Skip to content
BILLET : Volgograd en flammes — Quand l’Ukraine frappe au cœur de l’ogre russe et que le monde regarde ailleurs
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi Volgograd ? Parce que chaque goutte de pétrole compte

Volgograd n’a pas été choisie au hasard. Située à plus de 500 kilomètres de la ligne de front, cette raffinerie est un nœud vital pour l’économie russe. Elle traite 5,6 % de la capacité totale de raffinage du pays, produisant des millions de litres de carburant chaque jour — carburant qui alimente les chars, les avions, les missiles de Poutine. Frapper Volgograd, c’est frapper le cœur battant de l’industrie pétrolière russe. C’est priver le Kremlin de ressources financières essentielles pour financer sa machine de guerre. Mais c’est aussi envoyer un message clair : l’Ukraine ne se contentera pas de défendre son territoire. Elle portera la guerre sur le sol russe, là où les civils, jusqu’alors épargnés, commencent à ressentir les conséquences de l’invasion.

Depuis l’été 2025, les attaques ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes se multiplient. Plus de 120 frappes ont été recensées par Bloomberg en 2025, ciblant raffineries, dépôts de carburant et oléoducs. Chaque coup porte un peu plus atteinte à la capacité de Moscou à financer sa guerre. Chaque baril non raffiné, c’est un peu moins d’argent pour acheter des missiles, pour payer les mercenaires de Wagner, pour corrompre les élites. À quel moment la Russie comprendra-t-elle que sa stratégie du « tout militaire » a un prix, et que ce prix, c’est son propre peuple qui commence à le payer ? Les files d’attente aux stations-service s’allongent. Les prix du carburant grimpent. La colère monte.

La réponse russe : entre déni, menace et propagande éhontée

Le Kremlin a réagi avec sa rhétorique habituelle : minimisation des dégâts, accusations de « terrorisme », promesses de représailles. « Tout est sous contrôle », a assuré le gouverneur de la région, Andrei Bocharov, alors que les flammes dévorait encore les installations. Mais les images satellite, les vidéos des résidents et les rapports des médias indépendants racontent une autre histoire. Celle d’une raffinerie gravement endommagée, d’une ville en état de choc, d’une population qui commence à douter.

« Nous avons abattu 108 drones », a clamé le ministère de la Défense. Mais si vos systèmes sont si efficaces, comment se fait-il que Volgograd brûle encore ? La propagande russe, habituée à manipuler l’information, se heurte cette fois à une réalité têtue : les preuves sont là, sous les yeux du monde entier. Les explosions ont été entendues jusqu’à Rostov-sur-le-Don. Les flammes étaient visibles à des dizaines de kilomètres. Combien de temps encore les Russes vont-ils avaler ces mensonges ?

Poutine, lui, a gardé le silence. Un silence éloquent. Car cette attaque, c’est un échec cuisant pour son régime. Un échec militaire, d’abord, puisque les défenses aériennes n’ont pas tout intercepté. Un échec économique, ensuite, car chaque raffinerie touchée affaiblit un peu plus une économie déjà fragilisée par les sanctions. Et surtout, un échec politique : après deux ans de guerre, le « tsar » n’a toujours pas réussi à protéger son propre territoire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu