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CHRONIQUE : Zelenskyy et le compte a rebours de fevrier
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi fevrier et pas un autre mois

Fevrier 2026 n’est pas un mois choisi au hasard. C’est le mois anniversaire de l’invasion. Le 24 fevrier 2022, les chars russes ont franchi la frontiere. Quatre ans plus tard, cette date reste gravee dans la memoire collective ukrainienne comme une blessure qui ne cicatrise pas. Mais Zelenskyy refuse de faire de ce mois un simple moment de commemoration passive. Il veut le transformer en offensive — diplomatique, militaire, psychologique. Chaque jour de fevrier doit etre un jour de combat. Pas necessairement sur le champ de bataille, mais dans les couloirs du pouvoir, dans les salles de negociation, dans les usines de drones. L’Ukraine ne peut pas se permettre de pleurer ses morts sans continuer a proteger ses vivants.

Le president ukrainien a rencontre son ministre de la Defense et les membres du groupe de negociation. Les discussions ont porte sur les priorites militaires: approvisionnement de l’armee, drones en nombre suffisant, equipement de combat. Ce n’est pas de la strategie abstraite. C’est de la survie concrete. Chaque drone Shahed russe qui s’ecrase sur une infrastructure ukrainienne doit etre contrebalance par une capacite de defense. Chaque missile qui vise Kyiv ou Kharkiv doit pouvoir etre intercepte. La guerre moderne est une guerre de ressources, et l’Ukraine se bat depuis quatre ans avec ce que l’Occident veut bien lui donner. Et pourtant, elle tient debout. Elle tient debout.

On parle souvent de la resilience ukrainienne comme d’un concept abstrait. Mais la resilience, c’est aussi ca: un president qui demande a son peuple de ne pas laisser passer un seul jour sans agir, pendant que les bombes continuent de tomber. C’est l’obstination de ceux qui refusent de mourir en silence.

L’equation impossible de la paix et de la guerre

Comment negocie-t-on la paix tout en se preparant a la guerre? C’est le dilemme qui hante chaque decision ukrainienne depuis quatre ans. Zelenskyy le resout par une equation simple mais douloureuse: « Il n’y a pas d’alternative a la paix pour la securite, il n’y a pas d’alternative a la restauration de notre Etat ». La paix n’est pas une option parmi d’autres. C’est l’unique horizon possible. Mais pas n’importe quelle paix. Pas une paix qui consacrerait les annexions russes. Pas une paix qui laisserait l’Ukraine demembree et vulnerables aux futures agressions. Une paix digne. Une paix fiable. Une paix qui permet de reconstruire plutot que de simplement survivre.

Les garanties de securite sont au coeur de cette vision. L’Ukraine a appris a ses depens que les promesses sans mecanismes de mise en oeuvre ne valent rien. Le memorandum de Budapest promettait le respect de l’integrite territoriale ukrainienne. La Russie, signataire de ce document, l’a viole en 2014 avec l’annexion de la Crimee, puis en 2022 avec l’invasion totale. Cette fois, Zelenskyy veut des garanties qui ont des dents. Des engagements qui impliquent une reponse automatique en cas de nouvelle agression. Des alliances qui ne sont pas des papiers qu’on range dans un tiroir et qu’on oublie. Et pourtant, meme avec toute la bonne volonte du monde, rien ne garantit que l’Occident sera au rendez-vous le jour ou l’Ukraine aura besoin de lui. L’histoire enseigne la prudence aux peuples trahis.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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