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BILLET : L’absurdité des chiffres quand 1 250 vies ne sont qu’une statistique
Crédit: Adobe Stock

L’illusion de la précision

Les chiffres sont froids, implacables. Ils donnent l’illusion d’une guerre maîtrisée, calculée, presque scientifique. On nous parle de « 12 systèmes d’artillerie détruits », de « 3 chars neutralisés », comme s’il s’agissait d’un jeu vidéo. Mais la réalité est bien différente. Derrière chaque char, il y a un équipage. Derrière chaque système d’artillerie, il y a des artilleurs, des mécaniciens, des soldats qui, il y a encore quelques semaines, rêvaient peut-être de rentrer chez eux.

Les Ukrainiens, eux aussi, paient un lourd tribut. Plus de 55 000 morts depuis le début de la guerre, selon les dernières estimations. 55 000. Des pères, des maris, des amis. Des vies brisées, des familles détruites. Mais dans cette guerre, les chiffres russes sont si élevés qu’ils en deviennent abstraits. On ne pleure plus 1 250 morts. On hoche la tête, on passe à autre chose.

À quel moment avons-nous décidé que certaines vies valaient moins que d’autres ? À quel moment avons-nous accepté que la mort de masse devienne une routine ?

Le silence des familles

En Russie, les familles des soldats morts reçoivent souvent la nouvelle dans le silence et la honte. Pas de funérailles nationales, pas de reconnaissance officielle. Juste un cercueil scellé, une médaille posthume, et l’ordre de se taire. Le Kremlin ne veut pas de vagues. Il ne veut pas que le peuple russe réalise l’ampleur du désastre. Alors on enterre les morts dans l’ombre, on cache les cercueils, on ment aux mères.

Et pourtant, les mères savent. Elles voient les listes de disparus, elles entendent les rumeurs, elles comptent les absents. Elles savent que leurs fils sont morts pour rien. Mais elles n’ont pas le droit de parler. Elles n’ont pas le droit de pleurer trop fort. Elles n’ont pas le droit de demander des comptes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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