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BILLET : Trump et ses distractions architecturales — Quand le marteau remplace la boussole
Crédit: Adobe Stock

Un projet à 400 millions, pour qui ?

Le coût exorbitant du ballroom — 400 millions de dollars — est un symbole criant de déconnexion. Alors que des projets de logement abordable, pourtant soutenus par le Sénat et la Maison-Blanche, sont sabordés par l’opposition des Républicains à la Chambre, Trump dépense sans compter pour un lieu qui ne servira qu’à une élite. Et pourtant, aucun débat public, aucune consultation citoyenne. Juste des renderings postés sur Truth Social, comme si la démocratie se résumait à un like ou un retweet.

Les architectes eux-mêmes s’interrogent. Selon des rapports, le cabinet chargé du projet trouve la taille du ballroom « beaucoup trop grande« . Mais Trump, jamais à court de superlatifs, balaye les critiques. Pour lui, la grandeur se mesure en mètres carrés et en or 24 carats. Mais la grandeur d’une nation ne se juge-t-elle pas plutôt à l’aune de sa capacité à protéger ses plus vulnérables ?

Le GOP entre deux feux

Au sein du parti, les grincements de dents se multiplient. Certains sénateurs, comme Josh Hawley (R-Mo.), minimisent les critiques, qualifiant les inquiétudes de « un peu riches« . D’autres, plus lucides, voient dans ces projets une distraction dangereuse. Avec les midterms qui s’annoncent, les Républicains misent tout sur leur bilan économique. Mais comment vendre des baisses d’impôts aux électeurs quand ceux-ci voient leur pouvoir d’achat fondre, et que leur président s’affiche en maître d’œuvre de palais ?

La stratégie est claire : occuper l’espace médiatique avec du clinquant, espérant que les électeurs oublieront l’essentiel.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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