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BILLET : Trump, l’homme qui peut tout arrêter ou tout sacrifier — L’Ukraine à l’heure du choix impossible
Crédit: Adobe Stock

Le piège des « quelques points restants »

Sybiha l’a admis : il ne reste que « quelques points » à régler dans le plan de paix. Quelques points. Derrière cette formule anodine se cachent les questions qui hantent l’Ukraine depuis 2014 : faut-il abandonner le Donbass ? Faut-il reconnaître l’annexion de la Crimée ? Faut-il laisser Poutine garder ce qu’il a volé, pourvu qu’il arrête de tuer ? La Russie, elle, ne lâche rien. Elle exige le contrôle total de la région de Donetsk. Elle veut que Kyiv signe sa propre humiliation. Et les Américains, dans leur précipitation, sont prêts à lui offrir ça sur un plateau.

Les « quelques points » en question, ce sont des villes. Des vies. Des mémoires. Ce sont les visages de ceux qui, en 2014, sont morts en criant « Gloire à l’Ukraine ! ». Ce sont les ossements des soldats enterrés sous Avdiivka, les cendres des immeubles de Marioupol, les cris des femmes violées à Boutcha. Ce ne sont pas des détails. Ce sont les fondations d’une nation. Mais à Abu Dhabi, on en parle comme de clauses contractuelles. On les discute entre deux cafés, pendant que les drones russes s’abattent sur les marchés.

L’Europe, spectatrice impuissante

L’Union européenne, elle, s’agite. Kaja Kallas, la chef de la diplomatie européenne, prépare une « liste de concessions » que la Russie devrait faire pour mériter la paix. Une liste. Comme si Poutine avait jamais obéi à des listes. Comme si, après quatre ans de guerre, il allait soudainement se soucier de « bonne foi ». Les Européens veulent croire qu’ils ont encore un rôle à jouer. Ils se mentent à eux-mêmes. La réalité, c’est que l’Europe n’a plus de levier. Elle a sanccionné, elle a pleuré, elle a envoyé des casques et des gilets pare-balles. Mais elle n’a pas d’armée. Elle n’a pas de Trump. Elle n’a que des mots.

Et les mots, Poutine s’en moque. Il a vu les divisions, les hésitations, les petits calculs électoraux. Il sait que l’Europe ne fera pas la guerre pour l’Ukraine. Il sait que, sans les États-Unis, Kyiv est seule. Seule face à un monstre qui n’a jamais reculé.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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