Quand « pas d’attaque » veut dire « attaque en cours »
Rappelons les faits. 24 fevrier 2022 : la Russie envahit l’Ukraine. Pas l’OTAN. Pas l’Europe. Pas les Etats-Unis. La Russie. Sans declaration de guerre. Sans provocation militaire. Sans menace existentielle. L’Ukraine n’a jamais attaque le territoire russe avant l’invasion. L’Ukraine n’a jamais menace Moscou.
Et pourtant. Le narratif russe repete inlassablement que l’OTAN encerclait la Russie. Que l’Ukraine preparait un genocide contre les russophones. Que des laboratoires biologiques americains fabriquaient des armes. Que des nazis controlaient Kiev. Chaque affirmation : un mensonge documente. Chaque justification : une fabrication.
Il y a une logique tordue dans la propagande russe. Plus le mensonge est enorme, plus il est repete avec assurance. Lavrov ne ment pas — il performe la sincerite. C’est un art. Un art pervers, mais un art.
Les preuves qui parlent plus fort que les mots
Bucha. 458 corps retrouves apres le retrait russe. Des civils avec les mains liees dans le dos. Executes a bout portant. Neuf enfants parmi les victimes. 88% des victimes d’executions sommaires : des hommes et des garcons. Cibles pour leur genre. Human Rights Watch a documente. Amnesty International a documente. L’ONU a documente.
Marioupol. Une ville de 400 000 habitants reduite en cendres. Le theatre bombarde avec le mot « ENFANTS » peint en lettres geantes sur le sol. 6 000 residents deportes de force vers la Russie. Des enfants arraches a leurs familles. Des fosses communes decouvertes par satellite.
La Cour penale internationale n’a pas hesite. Le 17 mars 2023, elle a emis un mandat d’arret contre Vladimir Poutine. Chef d’accusation : deportation illegale d’enfants ukrainiens. Premier mandat d’arret de l’histoire contre un chef d’Etat membre permanent du Conseil de securite de l’ONU.
L'inversion accusatoire : quand le loup crie au berger
La Russie, eternelle victime de sa propre histoire
Ecoutez Lavrov. Ecoutez bien. Dans sa version des faits, la Russie est l’assiégée. L’encerclee. La menacee. L’Occident serait le vrai agresseur — utilisant l’Ukraine comme proxy pour combattre Moscou. Poutine l’a dit en decembre 2025 : la Russie n’est pas en guerre avec l’Occident. C’est l’Occident qui combat la Russie a travers des mandataires ukrainiens.
Cette technique porte un nom : l’inversion accusatoire. En anglais, on parle de DARVO — Deny, Attack, Reverse Victim and Offender. Nier. Attaquer. Inverser les roles de la victime et de l’agresseur. Le Kremlin en a fait sa doctrine officielle.
C’est fascinant, vraiment. La Russie envahit un pays souverain. Tue des dizaines de milliers de civils. Detruit des villes entieres. Et se presente comme la partie lesee. Il faut une certaine audace. Ou une absence totale de conscience.
L’Europe qui « menace » vs la Russie qui bombarde
Lavrov parle de « menaces europeennes ». Quelles menaces exactement? Des livraisons d’armes a un pays envahi? Des sanctions economiques contre l’envahisseur? Le gel d’avoirs appartenant a des oligarques? Voila les « agressions » que Moscou denonce.
Pendant ce temps, la Russie : tire des missiles sur des immeubles residentiels. Utilise des drones iraniens Shahed contre des centrales electriques. Coupe le chauffage en plein hiver. Bombarde des convois humanitaires. Pose des mines dans des champs de ble.
D’un cote : des mots, des sanctions, des armes defensives. De l’autre : des cadavres, des ruines, des orphelins. Mais c’est l’Europe qui menace.
La doctrine du pyromane pacifiste
L’art de la menace nucleaire deguisee
Lavrov mentionne les « documents doctrinaux » russes. Il fait reference a la doctrine nucleaire revisee de 2024, qui elargit les conditions d’emploi de l’arme atomique. Desormais, une attaque conventionnelle contre la Russie par un pays soutenu par une puissance nucleaire peut justifier une riposte nucleaire.
Traduit du russe diplomatique : si l’Europe aide l’Ukraine et que l’Ukraine frappe le territoire russe, Moscou se reserve le droit de nucleariser la reponse. C’est du chantage. Pur et simple. Habille en doctrine de defense.
Il y a quelque chose de profondement malsain dans cette rhetorique. La Russie possede le plus grand arsenal nucleaire du monde. Elle l’agite comme un enfant menace de casser ses jouets si on ne le laisse pas gagner. Sauf que les jouets, ici, ce sont des villes entieres.
Le contrat implicite : laissez-nous envahir en paix
Decodons le message de Lavrov. Ce qu’il dit : « Nous n’attaquerons pas l’Europe. » Ce qu’il veut dire : « Laissez-nous finir ce que nous avons commence en Ukraine. Cessez de l’aider. Acceptez nos conquetes. Et tout ira bien. »
C’est la logique du gangster. « Nice country you have there. Shame if something happened to it. » — « Joli pays que vous avez la. Dommage s’il lui arrivait quelque chose. » La promesse de non-agression est conditionnelle a la soumission.
Et pourtant. L’Europe est supposee prendre cette promesse au serieux. Comme si les promesses russes valaient quelque chose. Comme si le Memorandum de Budapest de 1994 — ou la Russie garantissait l’integrite territoriale de l’Ukraine en echange de son arsenal nucleaire — n’avait pas ete dechire en mille morceaux.
L'histoire des promesses brisees
Budapest 1994 : le premier mensonge fondateur
L’Ukraine possedait le troisieme arsenal nucleaire du monde apres l’effondrement sovietique. 1 900 ogives nucleaires. De quoi dissuader n’importe quel agresseur. En 1994, elle accepte de les rendre. En echange : des garanties de securite de la Russie, des Etats-Unis et du Royaume-Uni.
La Russie s’engage a « respecter l’independance et la souverainete de l’Ukraine ». A « s’abstenir de menaces ou d’emploi de la force » contre son territoire. Signe. Scelle. Ratifie.
Vingt ans plus tard : la Crimee est annexee. Trente ans plus tard : des missiles russes pleuvent sur Kiev. La promesse russe valait le papier sur lequel elle etait ecrite. Rien de plus.
L’Ukraine a fait confiance. L’Ukraine a desarme. L’Ukraine a cru aux promesses internationales. Resultat : quatre ans de guerre. Des centaines de milliers de morts. Des villes rasees. C’est la lecon que Lavrov enseigne malgre lui : une promesse russe ne vaut rien.
Georgie 2008 : le precedent oublie
L’Ukraine n’est pas le premier cas. En aout 2008, la Russie envahit la Georgie. Cinq jours de guerre. L’Abkhazie et l’Ossetie du Sud declarees independantes par Moscou. Occupees depuis. L’OTAN n’a pas reagi. L’Europe s’est contentee de condamnations.
Le Kremlin a pris note. L’impunite fonctionne. L’Occident parle mais n’agit pas. En 2014, la Crimee confirme l’analyse. En 2022, l’invasion totale en est la consequence logique.
Chaque promesse non tenue par l’Occident enhardit Moscou. Chaque ligne rouge franchie sans consequences encourage la suivante. Lavrov le sait. Il compte dessus.
La machine a propagande : comment le mensonge devient verite
L’operation militaire speciale : un euphemisme genocidaire
« Operation militaire speciale ». Trois mots. Choisis avec soin. En Russie, appeler la guerre une « guerre » est passible de quinze ans de prison. Le vocabulaire lui-meme est militarise. Controle. Arme.
Cette « operation » dure depuis quatre ans. Elle a tue des dizaines de milliers de civils ukrainiens. Detruit des villes entieres. Deplace des millions de personnes. Mais ce n’est pas une guerre. C’est une operation. Speciale.
Le langage est la premiere victime. Avant les bombes viennent les mots. Avant les chars viennent les euphemismes. La Russie a compris que controler le vocabulaire, c’est controler la realite. Guerre devient operation. Invasion devient liberation. Massacre devient dommage collateral.
Les narratifs du Kremlin : un catalogue de faux
Narratif 1 : L’Ukraine est controlee par des nazis. Realite : Zelensky est juif. Son grand-pere a combattu les nazis. Les partis d’extreme droite ukrainiens n’ont jamais depasse 2% aux elections.
Narratif 2 : L’Ukraine commettait un genocide au Donbass. Realite : L’ONU n’a jamais documente de genocide. Les victimes civiles du conflit de 2014-2022 etaient majoritairement des Ukrainiens tues par des separatistes soutenus par Moscou.
Narratif 3 : Des laboratoires biologiques americains menacaient la Russie. Realite : Ces laboratoires, finances par les Etats-Unis, etudiaient des maladies infectieuses pour les prevenir. Aucune arme. Aucune menace. Verifie par l’OMS.
Narratif 4 : L’OTAN encerclait la Russie. Realite : Avant 2022, seuls 1 200 kilometres de frontiere russe touchaient des pays de l’OTAN. Apres l’invasion, avec l’adhesion de la Finlande, ce chiffre a double. L’invasion a cree l’encerclement qu’elle pretendait prevenir.
L'Europe face au dilemme russe
Croire le pyromane ou proteger la foret
L’Europe est face a un choix. Option A : croire Lavrov. Accepter que la Russie soit une puissance pacifique. Reduire le soutien a l’Ukraine. Esperer que Moscou se contente de ses conquetes actuelles.
Option B : regarder les faits. Constater que chaque promesse russe a ete violee. Observer que l’appetit du Kremlin grandit avec chaque concession. Comprendre que la faiblesse invite l’agression.
L’histoire a deja tranche. En 1938, Chamberlain croyait Hitler. « Peace for our time » — la paix pour notre temps. Un an plus tard : la Seconde Guerre mondiale. Les dictateurs ne s’arretent pas quand on les supplie. Ils s’arretent quand on les arrete.
Lavrov joue sur la fatigue. Sur le desir de paix. Sur l’espoir que peut-etre, cette fois, les mots russes auront un sens. C’est une strategie. Et elle fonctionne. Car l’Europe veut tellement croire a la paix qu’elle est prete a ignorer la guerre.
Le cout de la credulite
Si l’Europe cede, le message est clair. L’agression paie. Les frontieres sont negociables a la pointe du fusil. Les promesses internationales ne valent rien. La force prime sur le droit.
La Chine observe. Taiwan tremble. L’Iran note. La Coree du Nord sourit. Si la Russie s’en tire, d’autres suivront. L’ordre international base sur les regles — deja fragile — s’effondrera.
Le prix de l’inaction ne se mesure pas seulement en kilometres carres ukrainiens. Il se mesure en precedents. En signal envoye au monde entier : la violence fonctionne.
Les victimes invisibles du cynisme russe
Les Russes envoyes mourir pour un mensonge
On parle des victimes ukrainiennes. On parle moins des victimes russes. Des centaines de milliers de jeunes hommes envoyes au front. Conscrits arraches a leurs familles. Chair a canon jetee dans le hachoir de Bakhmut. Mobilises sans entrainement, sans equipement, sans espoir.
Les meres russes pleurent leurs fils. En silence. Car pleurer trop fort, c’est risquer la prison. Le regime qui les envoie mourir leur interdit meme le deuil.
Il y a une cruaute particuliere dans le systeme Poutine. Il ne se contente pas de tuer les Ukrainiens. Il sacrifie aussi ses propres citoyens. Pour un mensonge. Pour une guerre qu’il appelle operation. Pour un territoire qu’il n’a pas le droit de prendre.
Les enfants voles d’Ukraine
Le mandat d’arret de la CPI contre Poutine concerne un crime precis : la deportation d’enfants. Des milliers d’enfants ukrainiens enleves. Adoptes de force par des familles russes. Renommes. Re-identifies. Russifies.
Yale University a documente le systeme. Des centres de detention organises. Un reseau systematique. Ce n’est pas du hasard. Ce n’est pas des dommages collateraux. C’est un programme. Planifie. Execute.
Selon le droit international, le transfert force d’enfants d’un groupe national a un autre constitue un acte de genocide. Lavrov represente un gouvernement accuse de genocide. Et il vient nous rassurer sur ses intentions pacifiques.
Le theatre de l'absurde diplomatique
Quand le ministre du mensonge parle de verite
Lavrov a egalement accuse l’OSCE d’etre au bord de l’auto-destruction. L’Organisation pour la securite et la cooperation en Europe — fondee pour prevenir les conflits — serait menacee. Par qui? Par ceux qui denoncent l’agression russe, evidemment. Pas par ceux qui l’ont commise.
C’est le monde a l’envers. L’incendiaire accuse les pompiers de detruire la maison. Le voleur accuse la victime de provoquer le vol. L’envahisseur accuse l’envahi d’agression.
Lavrov excelle dans cet art. L’art de dire l’inverse de la verite avec un visage impassible. L’art de transformer le noir en blanc. L’art de la manipulation a l’echelle planetaire. C’est presque admirable — si ce n’etait pas monstrueux.
L’interview NTV : un exercice de propagande pure
L’interview a ete diffusee sur NTV, dans l’emission Itogi Nedeli — « Resume de la semaine ». NTV appartient a Gazprom-Media, controlée par l’Etat russe. Aucune question difficile. Aucun contradicteur. Aucun journaliste independant.
En Russie, le journalisme independant est mort. Emprisonne. Exile. Assassine. Anna Politkovskaya. Alexei Navalny. Novaya Gazeta fermee. Echo de Moscou silenciée. TV Rain refugiée a l’étranger.
Lavrov parle a un micro complice. Il dit ce qu’il veut. Personne ne le contredit. Personne ne lui rappelle Bucha. Personne ne lui montre les photos des charniers. C’est confortable, la propagande.
Les documents officiels vs les paroles apaisantes
Lavrov fait reference aux « documents doctrinaux ». Regardons-les. La doctrine nucleaire russe de 2024 stipule que la Russie peut utiliser l’arme atomique en cas d’« agression par un Etat non nucleaire avec la participation ou le soutien d’un Etat nucleaire ».
Traduit : si l’Ukraine attaque le territoire russe avec des armes occidentales, c’est le feu vert nucleaire. L’Ukraine n’a pas d’armes nucleaires. Mais ses allies en ont. Donc ses frappes deviennent « nucleaires par procuration » dans la logique du Kremlin.
C’est une escalade doctrinale. Un abaissement du seuil. Lavrov parle de paix pendant que ses collegues redefinissent les conditions de l’apocalypse.
Le double langage est une specialite russe. Un ministre dit une chose. Un document officiel dit le contraire. La main gauche rassure pendant que la main droite prepare le pire. Et l’Occident est suppose choisir quelle main croire.
La menace permanente comme outil diplomatique
Depuis 2022, la Russie a brandi la menace nucleaire des dizaines de fois. Lavrov lui-meme. Medvedev. Poutine. Des presentateurs de la television d’Etat. Des generaux. Des parlementaires.
Le message est constant : n’aidez pas l’Ukraine, ou nous detruirons le monde. C’est du chantage existentiel. L’Occident est cense ceder par peur de l’extinction. Et ca fonctionne — partiellement. Les hesitations sur certaines livraisons d’armes. Les delais. Les lignes rouges auto-imposees.
Chaque concession obtenue par la menace nucleaire valide la strategie. Encourage sa repetition. Enseigne au Kremlin que le chantage paie.
La question que personne ne pose
Pourquoi devrait-on croire Lavrov?
Recapitulons. Lavrov represente un gouvernement qui a : nie toute intention d’envahir l’Ukraine jusqu’au dernier moment. Viole le Memorandum de Budapest. Menti sur le MH17 abattu par un missile russe. Nie les massacres de Bucha malgre les preuves photographiques. Affirme que l’Ukraine se bombardait elle-meme.
Sur quelle base devrait-on prendre sa parole au serieux? Quel precedent justifie la confiance? Quelle promesse tenue dans le passe autorise l’optimisme?
La reponse est simple : aucune. Zero. Le bilan de credibilite de Lavrov et du Kremlin est un desert. Une terre brulee de mensonges documentes.
Croire Lavrov, c’est ignorer l’histoire. Ignorer les faits. Ignorer les preuves. Ignorer les morts. C’est choisir le confort de l’illusion plutot que l’inconfort de la realite. C’est exactement ce que Moscou espere.
La vraie question : que prepare le Kremlin?
Quand un dictateur promet publiquement de ne pas faire quelque chose, c’est souvent le signe qu’il y pense. Poutine a promis de ne pas envahir l’Ukraine. Trois jours avant de l’envahir.
Lavrov promet de ne pas attaquer l’Europe. Que prepare-t-il vraiment? Une escalade en Ukraine? Une pression accrue sur les pays baltes? Des provocations en Moldavie? Des tests des defenses de l’OTAN?
La promesse de non-agression pourrait etre un ecran de fumee. Une diversion. Pendant qu’on discute de ce qu’il a dit, on ne regarde pas ce qu’il fait.
Conclusion : Le piege des mots doux
Ne pas ecouter ce qu’ils disent — regarder ce qu’ils font
Lavrov parle. Lavrov rassure. Lavrov promet. Pendant ce temps, des missiles russes frappent l’Ukraine. Des enfants sont deportes. Des villes sont detruites. Des crimes de guerre s’accumulent.
Les mots de Lavrov ne valent rien. Moins que rien. Ils sont conçus pour endormir. Pour diviser. Pour gagner du temps. Pour permettre a la machine de guerre russe de continuer son travail.
L’Europe a un choix. Ecouter les paroles — ou regarder les actes. Croire les promesses — ou se souvenir des trahisons. Esperer la paix — ou se preparer a la defendre.
Lavrov nous dit de ne pas avoir peur. C’est precisement pour ca qu’il faut rester vigilant. Le pyromane qui promet de ne pas allumer d’incendie — pendant que la foret brule — merite une seule reponse : des extincteurs. Beaucoup d’extincteurs. Et la determination de s’en servir.
Signe Maxime Marquette
Encadre de transparence du chroniqueur
Positionnement editorial
Cette chronique adopte une position clairement critique envers la diplomatie russe et les declarations de Sergei Lavrov. L’auteur considere que la neutralite face a une guerre d’agression documentee n’est pas de l’objectivite mais de la complicite passive. Les crimes de guerre russes sont documentes par des organisations internationales credibles — ONU, CPI, Human Rights Watch, Amnesty International. Les mensonges du Kremlin sont verifiables et verifies. Cette chronique prend parti pour les victimes contre leurs bourreaux.
Methodologie et sources
Les informations factuelles proviennent de sources primaires (declarations officielles russes, documents de la CPI, rapports de l’ONU) et de sources secondaires credibles (agences de presse internationales, organisations de defense des droits humains). Les citations de Lavrov sont extraites de son interview a NTV du 8 fevrier 2026, relayee par TASS. L’analyse editoriale est celle de l’auteur, fondee sur les faits documentes.
Nature de l’analyse
Il s’agit d’une chronique d’opinion, pas d’un article factuel neutre. L’auteur interprete, contextualise et juge les declarations russes a la lumiere de l’histoire recente et des preuves accumulees. Le ton sarcastique est delibere : il vise a deconstruire la propagande plutot qu’a la relayer passivement. Le lecteur est invite a verifier les sources et a former son propre jugement.
Sources
Sources primaires
TASS – Russia not going to attack Europe, but ready to retaliate — Lavrov (8 fevrier 2026)
CPI – Fiche du defendeur Vladimir Poutine
Sources secondaires
Fox News – Lavrov warns Russia will retaliate if Europe deploys troops to Ukraine
Human Rights Watch – Ukraine: Apparent War Crimes in Russia-Controlled Areas (avril 2022)
Wikipedia – War crimes in the Russo-Ukrainian war (2022-present)
Wikipedia – Disinformation in the Russian invasion of Ukraine
Gouvernement du Canada – Countering disinformation with facts
Atlantic Council – Undermining Ukraine: How Russia widened its global information war in 2023
ONU News – Russia: International Criminal Court issues arrest warrant for Putin (mars 2023)
Amnesty International – ICC’s arrest warrant against Putin a step towards justice (mars 2023)
Anadolu Agency – Russia has no plans to attack NATO or EU, Lavrov tells UN
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.