Skip to content
CHRONIQUE : À Nykyforivka, des soldats tiennent la ligne pendant que le monde leur demande de la céder
Crédit: Adobe Stock

Sloviansk, la forteresse qui ne doit pas tomber

Sloviansk. Le nom résonne dans l’histoire militaire ukrainienne comme celui d’une citadelle. C’est ici, en 2014, que la guerre du Donbas a véritablement commencé. C’est ici que les séparatistes prorusses, dirigés par Igor Guirkine, avaient pris le contrôle de la ville avant d’en être chassés par l’armée ukrainienne. Sloviansk est un symbole. Elle est aussi un verrou stratégique, un point d’ancrage fortifié dans la ceinture défensive orientale de l’Ukraine. Sa chute ouvrirait la route vers le cœur du Donetsk. Et les Russes le savent.

Les derniers jours de janvier et les premières semaines de février 2026 ont vu une intensification alarmante des opérations russes dans ce secteur. Le lieutenant-colonel Dmytro Zaporojets, porte-parole du 11e Corps d’armée ukrainien, a rapporté que les forces russes avaient augmenté l’intensité de leurs frappes d’artillerie, de drones et d’aviation tactique dans les directions de Sloviansk et Kramatorsk, probablement en préparation d’assauts blindés à venir. L’avancée du Groupe de forces « Sud » russe le long de l’autoroute E40 menace directement la route entre Sloviansk et Kramatorsk. Si cette route est coupée, les deux villes seront isolées l’une de l’autre. Et l’isolement, dans cette guerre, est le premier pas vers la chute.

Sloviansk n’est pas qu’une ville. C’est un serment. Celui de ne pas reculer au-delà du supportable. Celui de ne pas laisser l’histoire se répéter. En 2014, l’Ukraine l’a reprise. En 2026, elle la défend. La question est de savoir combien de temps encore elle pourra le faire sans que le monde détourne complètement le regard.

Les deux directions de l’avancée russe

Les 8 et 9 février, les forces russes ont progressé vers Sloviansk depuis deux axes distincts. À l’est, dans la direction de Siversk, le Groupe « Sud » a étendu son contrôle au sud de Zakitne, sécurisant une zone de 4,4 kilomètres carrés. Puis les troupes ont avancé vers l’ouest, atteignant les abords de Kryva Louka, un village situé à moins de 20 kilomètres de Sloviansk, sur les rives du Siverski Donets. Au sud-est, les Russes ont étendu leur contrôle au nord de Pryvillia, sur l’autoroute, et vers l’est jusqu’à Nykyforivka, dégageant plus de 2,4 kilomètres de terrain près des deux localités.

Ces avancées, mesurées en kilomètres et en kilomètres carrés, semblent modestes sur une carte. Elles ne le sont pas. Chaque mètre carré conquis par la Russie dans ce secteur rapproche ses forces du corridor vital entre Sloviansk et Kramatorsk. Chaque hauteur perdue expose les défenses ukrainiennes à des tirs directs et indirects. Les analystes estiment que la bataille de Sloviansk proprement dite ne commencera probablement pas avant l’été. Mais la préparation a déjà commencé. Et l’Ukraine ne peut pas se permettre de perdre du terrain maintenant, même si le monde entier lui demande de penser aux urnes plutôt qu’aux tranchées.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu