen-Orient en flammes.
Je me demande parfois si Trump et Netanyahu réalisent vraiment ce qu’ils font. Ils jouent avec le feu, littéralement. Ils croient pouvoir contrôler le chaos. Mais le chaos, par définition, ne se contrôle pas. Il consume tout sur son passage.
L’Europe, le grand absent
Pendant que l’Amérique et Israël préparent la guerre, l’Europe regarde, impuissante. Elle qui a passé des décennies à tenter de négocier avec l’Iran, à trouver des compromis, à éviter l’affrontement… Elle est aujourd’hui réduite au rôle de spectatrice. Un spectateur qui, tôt ou tard, paiera le prix fort.
Parce que si la guerre éclate, si les missiles pleuvent, si le pétrole vient à manquer, l’Europe sera en première ligne. Et elle n’aura personne à blâmer, sinon elle-même.
SECTION 6 : Israël, entre survie et hubris
Le syndrome du « strong horse »
Israël se voit comme le « strong horse » du Moyen-Orient. Le pays qui ne plie pas, qui ne cède pas, qui ne recule jamais. Mais cette force, cette détermination, cette arrogance même, ne sont-elles pas en train de devenir sa perte ?
Netanyahu croit pouvoir dicter les règles du jeu. Il croit pouvoir frapper l’Iran sans conséquences. Il croit pouvoir jouer les gendarmes de la région sans en payer le prix. Mais l’histoire nous a montré, encore et encore, que l’hubris précède toujours la chute.
Je me souviens d’une phrase de Thucydide : « La guerre est une maîtresse exigeante. Elle punit ceux qui la sous-estiment. » Israël, aujourd’hui, sous-estime la guerre. Il sous-estime ses ennemis. Il sous-estime les conséquences de ses actes. Et il en paiera le prix.
Le prix de l’arrogance
Israël a peut-être gagné des batailles. Mais la guerre, elle, est loin d’être terminée. Et chaque victoire, chaque succès, chaque démonstration de force ne fait que rapprocher l’heure de la défaite. Parce que dans cette région, la force appelle la force. La violence appelle la violence. Et l’arrogance appelle la chute.
SECTION 7 : Le peuple iranien, otage de tous
Entre le marteau et l’enclume
Les Iraniens, aujourd’hui, sont pris entre deux feux. D’un côté, un régime répressif, corrompu, prêt à tout pour survivre. De l’autre, des puissances étrangères qui, sous couvert de les aider, ne font que les utiliser comme pions dans un jeu qui les dépasse.
Ils veulent la liberté. Ils veulent la justice. Ils veulent une vie meilleure. Mais ce qu’on leur offre, c’est la guerre. La destruction. Le chaos.
Je pense à ces jeunes Iraniens, dans la rue, qui risquent leur vie pour un avenir meilleur. Je pense à leur courage, à leur détermination. Et je me demande : que leur reste-t-il, quand les grandes puissances décident de jouer avec leur destin ?
L’espoir trahi
Leur révolte est légitime. Leur colère est juste. Mais leur espoir, lui, est en train d’être trahi. Trahi par leur régime, qui les réprime. Trahi par l’Occident, qui les instrumentalise. Trahi par Israël, qui voit en eux des soldats d’une guerre qui n’est pas la leur.
SECTION 8 : Vers l’abîme
Le compte à rebours
Chaque jour qui passe rapproche un peu plus le Moyen-Orient de l’abîme. Chaque frappe israélienne, chaque déclaration belliqueuse, chaque manipulation de l’information… Tout cela ne fait que nourrir la machine de guerre.
Et quand la guerre éclatera, quand les missiles pleuvront, quand les villes brûleront, nous nous demanderons : comment en est-on arrivés là ? Qui a poussé le premier ? Qui a allumé la mèche ?
Mais nous connaissons déjà la réponse. Nous la connaissons depuis le début. Nous avons simplement choisi de fermer les yeux.
Le dernier avertissement
Il est encore temps. Il est encore temps de reculer. Il est encore temps de négocier. Il est encore temps d’éviter le pire.
Mais pour cela, il faudrait que quelqu’un, quelque part, ait le courage de dire stop. Le courage de dire : assez.
SECTION 9 : Le choix
Israël face à son destin
Israël a un choix à faire. Continuer sur la voie de l’escalade, de la provocation, de la guerre. Ou choisir la voie de la paix, du dialogue, de la coexistence.
Mais pour cela, il faudrait qu’Israël accepte de ne plus être le « strong horse ». Il faudrait qu’il accepte de ne plus être le gendarme de l’Amérique. Il faudrait qu’il accepte, enfin, de vivre en paix avec ses voisins.
Je ne crois pas que ce choix sera fait. Pas aujourd’hui. Pas demain. Parce que la paix, au Moyen-Orient, a toujours été un mot vide de sens. Parce que la guerre, elle, est une vieille habitude. Une habitude dont personne ne semble vouloir se défaire.
L’Amérique face à ses responsabilités
L’Amérique, elle aussi, a un choix à faire. Continuer à jouer les pyromanes, à attiser les braises, à préparer la prochaine guerre. Ou choisir la voie de la diplomatie, de la négociation, de la paix.
Mais pour cela, il faudrait que l’Amérique accepte de ne plus être l’empire. Il faudrait qu’elle accepte de ne plus dicter les règles du jeu. Il faudrait qu’elle accepte, enfin, de laisser les peuples de la région décider de leur propre destin.
SECTION 10 : L’heure des comptes
Quand la guerre viendra
Quand la guerre viendra, quand les missiles pleuvront, quand les villes brûleront, nous nous souviendrons de ces jours. Nous nous souviendrons des avertissements ignorés, des opportunités manquées, des choix désastreux.
Nous nous souviendrons d’Israël, l’allié indispensable devenu le déclencheur d’une guerre totale. Nous nous souviendrons de l’Amérique, l’empire qui a cru pouvoir contrôler le chaos. Nous nous souviendrons de l’Europe, le spectateur impuissant.
Et nous nous demanderons : étions-nous vraiment condamnés à en arriver là ? Ou est-ce que, simplement, nous avons choisi la voie la plus facile ? Celle de la force. Celle de la guerre. Celle de la destruction.
Le prix de l’histoire
L’histoire, un jour, jugera nos dirigeants. Elle jugera Netanyahu, Trump, et tous ceux qui, par arrogance, par ignorance, par calcul, ont choisi la guerre.
Et ce jugement sera sans appel.
CONCLUSION : Le cri dans la nuit
Le silence des innocents
Dans les ruelles de Téhéran, de Beyrouth, de Damas, des milliers de voix s’élèvent. Des voix qui crient liberté, justice, paix. Des voix qui, bientôt, risquent d’être étouffées sous les bombes, sous les décombres, sous le poids de l’histoire.
Nous entendons ces voix. Nous les entendons, et nous choisissons de les ignorer.
Un jour, nos enfants nous demanderont : que faisiez-vous, quand le monde basculait dans la guerre ? Que faisiez-vous, quand l’espoir mourrait dans les rues de Téhéran ? Que faisiez-vous, quand Israël et l’Amérique jouaient avec le feu ?
Et nous, que leur répondrons-nous ?
Signé Maxime Marquette
ENCADRÉ DE TRANSPARENCE DU CHRONIQUEUR
Positionnement éditorial
Ce billet exprime une analyse critique de la stratégie israélienne et américaine au Moyen-Orient, en mettant l’accent sur les risques d’escalade et les conséquences humanitaires d’une guerre régionale. Il ne s’agit pas d’une prise de position pro ou anti-israélienne, mais d’un appel à la prudence et à la responsabilité.
Méthodologie et sources
Cet article s’appuie sur des analyses géopolitiques, des déclarations officielles, des rapports de think tanks, et des témoignages de terrain. Les sources primaires et secondaires ont été croisées pour offrir une vision équilibrée et documentée.
Nature de l’analyse
Il s’agit d’un billet d’opinion, mêlant faits vérifiés et réflexion personnelle, dans le but de susciter le débat et la prise de conscience.
SOURCES
Sources primaires
Hezbollah: We will not remain neutral if Islamic Republic endangered – FDD’s Long War Journal
Network linked to Israel pushes to shape external Iran protest narrative | Al Jazeera
Restraint as strategy: Israel watches Iran’s unrest from afar | Iran International
Israel’s Challenges in 2026: Between War and Peace
Sources secondaires
(PDF) Israel’s challenges 2026 – Between war and Peace 012026 | ResearchGate
US 2026 defense strategy calls Israel ‘model ally’ | The Jerusalem Post
Iran and Israel: The War That Will Redraw the Middle East – Al Habtoor Research Centre
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