De l’agence de casting a l’arsenal strategique
L’histoire du FP-5 Flamingo est l’une des plus extraordinaires de cette guerre. En fevrier 2022, quand les chars russes ont traverse la frontiere, Fire Point n’etait pas une entreprise de defense. C’etait une agence de casting pour le cinema et la television. Trois ans plus tard, cette meme entreprise produit des missiles de croisiere capables d’atteindre 90% de l’industrie de defense russe.
Specifications techniques du Flamingo :
Portee : 3 000 kilometres. Charge utile : 1 150 kilogrammes d’explosifs. Poids total : 6 000 kilogrammes. Longueur : jusqu’a 14 metres. Envergure : 6 metres. Vitesse terminale : environ 950 km/h. Plafond de vol : 5 000 metres. Autonomie de vol : 4 heures.
Ces chiffres sont vertigineux. En trois ans, un pays en guerre a developpe, de zero, un missile de croisiere dont la portee depasse celle de nombreux systemes occidentaux. Ce n’est pas simplement de l’ingeniosite. C’est une lecon d’humilite pour tous ceux qui doutaient des capacites ukrainiennes.
Une production qui defie les pronostics
Quand Volodymyr Zelensky a annonce en aout 2025 que le Flamingo entrerait en production de masse d’ici fevrier 2026, les sceptiques etaient nombreux. Et pourtant. Fire Point produit aujourd’hui plus de 200 drones de frappe par jour. L’entreprise fournit environ 60% des frappes de drones des Forces de defense ukrainiennes.
Pour le Flamingo specifiquement, la cadence est passee de 30 unites par mois en aout 2025 a 50 unites par mois en septembre, avec un objectif de sept missiles par jour. Le cout unitaire? Entre 500 000 dollars et moins d’un million d’euros. Une fraction du prix d’un missile de croisiere occidental equivalent.
Le Danemark a meme annonce en septembre 2025 qu’une filiale de Fire Point commencerait a produire du carburant solide pour fusees sur son territoire a partir de decembre 2025. L’Ukraine exporte desormais sa technologie de defense.
Kapustin Yar : le sanctuaire viole
Soixante-dix-neuf ans d’histoire nucleaire
Pour comprendre la portee de ces frappes, il faut saisir ce que represente Kapustin Yar. Fonde le 13 mai 1946, ce polygone est le berceau du programme spatial et balistique sovietique. C’est ici qu’a ete lancee la premiere fusee sur le sol de l’URSS le 18 octobre 1947 — une V-2 allemande capturee.
Depuis, ce site a accueilli au moins 11 explosions nucleaires, pour une puissance totale equivalant a 65 fois la bombe d’Hiroshima. C’est ici que la Russie teste ses missiles balistiques intercontinentaux. C’est d’ici que part l’Oreshnik.
Kapustin Yar n’est pas qu’une base militaire. C’est le coeur symbolique de la puissance nucleaire russe. C’est le lieu ou le Kremlin forge les instruments de sa terreur. Et c’est precisement la que l’Ukraine a choisi de frapper. Pas par hasard. Par calcul. Pour dire : « Votre chantage ne nous fait pas peur. »
L’anatomie des frappes de janvier
Les frappes se sont etalees sur plusieurs semaines en janvier 2026. Selon l’Etat-major ukrainien, les cibles etaient des batiments de type hangar ou se deroule la preparation prealable au lancement des missiles balistiques a moyenne portee et intercontinentaux.
Le bilan officiel ukrainien fait etat de plusieurs batiments endommages a des degres divers, d’un hangar significativement touche, et d’une evacuation partielle du personnel. Les Forces d’operations speciales ukrainiennes ont coordonne ces attaques avec leurs unites de frappe en profondeur.
Et ils n’etaient pas seuls. Chorna Iskra — l’Etincelle noire en ukrainien — un mouvement de resistance operant a l’interieur de la Russie, aurait fourni des renseignements et un soutien logistique tout au long de l’operation.
L'Oreshnik : l'arme du chantage nucleaire
Un missile concu pour terrifier l’Europe
Le 21 novembre 2024, la Russie a utilise pour la premiere fois son missile Oreshnik en conditions de combat, frappant la ville ukrainienne de Dnipro. Vladimir Poutine s’est immediatement vante de cette nouvelle arme, la presentant comme impossible a intercepter.
Specifications de l’Oreshnik :
Vitesse : plus de Mach 10, soit 12 300 km/h. Portee estimee : entre 3 500 et 5 470 kilometres. Longueur : 15 a 18,5 metres. Diametre : 1,9 metre. Ogives : six, chacune contenant des sous-munitions. Capacite : conventionnelle ou nucleaire.
Le chef des forces de missiles russes a declare que l’Oreshnik avait une portee lui permettant d’atteindre toute l’Europe. Poutine lui-meme a affirme que l’utilisation de plusieurs Oreshnik dans une frappe conventionnelle unique pourrait etre aussi devastatrice qu’une attaque nucleaire.
Ces declarations ne sont pas de simples fanfaronnades. C’est du chantage nucleaire pur et simple. Le message est clair : acceptez nos conditions ou nous vous aneantissons. Et pourtant, l’Ukraine a repondu de la seule maniere qui compte — en frappant la source de cette menace.
De Dnipro a Lviv : la terreur en action
La premiere frappe Oreshnik sur Dnipro visait les installations de Pivdenmash, un complexe industriel strategique. Et pourtant, les images satellites ont revele une surprise : les degats etaient minimes. Les experts americains ont qualifie cette attaque de « maniere couteuse de ne pas causer beaucoup de destruction ».
La raison? Les ogives etaient apparemment des ogives factices, purement cinetiques, sans charge explosive. Un test grandeur nature deguise en attaque.
Mais le 8 janvier 2026, tout a change. Dans la nuit, des missiles Oreshnik lances depuis Kapustin Yar ont frappe la region de Lviv, a seulement 70 kilometres de la frontiere de l’UE. C’etait la premiere fois que l’oblast de Lviv etait touche par un missile balistique depuis le debut de la guerre.
Le bilan : sept morts, dont trois enfants. Le maire Andriy Sadovyi a confirme que la frappe avait endommage un systeme de securite gaziere pres du village de Rudno. Le ministere russe de la Defense a affirme avoir touche une usine de reparation aeronautique.
La guerre de l'information : qui dit vrai?
Les analyses OSINT et leurs conclusions
La verite sur le champ de bataille moderne est un terrain mine. Le groupe OSINT CyberBoroshno a obtenu des images satellites de Kapustin Yar apres les frappes ukrainiennes. Leurs conclusions ont seme le doute.
Selon leur analyse, aucun missile Flamingo n’aurait atteint sa cible sur les sites 105 et 28. Cependant — et c’est crucial — ils ont detecte des traces de dommages causes par des frappes de drones sur deux batiments du complexe de preparation prealable au lancement.
D’autres analystes OSINT independants ont examine des images satellites et d’autres donnees suggerant des dommages physiques a proximite de la zone de lancement 105 de Kapustin Yar. Ces images correspondent a une activite enregistree dans la nuit du 27 au 28 janvier, que les analystes decrivent comme coherente avec une frappe de precision plutot qu’un accident.
Voila le brouillard de la guerre moderne. L’Ukraine affirme avoir cause des dommages significatifs. Les analyses independantes confirment des frappes, mais debattent de leur origine exacte — missiles ou drones. La Russie reste silencieuse. Dans ce silence, une certitude : quelque chose s’est passe a Kapustin Yar. Et ce quelque chose a force une evacuation du personnel.
Le silence assourdissant de Moscou
Dans les heures et les jours qui ont suivi les annonces ukrainiennes, le Kremlin n’a rien dit. Pas de dementis furieux. Pas de menaces de represailles. Pas de videos montrant des installations intactes. Rien.
Ce silence est revelateur. Quand la Russie peut nier quelque chose, elle le fait bruyamment. Quand elle ne peut pas, elle se tait. Le silence de Moscou est peut-etre la meilleure confirmation que les frappes ukrainiennes ont atteint leur cible.
Et pourtant, la propagande russe a tente de minimiser. Le site EADaily, proche du Kremlin, a titre « Un miracle n’a pas eu lieu : les missiles Flamingo se sont perdus en route vers Kapustin Yar ». Une affirmation que les images satellites semblent contredire.
La coalition de l'ombre : Ukraine et resistants russes
Chorna Iskra : les partisans de l’interieur
L’operation contre Kapustin Yar n’etait pas une action solitaire. L’Etat-major ukrainien a confirme la coordination avec Chorna Iskra, un mouvement de resistance operant a l’interieur de la Russie.
Ce groupe a accumule un palmares impressionnant ces derniers mois. En septembre 2025, ils ont contribue a la destruction de la raffinerie d’Ilsky dans le territoire de Krasnodar. En octobre, ils ont aide a eliminer un vehicule de chargement pour le systeme Iskander et a saboter une station radar 1L122 Garmon.
En decembre 2025, les Forces d’operations speciales ukrainiennes et Chorna Iskra ont frappe deux navires russes transportant des armes dans la mer Caspienne. La resistance russe a l’interieur du pays n’est plus un mythe. C’est une realite operationnelle.
Il y a quelque chose de profondement significatif dans cette alliance. Des Ukrainiens et des Russes combattant ensemble contre le regime de Poutine. Ce n’est pas une guerre contre le peuple russe. C’est une guerre contre une dictature. Et cette dictature a des ennemis partout — y compris chez elle.
L’intelligence au service de la frappe
Une operation de cette envergure — frapper un site situe a plus de 700 kilometres de la ligne de front, au coeur de l’infrastructure strategique russe — necessite une intelligence de premier ordre.
Les coordonnees exactes des hangars de preparation. Les horaires de rotation du personnel. Les failles dans la defense aerienne. Tout cela exige des sources sur le terrain. Chorna Iskra a fourni ce que les satellites ne peuvent pas voir : le renseignement humain.
Cette synergie entre capacites de frappe a longue portee et resistance interieure represente une evolution majeure de la strategie ukrainienne. L’Ukraine ne se contente plus de frapper la Russie. Elle la frappe avec l’aide de Russes.
L'enjeu strategique : briser le mythe de l'invincibilite
Pourquoi Kapustin Yar compte plus que tout
Certains observateurs ont minimise l’importance de ces frappes. Quelques hangars endommages, disent-ils, ne changeront pas le cours de la guerre. Ils se trompent.
Kapustin Yar n’est pas une base ordinaire. C’est le site de lancement de l’Oreshnik. C’est la ou la Russie prepare et tire les missiles qu’elle utilise pour terroriser l’Ukraine et menacer l’Europe. Frapper ce site, c’est frapper la source du chantage nucleaire de Poutine.
Et pourtant, les implications vont plus loin. En demontrant qu’elle peut atteindre des sites situes a 700 kilometres de profondeur en territoire russe, l’Ukraine envoie un message clair : aucune infrastructure militaire russe n’est a l’abri. Pas les raffineries. Pas les bases aeriennes. Pas les sites de missiles balistiques.
Le mythe de l’invincibilite russe s’effrite un peu plus chaque jour. La Russie qui devait conquérir l’Ukraine en trois jours ne peut meme pas proteger ses sites strategiques les plus sensibles. C’est la le vrai message de ces frappes : vous n’etes pas intouchables. Personne ne l’est.
La reponse a la terreur par la precision
Depuis novembre 2024, la Russie utilise l’Oreshnik pour terroriser les civils ukrainiens et intimider l’Europe. La frappe sur Dnipro. Les attaques sur Lviv en janvier 2026, tuant des enfants a 70 kilometres de la Pologne.
L’Ukraine a choisi de repondre non pas par des frappes sur des villes russes, mais par des frappes sur l’infrastructure qui permet ces attaques. C’est une difference morale fondamentale. Pendant que la Russie tue des enfants, l’Ukraine frappe des hangars de missiles.
Cette strategie a un nom : la frappe en profondeur. Et elle fonctionne. Les raffineries russes brulent. Les depots de munitions explosent. Et maintenant, meme les sanctuaires nucleaires sont atteints.
Fire Point : la revolution industrielle de la defense ukrainienne
De zero a 200 drones par jour
L’histoire de Fire Point merite d’etre racontee. En 2022, cette entreprise n’existait pas dans le secteur de la defense. Aujourd’hui, elle produit plus de 200 drones de frappe par jour. Elle a developpe une gamme complete de systemes d’armes : le FP-1 avec ses 1 600 kilometres de portee, et le FP-5 Flamingo avec ses 3 000 kilometres.
L’entreprise a meme etabli une production interne de 97% des composants de ses moteurs. Dans un pays en guerre, soumis a des bombardements constants, cette prouesse industrielle defie l’entendement.
On parle souvent de la « Silicon Valley » ukrainienne de la defense. Mais cette comparaison ne rend pas justice a la realite. La Silicon Valley n’a jamais eu a developper ses produits sous les bombes. Fire Point, si. Chaque missile Flamingo qui frappe la Russie est un miracle de resilience industrielle.
Les controverses et les defis
L’histoire n’est pas sans ombres. En aout 2025, le Bureau national anti-corruption d’Ukraine (NABU) a ouvert une enquete sur Fire Point, examinant si l’entreprise avait gonfle les couts de composants ou le nombre de drones livres au ministere de la Defense.
Ces allegations sont serieuses. Mais elles temoignent aussi d’un systeme ukrainien ou la transparence et le controle existent, meme en temps de guerre. Et pourtant, les missiles Flamingo continuent de voler. Et de frapper.
Le Danemark a choisi de parier sur Fire Point, autorisant la production de carburant pour fusees sur son territoire. Un pays de l’OTAN qui investit dans les capacites de frappe ukrainiennes. Le message est clair : l’Occident croit en cette technologie.
L'Europe face a la menace Oreshnik
Le chantage nucleaire de Poutine
Le 1er aout 2025, Vladimir Poutine a annonce que l’Oreshnik etait entre en production et en service. En decembre, il a menace de deployer ces missiles en Bielorussie. Une porte-parole de Loukachenko a confirme que des Oreshnik seraient mis en alerte de combat sur le territoire bielorusse.
Un depute russe de haut rang est alle plus loin, menacant de deployer ces missiles a moyenne portee en Amerique latine. Le message etait limpide : l’Europe est a portee de nos missiles. Et nous sommes prets a les utiliser.
La haute representante de l’Union europeenne, Kaja Kallas, a qualifie ces frappes d' »escalade claire contre l’Ukraine et un avertissement a l’Europe et aux Etats-Unis« . Elle a ajoute : « Poutine ne veut pas la paix. »
Face a cette menace, l’Europe a deux choix. Ceder au chantage et abandonner l’Ukraine. Ou tenir bon et soutenir la capacite ukrainienne a frapper les sources de cette terreur. La frappe sur Kapustin Yar montre ce que la deuxieme option peut accomplir.
La lecon des frappes ukrainiennes
Les Occidentaux ont longtemps hesite a fournir a l’Ukraine des armes a longue portee. La peur de l’escalade. La crainte de provoquer Poutine. Et pendant ce temps, l’Ukraine a developpe ses propres capacites.
Le Flamingo a une portee de 3 000 kilometres. C’est plus que les ATACMS americains (300 km). Plus que les Storm Shadow britanniques (250 km). L’Ukraine n’a pas attendu la permission de l’Occident. Elle a construit ses propres solutions.
Et maintenant, ces solutions frappent le coeur de l’infrastructure strategique russe. Les hesitations occidentales ont peut-etre retarde la guerre. Elles n’ont pas empeche l’Ukraine de developper les moyens de la gagner.
Ce qui reste dans les decombres
Les dommages confirmes a Kapustin Yar
Recapitulons ce que l’Etat-major ukrainien a confirme le 8 fevrier 2026 :
Structure de maintenance technique pour missiles balistiques a moyenne portee : endommagee. Batiment d’assemblage de missiles : endommage. Entrepot de logistique et d’approvisionnement : endommage. Batiments de type hangar : plusieurs endommages a des degres divers. Un hangar : significativement touche. Personnel : partiellement evacue.
Ces dommages ne detruiront pas le programme Oreshnik. Mais ils le ralentiront. Ils forceront la Russie a disperser ses actifs. A renforcer ses defenses ailleurs. A detourner des ressources de la ligne de front.
Chaque missile russe qui n’est pas lance, chaque preparation qui est retardee, chaque technicien qui doit reconstruire au lieu de travailler — c’est du temps gagne pour l’Ukraine. Du temps pour ses allies de livrer plus d’armes. Du temps pour former plus de soldats. Du temps pour tenir.
L’avenir des frappes en profondeur
Ces operations ne sont pas des coups isoles. Elles s’inscrivent dans une strategie systematique de degradation des capacites russes. Les raffineries en flammes depuis des mois. Les depots de munitions qui explosent regulierement. Les bases aeriennes touchees jusqu’en Crimee et au-dela.
Le Flamingo ajoute une nouvelle dimension a cette strategie. Avec ses 3 000 kilometres de portee, aucune installation russe n’est hors d’atteinte. Moscou est a portee. Les bases du Grand Nord sont a portee. Les sites de l’Oural sont a portee.
Et pourtant, l’Ukraine fait des choix. Elle ne frappe pas les villes. Elle frappe les installations militaires. Les raffineries qui alimentent la machine de guerre. Les sites de missiles qui menacent ses citoyens. C’est une guerre menee avec une retenue morale que la Russie ne pratique pas.
Conclusion : L'oiseau rose et le noisetier
Ce que cette frappe nous dit sur l’avenir
Le Flamingo contre l’Oreshnik. L’oiseau rose contre le noisetier. Ce duel symbolique resume tout le conflit. D’un cote, une dictature qui utilise la terreur nucleaire comme arme diplomatique. De l’autre, une democratie qui developpe, sous les bombes, les moyens de frapper au coeur de cette terreur.
Les frappes sur Kapustin Yar ne mettront pas fin a la guerre. Mais elles changent son equation. Elles demontrent que l’impunite n’existe pas. Que les sanctuaires peuvent etre violes. Que le chantage nucleaire a un prix.
Il y a trois ans, on demandait si l’Ukraine pouvait survivre trois semaines. Aujourd’hui, l’Ukraine frappe des sites strategiques russes a 700 kilometres de profondeur. Les questions ont change. Ce n’est plus « l’Ukraine peut-elle tenir? » C’est « jusqu’ou l’Ukraine peut-elle aller? »
Le silence qui en dit long
Dans les jours qui viennent, Moscou finira peut-etre par reagir. Des menaces. Des represailles. De nouvelles frappes Oreshnik sur des villes ukrainiennes. Le cycle de la violence continuera.
Mais quelque chose a change. L’Ukraine a prouve qu’elle pouvait frapper le coeur du dispositif strategique russe. Avec des armes qu’elle a concues et fabriquees elle-meme. Avec l’aide de Russes qui resistent a leur propre regime.
Et la Russie? Elle reste silencieuse. Dans ce silence, une verite que toute la propagande du Kremlin ne peut pas cacher : le Flamingo a vole. Et le noisetier a tremble.
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Positionnement editorial
Cette chronique adopte une position resolument pro-ukrainienne. Je considere que l’invasion russe de l’Ukraine est une guerre d’agression illegale, que le chantage nucleaire de la Russie constitue une menace pour la securite europeenne et mondiale, et que l’Ukraine a le droit de se defendre par tous les moyens legitimes, y compris les frappes en profondeur sur le territoire russe.
Je ne pretends pas a la neutralite. Face a une guerre d’agression, la neutralite est une forme de complicite. Mon role est d’informer, contextualiser et analyser — pas de creer une fausse equivalence entre l’agresseur et l’agresse.
Methodologie et sources
Cette chronique s’appuie sur des sources multiples et verifiables : communiques officiels de l’Etat-major ukrainien, analyses de groupes OSINT (CyberBoroshno et autres), reportages de medias ukrainiens et internationaux (Kyiv Independent, Kyiv Post, Ukrainska Pravda, Newsweek, Al Jazeera), et donnees techniques publiques sur les systemes d’armes mentionnes.
J’ai note les divergences entre les revendications ukrainiennes et certaines analyses OSINT concernant l’efficacite precise des frappes Flamingo. Cette transparence sur les incertitudes fait partie de mon engagement envers une information honnete.
Nature de l’analyse
Cette chronique est une analyse d’opinion informee, pas un reportage factuel neutre. Les interpretations, conclusions et jugements de valeur sont les miens. Je m’efforce de distinguer clairement les faits etablis des analyses et des opinions. Le lecteur est invite a consulter les sources primaires pour former son propre jugement.
Sources
Sources primaires
Kyiv Post — Ukraine Hits Russian Oreshnik Launch Site With Flamingo Strikes
Ukrainska Pravda — Ukraine hits Kapustin Yar test range with Flamingo missiles
Newsweek — Key Russian missile test site hit by Flamingo
Sources secondaires
Wikipedia — Oreshnik (missile)
Al Jazeera — Russia hits Ukraine with Oreshnik hypersonic missile: Why it matters
Carnegie Endowment — Russia’s Hypersonic Missile Attack on Ukraine Was an Attempt at Blackmail
CSIS Missile Threat — Oreshnik
PBS News — Ukraine becoming the ‘Silicon Valley’ of defense
Ukrainska Pravda — Fire Point’s large missiles and contracts
Euromaidan Press — Ukraine fired a barrage of Flamingo missiles at Russia’s Oreshnik missile base
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