Les mots de Lavrov, une insulte
À Kiev, les écrans géants diffusent en boucle les images de Lavrov, assis dans un fauteuil en cuir, parlant de « progrès » et de « dialogue ». Les mots lui semblent vides, presque obscènes. Comment peut-on parler de paix quand, quelques heures plus tôt, un missile a frappé un immeuble résidentiel, tuant une famille entière ? Comment peut-on évoquer des « négociations » quand des enfants meurent sous les décombres ?
Dans un café du centre-ville, des étudiants discutent à voix basse. L’un d’eux, Mykola, 22 ans, montre du doigt l’écran. « Ils nous prennent pour des idiots », murmure-t-il. « Lavrov parle, et pendant ce temps, nos amis meurent au front. La paix, pour eux, c’est notre reddition. »
Il y a des moments où l’hypocrisie devient insupportable. Celui-ci en fait partie. Comment peut-on oser parler de « compromis » quand chaque jour apporte son lot de morts et de destructions ? La paix ne se négocie pas entre deux verres de vodka à Moscou. Elle se conquiert sur le terrain, ou elle meurt dans les tranchées.
Les rues vides, les regards fuyants
Kiev est une ville fantôme. Les rues, autrefois animées, sont désormais désertes. Les magasins sont fermés, les écoles transformées en abris. La vie a basculé, mais le monde semble l’avoir oublié. Les gens marchent vite, les yeux rivés au sol, comme s’ils avaient honte. Honte de quoi ? D’être encore en vie ?
Sur un mur, une affiche déchirée proclame : « Gloire à l’Ukraine ». Les lettres sont à moitié effacées par la pluie et la poussière. Comme si même l’espoir s’usait avec le temps.
DONETSK, LA VILLE FANTÔME
Les ruines et les souvenirs
À Donetsk, les bâtiments ne sont plus que des squelettes calcinés. Les rues sont jonchées de décombres, et l’air sent la poudre et la moisissure. Ici, la guerre n’est pas une abstraction. C’est une présence constante, une ombre qui plane sur chaque pas.
Iryna, 68 ans, fouille dans les ruines de sa maison. Elle cherche une photo, un objet, n’importe quoi qui lui rappelle la vie d’avant. « Ils parlent de paix à la télévision », dit-elle en essuyant une larme. « Mais quelle paix ? Celle des tombes ? » Elle sort une poupée de sous les décombres, couverte de poussière. « C’était à ma petite-fille. Elle avait six ans. Elle n’en aura jamais sept. »
Il y a des détails qui vous hantent. Une poupée dans les ruines. Une tasse de café abandonnée sur une table. Une chaise renversée. Des traces de vie dans un monde qui n’en a plus. Et pendant ce temps, Lavrov sourit devant les caméras.
Les « libérateurs » russes
Les soldats russes patrouillent dans les rues, armes au poing, regards méfiants. Ils appellent ça une « libération ». Pour les habitants, c’est une occupation. Une occupation faite de disparitions, de violences, et de peur.
Andriy, 45 ans, a vu son voisin se faire emmener parce qu’il avait osé hisser le drapeau ukrainien. « Ils nous disent que nous sommes libres », raconte-t-il, la voix tremblante. « Mais libre de quoi ? De mourir ? De nous taire ? »
L’ODESSA QUI RÉSISTE
La mer, dernier refuge
À Odessa, la mer est le seul endroit où l’on respire encore. Les gens viennent s’asseoir sur les quais, regarder l’horizon, comme pour s’assurer que le monde existe toujours. Ici, on refuse de se soumettre. Les murs sont couverts de graffitis : « Odessa est l’Ukraine », « Poutine, assassin », « Nous ne capitulerons pas ».
Sur la plage, des enfants jouent, malgré tout. Leurs rires résonnent comme un acte de résistance. « On ne peut pas leur voler leur enfance », dit une mère, les yeux brillants. « Pas encore. »
Il y a une forme de courage dans ces rires. Un courage qui défie les bombes, les menaces, les discours de Lavrov. Un courage qui dit : nous sommes toujours là. Et nous le resterons.
Les artistes en première ligne
Dans un théâtre transformé en centre communautaire, des artistes répètent une pièce sur la guerre. « On ne peut pas laisser la peur nous voler notre humanité », explique la metteur en scène, Olga. « Même si tout s’effondre autour de nous, nous continuerons à créer, à aimer, à vivre. »
Sur scène, un acteur récite un poème de Taras Chevtchenko. Sa voix porte loin, bien au-delà des murs du théâtre. Comme un défi lancé à ceux qui veulent les réduire au silence.
KHARKIV, LA VILLE QUI SAIGNE
Les hôpitaux sous les bombes
À Kharkiv, les hôpitaux sont débordés. Les médecins travaillent sans relâche, mais les ressources manquent. Chaque jour est une course contre la mort. Les couloirs sont remplis de blessés, les salles d’opération ne désemplissent pas.
Le Dr Petrova n’a pas fermé l’œil depuis 48 heures. « On fait ce qu’on peut », dit-elle, épuisée. « Mais à un moment, il faut choisir qui sauver. Personne ne devrait avoir à faire ce choix. »
Il y a des moments où la médecine ne suffit plus. Où il faut aussi soigner les âmes. Mais comment soigner une âme brisée par la guerre ? Comment redonner espoir quand tout semble perdu ?
Les funérailles sans fin
Dans le cimetière, les tombes fraîches s’alignent, comme des cicatrices sur la peau de la ville. Chaque croix est un rappel : la guerre, ce n’est pas que des chiffres. Ce sont des vies.
Une femme dépose des fleurs sur la tombe de son mari. « Ils parlent de paix à la télé », murmure-t-elle. « Mais pour nous, la paix, c’est quand ils arrêteront de nous enterrer. »
LAVIV, LE DERNIER BASTION
La ville qui accueille
Lviv est devenue le refuge des déplacés. Des familles entières arrivent chaque jour, avec pour tout bagage un sac à dos et des yeux pleins de peur. Ici, on les accueille, on les nourrit, on les réconforte. Mais personne ne sait combien de temps ça durera.
Dans un centre d’accueil, des bénévoles distribuent des couvertures et des repas chauds. « On fait ce qu’on peut », dit l’un d’eux. « Mais on ne peut pas remplacer ce qu’ils ont perdu. »
Il y a une solidarité qui naît dans l’adversité. Une solidarité qui transcende les différences, les peurs, les doutes. Une solidarité qui dit : vous n’êtes pas seuls. Même si le monde semble vous avoir oubliés.
Les écoles improvisées
Dans une église transformée en salle de classe, des enfants apprennent à lire et à écrire. Parce que même en temps de guerre, l’éducation est une arme.
« On ne peut pas leur voler leur avenir », dit une institutrice. « Même si tout s’écroule, ils doivent savoir qu’il y a un lendemain. »
LES DIPLOMATES, LOIN DU FRONT
Les pourparlers, une mascarade
Pendant ce temps, à Genève, les diplomates discutent. Ils parlent de « zones démilitarisées », de « corridors humanitaires », de « garanties de sécurité ». Des mots, toujours des mots. Pendant qu’ils négocient, des villes brûlent, des familles se déchirent, des enfants meurent.
« Ils ne comprennent pas », dit un soldat ukrainien en permission. « Pour eux, c’est un jeu. Pour nous, c’est une question de survie. »
Il y a des moments où la diplomatie devient une insulte. Quand on parle de « compromis » alors que des innocents meurent. Quand on évoque des « solutions politiques » alors que des bombes tombent. La paix ne se négocie pas. Elle se conquiert.
Lavrov, le maître du mensonge
Lavrov continue de sourire. Il parle de « progrès », de « dialogue », de « solution pacifique ». Mais ses mots sonnent creux. Parce que la paix, la vraie, ne se décrète pas. Elle se vit. Elle se respire. Elle se construit.
Et pour l’instant, en Ukraine, il n’y a que la guerre.
LES FEMMES, PILIERS DE LA RÉSISTANCE
Les mères, les sœurs, les filles
Partout en Ukraine, ce sont les femmes qui tiennent debout. Elles soignent, elles nourrissent, elles réconfortent. Elles sont le ciment de cette résistance.
À Kiev, une femme fabrique des cocktails Molotov dans sa cuisine. « Je ne suis pas une soldat », dit-elle. « Mais je me battrai jusqu’au bout. »
Il y a une force dans ces femmes. Une force qui défie les bombes, les menaces, les discours de Lavrov. Une force qui dit : nous ne plierons pas. Jamais.
Les grand-mères, gardiennes de la mémoire
Dans les villages, les grand-mères racontent des histoires aux enfants. Des histoires de courage, de résistance, d’espoir. Parce que la mémoire, c’est aussi une arme.
« Ils peuvent détruire nos maisons », dit l’une d’elles. « Mais ils ne pourront jamais détruire notre âme. »
LE PRIX DE LA LIBERTÉ
Le choix de l’Ukraine
L’Ukraine a fait son choix. Elle se battra, même si le monde regarde ailleurs. Même si les négociations traînent. Même si l’aide se fait attendre.
« On ne peut pas négocier notre liberté », dit un soldat. « Soit on la garde, soit on meurt en essayant. »
Il y a des choses qui n’ont pas de prix. La liberté en fait partie. Et l’Ukraine est prête à tout pour la défendre. Même si le reste du monde a oublié ce que ça signifie.
L’appel au monde
Les Ukrainiens lancent un appel au monde : « Ne nous abandonnez pas. Ne laissez pas Lavrov gagner. »
Parce que cette guerre, ce n’est pas seulement leur combat. C’est le combat de tous ceux qui croient encore en la liberté, en la justice, en l’humanité.
CONCLUSION : L’UKRAINE, SYMBOLE DE RÉSISTANCE
Le peuple qui refuse de plier
L’Ukraine est un pays en ruines, mais pas un peuple brisé. Elle est debout, malgré les bombes, malgré les menaces, malgré les discours de Lavrov.
Parce que la paix, la vraie, ne viendra pas des mots. Elle viendra de la détermination d’un peuple à refuser l’oppression. À refuser l’oubli. À refuser la soumission.
Un jour, cette guerre se terminera. Et quand elle sera finie, on se souviendra de ceux qui ont résisté. De ceux qui ont refusé de plier. De ceux qui ont cru en la liberté, même dans les heures les plus sombres. Parce que c’est ça, l’Ukraine. Un peuple qui refuse de mourir.
L’espoir, malgré tout
Et même si tout semble perdu, même si les bombes continuent de tomber, l’espoir est toujours là. Dans le rire d’un enfant. Dans le sourire d’une mère. Dans la détermination d’un soldat.
Parce que tant qu’il y a de l’espoir, la guerre n’a pas gagné.
Signé Maxime Marquette
ENCADRÉ DE TRANSPARENCE DU CHRONIQUEUR
Positionnement éditorial
Cette chronique est un hommage au peuple ukrainien. Elle ne prétend pas à l’objectivité. Elle est un cri du cœur, un témoignage de leur courage, de leur résistance, de leur humanité. Parce que parfois, il faut choisir son camp. Et le mien, c’est celui de la liberté.
Méthodologie et sources
Les récits et les témoignages présentés ici sont basés sur des entretiens avec des Ukrainiens, des rapports d’ONG, et des articles de presse. Les scènes décrites sont inspirées de faits réels, même si certains noms et détails ont été modifiés pour protéger les personnes.
Nature de l’analyse
Il s’agit d’une chronique immersive, qui cherche à donner la parole à ceux que l’on n’entend pas. Parce que la guerre, ce ne sont pas que des chiffres. Ce sont des vies, des espoirs, des rêves brisés. Et il est de notre devoir de les écouter.
SOURCES
Sources primaires
Russia says ‘long way to go’ in Ukraine peace talks as Lavrov rejects US optimism (Kyiv Independent, 10 février 2026)
Russian Offensive Campaign Assessment, February 5, 2026 (ISW)
NATO Allies and partners fund over 4 billion in PURL packages for Ukraine (NATO, décembre 2025)
More arms purchases for Ukraine under NATO-led PURL initiative on the way, US ambassador says (Kyiv Independent, 10 février 2026)
Sources secondaires
Russia-Ukraine peace talks thrown into further doubt as Moscow makes new accusations (CBC News, 30 décembre 2025)
Russia’s security post-New START, US’ global ambitions: Lavrov’s statements (Pravda NATO, 10 février 2026)
US expects NATO members to announce new pledges to buy US weapons for Ukraine on 12 February (European Pravda, 10 février 2026)
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.