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BILLET : L’Ukraine reprend du terrain à Donetsk et Zaporizhzhia, et le monde devrait ouvrir les yeux
Crédit: Adobe Stock

La géographie du courage dans l’est ukrainien

La région de Donetsk est, depuis le début de cette guerre, l’épicentre de la violence. C’est là que les combats sont les plus intenses, les plus meurtriers, les plus acharnés. C’est là que la Russie concentre une part considérable de ses forces terrestres, de son artillerie, de ses moyens de frappe. Reprendre ne serait-ce qu’un seul village dans cette zone relève d’un exploit militaire que seuls ceux qui connaissent la réalité du terrain peuvent véritablement mesurer. Nykyforivka et Bondarne ne sont pas des métropoles. Ce sont de petites localités, probablement détruites à un degré que l’on peine à imaginer. Mais leur valeur stratégique dépasse largement leur taille sur la carte.

Contrôler ces deux points permet aux forces ukrainiennes de sécuriser des axes de communication, de protéger des positions voisines, et surtout d’empêcher l’armée russe de les utiliser comme bases avancées pour de futures offensives. Dans une guerre de position comme celle qui se déroule dans le Donbass, chaque village est une pièce de puzzle. Perdre un village, c’est fragiliser toute une ligne. Reprendre un village, c’est renforcer l’ensemble du dispositif défensif. Les soldats ukrainiens qui ont mené ces opérations le savent mieux que quiconque. Ils savent que ce qu’ils ont accompli n’est pas un symbole abstrait. C’est une question de survie concrète pour leurs camarades positionnés dans les secteurs adjacents.

Il y a quelque chose de profondément troublant dans notre capacité collective à ignorer ce qui se passe dans le Donbass. Comme si la répétition de la violence avait fini par anesthésier notre attention. Comme si la guerre, à force de durer, était devenue un bruit de fond que l’on ne perçoit même plus.

Ce que signifie concrètement reprendre un village

Reprendre un village occupé par des troupes russes n’est pas une opération abstraite que l’on déplace sur une carte avec des flèches colorées. C’est un processus brutal, dangereux, et souvent meurtrier. Cela implique des jours, parfois des semaines de préparation. Des reconnaissances par drones. Des frappes d’artillerie ciblées pour neutraliser les positions fortifiées de l’ennemi. Puis l’assaut lui-même, mené par de petits groupes d’infanterie qui progressent sous le feu, de bâtiment en bâtiment, de cave en cave. La guerre urbaine, même à l’échelle d’un petit village, est la forme de combat la plus dangereuse qui existe. Chaque mur peut cacher un tireur. Chaque rue peut être minée. Chaque seconde peut être la dernière.

Les Forces de défense ukrainiennes qui ont repris Nykyforivka et Bondarne ont traversé tout cela. Ils l’ont fait avec un équipement souvent insuffisant, face à un ennemi numériquement supérieur, dans des conditions climatiques et logistiques extraordinairement difficiles. Et ils ont réussi. Ce succès mérite d’être nommé, reconnu, et respecté. Non pas comme un acte de propagande, mais comme un fait militaire vérifiable, confirmé par les sources officielles ukrainiennes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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