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BILLET : Lavrov, l’artisan de l’illusion – Quand la diplomatie russe joue avec le sang ukrainien
Crédit: Adobe Stock

Le piège des « causes profondes »

Lavrov insiste : pour qu’il y ait une paix durable, il faut traiter les « causes profondes » du conflit. Une formule creuse, répétée comme un mantra, mais qui cache une vérité bien plus crue : pour la Russie, la « cause profonde », c’est l’existence même de l’Ukraine comme nation souveraine. Moscou ne veut pas de compromis. Elle veut un État fantoche, un gouvernement à sa solde, une population soumise. Les « causes profondes » ne sont qu’un prétexte pour justifier l’injustifiable : l’invasion, l’occupation, le meurtre.

Le 4 février, il a même accusé l’Ukraine de préparer une « attaque sous faux drapeau » contre la résidence de Poutine. Une accusation grotesque, démentie par Kiev, mais qui permet à Moscou de durcir sa position. « Nous révisons notre approche », a-t-il menacé. Traduction : la Russie va exiger encore plus, parce qu’elle sait que l’Occident, divisé et las, finira par céder.

On nous parle de « diplomatie », de « compromis », comme si la guerre était un jeu d’échecs et non un cauchemar sanglant. Mais quand un pays envahit son voisin, bombarde ses villes et viole ses femmes, il n’y a pas de compromis possible. Il n’y a que la victoire ou la défaite. Et aujourd’hui, c’est l’Ukraine qui paie le prix de notre lâcheté collective.

Les plans de paix, ces leurres à usage externe

Les États-Unis et l’Ukraine ont présenté, fin 2025, un plan en 20 points pour mettre fin à la guerre. Protections des minorités, garanties de sécurité, neutralité ukrainienne… Sur le papier, c’est impeccable. Sauf que Lavrov a déjà rejeté ces propositions, les qualifiant d’ »ultimatum » et d’ »insuffisantes ». Pourquoi ? Parce que le Kremlin exige bien plus : la reddition pure et simple de Kiev, la reconnaissance de l’annexion des territoires occupés, et un gouvernement fantoche à sa botte. Les « négociations » ne sont qu’un écran de fumée.

Le Kremlin utilise une tactique éprouvée : faire traîner les pourparlers en longueur, épuiser l’adversaire, et attendre que l’Occident, lassé, baisse les bras. Pendant ce temps, les armes continuent d’affluer vers le front. Les États-Unis et l’OTAN, via l’initiative PURL, ont déjà débloqué plus de 4 milliards de dollars en équipements militaires pour l’Ukraine. Mais à quoi bon envoyer des missiles Patriot si on laisse la Russie dicter les termes de la paix ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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