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CHRONIQUE : Dans l’ombre des pourparlers – Le quotidien des Ukrainiens pendant que Lavrov parle de « paix »
Crédit: Adobe Stock

Les mots de Lavrov, une insulte

À Kiev, les écrans géants diffusent en boucle les images de Lavrov, assis dans un fauteuil en cuir, parlant de « progrès » et de « dialogue ». Les mots lui semblent vides, presque obscènes. Comment peut-on parler de paix quand, quelques heures plus tôt, un missile a frappé un immeuble résidentiel, tuant une famille entière ? Comment peut-on évoquer des « négociations » quand des enfants meurent sous les décombres ?

Dans un café du centre-ville, des étudiants discutent à voix basse. L’un d’eux, Mykola, 22 ans, montre du doigt l’écran. « Ils nous prennent pour des idiots », murmure-t-il. « Lavrov parle, et pendant ce temps, nos amis meurent au front. La paix, pour eux, c’est notre reddition. »

Il y a des moments où l’hypocrisie devient insupportable. Celui-ci en fait partie. Comment peut-on oser parler de « compromis » quand chaque jour apporte son lot de morts et de destructions ? La paix ne se négocie pas entre deux verres de vodka à Moscou. Elle se conquiert sur le terrain, ou elle meurt dans les tranchées.

Les rues vides, les regards fuyants

Kiev est une ville fantôme. Les rues, autrefois animées, sont désormais désertes. Les magasins sont fermés, les écoles transformées en abris. La vie a basculé, mais le monde semble l’avoir oublié. Les gens marchent vite, les yeux rivés au sol, comme s’ils avaient honte. Honte de quoi ? D’être encore en vie ?

Sur un mur, une affiche déchirée proclame : « Gloire à l’Ukraine ». Les lettres sont à moitié effacées par la pluie et la poussière. Comme si même l’espoir s’usait avec le temps.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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