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BILLET : Quand un navire américain s’invite dans le port chinois du Cambodge — ou l’art de la provocation silencieuse
Crédit: Adobe Stock

Un équilibriste sur le fil

Phnom Penh a un problème : comment plaire à tout le monde sans froisser personne ? Depuis des années, le pays oscille entre Pékin, qui investit massivement, et Washington, qui promet sécurité et partenariats. La visite du USS Cincinnati est un test. Un test pour voir si le Cambodge peut vraiment jouer les arbitres, ou s’il est déjà un pion chinois.

Les chiffres parlent : entre 2003 et 2026, 37 navires américains ont fait escale au Cambodge. Mais depuis la rénovation de Ream, c’est la première fois. Un symbole fort, mais qui cache une réalité plus sombre : la Chine reste le premier partenaire économique et militaire du pays. Les exercices « Angkor Sentinel », gelés en 2017, pourraient reprendre en 2026 ou 2027. Une façon pour Washington de montrer qu’il n’a pas abandonné la partie.

Le Cambodge est comme un funambule. Un faux pas, et c’est la chute. Mais qui tient la corde ?

La Chine, un géant aux pieds d’argile ?

Pékin a réagi avec son habituelle retenue. Officiellement, la base est « ouverte à tous ». Officieusement, la présence américaine à Ream est une épine dans le pied. La Chine y voit une provocation, une tentative de Washington de grignoter son influence. Pourtant, elle ne peut rien dire. Pas ouvertement, en tout cas.

Car la Chine a un problème : son image. Elle se présente comme un partenaire bienveillant, mais ses bases militaires à l’étranger — Djibouti, Cambodge, peut-être ailleurs — trahissent une autre réalité. Celle d’une puissance qui étend son emprise, pas à pas, port par port. La visite du USS Cincinnati est un rappel : les États-Unis ne laisseront pas faire sans réagir.

La Chine avance masquée. Mais parfois, le masque glisse.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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